Même pas peur

MÊME PAS PEUR (4ème édition)

Journal de bord d’un « Zoreille » à La Réunion

Installation de Vincent Mengin.

Avant-festival

Se voir proposer d’être l’invité d’un événement cinéphile à La Réunion m’extirpe instantanément de la routine et du circuit habituel des festivals. Rien de plus exotique que de se rendre à la 4ème édition de Même pas peur, le Festival International du Film Fantastique de La Réunion chapeauté par la pétillante Aurélia Mengin. A peine le temps de se renseigner (non, La Réunion ne se situe pas du côté de la Martinique, mais alors vraiment pas !) qu’il est déjà l’heure de prendre l’avion à l’aéroport de Roissy-Charle-de-Gaulle. En avant pour 11 heures de vol en compagnie de Benjamin Leroy, taulier de la rubrique « Le coin du court » dans Mad Movies et programmateur de courts-métrages pour le PIFFF, Hallucinations Collectives ou Court-Métrange.

Pour Ben, le court, c’est un sacerdoce et un moyen d’expression à défendre en tant que tel, libéré de son aspect « tremplin vers le long ». Si vous en doutez, jetez un œil au site Make It Short.

Trêve de copinage ! Les heures de vol ont filé, entre whisky, insomnie, matage d’un reportage de Stéphane Bourgoin sur les tueurs en série et beauf « béret-baguette » qui nous affiche parce que l’on parle trop haut... Même si nous ne sommes plus très frais, nous débarquons à Saint-Denis sans être assommés par la chaleur et l’humidité ambiante. L’insouciance de la jeunesse, sans doute ! Aurélia Mengin et Nicolas Luquet nous accueillent chaleureusement et nous prenons la route vers le LAC (Lieu d’Art Contemporain) Vincent Mengin, où nous serons hébergés pour la nuit. Surprise : nous voici conviés à la visite de cet endroit extraordinaire, qui fourmille de créativité. Un petit coin de paradis pour de nombreux artistes - comme Hervé Di Rosa, Erró et Peter Klasen - qui y sont passés en résidence, laissant leur trace dans les superbes jardins jouxtant la propriété ou au sein de lieux d’exposition incroyables : la Chapelle, le Palais aux 7 Portes et la Case aux 1000 masques.

Des images encore plein la tête, nous nous dirigeons vers Saint-Pierre, pour dévaliser un petit marché couvert et vérifier si « La Dodo lé la ». Elle est bien là… quel soulagement ! Désaltérés, on repart du bon pied en direction de Saint-Philippe, sans oublier d’attraper une bouteille de rhum arrangé dans une épicerie du coin. C’est que les choses sérieuses vont commencer…

Petit aperçu du LAC Vincent Mengin.

Jour 1 - jeudi 13 février 2014

Sélection collèges

Benjamin Leroy et moi sommes les premiers à débattre des films face aux collégiens. Mauvaise pioche : en ce début d’après-midi, ils sont intenables et chahuteurs, cherchant plus à savoir si l’accoudoir du fauteuil dévoré par la top model dans Eat est fabriqué en réglisse qu’à discuter du sens du court... La solitude nous étreint jusqu’à cet instant de grâce où un enfant pose une question en créole à Benjamin… ce dernier la lui fait répéter trois fois, pensant que c’est un problème de micro ! Par chance, les écoliers du lendemain seront beaucoup plus participatifs (dans le bon sens du terme), leur âge plus élevé n’y étant certainement pas étranger.

