Critique de film

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100 feet

"100 feet"
affiche du film

Libérée de prison après le meurtre (en légitime défense) de son mari, Marnie Watson est contrainte de rester chez elle, dans le cadre de sa conditionnelle. C'était sans compter le fantôme vengeur de son époux, toujours présent dans les murs...

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Trailer - 100 feet (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de 100 feet - Paranoiak
Par : Damien Taymans

Libérée de prison après le meurtre (en légitime défense) de son mari, Marnie Watson est assignée à résidence et se retrouve enfermée entre quatre murs avec l’impossibilité totale de mettre le pied dehors. Surveillée de très près par l’ex-collègue de son ex-mari, cloîtrée dans sa masure noyée dans l’ombre, Marnie se voit en outre confrontée au fantôme de son ex-époux qui ne voit pas d’un très bon œil les nombreuses provocations de sa meurtrière…

Durant les eighties, Eric Red se distingue en signant les scénarii de deux bandes savoureuses promises aux annales du genre : The hitcher d’abord, dans lequel un inquiétant auto-stoppeur mène la vie dure à un couple qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment ; Aux frontières de l’aube ensuite, étonnante variation vampirique qui propose une relecture personnelle de la mythologie des suceurs de sang. Passé à la réalisation avec les mitigés Body parts (basé sur une histoire de Boileau et Narcejac) et Pleine lune, Red était resté dans l’ombre durant une douzaine d’années avant de revenir dans le domaine du thriller surnaturel avec 100 feet.

A partir d’un script des plus mince, Red prouve une nouvelle fois qu’il reste une valeur sûre dans le domaine de l’écriture. Le resserrement des lieux (un seul bâtiment flanqué de trois étages) et la restriction du casting (quatre personnes au plus gravitent autour de la sublime X-woman Famke Janssen) sont autant d’incommodités budgétaires et, par extension, scénaristiques qui contraignent Red à serrer au plus près son héroïne et à en développer la psychologie. A fleur de peau, fragilisée par les multiples traumatismes et talures laissés par son bourreau, cette dernière subit un enfermement double : physique, en raison de l’assignation à résidence qui a été ordonnée et du bracelet électronique qui orne sa cheville et psychologique, à cause d’un passé qui ne cesse de la hanter. S’apparentant au Répulsion de Roman Polanski, 100 feet capitalise sur la psyché de son héroïne et les tourments qui l’assaillent. A ce détail près que la protagoniste ne présente aucun signe de névrose (tout comme la pellicule elle-même, ce qui était le cas pour l’œuvre précitée) mais devient une nouvelle fois la victime du tortionnaire dont elle croyait s’être définitivement débarrassé. Ce qui donne lieu à quelques sursauts salvateurs durant lesquels la délicieuse chair de Janssen est maltraitée ainsi qu’à une scène gore plutôt convaincante qui répand plus d’hémoglobine que de raison.

100 feet possède les défauts de ses qualités. Son script étriqué et son unité de lieu exploités avec une déconcertante sobriété au niveau de la mise en scène transforment ce film en une sorte de représentation théâtrale pelliculée amputée du moindre rythme. Suggérant la folie par la répétition, autant narrative que formelle, le cinéaste prend un énorme risque, celui de lasser le spectateur essoufflé par cet incessant ressac.


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