Critique de film

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A werewolf in Amazonia

"Um Lobisomem na Amazônia"
affiche du film

Natasha, une jeune femme de 20 ans qui, avec quatre amis, décide d'aller dans la Forêt amazonienne pour participer dans une cérémonie dans un des villages locaux. Pour les guider, ils louent Beto un guide expérimenté de Careca. Cependant, ce n'est pas lui qu'ils obtiennent, mais Jean-Pierre, un homme étrange qui se dit l'ami de Beto...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de A Werewolf in Amazonia - Elles ont vu le loup...
Par : Damien Taymans
Tags : Loups-garous, Savant fou

Cinq amis, Bruno, Natasha, Carol, Raul et Samantha, effectuent une expédition au cœur de la forêt amazonienne et consomment durant leur trip un autre engin de trip, un thé aux vertus hallucinogènes. Bien vite, ils voient leur équipée se réduire considérablement sous les coups de griffes et de crocs d’un mystérieux loup-garou qui hante les lieux. Une fin qui vaut peut-être mieux que d’être enfermé dans les geôles du sanguinaire docteur Moreau qui s’est réfugié dans l’Enfer vert pour mener à l’abri des regards des expérimentations que n’aurait pas renié un certain Mengele. Enfin, ça pourrait être pire, il pourrait aussi y avoir dans cette épaisse brousse une poignée d’Amazones féroces armées de lances pour détruire les touristes qui s’y aventurent. Ah ben elles sont là aussi me dit-on en régie...

Bienvenue pour ce troisième périple dans le cerveau dérangé du professeur foldingue brésilien, à savoir Ivan Cardoso, fils spirituel (et sans doute spiritueux) du grand maître de l’horreur brésilienne José Mojica Marins, sur lequel il a d’ailleurs réalisé en son temps un court documentaire. Depuis, le pape bis du bis brésilien a fait du chemin et a gagné des galons dans son pays en devenant le plus grand faiseur de pellicules pour "terrir" (terrifier et, dans le même temps, dérider les zygomatiques). Après une plongée au cœur de l’Egypte pour en ramener une momie improbable (The Secret of the Mummy) et un show délirant composé de sept vampires femelles pour sauver une boîte de nuit au bord de la banqueroute (The Seven Vampires), Cardoso s’intéresse de plus près au mythe du loup-garou et en invite un mythique à sa rave party en engageant l’Espagnol Paul Naschy pour incarner le rôle du docteur Moreau. Le célèbre scientifique en côtoie un autre, un zoologue dont les traits et mimiques rappellent Leslie Nielsen, chargé d’enquêter sur les récentes morts, et succède à une pléiade d’autres, Cardoso ayant fait de la figure du scientifique un élément indissociable de l’horreur pour de rire.

La présente œuvre est incontestablement la plus mûre et la moins folle de son auteur, même si l’on retrouve une nouvelle galerie bordélique de créatures fantastiques ou non et un sens de la dérision particulièrement affûté. La mise en place très "survival ricain" marque rapidement le pas et la patte du Brésilien reprend le dessus à mesure que les protagonistes s’enfoncent dans la luxuriante forêt amazonienne, les "poumons de la terre". Fidèle à sa réputation, Cardoso préfère montrer en surface lesdits poumons et dénuder quelques donzelles pour assurer le quota de nibards sans oublier d’investir dans le "poil", très cher aux Lusitaniennes, en permettant à son lycanthrope de s’offrir quelques apparitions un brin ringardes. Mais qu’importe puisque l’honneur est à la gaudriole voire au slapstick et que l’objectif principal reste de provoquer l’hilarité du spectateur qui se demande de plus en plus s’il n’a pas lui-même consommé de cette substance hallucinatoire. Surtout devant ces lignes de dialogue inouïes échangées entre le zoologue Corman (!) et l’inspecteur qui l’accompagne ("Regardez le nombre de cadavres. Notre psycho-killer doit être un as au bowling vu le strike !"), devant ces saillies du docteur Moreau (3mengele était un génie mais je l’ai surpassé !") ou encore cette saynète d’opéra improvisée en plein cœur de la forêt.

A Werewolf in Amazonia se pose comme une parfaite synthèse du cinéma de son géniteur : un amour indéfectible pour le genre, son bestiaire (le loup-garou, les Amazones, le savant-fou) et ses canons (une nouvelle référence à Psychose dès l’entrée du film) et une grosse louchée de surréalisme et de nudité aptes à séduire le plus féru amateur de cinéma bis fendard. Un domaine dans lequel Cardoso est devenu un précieux artisan.


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