Critique de film

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L'Ange de Satan

"Evil Angel"
affiche du film

Marcus Galan, un infirmier de Mercy Hospital, ne parvient malgré tous ses efforts, à sauver la jeune Emma Carillo, poignardée à cinq reprises. Pendant ce temps, Caroline Kutz, une femme déclarée décédée, se réveille, tue deux personnes et quitte l'hôpital. Arrivé chez lui, Marcus aperçoit sa femme Carla discuter de lui avec un inconnu. Et le lendemain, Marcus est convoqué en raison des mauvais traitements subis par une prostituée retrouvée morte, Elisabeth Markham...

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Trailer - L’ange de Satan (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’Ange de Satan - Desperate Demon
Par : Quentin Meignant
Tags : Diable et démons

Bardé de prix en 2009 et 2010 dans divers festivals fantastiques américains, Evil Angel, alias L’Ange de Satan, est distribué par Emilya depuis le 15 février 2011 en France et en Belgique. Fort d’une certaine réputation au Pays de l’Oncle Sam, le métrage de Richard Dutcher a tout pour faire un petit carton en DTV puisqu’avec un pitch évoquant le personnage hébraïque Lilith, il devrait charmer les nombreux amateurs de légendes et de récits fantastiques. Lorsque Lilith, première femme d’Adam, a refusé de se soumettre à son autorité, elle a été chassée du jardin d’Eden et remplacée par Eve : furieuse Lilith devient la compagne de Lucifer et n’a depuis cessé de se venger. Lilith retourne sur terre à Chicago pour assouvir sa vengeance sanglante sur des êtres humains innocents...

Comme nombre de séries B américaines dotées d’un minimum de moyens, Evil Angel s’emploie dès les premières minutes de son déroulement à faire l’étalage des « prouesses » techniques rendues possibles par l’afflux d’argent. Dès lors, c’est à une entame hautement rythmée et particulièrement haletante que se livre Dutcher, néanmoins rapidement embêté par le « piège à grande vitesse » qu’il a mis en branle. En effet, scénaristiquement très maladroit et brouillon, l’ensemble sombre très vite au fil de séquences particulièrement bavardes censées expliquer la présence de la malfaisante Lilith sur Terre et, aussi, son mode de fonctionnement.

S’appuyant sur un charmant casting très souvent dénudé, Richard Dutcher semble dès lors trouver du réconfort au fil de scènes certes sexy mais qui peuvent être considéré comme inutiles par le spectateur lambda. Hormis quelques effets sanguinolents dissimulés çà et là, l’ensemble souffre donc d’une répétitivité à toute épreuve au niveau de sa pseudo-sensualité, la caméra du metteur en scène se posant outrageusement à des endroits indiscrets. Cette dernière rassure néanmoins : utilisée par moment avec un certain brio, elle parvient à capturer les images qu’il faut pour ne pas que l’œuvre s’avère totalement vaine. Dès lors, avec un excellent Ving Rhames et une très excitante Ava Gaudet, le film se sauve tout juste d’un naufrage annoncé par un final involontairement hilarant.

Composé de CGI ridicules, d’un suspens sous-développé, d’une ambiance à la Desperate Housewives et d’un twist prévisible à souhait, ce final aurait dû coûter plus cher à un film qui a néanmoins su s’appuyer sur un casting de choix et sur une sensualité parfois débordante. Pouvant simplement se targuer d’être « un film de fesse sans cul », Evil Angel s’avère être une grosse déception…


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