Critique de film

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Apollo 18

"Apollo 18"
affiche du film

Le 2 septembre 1970, la NASA annonçait l’annulation de la mission Apollo 18 et de la suivante, Apollo 19. Pourquoi ? En fait, la mission Apollo 18 a bel et bien eu lieu mais l’équipage a disparu. Il ne reste d’eux que leurs dernières images...

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Trailer - Apollo 18 (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Apollo 18 - Paranoïaque activity
Par : Damien Taymans
Tags : Found footage

A l’origine, prévu pour être dirigé par Trevor Cawood, connu pour avoir signé les effets visuels de Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, le projet top secret Apollo 18 est finalement confié à l’ibère Gonzalo Lopez-Gallego qui signe là son premier long métrage tourné en langue anglaise. De son annonce à la veille de sa sortie, le film aura fait finalement couler peu d’encre dans la presse et à peine alimenté quelques théories fumeuses sur la blogosphère. En cause, une politique de confidentialité hermétique à la diffusion de la moindre information de la part des producteurs chapeautés par Timur Bekmambetov. Repoussée à de multiples reprises sur le continent américain, la sortie permet enfin aux critiques et journalistes de découvrir ce mystérieux objet présenté comme un croisement entre les univers d’Alien et de Paranormal activity. Début septembre, le voile est levé : Apollo 18 est un échec technique et narratif retentissant, ceci expliquant les secrets qui nimbaient l’œuvre.

Ce qui n’empêche pas les pensionnaires du LEM de convaincre les spectateurs d’investir les salles pour constater de leurs propres yeux pourquoi la mission Apollo 18 annulée (version officielle) s’est commuée en fiasco total (version officieuse dépeinte ici). Si le métrage connaît un succès relatif en salles (après trois semaines d’exploitation internationale, quelque 24 millions de dollars sont engrangés), le mirage s’arrête là. Sans doute l’explication de cet embrasement vient-il de l’utilisation du nouveau phénomène de mode : le found footage qui trouve sans complexe sa place dans tous les complexes cinéma, se targuant au passage de posséder deux œuvres du genre en même temps à l’affiche (Paranormal activity 3, vivement déconseillé, hante les salles depuis deux semaines).

En la matière, Apollo 18 n’apporte rien de neuf. Tous les ingrédients du documenteur s’effeuillent l’un après l’autre (contextualisation du contenu, alternance d’images floues provenant de caméras multiples et variées, ultra-réalisme privilégiant l’anecdotique à l’essentiel pour faire encore plus "vrai") pour laisser au bout du compte apparaître la structure décharnée de cette nouvelle arnaque pelliculée. Lopez-Gallego pousse même le bouchon plus loin et multiplie les angles, sacrifiant dès lors le prétendu réalisme sur l’autel d’un spectacle... inexistant. Alerte, le spectateur sonde constamment l’écran dans l’espoir de surprendre un détail qui méritait une telle dépense d’énergie. Rien, nada, que dalle, mis à part quelques passages furtifs de cailloux lunaires vivants qui se déplacent à la façon de crabes et colonisent le corps des astronautes dans le seul et unique but de venger l’un des leurs certainement écrabouillé par les immenses panards de Neil Armstrong et son comparse dont personne ne retient le nom. Et pour calfeutrer encore davantage les crevasses qui parsèment le récit, les scribouillards de l’ombre Brian Miller et Cory Goodman se complaisent dans le rappel constant du contexte de la guerre froide et de sa compétition spatiale, jusqu’à soupçonner une nouvelle fois le gouvernement américain de fomenter un énième complot (les fausses images d’archives ont évidemment relancé les aficionados des théories fumeuses selon lesquelles les Amerloques n’ont jamais foulé le sol lunaire). Sacrée parano...

Apollo 18 passera aussi inaperçu que les 17 précédents épisodes (exception faite du 13ème porte-bonheur) dans les annales du cinéma. Maigre consolation : le projet aura permis d’évincer d’autres projets du même acabit (The Zone de Roland Emmerich et Dark Moon produit par Akiva Goldsman) que la Warner a eu le bon goût d’abandonner.


Commentaires sur le film

1 etoiles

un film bardé d’incohérences, avec des cailloux tueurs, vraiment du grand n’importe quoi !!!

10 novembre 2011 à 07:11 | Par maximus

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