Critique de film

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300 : La naissance d'un Empire

"300: Rise of an Empire"
affiche du film

En l'an 490 avant J.C., les troupes athéniennes doivent contrer les attaques de l'empire Perse. Une grande bataille se prépare. Non loin d'Athènes, à 42 km au nord, Marathon est l'un des derniers remparts protégeant la grande Athènes. Les Perses sont nombreux, beaucoup plus nombreux que les Athéniens, qui vont devoir faire appel aux Spartiates pour les aider.

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Trailer - 300 : La naissance d’un Empire (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de 300 : La Naissance d’un empire - Touché coulé
Par : Nicolas Zinque

Après Léonidas et ses valeureux spartiates en slip, c’est autour de Thémistocle et de ses non moins valeureux 10 000 Grecs, tout aussi dénudés, de repousser l’armée de Xerxès. Si Zack Snyder laisse le fauteuil de réalisateur à l’Israélien Noam Murro, il reste néanmoins garant du respect de l’esprit « 300 », grâce à son poste de producteur. Ni préquelle ni séquelle, mais récit parallèle, 300 : La Naissance d’un Empire entend bien conserver la recette qui a fait le succès de son prédécesseur. L’ingrédient de base : un héros superbe, prêt à mourir pour sa patrie. Après Léonidas, voici Thémistocle. Pour l’épauler, des alliés. Notamment un père et son fils. Après Artémis et son fils Astinos, voici Scyllias et son fils Callisto. La différence ? Ceux de 300 : La Naissance d’un Empire sont beaucoup moins charismatiques. Sans démériter, Sullivan Stapleton ne parvient jamais à susciter l’admiration avec ses coups d’éclat. Le problème ne vient peut-être pas de l’acteur lui-même, mais plutôt du contexte dans lequel il évolue : certes, commander 10 000 paysans et bouchers grecs face au triple d’adversaires est impressionnant, mais pas autant que 300 Spartiates tenant tête à des dizaines de milliers de soldats perses. L’éventuel sacrifice en perd de sa splendeur, et l’admiration propre à une situation désespérée se sent beaucoup moins dans cette suite.

Et ce, malgré que les auteurs aient bien compris que la valeur d’un héros se mesure à la puissance de son adversaire. Face aux muscles bandés de Thémistocle se dresse l’implacable froideur d’Artémise, qui n’a, point de vue atouts anatomiques, rien à envier à son opposant. Belle, mais farouche et cruelle : Eva Green incarne le plus terrible général de Xerxès. Le combat, stratégique et physique, débouche sur une relation amour-haine intense avec Thémistocle, superbement condensée dans une sorte d’étreinte amoureuse, lors d’un face-à-face intime. Dynamique et bien foutue, cette scène incarne le bon côté de La Naissance d’un Empire, celui que l’on aurait aimé voir tout au long du film. A l’inverse, l’affrontement final entre les deux généraux est représentatif de ses défauts : un duel décevant, qui s’achève sans qu’on n’ait eu l’impression qu’il ait débuté. Un climax qui accouche d’un combat faiblard, bien trop plat pour nous faire vibrer.

Malgré ses très bonnes intentions, 300 : La Naissance d’un Empire, ne parvient jamais à vraiment décoller. Toutes ses idées s’abîment comme les navires de guerre perses. Celle, par exemple, d’imbriquer ce récit avec celui de 300. En fin de compte, on assiste à un ballet d’aller-retour de Thémistocle : il va discuter chez les Grecs, puis les Spartiates, il s’en va en guerre, il revient discuter,… Agaçant.

Bien entendu, le scénario, tout le monde s’en moque. Le spectateur est là pour admirer de superbes tableaux, une esthétique pareille à nulle autre. Et là, il est servi. Les tempêtes et batailles navales feront trembler ceux qui n’ont pas le pied marin ! La Naissance d’un Empire affiche une palette plus sombre encore que son prédécesseur, et manque d’ailleurs un peu de variété chromatique. De par son exagération volontaire, le récit fait penser à celui qu’un grand-père raconterait à son petit-fils, au coin du feu. Une histoire enjolivée, dans laquelle l’ennemi apparait comme plus effrayant, et la situation plus désespérée qu’elle ne l’était vraiment.

300 : La Naissance d’un Empire affiche un taux de mort à la minute proprement impressionnant. Démembrements et éventrations paraissent aussi naturels que la respiration. Oui, Noam Murro élève les affrontements sanglants au rang d’œuvre d’art. Mais à offrir la mort trop facilement, Zack Snyder use probablement trop vite son concept, tandis que Noam Murro, en voulant impressionner dès les premières minutes, nous sert trop facilement la boucherie attendue. Funeste conséquence, les exploits de Thémistocle tendent à tomber dans l’ordinaire, et finissent par ne même plus faire sourciller un spectateur déjà blasé. Les batailles navales, cœur de cette suite, pèchent par leur mollesse et ne parviennent pas à éviter la lassitude qui s’installe peu à peu.

300 : La Naissance d’un Empire n’est pas mauvais en soi, et il serait injuste de ne pas souligner les quelques nouveautés que Noam Murro a voulu apporter. Mais on sent bien que sa marge de manœuvre est limitée, qu’il ne peut trop s’éloigner des balises posées par Zack Snyder. Dès lors, ses idées se dégonflent vite, comme les muscles des acteurs après le tournage.


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