Critique de film

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L'Attaque du requin à deux têtes

"2-Headed Shark Attack"
affiche du film

2-Headed Shark Attack suit des étudiants dont le bateau a été coulé par un requin mutant à deux têtes. En se réfugiant sur un atoll désert, ils ne se doutent pas que des inondations vont permettre au même requin de venir les attaquer.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de L’Attaque du requin à deux têtes - Deux têtes mais zéro cerveau
Par : Fred Pizzoferrato

Né en 1978, Christopher Ray (ou Chris Ray ou Christopher Olen Ray) possède une lourde hérédité dans le domaine de la série B (plutôt Z) puisqu’il est le fils du fameux Fred Olen Ray, coupable de plus d’une centaine de films au budget microscopique. Malheureusement, si les premières réalisations de son paternel témoignaient d’un amour malhabile mais sincère du cinéma populaire, celles de Christopher Ray dénotent surtout son mépris complet du public. Après le « mockbuster » Almighty Thor et le désastreux Mega Shark Vs Crocosaurus, le jeune cinéaste récidive dans le n’importe quoi assumé avec ce piteux L’Attaque du requin à deux têtes, sans doute une des pires « sharksploitation » de ces vingt dernières années.

Au cours d’une sortie en mer, le bateau « Sea King », dirigé par le professeur Franklin Babish et son épouse Anne, est heurté par un requin mutant pourvu de deux têtes. Le monstre endommage le navire et détruit les moyens de communication, obligeant Babish à conduire le « Sea King » vers un atoll désert. La vingtaine d’étudiants du professeur se réfugie alors sur la petite île, espérant réparer le bateau en dépit des attaques répétées du squale à deux têtes.

Difficile d’imaginer scénario plus basique, banal et inintéressant que celui de L’Attaque du requin à deux têtes. D’ailleurs, la particularité surprenante du squale (deux têtes, deux fois plus de dents !) est, elle aussi, à peine exploitée. Seul le double gobage de deux pétasses occupées à faire du ski nautique permet au requin d’utiliser de manière amusante sa bicéphalie. Le reste du long-métrage, hélas, sombre dans les tréfonds de la sharksploitation de troisième zone, sans jamais retrouver le côté ringard mais sympathique de titres comme Sand Sharks ou Sharktopus. Seul le dernier tiers s’avère un poil plus distrayant et joue ouvertement la carte du délire, le squale étant même capable de causer des séismes (!) en attaquant l’île sur laquelle se sont réfugiés quelques rescapés. D’où une suite de tremblements de terre mal simulés, de tsunamis prudents et d’agressions animales d’une crétinerie hallucinante. Nul mais, au moins, plus divertissant que l’interminable heure précédente, d’un ennui redoutable.

Les effets spéciaux, pour leur part, alternent images de synthèse (du niveau d’une animation de jeu vidéo datant des années 90 !) et monstre en plastique totalement inarticulé utilisé dans de rares gros plans. Le résultat se montre, dans les deux cas, affligeant et, comme souvent dans ce genre de sous-produit, la taille du monstre varie d’un plan à l’autre au mépris des règles de proportion les plus élémentaires.

Le casting, lui, donne la vedette à la blondasse Brooke Hogan (également chanteuse et accessoirement fille du légendaire catcheur Hollywood Hulk Hogan) et à Carmen Electra, revenue de son « Alerte à Malibu ». A leurs côtés, une meute de nymphettes bronzées et siliconnées s’agitent mollement et prennent le soleil avec ou sans leur haut de bikini, Christopher Ray s’appliquant essentiellement à garder dans le cadre leur impressionnante poitrine. Comme papa en son temps. Aucune performance d’acteurs, même minimalistes n’étant requise vu la nullité du scénario et la caractérisation schématique des différents intervenants, les scènes dialoguées consternent les spectateurs les plus indulgents. Un remplissage éhonté qui donne fréquemment l’envie d’user de la touche « accéléré » pour atteindre la prochaine scène un tant soit peu mouvementé.

D’une nullité crasse mais pas suffisamment délirant pour se transformer en véritable nanar rigolo, L’Attaque du requin à deux têtes permet de réévaluer à la hausse la majorité des titres similaires sortis par Nu Image, SyFy ou Asylum au cours de la dernière décennie. A côté de la dernière réalisation de Christopher Ray, des sous-produits comme Shark Attack 2 ou Mega Piranha font pratiquement figure de perles de cinémathèque.

A éviter, même pour les inconditionnels de la sharksploitation.


Commentaires sur le film

2 head shark

3 etoiles

Je ne suis pas d accord avec cette critique certes le scénario est absent les acteurs sont nul au possible mais étant un"fan de film de requin" je trouve les images de synthèses bien foutues et surtout les attaques sont bien gores ça change de voir toujours l eau virer au rouge et basta un petit film sans prétention avec de jolies nunuches bien gaulees du sang et une fin comment dire ... je ne comptais pas mettre plus de 2 étoiles mais il est bien meilleur que toutes ces dernières sorties style Sand shark etc...

7 septembre 2013 à 14:09 | Par clarkcool

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