Critique de film

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13 jeux de mort

"13 game sayawng"
affiche du film

Pusit reçoit un appel d'une radio lui demandant de réaliser 13 épreuves avec, à la clé, une belle récompense...

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Trailer - 13 jeux de mort (2006)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de 13 beloved - Le numéro demandé n’est pas attribué...
Par : Seb Lecocq
Tags : Asiatique

La Thaîlande est la nouvelle place forte des amateurs de cinéma original et novateur. Porté par une génération de très jeunes réalisateurs issus de la publicité et parrainé par Nonzee Nimibutr, le cinéma thai est en pleine croissance et ne recule devant aucune audace. Baigné d’influences asiatiques et occidentales, ses réalisateurs sont là pour en découdre et prouver à tous que leur pays est la nouvelle « place to be ». Sakveerakul était d’ailleurs âgé de 25 ans lorsqu’il a réalisé ce 13 Beloved.

Chose étonnante quand on voit la maîtrise formelle et thématique dont il fait preuve sur ce qui n’est toujours que son deuxième film. Très américain dans sa forme mais ancré des deux pieds dans la culture et la société thaï. Il est très difficile de résumer le film sans en déflorer l’intrigue et donc en atténuer le choc lors de la vision. Toutefois je dirais qu’on peut grosso modo le comparer à un croisement entre The Game, Chute Libre et Saw…alléchant non ? Mais je vous rassure c’est aussi plein d’autres choses et bien plus encore. Contrairement à d’autres films durant lesquels on a tout compris une fois les cinq premières minutes passées, Sakveerakul choisit de brouiller les pistes avec une entame de film assez étrange. A aucun moment durant le premier quart d’heure on ne sait vraiment dans quoi on vient de mettre la main, puis bien vite, à l’image de Puchit, on comprend qu’on vient d’être happé dans un engrenage inarrêtable.

13 Beloved peut être considéré comme ce qu’on appelle vulgairement « un film malin ». Expression popularisée par des films comme Cube ou Saw. A savoir une intrigue minime reposant avant tout sur un concept imparable et force est de reconnaître qu’il en fait partie mais pas que. Sa trame de départ, très simple, est suffisamment forte pour porter a elle seule tout le film mais Sakveerakul va plus loin et se sert de ce concept de base pour approfondir son film et y greffer une sévère critique sociale de son pays. Mais pas de panique, on est pas chez Ken Loach ou les Frères Dardenne pour autant, le réalisateur n’a pas oublié d’inscrire son film dans le genre en y incluant aussi une bonne dose d’horreur graphique du meilleur effet et de l’humour très très noir typiquement thai. Le personnage de Puchit est formidablement interprété par Noi Sukosol qui porte le film sur ses épaules, aussi à l’aise dans les scènes dramatiques que dans l’action, il est phénoménal et prouve que ce pays est aussi un vivier d’incroyables comédiens.

Vous l’aurez compris 13 Beloved fait le même effet sur le spectateur qu’un raid de Steven Gerrard sur la défense adverse : il l’explose, la transperce et conclut le tout par un dernière frappe victorieuse laissant tout le monde k.o et en admiration. Car à la différence d’autres « films malins », celui-ci n’oublie jamais son but en cours de route et ne vient pas tout gâcher par un twist foireux. Non, Sakveerakul garde même le meilleur pour la fin et vient clouer le spectateur déjà lessivé par une fin tortueuse et noirissime. Effet coup de boule garanti (là, c’est plus Gerrard, c’est Zidane carrément - ndlr).

Le film peut être appréhendé sous différents niveaux de lecture, thriller au suspense haletant, comédie noire, allégorie sur les ravages du capitalisme, le jeune réalisateur parvient à mêler tout ça le plus harmonieusement du monde et se permet même le luxe d’empiler les séquences choc dont certaines vont retourner quelques estomacs. Enfin je ne peux terminer sans vous dire, qu’une suite est déjà en chantier et que les droits du remake sont entre les mains des frères Weinstein toujours prêts pour un sabotage en règle.


Critique de 13 : jeux de morts - Le jeu de la mort
Par : Damien Taymans

Puchit a la guigne, c’est indubitable. Renvoyé de son boulot, englué par des dettes qu’il ne peut plus honorer, noyé sous les demandes croissantes d’une mère incapable de gérer sa vie financière, il peine à se relever et espère secrètement voir toute cette poisse d’estomper progressivement. Alors que, sans le sou, il vient de faire une nouvelle promesse de financement à sa mère, Puchit reçoit un appel sur son portable. Au bout du fil, un mystérieux inconnu lui annonce qu’il a été choisi comme candidat d’un nouveau jeu. Le principe est limpide comme de l’eau Evian : il faut réussir treize épreuves et, en bout de parcours, empocher les 100 millions de bahts à la clé. Seules restrictions : Puchit ne peut abandonner en cours de parcours ni parler du jeu à qui que ce soit sous peine de perdre les sommes accumulées jusque-là...

Relancé par le Nang Nak de Nonzee Nimibutr, le cinéma de genre thaïlandais s’illustre parfaitement sur la scène internationale et, bien loin de subir le formatage qui gagne le septième art coréen et japonais, persévère dans sa quête de frissons, toujours enchristés dans une réalité extrêmement crédible (Shutter) ou déversés dans un quotidien trituré à l’excès (Sars wars). Pour son deuxième long métrage dans le genre (après le maîtrisé ghost flick Pisaj en 2004), le jeune cinéaste thaï Chukiat Sakveerakul s’immisce dans les terres du thriller horrifique, relancé côté hollywoodien par le Saw de James Wan et le Se7en de Fincher. En fait, le métrage épouse plus volontiers les idées d’une autre œuvre, tout aussi aboutie, de David Fincher, à savoir The Game, dans lequel Michael Douglas se trouvait bien malgré lui versé dans un jeu grandeur nature commandé par son frère pour son anniversaire. Le jeu comme thématique centrale et une tension palpable comme seuls points de comparaison entre les deux films puisque, à l’inverse du nanti Nicholas Van Orton de The Game, le Puchit de 13 beloved est un paumé, victime de la dégradation sociale régie par un capitalisme omnipotent qui a contribué à la rupture des liens sociaux au profit d’une mondialisation paradoxalement exclusive. Plus proche du Michael Douglas de Chute libre, le héros sombre dans une tornade de violence, à peine légitimée par l’appât du gain. Le jeu en question troque toute visée ludique contre l’insatiable soif de vengeance qui semble habiter le héros malgré lui. Marqué par une enfance douloureuse (quelques flashbacks disséminés çà et là étayent cette thèse), humilié par la chute vertigineuse qu’il vient de subir, Puchit piétine ses propres principes et transgresse les barrières morales afin d’amasser un maximum d’argent et récolter ainsi la récompense de 100 millions de bahts (soit l’équivalent de 2 millions d’euros) promise par les organisateurs du jeu. Au fil de la journée et des épreuves, le héros s’extériorise, se délivre complètement et dépasse ses limites, quitte à empiler sur son chemin un nombre impressionnant de blessés et de cadavres.

Etrangement primé de la plus haute récompense lors du Festival fantastique de Bruxelles en 2008 (alors que figuraient dans la compétition Rec et Stuck, 13 : jeux de morts séduit surtout par la nature semi-originale de son script qui reprend des idées déjà tissées par d’autres oeuvres nettement plus abouties. Basé sur un comicbook d’Easakit Thairathana, le métrage use d’une intrigue minimale qui permet à l’oeuvre d’imposer une progression censément anxiogène. En lieu et place, malgré quelques idées ingénieuses, le récit éprouve toutes les difficultés à poursuivre son idée de départ et s’abîme de plus en plus en tentant d’instaurer un semblant de suspens. La gradation de la violence est réduite à peau de chagrin en raison d’épreuves tantôt angoissantes tantôt ridicules qui ne bénéficient jamais d’un traitement un tant soit peu judicieux. De hors-champs (la bagarre avec le mendiant est injustement zappée) en plein-champ (les effets ratés pour la bande de motards), le cinéaste ne parvient jamais à percevoir le bon dosage ni à ajuster son ton et délivre au final une pellicule mi-figue mi-raisin au dénouement trop lénifiant.

Malgré quelques brillantes idées, 13 : jeux de morts peine trouver le juste ton et se contente de rester à la lisière de plusieurs genres, au mépris de son atmosphère. Jamais véritablement angoissant, jamais complètement drôle, le métrage laisse un goût doux-amer, à l’image de ces blagues scabreuses ânonnées lors d’un gala mondain.

Commentaires sur le film

bof

2 etoiles

Pas mauvais mais juste décevant

29 avril 2009 à 15:04 | Par hellrick
EXCELLENT, INNOVANT ET SUPER EFFICACE...BRAVO

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Le film parfait ! Du suspense crescendo, de l’incompréhension, du rythme et un jeune acteur vraiment excellent. Un jeu de piste, à la fois pour le spectateur et pour l’acteur principal. Bien sur, il faut savoir apprécier la culture et l’ambiance de l’univers asiatique, mais si l’on reste ouvert d’esprit, ce film est une petite perle.
La question que l’on se pose à la fin est la suivante : Qu’aurais-je fais à sa place ?
Le cinéma comme je l’apprécie.

20 mai 2009 à 08:05 | Par bernich

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