Critique de film

pub

L'Arrivo di Wang

"L'arrivo di Wang"
affiche du film

Le film raconte l'histoire de Gaia, interprète chinoise convoquée pour une traduction urgente et secrète par un agent sans scrupules, Curti, qui doit interroger un fantômatique Monsieur Wang. L'interrogatoire se déroule dans le noir et Gaia ne parvient pas à tout traduire. Quand la lumière se rallume, Gaia découvre pourquoi l'identité dudit Wang était tenue secrète. Cette découverte va bouleverser sa vie à jamais, et pas seulement la sienne.

pub


Trailer - L’arrivo di Wang (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’arrivo di Wang
Par : Geoffrey Marmonier

Jeune traductrice spécialisée dans la langue chinoise, Gaia (Francesca Cuttica) est contactée par une agence gouvernementale pour une mission particulière. Elle doit participer à l’interrogatoire d’un étranger en situation irrégulière en Italie, le mystérieux Wang, mais sans avoir le droit de voir son visage. Après plusieurs essais infructueux, Gaia demande à pouvoir lire sur les lèvres de son interlocuteur, et découvre avec stupeur que celui-ci est en fait un extraterrestre…

Les frères Manetti font partie de la nouvelle vague des réalisateurs italiens tentant de ressusciter le cinéma de genre dans leur pays. Après avoir touché à la comédie fantastique, à l’horreur et au thriller, et avant de s’attaquer au giallo, ils proposent avec L’Arrivo di Wang une fable philosophique à huis clos. L’Arrivo di Wang montre en effet l’affrontement psychologique entre une jeune traductrice choquée par les méthodes d’interrogation pratiquées sur un extraterrestre fraîchement débarqué sur Terre, et l’homme en charge de mener l’interrogatoire.

Malgré le lieu unique et le nombre réduit de personnages, les frères Manetti se débrouillent plutôt bien pour maintenir un bon suspense quasiment tout le long de leur film, malgré une légère baisse de rythme dans le dernier acte, qui traîne un peu en longueur (on sent que les réalisateurs et scénaristes tirent un peu sur la corde pour atteindre les 80 minutes). Les effets spéciaux donnant vie au fameux Wang sont des plus réussis, et la jeune Francesca Cuttica tient avec aisance la dragée haute au vétéran Ennio Fantastichini (peu connu en France, l’acteur a plus de 70 titres à son actif). Les frères Manetti s’interrogent avec intelligence sur la pertinence du traitement infligé au pauvre Wang (torture psychologique puis physique) et l’obstination des agences gouvernementales de voir des ennemis dans tous les étrangers. Un reflet assez pessimiste et réaliste de la situation internationale moderne.

Malheureusement, les réalisateurs cassent tout ce bel édifice soigneusement mis en place par un twist final assez malvenu, certes très Quatrième Dimension dans l’esprit, mais rentrant quelque peu en contradiction avec le message jusqu’ici développé. Dommage, car avec quelques ajustements, L’Arrivo di Wang aurait pu avoir une beaucoup plus grande portée philosophique et politique…


Critique de L’arrivo di Wang - Interrogatoire à l’italienne
Par : Seb Brunclair

La vie d’une traductrice-interprète peut parfois réserver des surprises. Prenez le cas de la charmante Gaia (Francesca Cuttica) : au boulot sur la traduction d’un obscur film chinois, elle reçoit un coup de fil d’un ancien employeur qui lui propose un étrange job : servir d’interprète dans un lieu non identifié. Sommée de ne demander aucune information supplémentaire, et après un long trajet les yeux bandés, elle se retrouve dans une lugubre salle d’interrogatoire et est chargée de traduire les questions d’un bonhomme visiblement bien énervé (le bien nommé Ennio Fantastichini, acteur très connu en Italie) et les réponses de l’interrogé. Histoire d’en rajouter une couche dans le non-dit, celui-ci est plongé dans la pénombre et invisible aux yeux de Gaia. Surprise par tant de mystère, elle finira vite par comprendre les raisons de la tension ambiante et la nature très particulière de son interlocuteur…

Les frères Antonio et Marco Manetti ne sont pas du genre à enfermer leur cinéma dans une seule case : après un thriller (Piano 17) et un film d’horreur (Cavie), ils livrent un huis-clos science-fictionnel tendu sur fond de torture et de peur de l’étranger. Dotée d’une atmosphère prenante et parvenant à instaurer un certain malaise, la première partie intrigue et laisse espérer une bonne surprise.

Puis, une fois l’interrogatoire terminé, tout bascule : l’intérêt de la bande décroît au moment-même où le cadre de l’action s’élargit. Les thématiques du film, jusque-là bien amenées, sont beaucoup trop appuyées (comme des références pataudes à Amnesty International, qui auront bien fait rire le public du BIFFF). Le film se mue alors en descente aux enfers pour le public, désireux que le rythme redécolle, ou simplement que le tout s’arrête enfin. Un électrochoc survient en fin de métrage, avec l’arrivée d’un twist plutôt prévisible, mais cohérent et efficace. Dommage dans ce cas que l’intérêt du spectateur soit en état de mort cérébrale depuis un long moment.

Utilisant de manière brillante un budget réduit et aptes à créer une ambiance réellement intéressante durant un instant, les frères Manetti se plantent totalement sur la durée. Peut-être aurait-il fallu cantonner ce projet au format du court-métrage ? En l’état, on se retrouve face à un étrange spécimen, pas dépourvu de qualités, mais difficilement recommandable.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage