Critique de film

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Afterparty

"Afterparty"
affiche du film

Martin est le jeune premier d’une série télé à succès, Camp Blood, et l’une des plus grandes idoles du moment auprès des ados. Il n’a aucun scrupule à utiliser sa renommée pour sortir avec les filles et a gagné la réputation d’un bourreau des coeurs. Un matin, il se réveille et s’aperçoit qu’il est emprisonné dans une grande maison après qu’une fête sauvage s’y soit tenue la nuit précédente. Prises au piège à ses côtés, il y a trois filles avec lesquelles il a eu différentes rencontres la veille. Via un portable, à partir duquel ils ne peuvent pas appeler, ils reçoivent différentes vidéos. En les regardant, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls enfermés dans la vaste demeure. Une amie des filles est morte lors de la fameuse party, et son corps est peut-être encore là. Tandis qu’ils essaient de découvrir ce qui s’est passé, différents membres du groupe disparaissent un par un, les autres découvrant leur mort en vidéo ou en direct, incapables de les empêcher...

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Trailer - Afterparty (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Afterparty - Fin de soirée difficile
Par : Seb Lecocq
Tags : Slasher, BIFFF 2013

Le slasher est un genre on ne peut plus classique, balisé mais éminemment sympathique. Le slasher ne demande pas énormément de moyens mais beaucoup d’inventivité et de talent pour sortir du lot. Il y a plusieurs types de slashers et Afterparty de Miguel Larraya rentre dans la catégorie "moderne", école Craven/Williamson mais le jeune réalisateur n’a retenu des films du tandem géniteur de Scream que les tares et les défauts, laissant leurs quelque qualités aux vestiaires. Et c’est bien dommage.

Afterparty part d’une trame actuelle et contemporaine pourtant pas inintéressante. Prenant pour base la fascination des jeunes adolescents (pauvres d’eux…) pour les vedettes décérébrées de la télé-réalité, le réalisateur en envoie un beau spécimen dans une fête au cours de laquelle petites pépées dévergondées, drogue et alcool se taillent la part du lion. Ce qui devait arriver arrive : notre bellâtre se réveille le lendemain matin avec une barre au front (et ailleurs) aux côtés d’une jeune et frivole gourgandine dont il a oublié le prénom. Une certaine idée de la classe. A partir de là, les choses vont se corser et Afterparty entre de plein pied dans le slasher pur et dur. Enfermé, en compagnie d’autres jeunes demoiselles et damoiseaux, dans une villa transformée en bunker, notre héros pas très dégourdi se rend vite compte que quelqu’un n’en veut pas qu’à sa virilité mais aussi, plus trivialement, à sa peau. Va dès lors s’en suivre un classique chassé-croisé entre l’assassin et les victimes expiatoires.

Il ne fait aucun doute que Larraya a bien étudié son « Petit néo-slasher illustré » tant il nous en ressert tous les poncifs les plus éculés. Constitutions de petits groupes afin d’explorer la maison et donc de se faire ratiboiser plus facilement, quiproquos en pagaille, jump scare, fausses pistes et retournements de situation téléphonés. Par-dessus le marché, la plupart des personnages sont parfaitement détestables et le spectateur n’a qu’une seule envie : les voir se faire occire le plus salement possible par un boogieman au look assez réussi, il faut bien l’avouer. Mais rien de tout ça, les meurtres sont très sages et les motivations de l’assassin vont s’avérer aussi vaseuses que le regard de notre gentille vedette. Y aurait encore une histoire de fesses là-dessous que ça ne m‘étonnerait pas, tiens.

Le réalisateur colombien peine à organiser son jeu de massacre, poussif et qui tourne très vite en rond. Pourtant, la maison pouvait donner lieu à une recherche d’angles de prises de vue intéressants, de mouvements d’appareil alambiqués entre autres réjouissances visuelles mais le réalisateur se contente de shooter l’ensemble classiquement, sans aucune prise de risque. Alternant les points de vue des différents personnages, il parsème son film d’indices afin de dévoiler peu à peu l’identité d’un assassin bien chiche en meurtre. S’il a un joli masque, son efficacité est, elle, à revoir.

Que reste-t-il d’Afterparty ? Pas grand-chose au final : une bonne idée, un décor principal intéressant, un tueur au look réussi. Le film ne décolle jamais en raison de son scénario hyper-balisé, de sa mise en scène sans aucune ampleur et de ses comédiens qui tentent de surnager en vain. Les fans de slashers y trouveront l’un ou l’autre meurtre tout juste satisfaisant. Afterparty a tout du dtv bas de gamme qui ne laisse aucun souvenir au spectateur. Vite consommé, vite vu, vite oublié.


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