Critique de film

pub

Atrocious

"Atrocious"
affiche du film

En avril 2010, la police espagnole fait un rapport suite à la découverte de 37 heures d'enregistrement vidéo qui éclairent d'une lumière nouvelle une affaire de meurtre particulièrement atroce. Sur les images on y découvre une famille dans sa maison de vacances, où les jumeaux Cristian et July Quintanilla passent leur temps à enquêter sur une légende urbaine locale terrifiante. Alors que leur enquête avance, des événements étranges se produisent jusqu'à un point de non retour...

pub


Trailer - Atrocious (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Atrocious - Le docu m’enterre
Par : Damien Taymans
Tags : Type documentaire, Found footage

"Plus angoissant qu’Insidious, plus pervers de Subconscious..." (Amazon) mentionnera probablement dans quelques mois la pochette de ce DTV en puissance qui s’infiltre à son tour dans le créneau du documenteur. Atrocious, réalisé par l’ibérique Fernando Barreda Luna, illustre que la tendance du found footage a atteint le point de non-retour et que le genre, pressuré jusqu’au noyau par une foule de vidéastes, a désormais livré tout son jus. A telle enseigne que chaque nouvelle livraison semble s’adonner à la sur-référence. De ce millésime, on ne retiendra in fine que The Troll hunter d’André Ovredal, seule création un tant soit peu originale qui s’extirpait avec brio du bestiaire traditionnel (démon, sorcière, morts-vivants, fantômes) en mettant en scène des trolls monumentaux. Présenté à juste titre comme le cadet de Paranormal activity, Atrocious suit deux adolescents, July et Christian, qui s’auto-proclament investigateurs dans le domaine de l’étrange. Caméra greffée à l’épaule, frère et sœur enquêtent à Sitgès sur une légende locale et parcourent de part en part un labyrinthe géant en quête de sensations fortes.

À l’instar de ses pairs, Atrocious s’ankylose durant son premier acte dans la description lénifiante de deux ados qui s’emmerdent royalement dans leur maison de campagne et témoignent l’un après l’autre de leurs découvertes journalières. Après visite intégrale dudit labyrinthe, exploration d’une cave mystérieusement fermée à clé, séquence émotion durant laquelle le rejeton coupe du bois en compagnie de son père, un drame se produit : le clébard est introuvable. Peut-être parce qu’il trouve le temps long également, allez savoir. Toujours est-il que les enquêteurs en herbe trouvent là matière à alimenter leurs fantasmes nocturnes qui se déploient en déambulations sous la lune dans un dédale noyé dans les ténèbres. Sauf que le spectateur, privilégié, assiste à tout grâce à l’infra-rouge que les deux jeunes ont le bon goût d’activer.

De bobine en bobine, Atrocious se rapproche davantage du Projet Blair witch et de ses désorientations crépusculaires ponctuellement marquées par des faits inexplicables. Pour l’heure, la brume se dissipe totalement lors du dernier acte sur-explicatif qui s’exerce même à clarifier les ellipses de l’ensemble. Un retour en arrière opportun puisque le spectateur, noyé dans le tourbillon d’images floues qui s’enchaînent en cascade, n’a identifié aucun des événements survenus aux héros pour lesquels il n’éprouve déjà plus la moindre empathie.

Nouveau coup dans l’eau pour cet essai en caméra subjective se bornant à recycler tous les ingrédients du found footage tels que déclinés dans le film de Sanchez et Myrick. Moins putassier qu’un Grave encounters, moins amateuriste que The speak, Atrocious tire son épingle du jeu en se contraignant au classicisme du genre. Une décalque pas trop honteuse, en somme...


Commentaires sur le film

atrocius

0 etoiles

daube Daube !

no comment

14 avril 2012 à 16:04 | Par tepe
pas mal du tout...

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Enfin un film du genre avec une vrai fin...on peut aimer ou pas, on peut effectivement se rendre compte que rien n’est inventé ici.

Que les plans quasi-permanants de feuillages, d’arbustes etc peuvent saouler...
Il n’empêche que pour quelqu’un de cartésien comme moi, ce film tient plus la route qu’un blair witch du point de vue du sens et de la crédibilité.
Il est actuel, malgré ce qu’on en pense...des histoires comme celles-ci arrivent dans un monde tel que le notre.

PBW, Paranormal c’est de la pure fiction pour ménagère ou ado en mal de sensation...souvent à peine crédible.
Ici tout est dosé avec soin, ce film est intelligent...pas besoin que le fantôme de machin truc apparaisse pour que la blondasse assise à coté de moi sursaute, ce film ne s’adresse pas à elle...on est dans le 1er degré d’un banal fait divers

27 avril 2012 à 10:04 | Par karzam
ça va

2 etoiles

mais je n’ai pas compris la fin. Qui est Deborah ?

26 février 2013 à 19:02 | Par momo

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 25129 photo 25130 photo 25131 photo 25132 photo 25133
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage