Critique de film

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2012 - Terre brûlée

"Scorched"
affiche du film

En 2012, la température a augmenté de 2°C. En proie à des incendies, la ville de Sydney n'a presque plus d'eau potable. Les habitants quittent la ville persuadés d'y être condamnés.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de 2012 : Terre brûlée - Aussies braisés
Par : Damien Taymans

2012. Pas une goutte de pluie n’est tombée sur l’Australie depuis 247 jours. Devenue une terre aride, l’île fait de surcroît face à une historique carence en eau, les citoyens ne bénéficiant que d’une faible pression afin de ne pas gaspiller inutilement cette réserve si précieuse. Alors que de violents incendies ravagent l’Australie, la population cède à la panique et les autorités improvisent dans le désordre pour engorger le cataclysme…

Malgré ce que pourrait laisser croire son intitulé, 2012 : Terre brûlée n’aborde pas plus l’apocalypse prévue par le calendrier maya que les épisodes de Maya l’abeille ne touchent à l’histoire de la civilisation inca. Réalisé en 2008, le téléfilm de l’australien Tony Tilse n’entretient donc aucune filiation le film-catastrophe de Roland Emmerich ni avec son mockbuster attitré 2012 Doomsday mais envisage plutôt les dérives pressenties par Al Gore et son magnifique Powerpoint. Emanant du milieu télévisuel autochtone pour lequel il a mis en scène plusieurs épisodes de séries (notamment Underbelly et Farscape) ainsi qu’une pléiade de téléfilms, Tilse utilise le medium avec habileté, polarisant son histoire autour de plusieurs personnages aux fonctions bien définies qui finissent par se croiser au fil de l’œuvre. Le premier ministre corrompue, le superviseur des services incendie, sa femme et ses enfants, un médecin urgentiste et sa famille, une journaliste qui s’époumone à mettre sur pied un docu-choc sur le thème et son fidèle cadreur, autant de prismes qui renvoient une vision personnelle de l’événement en usant et abusant de la surenchère émotive qui désamorce les enjeux dramatiques du récit. Une mère s’affole et emporte ses moutards pour foncer dans la première automobile venue alors que les flammes sont encore à des kilomètres de sa maison, une fillette partie seule chercher la grand-mère de sa belle-doche (faut suivre !) fond en larmes tandis qu’elle est confortablement à l’abri dans sa voiture.

Estimables créateurs de suspense, Tilse et son scénariste Tim Pye surexploitent le moindre détail pour en faire une potentielle source de danger : des bouteilles de gaz sifflent à l’arrière d’un camion, un chien qui s’enfuit, un robinet qui fuit, tout est sujet à renforcer une atmosphère pas si anxiogène que ça qui souffre du recul que le budget impose. Les torrents de flammes, filmés à des kilomètres de distance et filtrés par le truchement de journaux audiovisuels, donnent moins de bouffées de chaleur que la sueur poisseuse qui dégouline sur le visage des comédiens sur l’ensemble de l’œuvre. Les enjeux politico-économiques passionnent moins que le sort de la téméraire équipée de reporters qui virevolte de gauche à droite et brave tous les dangers (minimes, il est vrai) pour signer le reportage du siècle. Située à une distance raisonnable du foyer, Sydney transpire mais ne s’enflamme pas, anéantissant tous les efforts déployés pour instaurer un semblant de tension.

2012 : Terre brûlée ne surclasse aucun des téléfilms-catastrophes que programme hebdomadairement (le samedi après-midi) la première chaîne française. Sans véritable enjeu, le métrage entretient juste la suspicion durant les trente premières minutes (la scène d’intro est intelligente) avant de faire son coming out, assumant enfin son statut d’ineptie bissarde. Tilse, maître de l’illusion, parvient à torcher un nouveau produit d’un sous-genre très en vogue, celui du film-catastrophe sécuritaire, le seul à pouvoir vous emmener dans un profond sommeil alors que des tas de figurants font semblant de crever sous vos yeux.

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