Critique de film

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Arachnid

"Arachnid"
affiche du film

Dans un île du Pacifique Sud, un avion conduisant une expédition secrète venant enquêter sur un virus local, atterrit en catastrophe. Dirigée par le professeur Leon, la troupe compte également un pilote venu enquêter sur la mort de son frère disparu sur l'île...

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Trailer - Arachnid (2001)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Arachnid - Patrac attack
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs, Insectes

Partis enquêter sur un virus qui a frappé un homme dans une des îles du Pacifique Sud, une équipe composée de chercheurs et de militaires (quelle originalité !) sont confrontés à une nature hostile dominée par une araignée extraterrestre énorme.

Vaste imposture que cet Arachnid qui possède pourtant une entreprise alléchante, sur le papier tout au moins. Une histoire d’araignée mutante extraterrestre produit par la Fantastic factory (boîte de Brian Yuzna) et réalisée par l’expérimenté Jack Sholder (Freddy 2, Alone in the dark, Hidden). Les délires arachnophobiques des détracteurs de Spider-man qui, selon eux, tisse trop de toiles sur la toile se réveillent doucement à l’approche de ce projet horrifique naissant. Or, s’il est bien un terrain où ne s’aventure jamais le métrage de Sholder, et ce malgré le titre évocateur, c’est sur celui utilisé (et pas encore épuisé) par les Tarantula et autres Arachnophobie largement plus portés sur la peur engendrée à la simple vue de ces sales bêtes dotées de huit pattes aussi velues que celles de ma concierge.

Sholder fait plutôt son chou gras du gigantisme de cette dernière et de son origine extraterrestre pour l’affubler de caractéristiques propres aux reptiles et autres scorpions, transformant son monstre en une créature hybride aussi impressionnante que peu terrifiante, les apparitions de son altesse arachnéenne tombant à plat pour cause de manque de subtilité d’un scénario qui accumule personnages invisibles, redondances chiantes (en bref, des hommes qui traquent un bête), invraisemblances et rebondissements largement prévisibles. De son côté, Sholder ne rehausse pas la platitude scénaristique en proposant une mise en scène très scolaire, loin des effets sophistiqués de son Hidden (dont on retrouve pourtant les effets lors de la régurgitation des insectes), à croire que les péripéties télévisuelles qui se sont enchaînées à l’envi pour le réal ont miné son talent et contribué à asseoir son assiduité aux œuvres de commande.

Croisement foireux entre Predator (traque d’un extraterrestre en pleine jungle) et Starship troopers (l’immense insecte), Arachnid ne possède ni la virtuosité filmique du premier ni l’humour décalé du second et se vautre largement en n’exploitant pas le bon filon. Scolaire et aux limites de l’absurde, le métrage de Sholder s’enfonce dès son entame dans une sous-exploitation pseudo-horrifique reprenant à son compte les poncifs les moins intéressants de ses modèles pour s’engouffrer dans une arachnosploitation indigeste.

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