Critique de film

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A.I. Intelligence Artificielle

"A.I. Artificial Intelligence"
affiche du film
  • Année de production : 2001
  • Réalisateurs : Steven Spielberg
  • Scénaristes : Ian Watson, Steven Spielberg
  • Acteurs : Brendan Gleeson, Haley Joel Osment, Jude Law, Frances O’Connor, William Hurt
  • Musique : John Williams
  • Genre : Science-Fiction
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 145 minutes
  • Budget : 90 millions de $
  • Bande annonce
  • Programmation Cinebel
  • Récompenses : -5 récompenses aux Saturn Awards (Meilleur Film de Science-Fiction, Meilleur Musique, Meilleur Jeune Acteur, Meilleurs Effets Speciaux et Meilleur Scenario) en 2002. - 1 BMI Film & Music Award pour John Williams en 2002. - Readers' Choice Award (Mainichi Film Concours) du Meilleur film étranger en 2002. - Future Film Festival Digital Award (Venice Film Festival) pour Steven Spielberg en 2002. - 2 World Soundtrack Awards (Public Choice Award, Compositeur de l'année) pour John Williams en 2001. - Young Artist Awards pour Jake Thomas en 2002.

Dans un XXIe siècle, où la fonte des glaces a submergé la majorité des terres habitables et provoqué famines et exodes, les robots sont devenus une composante essentielle de la vie quotidienne et assurent désormais la plupart des tâches domestiques. Pourtant, le professeur Hobby veut aller encore plus loin en créant le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un vaste répertoire d'émotions et de souvenirs. Peu après cette annonce, David, un robot de onze ans, fait son entrée chez Henry et Monica Swinton, un couple dont le jeune fils a été cryogénisé en attendant la découverte d'un remède pour guérir sa grave maladie. Bientôt abandonné par sa mère adoptive, David entame un périlleux voyage à la recherche de son identité et de sa part secrète d'humanité.

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Trailer - AI, intelligence artificielle (2001)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’A.I. Intelligence Artificielle - Spielby n’est pas Kubrick, mais...
Par : Romain Mollet
Tags : Robots

Projet d’abord initié par le grand Stanley Kubrick, qui l’a finalement refilé à Spielberg avant sa mort, A.I. fait partie des films les plus "spéciaux" de ce dernier. En effet, avec cette adaptation d’une nouvelle de Brian Aldiss, Spielberg marque une étape importante dans son cinéma, dans tous les sens du terme.

Car en effet, avec cette histoire d’enfant-Mecha parfait créé dans un monde en perte d’identité et de repères depuis les ravages (inéluctables) du réchauffement de la planète, le tout en étant une réécriture percutante du mythe de Pinocchio, Spielberg trouve là un excellent moyen de se perfectionner dans un art. Ainsi, il retourne à l’écriture, une chose qu’il n’avait pas faite depuis Les Goonies de Richard Donner, qu’il produisait également. Et il faut dire que son scénario se révèle être surprenant. Certes, il reprend surtout ce que Kubrick a écrit de son côté, et l’édulcore même parfois (voir le truculent personnage de Gigolo Joe, incarné par l’épatant Jude Law) mais force est d’avouer que le contenu reste terriblement dur, à la fois émouvant et éprouvant, mais toujours passionnant.

La relation émotionelle entre une mère aimante mais torturée et cet enfant si réel, mais si différent, passe à une variante du Petit Poucet, où cet enfant devra passer entre les griffes des humains, les méchants ogres qui ne veulent plus de cette folle dictature qu’est l’intelligence artificielle... Car A.I. c’est ça, c’est de la folie clairement démontrée dans cette morale sur un futur qui, comme je le citais dans ma critique de Minority Report, s’annonce sombre et sans avenir. Et la toute fin du film le prouve, Spielby l’annonçant à sa manière et de façon strictement imprévue, la trace de l’Homme dans le Monde ne sera pas - et ne sera jamais - indélébile. Mais avant tout ça, l’intrigue se développe de long en large, et si l’ensemble semble parfois confus, complexe, et même surfait (malheureusement), Spielby profite avant tout de cette métaphore pour affiner son style.

Et la, c’est éloquent. Chaque scène regorge d’une inventivité visuellement incroyable , et d’une forte intensité, Steven jouant avec la véritable performance de Haley Joel Osment (on veut des nouvelles !) pour entourer son personnage d’un univers sombre et impressionnant. Univers assuré par des effets visuels omniprésents et excellents (rarement le futur n’aura paru si... euh... futuriste), mais aussi par le très bon travail du regretté Stan Winston, récemment disparu, sur le style des robots-humains, plus ou moins inédits au cinéma. De plus, le métrage a la chance de pouvoir compter sur une interprétation formidable, contribuant généreusement à la magnificence de l’oeuvre.

Bref, toutes ces éloges venant de ma part confirment que ce film est une pure réussite, du moins l’une des plus belles expériences de ce début de millénaire. Mais la question est en droit de se poser... Kubrick aurait-il fait mieux ?

Commentaires sur le film

sexy

0 etoiles

7 août 2010 à 20:08
Excellente fable !

4 etoiles

Une excellente fable science-fictionnelle...

25 décembre 2012 à 18:12 | Par killer58

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