Critique de film

pub

L'Antre du Mal

"The Cycle"
affiche du film

Carrie se rend de la Californie à Bangor pour démarrer une nouvelle vie. Sur une route isolée, elle secourt Amy, une jeune fille ensanglantée et traumatisée, qui vient d'assister au massacre de ses amis dans les bois. Mais Carrie se rend bientôt compte qu'Amy cache un terrible secret et que l'horreur perpétrée dans l'inquiétante forêt peut recommencer à tout moment...

pub


Trailer - L’antre du mal (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’antre du mal - Le survival de trop
Par : Damien Taymans

Rouler de nuit, c’est la galère. En particulier sur les routes perdues du fin fond des Etats-Unis qui regorge de pompistes peu amènes, d’étendues forestières inquiétantes, d’auto-stoppeurs armés jusqu’aux dents, de désaxés prêts à violer veau, vache, cochon, couvée pour paraphraser La Fontaine. Et pour ne rien arranger, la voirie encrassée de petites nationales non entretenues est bourrée de nids de poules, d’ornières et de millions de petits cailloux à même de fêler votre pare-brise (sans compter que la franchise Carglass sert à que dalle sur place). Carrie Mitchel brave les dangers de la nuit et s’engage sur les routes pour rejoindre Bangor. Passé la case pompiste allumé, elle manque d’écraser une jeune femme, Amy Singer, qui tente d’échapper aux griffes de méchants tortionnaires.

Le scénario de Michael Bafaro (11:11, Behind the wall) reprend alors, sous forme de flash back, l’essentiel de la mésaventure survenue à la pauvre Amy, partie en compagnie de quelques collègues universitaires, entreprendre des fouilles dans la région avant de les voir un à un assassinés par un détraqué encagoulé. Non sans s’est au préalable précipité dans des fossés définis ci-dessus : une pompe à essence dont le tenancier est amputé des deux mains - avec lequel Amy est à deux doigts (hum) de nouer une relation chaotique de type "Je t’aime, moignon plus" (hum hum) -, une découverte macabre en plein cœur de la forêt et l’inévitable trublion, invincible de préférence, décidé à ajouter quelques ossements à sa jolie collection pour éviter de finir en taule.

Si la mise en abyme est plutôt habile et trouve une justification lors du dernier tiers, la chasse aux poncifs n’en demeure pas moins rédhibitoire. Mis à part la maturité de son cheptel de morituri et quelques séquences assez efficaces (celle du minibus notamment), L’antre du mal se cantonne au cahier des charges du petit survival du dimanche (avec un p’tit hommage à Tobe Hooper au passage par l’entremise du prénom dudit meurtrier), ne profitant finalement que très peu des charmes de Daryl Hannah (la Pris de Blade Runner) qui, grâce à la construction particulière de la narration, apparaît furtivement tout au long du film.

Quant à l’habituel sous-texte écologique d’inspiration Boorman, expédié en un tournemain, il mérite autant d’applaudissements que les chroniques prétendument journalistiques du chef de file des beaufs médiatiques, Jean-Marc Morandini. Moins réjouissant qu’un Détour mortel, L’antre du mal finit par se mordre la queue et s’enlise dans un recyclage (le titre originel est d’ailleurs The cycle rébarbatif.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 25027 photo 25028 photo 25029 photo 25030 photo 25031
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017
affiche du film
The Circle
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage