Critique de film

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47 Ronin

"47 Ronin"
affiche du film

Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l'honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l'aide de Kai - un demi sang qu'ils avaient jadis renié - lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d'effroyables dangers. Cet exil sera l'occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d'insoumis l'énergie de marquer à jamais l’éternité.

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Trailer - 47 Ronin (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de 47 Ronin - La dernière chevalerie
Par : Fred Pizzoferrato

Nouvelle adaptation d’un fait historique devenu légendaire dans l’histoire du Japon féodal (et déjà porté à l’écran à plusieurs reprises), 47 Ronin débarque précédé de critiques pour la plupart négatives et, surtout, d’une réputation de naufrage commercial, le film accusant une perte sèche colossale consécutive à un budget pharaonique de près de 200 millions de dollars.

Pourtant, cette première réalisation de Carl Rinsch n’en demeure pas moins très honorable et, quelque part, attachante. Quoique peu boiteux et largement imparfait, 47 Ronin assure en effet un spectacle visuellement enchanteur ponctué de quelques scènes fort réussies qui en rehaussent l’intérêt avant une conclusion étonnante.

Kai, sang-mêlé (mi-Japonais, mi Britannique) vit dans le village d’Ako sous la protection de son « père adoptif », Lord Asano Naganori dont il tombe amoureux de la fille, Mika. Cependant, sa nature de sang-mêlé provoque son rejet par les autres samouraïs tandis que la belle Mika est convoitée par un seigneur rival, Kira. Ce dernier organise un combat afin de rabaisser Asano Naganori et empoisonne son meilleur guerrier afin de l’empêcher de participer à la joute. Kai tente de déjouer les plans de Kira mais est, au final, humilié par le samouraï du seigneur de guerre. Plus tard, Asano Naganori est trompé par un sortilège lancé par une femme-renarde : il pense défendre sa fille contre les assauts de Kira et l’attaque durant son sommeil. Pour racheter cette offense, le Shogun le condamne à mort et ses combattants sont relégués au rang détesté de « ronin ».

Déséquilibré par les aléas de la production et la nécessité de placer au premier rang un Keanu Reeves peu à l’aise dans cette histoire, 47 Ronin assume ses diverses influences, lesquelles vont du cinéma nippon au blockbuster hollywoodien, soit, pour opérer une simplification extrême, des 7 Samouraïs au Seigneur des Anneaux en passant par Le dernier samouraï, sans oublier quelques instants de grâce proche du Wu Xia Pian. Le rythme en pâtit forcément, alternant moments d’action efficaces mais finalement peu nombreux et instants contemplatifs dont la solennité, parfois pesante, tranche sur le tout-venant du blockbuster pressé de multiplier les morceaux de bravoure. D’où, probablement, l’échec commercial de l’entreprise, peu aidé il est vrai par un Keanu Reeves monolithique en dépit de ses postures iconiques façon Gladiator ou chevalier Jedi. Malheureusement, le comédien peine à communiquer la moindre noblesse et émotion à son personnage et ne réussit jamais à traduire son mal-être. Trop âgé pour le rôle, Reeves, taiseux, échoue à partager le poids de ses origines mixtes, l’impossibilité de la romance amorcée, la délicate condition de paria dans ce monde féodal aux castes immuables et les raisons de sa dévotion aveugle à son Seigneur et, par extension, au code d’honneur du bushido.

Heureusement, l’intrigue, relativement convenue, ménage des plages splendides dont le visuel chatoyant suffit à émerveiller le spectateur. De son côté, l’inclusion progressive d’éléments de « fantasy » fonctionne étonnamment bien à condition, bien sûr, d’accepter cette relecture fantaisiste d’un haut fait historique authentique. Si certains effets spéciaux paraissent un brin bâclés (notamment durant la première scène de chasse qui renvoie avec insistance à Princesse Mononoké, les transformations de la sorcière, proches d’Histoires de fantômes chinois, s’avèrent nettement plus réussies.
Le final, pour sa part, réussit enfin à générer l’émotion et se montre convaincant voire même couillu dans le cadre d’une superproduction de cette ampleur, le cinéaste osant se placer résolument à contre courant du happy end conventionnel en faisant triompher les valeurs japonaises et la force des traditions.

Largement perfectible mais non dénué d’ampleur et d’une réelle majesté, servi par des images splendides et une reconstitution fastueuse (les costumes et décors sont grandioses), 47 Ronin ne méritait pas son échec et reste une belle aventure. A l’image de John Carter éreinté lors de sa sortie en salles et quelque peu réhabilité par la suite, souhaitons qu’il puisse finalement trouver son public.


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