Critique de film

pub

9-9-81

"9-9-81"
affiche du film

Anthologie de neuf métrages horrifiques ayant un point commun : une jeune mariée, après s'être suicidée, revient sous forme de fantôme pour se venger...

pub


Trailer - 9-9-81 (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de 9-9-81 - La corde au cou
Par : Damien Taymans

Les Thaïlandais avaient prouvé avec Shutter qu’ils pouvaient trousser des films de flippe capables d’en remontrer à leurs voisins japonais et coréens. Conscients du potentiel que comporte l’industrie nationale en la matière, ils récidivent avec deux anthologies horrifiques réunissant chacune quatre segments et sobrement intitulés 4bia (homophone approximatif de Phobia) et 4bia 2. Dans la foulée, une nouvelle péloche omnibus explorant les tréfonds de la peur émanant du paysage thaï revoit la formule à la baisse en proposant trois sketches qui ne sont en réalité connectés que par un concept temporel : à 3 heures du mat’, alors que la majorité des bonnes gens pieutent, les forces des ténèbres se libèrent de leurs chaines et menacent les pauvres âmes qui ont préféré veiller tard pour ne pas manquer l’enregistrement de Chasse et Pêche (le bien-nommé 3 a.m. 3D). La même année, une autre troupe, composée de douze réalisateurs, s’amuse à disséquer sous tous ses atours le cadavre d’une jeune mariée qui, après s’être donné la mort, a provoqué une malédiction touchant chacun de ses proches.

En neuf courts-métrages, 9-9-81 explore les répercussions dudit drame sur les existences des parents de la mariée, du mari, de la meilleure amie de la mariée, du nouvel occupant de son appartement, du flic chargé d’enquêter ou encore de la bonne qui œuvre dans l’immeuble. Si les styles varient de film en film (quelques morceaux plus sombres et glauques, d’autres plus ironiques), la structure reste immuable et les personnages principaux abattent progressivement leurs cartes pour un dévoilement intégral qui ne survient qu’une fois les pièces emboîtées les unes aux autres. A ce jeu, l’anthologie réussit son coup. Ainsi les deux premiers segments n’abordent qu’à distance le nœud de l’intrigue et ne semblent même pas entretenir de relations l’un avec l’autre. Ce n’est que le troisième, central dans la construction du récit, qui révèle l’intérêt de l’objet et le soin apporté au design de l’ensemble pour que les morceaux s’enchevêtrent sans laisser de jointure apparente.

Les Thaïlandais, en conservant une seule trame narrative et en multipliant les points de vue, sont parvenus à transformer cette petite production à l’histoire simpliste en une honorable création, remplie de bonnes intentions qui se traduisent tant bien que mal à l’écran. 9-9-81 plonge cependant dans l’écueil de la majorité des films à sketches : les variations de ton et de qualité tant au niveau de la mise en scène que de l’écriture (certains segments sont fainéants et n’apportent rien au récit global) finissent de faire de ce florilège un exercice amusant mais pas transcendant.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 41480 photo 41479 photo 41478
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage