Critique de film

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Les Anges gardiens

"Les Anges gardiens"
affiche du film

Homme d'affaire douteux, Antoine Carco (Gérard Depardieu) reçoit un coup de fil d'un ancien copain, pourchassé à mort par la mafia de Hong Kong... Sa mission : venir récupérer Bao, le fils de son pote et le ramener en France avec quelques millions de dollars dérobés à la mafia locale. Alors qu'il s'occupe des dollars, il confie le petit Bao au père Tarain (Christian Clavier). Antoine est bientôt poursuivi par sa bonne conscience et décide de se faire confesser par le père Tarain qui refuse catégoriquement... pas très catholique tout ça .

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Trailer - Les anges gardiens (1995)
Par : Damien Taymans


Les Anges gardiens
Bande annonce vf publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les anges gardiens - Comment ne pas être déchu ?
Par : Damien Taymans
Tags : Comédie

Au lendemain du succès triomphal des Visiteurs, Jean-Marie Poiré décide de shaker un nouveau délire avec Christian Clavier truffé d’effets spéciaux et de morphings façon Tex Avery. Naît de cette envie Les anges gardiens, une comédie lourdaude dans laquelle cohabitent Depardieu et son clone, Clavier et son sosie.

Confrontation de la brute épaisse et du naïf chère au cinéma de Veber par l’entremise duquel Depardieu fit ses armes autrefois (La chèvre, Les compères, Les fugitifs) aux côtés d’un Pierre Richard, personnification faite homme de la gaucherie la plus aiguë. Le trublion est ici campé par Clavier, censé endosser le rôle d’un prêtre de campagne austère, parti à Hong Kong pour un séjour relationnel avec ses brebis égarées. Le clown blanc cède rapidement sa place à celui du petit-filliot de Jacquouille la Fripouille, Clavier ne parvenant jamais à se départir des accents du gueux qu’il a incarné deux ans plus tôt sous la direction du même Poiré.

L’hurluberlu amphétaminé gesticule et cabotine dans un tableau encore plus nerveux que lui. Les anges gardiens batifolent étrangement, donnent des coups d’ailes désordonnés dans ce chaos infernal rempli de gunfights bruyantes à l’excès, de courses-poursuites dignes d’un téléfilm hollywoodien désargenté et d’incessants morphings acméesques. Le tout rendu par une mise en scène ultra-chargée flanquée d’un montage extrêmement cut, à croire que le volubile Poiré ne pouvait contenir le flot de ses idées exubérantes qu’il s’est borné à déverser au sein de sa pellicule. Au point que l’opposition entre les deux mondes, celui de la bigoterie provinciale et du stupre parisien, se retrouve inondé sous des vagues de gags poussifs et anéanti par une consternante tendance à la surenchère de clichés.

Déchu de son titre de maître de l’humour français, Poiré continuera encore quelques années à ressortir sa recette-miracle sans que la sauce ne prenne véritablement (Ma femme s’appelle Maurice, Les visiteurs 2). Saut de l’ange dans une piscine préalablement vidée qui, malgré quelques cumulets inutiles finit lamentablement en plat sur fond de carrelage.


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