Critique de film

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Aux yeux des vivants

"Aux yeux des vivants"
affiche du film

Fuyant leur dernier jour d’école, Dan, Tom et Victor, trois adolescents inséparables, se perdent dans la campagne avant de s’engouffrer dans les méandres d’un studio de cinéma abandonné depuis des années. Un lieu décrépi devenu depuis le repère d’Isaac et Klarence Faucheur, un homme et son étrange fils, bien décidés à ne pas laisser le trio dévoiler leurs sombres secrets aux yeux des vivants. La nuit tombe. De retour chez eux, les adolescents ne tarderont pas à s’apercevoir que quelque chose les a suivis et que la nuit risque d’être l’une des plus longues de leur vie…

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Trailer - Aux yeux des vivants (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Aux yeux des vivants
Par : Seb Lecocq
Tags : BIFFF 2014

De toute la vague de jeunes metteurs en scène français férus d’horreur, Alexande Bustillo et Julien Maury sont sans conteste les plus honnêtes et les plus gros amoureux du genre. Après avoir refusé plusieurs projets américains faute de final cut, les voilà de retour en France (mais avec un tournage en Bulgarie) pour un nouveau film qu’ils ont initié et sur lequel ils possèdent un contrôle total. Aux Yeux des vivants s’inscrit logiquement dans la petite filmographie du duo mais détonne notamment sur plusieurs points. Là où A l’intérieur et Livide s’inscrivaient dans une réalité franco-française, Aux Yeux Des Vivants se veut plus internationaliste et permet aux réalisateurs d’exposer leurs influences américaines notamment via une campagne de promotion virtuelle axée sur des visuels rappelant Les Contes de la Crypte et les couvertures E.C Comics. A la vue du film, ce premier exemple s’impose comme une influence évidente pour la paire Bustillo/Maury.

Et si avec Aux Yeux Des Vivants, ils avaient réalisé leur premier film pour enfants ? C’est en tout cas ce que revendique Alexandre Bustillo, estomaqué par les menaces d’interdiction aux moins de 18 ans qui pèsent sur le film. De fait, le film, après une scène d’introduction très (trop) Rob Zombiesque et graphiquement hyper brutale, qui fait le lien entre ce film et A l’intérieur, suit les traces de Stand By Me ou de L’été où j’ai grandi avec une petite touche de Goonies. Aux Yeux Des Vivants a pour héros une bande de trois amis coincés entre l’enfance et l’âge adulte qui vont être confrontés à la violence et à la brutalité du monde des adultes. Un difficile passage à l’âge supérieur pour ces enfants qui sera parfaitement synthétisé et illustré lors de la très belle dernière séquence du film, d’une désarmante simplicité. Mais avant cela, ils auront dû en traverser des épreuves car, fidèles à sa réputation, le tandem Bustillo/Maury n’y va pas de main morte niveau violence graphique. Le fait que les héros soient des enfants ne les effraie pas outre mesure. Au contraire, ils profitent de l’occasion pour revisiter, à leur manière, le mythe du croque-mitaine.

Avant tout, Aux Yeux des Vivants est une histoire d’amitié et de famille. Le film démarre d’une manière presque bucolique : on y suit les aventures d’un trio de copains qui décident de sécher leur retenue pour passer l’après-midi ensemble dans la campagne environnante, une campagne verdoyante, accueillante, vaste terrain de jeu qui cache en son sein le Mal. Un peu à la manière de Livide avec son décor fantasmagorique émergeant de la nature environnante et qui va se révéler fatal pour ceux qui oseront s’y aventurer. Cette fois, ce sont d’anciens studios de cinéma abandonnés, les studios Blackwoods (l’écriteau indique Backwoods, le "L" étant tombé), qui vont servir de tanière aux forces du Mal. Elles sont ici personnifiées par une famille dysfonctionnelle et bâtarde, certes, mais soudée par l’amour qui unit un père et son fils, incarnés respectivement par Francis Renaud et Fabien Jegoudez. Ce dernier est tout simplement flippant en boogeyman monolithique, personnage auquel il apporte toute l’étrangeté de son physique et de sa présence. Un boogeyman finalement plus effrayant au naturel que vêtu de son masque et véhiculant toute la tension présente dans la deuxième partie du film.
Cette seconde partie prouve justement que les deux metteurs en scène sont toujours aussi à l’aise dans la gestion de l’espace et dans les montées de tension. On retrouve l’environnement rassurant du foyer dévoyé par l’intrusion d’un élément perturbateur et bien évidemment les meurtres qui vont avec. Pourtant cette fois, malgré quelques inserts d’une grande violence graphique, une partie des meurtres est réservée au hors-champ, comme si une certaine violence devait être masquée aux yeux des vivants. Le duo met plutôt l’accent sur la tension et le suspense renforcés par la présence fantomatique de Clarence, le boogeyman que le duo parvient au final à humaniser malgré tout. Lui aussi, plus victime que véritablement bourreau.

Ce troisième film du tandem prouve son indéniable capacité à mettre en scène de belles scènes d’horreur et de violence. Cette dernière possède toujours cette petite part de beauté dans la laideur grâce à une approche très latine de la violence. C’est aussi l’occasion pour eux de reconstituer leur "famille de cinéma" dans laquelle on retrouve Béatrice Dalle, Chloé Coulloud, Dominique Frot ou encore le compositeur Raphael Gesqua, qui livre une partition très nuancée. Le film confirme aussi les faiblesse de la team Bustillo/Maury dans l’écriture notamment ou la direction d’acteur, parfois un peu aléatoire. Une trop grande propension à la référence ou au clin d’œil (en vrac, Halloween, Les Goonies, Walking Dead, The Devil’s Rejects,…), autant de faiblesses récurrentes compensées par la générosité, l’amour du genre et l’ambition du duo. Aux Yeux Des Vivants est un film qui respire la sincérité, très bien rythmé, sans temps morts et très efficace dans son déroulement mais parsemé de petits défauts. Le mélange des genres est toutefois réussi et mérite d’être projeté...aux yeux des vivants !


Critique de Aux Yeux des vivants - That’s 70’s (and 80’s) show !
Par : Fred Pizzoferrato

Débutant de manière un peu pataude, Aux yeux des vivants laisse craindre le pire après le décevant Livide. Heureusement, la suite redresse rapidement la barre et Alexandre Bustillo et Julien Maury retrouvent ensuite la belle énergie qui animait leur premier méfait, A l’intérieur.

En se centrant sur trois gamins très crédibles, les deux cinéastes offrent ainsi une petite plongée dans le cinéma de genre des années ’80 et construisent une première partie tout à fait plaisante où alternent humour, aventures de gamin et frissons. Nous suivons ainsi un trio de jeunes adolescents (ils ont 14 ans) décidé à sécher le dernier jour de classe pour se balader dans la nature. Après avoir manqué d’incendier volontairement la grange d’un fermier leur ayant mené la vie dure, les gamins aboutissent à Blackwoods, un studio de cinéma abandonné ayant connu son heure de gloire une décennie auparavant. Ils y découvrent une jeune femme ligotée dans le coffre d’une voiture et une étrange famille de cinglés…

Référentiel, le métrage l’est assurément. Il semble d’ailleurs éluder toute localisation spatio-temporelle précise durant une bonne partie de son récit : aucun des personnages principaux ne possède de téléphone portable, l’un des jeunes dévore les comics « Bedtime Stories », un illustré manifestement inspiré de Creepshow et un studio de cinéma nommé Blackwoods, à l’abandon, servait voici une dizaine d’années de décors pour des tournages « western ». Les éléments contemporains interviennent par la suite avec parcimonie (tags au logo de groupes metal, portable utilisé par la babysitteur, références culturelles, notamment à Iron Man, etc.) mais l’intrigue aurait pu (dû ?) se situer voici une trentaine d’années sans aménagements majeurs. La patine de la photographie confère en outre un cachet particulier à Aux yeux des vivants qui retrouve l’esthétique des films tournés à la charnière des années ’70 et ’80. On devine d’ailleurs qu’ils constituent l’inspiration première du dynamique duo puisque ceux-ci convient, en vrac, Massacre à la tronçonneuse, Massacres dans le train fantôme, Halloween, Terreur sur la ligne, etc. tout en y intégrant des éléments puisés dans le teen movie familial des eighties, en particuliers Les Goonies et Stand By Me, agrémenté de l’un ou l’autre clin d’œil au cinéma de Rob Zombie.

Malgré toutes ces bonnes intentions, quelques défauts pointent également le bout du nez : un son décevant et brouillon qui rend certains dialogues peu audibles (dommage car la plupart des répliques sont efficaces et souvent humoristiques). Le dernier acte manque également un peu de maitrise en accumulant les invraisemblances sans parvenir à se montrer à la hauteur des attentes malgré quelques jolies scènes où le gore graphique le dispute à la suggestion. Enfin, si le trio des gamins se révèle tout à fait convaincants, certains rôles secondaires le sont hélas beaucoup moins et n’évitent pas une caractérisation sommaire aggravée par une direction d’acteur quelque peu hésitante. Des broutilles certes dommageables mais heureusement insuffisantes pour atténuer véritablement le plaisir ressenti devant cette jolie réussite.

Imparfait et impacté par quelques facilités d’écritures gênantes (mais finalement guère plus invraisemblables que celles existant dans moult « classiques » encensés des seventies), Aux yeux des vivants, parfois engoncés dans ses références (lesquels constituent, au choix, autant d’hommages cinéphiliques érudits ou de recyclage de clichés éculés) n’en demeure pas moins une plaisante réussite qui fonctionne de manière globalement satisfaisante.


Commentaires sur le film

c’est de la merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

0 etoiles

daube Daube !

Mais comment on peut écrire un tel article sur cette grosse daube !
Un scénario d’une invraisemblance et d’une lenteur qui me met en rage !!!
Sûr que c’est eux qui ont refuser le cinéma us ?

22 septembre 2014 à 14:09 | Par Johnny Guitare

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