Critique de film

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L'Amie mortelle

"Deadly Friend"
affiche du film

A quinze ans, Paul Conway est déjà un remarquable neurologue. Seul son Q.I. le distingue de ses camarades au collège de Welling. Son compagnon de jeu est BB, un robot qu'il a bricole lui-même, dote d'une force et d'une intelligence exceptionnelles, mais qui parfois a des réactions inattendues. Paul tombe amoureux de sa belle voisine Samantha. Agressée par son père alcoolique, Samantha tombe dans un profond coma. C'est alors que Paul implante dans le cortex de Samantha le cerveau de BB. Il apprendra a ses dépens qu'on ne doit pas jouer avec sa voisine.

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Trailer - L’amie mortelle (1986)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de L’amie mortelle - Mortellement chiant !
Par : Damien Taymans

Maître de l’épouvante incontestable, Wes Craven a marqué le cinéma horrifique de son empreinte grâce à des réussites artistiques et financières. Lançant sa carrière sur les chapeaux de roue grâce à un rape and revenge subversif (La dernière maison sur la gauche), le réalisateur a touché à de nombreux sous-genres (comme le zombie movie avec L’emprise des ténèbres ou encore le survival avec La colline a des yeux) en même temps qu’on lui doit la paternité d’un des plus grands croquemitaines du cinéma horrifique : le délirant Freddy Krueger. Seulement, le parcours cinématographique de Craven n’est pas jalonné que de bonnes surprises comme tendent à le prouver le très convenu L’été de la peur ou, plus récemment, le très limite Cursed, variation indigeste du lycans teen movie.

Plongé dans le fantastique dès l’entame de sa carrière, Craven n’a pour seule ambition que d’en sortir pour prouver au monde son savoir-faire en matière de mise en scène et devenir un réalisateur plus « classique ». Fort du succès des Griffes de la nuit, le cinéaste compte bien profiter de sa réputation naissante dans les couloirs hollywoodiens pour saisir sa chance. Approché par la Warner pour réaliser L’amie mortelle, le réalisateur voit là l’occasion de s’illustrer certes dans un domaine fantastique mais tout de même assez éloigné des effusions de sang qu’il avait jusqu’alors pratiquées. Seul problème : la Major n’est pas de l’avis du metteur en scène et souhaite que celui-ci remplisse son contrat de « créateur de films gores ». Dès lors, à côté de l’intrigue assez classique brodée par Craven, subsistent toute une série de scènes plus trashs destinées à enchanter les amateurs de films d’horreur.

Qu’en résulte-t-il ? L’amie mortelle, adaptation de la nouvelle Friend de Diana Henstell, se retrouve le cul entre deux chaises. Alternant une histoire nunuche avec des éléments plus horrifiques, le métrage semble souffrir du syndrome bipaternel qui avait touché le Poltergeist de Hooper. A la différence près que le film partagé par Spielberg et le réal de Massacre à la tronçonneuse regorge d’éléments jouissifs alors que le métrage cravenien ne fait montre d’aucune originalité. La trame semble tissée par un créateur schizophrène, sans cesse tiraillé entre deux volontés antagonistes : sortir du carcan dans lequel il s’est enfermé pour lancer sa carrière et se replonger dans ce canevas pour que le film connaisse la joie d’une sortie en salles. Il en résulte un mélange aberrant de drama teen movie (une bande de jeunes et leurs tourments) et de science-fiction robotique (très en vogue dans les eighties) teinté de scènes horrifiques (l’explosion de la tête de la voisine).

La mixture tourne rapidement en mélasse indigeste. D’autant que Craven n’évite aucun des écueils propres à chacun des genres qu’il touche : l’histoire de ces ados boutonneux est cucul, les scènes plus scientifiques sont entachées du sempiternel verbiage abscons incompréhensible censé paraître propre à la corporation intellectuelle des tributaires d’un doctorat et les rares scènes horrifiques font tache au sein de l’ambiance bon enfant du métrage (d’autant que les dites scènes sont parfois un peu exagérées comme la tête de la mégère qui explose à cause d’un ballon de basketball).

Loin d’être le meilleur Craven, L’amie mortelle ne consiste qu’en un empilage assez maladroit de diverses strates antinomiques. Le résultat pèse sur l’estomac en plus de coller dans le plat…

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