Critique de film

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A des millions de kilomètres de la Terre

"20 Million Miles to Earth"
affiche du film

Après un voyage sur Vénus, une fusée américaine, pilotée par le capitaine Calder et le docteur Sherman, tombe près d'un village en Sicile. Sharman meurt et Marisa, petite-fille du docteur Leonardo, sauve Calder. Un garçon trouve un coffre et le confie à Leonardo. Celui-ci y découvre une masse gélatineuse qui se transforme en monstre...

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Trailer - A des millions de kilomètres de la Terre (1957)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de A des millions de kilomètres de la Terre - Si loin ?
Par : Damien Taymans

Au lendemain de la sortie du Monstre des temps perdus, le spécialiste des effets spéciaux Ray Harryhausen potasse sur un script au concept pas très éloigné. L’exploration intersidérale remplaçant pour le coup la décongélation d’une créature préhistorique, The Giant Ymir, titre originel du manuscrit, conte l’arrivée sur Terre d’une créature vénusienne. Suite au succès des Soucoupes volantes attaquent, le tandem formé par le producteur Charles H. Schneer et l’animateur Ray Harryhausen souhaite élargir sa palette science-fictionnelle en donnant vie à une nouvelle rencontre entre entités terrestres et extraterrestre. A l’origine prévu en couleurs, le métrage voit finalement le jour dans un noir et blanc aux contrastes subtils, sous l’œil averti de Nathan Juran, cinéaste aguerri en matière de monstres improbables pour avoir signé The Deadly mantis, dont les grandes lignes du script rappellent de manière assez équivoque Le monstre des temps perdus (une bête préhistorique congelée qui, après dégel, fonce vers le Sud et s’attaque à l’armée américaine).

Envoyé sur la planète Venus, un équipage d’astronautes se voit décimé à peine le pied posé sur la planète en raison de la toxicité de l’atmosphère vénusienne. Seuls deux hommes parviennent à s’en sortir, ramenant dans leurs bagages un spécimen du cru afin de le soumettre à des analyses et de tirer des leçons de son adaptation à l’air terrestre. Seulement, ladite créature, après avoir atterri dans les mains d’un zoologue, parvient à s’enfuir et sème bientôt le désordre dans les rues italiennes. Scientifiques et militaires s’activent pour enrayer sa progression…

A des millions de kilomètres de la Terre a beau porter dans son intitulé le fantasme d’une épopée sise à une distance inimaginable, son histoire ne parvient nullement à s’affranchir de l’habituel canevas des Monster movie. Le monstre, personnage central de ce récit qui réduit les humains à de bavardes silhouettes, constitue la charpente de l’œuvre, qui fonce inexorablement vers l’invasion du monde civilisé, séquence incontournable des productions SF de l’époque, comme l’illustrent les déambulations dans Las Vegas du Fantastique Homme colosse, les singeries tentaculaires sur le Golden Gate du Monstre qui vient de la mer ou encore l’invasion urbaine, à grands coups de canines et de griffes, du Monstre des temps perdus. Le programme de destruction massive trouve ici comme point d’orgue l’attaque du Colisée, sorte de renvoi, sauce vieille Europe en ruine, à la monumentale escalade de l’Empire State Building réalisée par King Kong quelque vingt ans plus tôt. Depuis, les Giant Monsters n’ont cessé d’être façonnés sur le modèle de Kong. Elevé au biberon de Willis O’Brien (principal artisan de la réussite plastique du gorille géant), Ray Harryhausen confère à son monstre des expressions faciales anthropomorphiques, le dote d’une gestuelle précise, qui s’orchestre à la perfection avec son anatomie en pleine croissance. Une véritable prouesse de la part du génie du stop-motion qui adapte l’expressivité faciale et gestuelle de la créature selon son évolution morphologique et les rapports qu’il entretient avec ses hôtes, qui n’ont de cesse de provoquer sa furie dévastatrice que rien (pas même la puissante trompe d’un éléphant) ne parvient à maîtriser.

Les stupéfiantes animations d’Harryhausen, parfaitement investies dans des séquences très spectaculaires (la lutte entre le Venusien et l’éléphant rappelant celle de Kong et du tyrannosaure, la destruction du pont Saint Angelo), ne trouvent que peu de répondant du côté du scénario, qui se perd dans d’interminables discussions entre des personnages réduits au rôle de faire-valoir.

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