Critique de film

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Arthur et la vengeance de Maltazard

"Arthur et la vengeance de Maltazard"
affiche du film

Arthur est au comble de l'excitation : c'est aujourd'hui la fin du dixième cycle de la Lune et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l'accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur et la petite princesse a passé sa robe en pétales de roses… C'est sans compter le père d'Arthur, qui choisit précisément ce jour tant attendu pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger et Arthur n'a plus qu'une idée en tête : voler à son secours ! Quitte à employer un passage de fortune, tomber tête la première dans le bar de Max, se heurter aux troupes de Kröb, le nouveau tyran des Sept Terres, secourir Bétamèche, combattre des rats, des grenouilles, des araignées velues… et découvrir, une fois arrivé au village des Mimimoys, qu'aucun message de secours ne lui a été envoyé ! Mais qui donc a bien pu piéger ainsi notre jeune héros ?

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Trailer - Arthur et la vengeance de Maltazard (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Arthur et la vengeance de Maltazard - Une belle Bessonnerie
Par : Samuel Tubez
Tags : Animation

Il est désormais loin le temps où Luc Besson était un cinéaste, un vrai. Le dernier combat, Nikita, Léon ou même Le grand bleu ne sont plus que de vastes souvenirs. Aujourd’hui, le frenchie réalise et produit aussi bien en France qu’aux States dans le seul but de conquérir les box-office internationaux. Depuis belle lurette Luc Besson n’est plus un artiste. Il est un homme d’affaire, et il en est fier en plus le bougre !

Arthur est au comble de l’excitation : c’est aujourd’hui la fin du dixième cycle de la Lune, et il va enfin pouvoir regagner le monde des Minimoys pour y retrouver Sélénia. Dans le village, tout est prêt pour l’accueillir : un grand banquet a été organisé en son honneur, et la petite princesse a passé sa robe en pétales de rose... Mais c’est sans compter sur le père d’Arthur, qui choisit précisément ce jour pour quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère. Au moment du départ, une araignée dépose dans les mains du jeune garçon un grain de riz sur lequel est gravé un message de détresse. Pas de doute, Sélénia est en danger, et Arthur n’a plus qu’une idée en tête : voler à son secours !

Puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Luc Besson poursuit l’adaptation cinématographique de sa célèbre saga littéraire Arthur et les Minimoys. Le problème, c’est que cette suite efface complètement le côté féerique de l’univers des Minimoys au profit d’une accumulation de scènes incroyablement lourdingues (voir toutes les séquences où apparaissent ces nigauds qui servent de parents à Arthur) et de gags branchouilles qui tombent littéralement à plat. Cette obsession à fournir au spectateur toujours plus de scènes aussi inutiles que ridicules ne cachent guère le vide narratif dont fait preuve cette vengeance de Maltazard qui n’est en fait qu’une longue et ennuyante introduction à La guerre des deux mondes, le troisième opus, prévu pour fin 2010. En effet, Maltazard n’apparaît qu’à dix minutes de la fin et sa vengeance, que nous attendions tant, n’a même pas lieu. Tout juste commence-t-elle à prendre forme quand les mots « A suivre » apparaissent à l’écran… Quelle arnaque !

Bien que l’animation soit de bonne facture, cette suite d’Arthur et les Minimoys ne parvient guère à séduire. L’accumulation de scènes inutiles et de gags inopérants ne font qu’alourdir un récit pourtant aussi léger qu’une plume. Arthur et la vengeance de Maltazard ne raconte rien, ne suscite aucune émotion et ne parvient même pas à divertir. N’est pas Pixar qui veut…


Critique d’Arthur et la vengeance de Maltazard - Un prologue qui n’en finit plus
Par : Gilles Penso

Le succès d’Arthur et les Minimoys appelait inévitablement une séquelle, d’autant qu’il suffisait à Luc Besson de puiser dans le matériau littéraire dont il abreuva les librairies pour concocter une nouvelle aventure avec l’auteur Céline Garcia. Mais si le premier opus surprenait agréablement par ses facéties et ses tours de force techniques, celui-ci prend plus les allures d’une opération marketing que d’un film à part entière. Prenant exemple sur quelques prestigieux aînés, le réalisateur scinde en effet sa narration en deux afin d’achever son film sur un climax appelant un troisième épisode prometteur. Le principe n’est pas mauvais en soi et a déjà largement fait ses preuves. Mais il ne fonctionne que si chaque film possède de manière autonome une structure narrative complète et cohérente, une évolution des personnages, une progression des enjeux et un rythme allant crescendo.

Rien de tel ici, hélas. Arthur et la Vengeance de Maltazard ressemble à un prologue qui n’en finit plus de mettre en place les situations sans bénéficier lui-même d’une intrigue digne de ce nom, les véritables péripéties étant visiblement réservées à Arthur et la guerre des deux mondes dont la sortie est programmée pour octobre 2010. Lorsque le film démarre, Arthur (Freddie Highmore) est au comble de l’excitation, car la fin du dixième cycle de la lune approche, ce qui va lui permettre de rejoindre enfin le monde des Minimoys et de revoir la charmante princesse Selenia. Or lorsqu’arrive le jour tant attendu, le père d’Arthur (Robert Stanton) décide de plier bagage et de quitter plus tôt que prévu la maison de sa grand-mère (Mia Farrow), suite à une altercation avec le grand-père Archibald (Ron Crawford). Alors qu’il s’apprête à partir à contrecœur, Arthur découvre un message de détresse inscrit sur un grain de riz et déposé par une araignée. Visiblement, les Minimoys sont en danger. Faisant fi de l’autorité parentale, il décide de voler au secours de ses amis, quitte à tomber dans le piège de Maltazard qui semble prêt à tout pour prendre sa revanche.

Voilà un point de départ plutôt engageant. Or le scénario prend tout son temps pour raconter ce qui, honnêtement, aurait pu tenir sur quinze minutes de métrage. Lorsqu’enfin Arthur bascule dans l’autre monde, l’intrigue continue à progresser à pas de fourmis. Car dès lors le mini-rasta Max prend la vedette, entraînant le jeune héros dans un quartier populaire et anachronique empli de bestioles étranges avant de participer à un affrontement entre CRS et jeunes de banlieue – version Minimoys – assez édifiant. Certes, les idées visuelles foisonnent, notamment via les mille et une manières de convertir les insectes en véhicules ou en machines aux usages divers, et quelques séquences d’action méritent le détour, en particulier une bataille aérienne mouvementée au cours de laquelle Arthur et Bétamèche tentent d’échapper à de tenaces poursuivants. Il faut également souligner le remarquable travail de Buf, dont les images de synthèse rivalisent sans peine avec les travaux de Pixar et Dreamworks. Regrettons simplement que toute cette énergie ne soit mise au service que d’un « demi-film ».

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici


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