Et pourtant, la sélection de courts-métrages était idéale pour esquisser une réflexion en compagnie des pré-ados. Tout en animation 3D, Solus ouvrait le bal et ancre ses personnages d’un photoréalisme bluffant dans un décor de fin du monde, développant une intéressante réflexion sur l’absence, la difficulté de faire le deuil d’un proche et la mémoire (le personnage principal pourrait souffrir de la maladie d’Alzheimer). Eat agit à un niveau plus « sensoriel », avec son mannequin dévorant des objets incongrus disséminés dans sa loge (pétales de fleur, fauteuil, cactus, produits de maquillage, débris de miroir, …). Symbolique à plus d’un titre, l’œuvre de Moritz Krämer adopte l’esthétique des spots de pub des grandes marques, pour la pervertir en dévoilant le côté obscur du culte de l’apparence, qui impose ses diktats sans se soucier des déréglements pouvant affecter l’individu (anorexie, boulimie, …).

Véritable bête de festivals, Un monde meilleur de Sacha Feiner est un récit d’anticipation installé dans une société totalitaire et fascisante, rappelant les heures les plus sombres de l’Histoire. On y décèle en filigrane la difficulté d’éprouver la liberté quand on n’a connu que la contrainte ou de s’émanciper d’un quotidien auquel on est aliéné. Loin de l’univers « rétro-fétichiste » à la Brazil d’Un monde meilleur, le film d’animation monochrome The Origin of Creatures impressionne par son monde étrange peuplé de freaks (des créatures composées d’éléments disparates de l’anatomie humaine - doigts, globe oculaire, jambes, ...), qui s’assemblent pour s’élever vers les cieux. Mystère de la création de l’univers, élévation spirituelle ou métaphore de la tour de Babel ? Chacun en fera sa propre interprétation.

Le cinéma Henri Madoré.

Malody de Phillip Barker exige encore plus du spectateur : œuvre de plasticien, formaliste - pour une fois, ce n’est pas un gros mot ! - et inclassable, elle intrigue par son univers décalé (entre Lynch, Cronenberg et le peintre Edward Hopper) et se permet une mise en abîme très conceptuelle (cf. plan sur le décor de diner que l’équipe technique fait tourner à 360°). Malody est un objet curieux, insondable et envoûtant. On ne pouvait pas en dire autant des deux derniers films de cette session, plus ouvertement dédiés aux enfants. Inspiré d’une fable, Orphyr déroule une morale binaire dans un univers champêtre des plus naïfs, tandis que l’animé Réflexion - mignon et vite oublié - parle de l’apparence physique et du reflet que l’on renvoie aux autres, capturé par les miroirs.

Soirée d’ouverture

Le soir, ce n’était pas tout de serrer la pince du sympathique maire de Saint-Philippe Olivier Rivière et d’échanger quelques civilités, avant d’y aller de son speech face au public. Les invités - Fausto Fasulo (rédacteur en chef de Mad Movies) et Juan Carlos Medina (réalisateur de l’excellent Insensibles) venaient de nous rejoindre - étaient là pour voir des courts. Les buffets et le punch n’étaient que la cerise sur le gâteau !

Eat ouvrait les hostilités, suivi par le déceptif Rose or the Mute Liars, lorgnant vers le torture porn et l’application à la lettre de la loi du talion (œil pour œil…). L’œuvre lasse par la récurrence de son dispositif (l’actrice incarnant la mère nous parle constamment face caméra) et sa réflexion simpliste, n’élevant pas le débat au-delà de son désir effrené de vengeance. Fort heureusement, Mort d’une ombre et Malody prenaient le relais. D’un classicisme raffiné, Mort d’une ombre de Tom Van Avermaet colle aux basques d’un homme qui gagne sa vie en photographiant les ombres de personnes décédées (Benjamin Leroy vous en parle dans le Cinémag N°4). Un personnage interprété tout en retenue par Matthias Schoenaerts, au service d’une œuvre sensible, imaginative et romantique (le soldat joué par Benjamin Ramon est l’amoureux romanesque par excellence).

Fist of Jesus s’est chargé de conquérir l’assistance, armé de son mélange gore, hérétique et potache. Du bon Bis décomplexé qui a laissé place à deux courts à la réception plus mitigée. Malgré de saisissantes visions baroques et le plaisir de retrouver Asia Argento, l’auteur de ces lignes n’a pu s’empêcher de trouver The Voice Thief d’Adan Jodorowsky un peu surfait et trop proche de l’univers de son père (Adan ferait mieux de couper le cordon…). Si l’on gratte un peu, force est de constater qu’il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, derrière la couche de vernis arty…

Leyenda de Pau Teixidor clôturait la séance avec son histoire cruelle de passage forcé à l’âge adulte et à l’indépendance. Dommage que l’ensemble laisse un goût amer de déjà vu, entre lieux communs du genre (voiture à l’arrêt dans un endroit isolé, supposée pureté de l’enfance) et recherche irritante de l’effet choc (cf. cette séquence où la gamine éclate frénétiquement la tronche de son assaillante). Un réel gâchis car la photographie du film est magnifique (superbe travail d’Arnau Valls Colomer) et la petite fille (Zoe Stein) est dotée d’un potentiel d’actrice confondant.

La fine équipe : Aurélia Mengin, Fausto Fasulo, Juan Carlos Medina, Alan Deprez et Benjamin Leroy.

Jour 2 - vendredi 14 février

Sélection collèges

Les mêmes courts que la veille sont projetés à de nouvelles classes de collégiens. Sauf qu’en ce vendredi, les teenagers sont plus impliqués et ont - il nous semble - été connectés aux films. Du coup, Fausto Fasulo, Benjamin Leroy et moi sommes ravis de leur soumettre nos avis et d’échanger avec eux. L’orientation sociale du festival prend tout son sens et nous sommes enchantés d’être là. C’est le genre d’initiatives qui n’est que trop rare en Métropole…

Jamais à court de courts

A 19h00, c’était reparti pour une fournée de courts. Mandragore ouvrait la marche, desservi par une copie à peine tolérable (franchement, les gars, qui a osé envoyer ça ?). Mais il en aurait fallu plus pour atténuer le pouvoir de fascination du court de Fabrice Blin. Sensuel et onirique, Mandragore est transcendé par les superbes SFX de David Scherer et la présence magnétique de la sublime Agathe de la Boulaye.

Tout le contraire d’Ecce Mulier (L’Enfer), grossier et bourré de poncifs, qui n’est guère qu’une succession de personnages grimaçants et hideux, rivalisant de dégueulasserie. On entrevoit la satire des comportements humains à la James Ensor, mais son exécution est d’une balourdise sans commune mesure… Plus réussis, Fortune Faded est un tour de force technique un peu vain et s’apparentant à une bande démo (images figées sur des personnes/situations liées de près ou de loin à un incendie), tandis que Le hérisson de verre ménage une chute inattendue et diffuse un bucolisme rohmérien plaisant (en plus publicitaire), légèrement alourdi par le jeu hasardeux de l’actrice.

L’employé du mois de Clément Cornu était la pépite du lot : un gros délire halluciné et fendard dans le milieu de l’entreprise, porté par une animation (faussement) sale à la Bill Plympton. Aaahhh, le relief de ces coups de crayon… C’était une gageure pour le duo d’œuvres réunionnaises de lui succéder.

La salle du cinéma Henri Madoré.

Le verdict ? La boucle de Didier Cheneau est intriguant par ses intentions (rapprocher l’homme de la nature végétale et de son identité créole) mais pas assez abouti, se traînant durant 19 minutes. Les paysages de Saint-Philippe auraient pu (dû ?) être mieux filmés et mis en valeur, sans parler de ces quelques plans numériques relativement dispensables. Néanmoins, on guettera avec curiosité la suite de la trilogie « courte » du cinéaste, qui sera consacrée au monde minéral puis animal. Peut-être que Cheneau montera en puissance et en efficacité - y compris technique - au gré de ses œuvres…

En clôture de cette session était diffusé Suffering de Monsieur Py. C’est un clip et c’était donc étonnant de le retrouver au programme. Il dévoile un beau boulot d’animation homemade et s’avère très prometteur pour la suite. Donnez-lui les moyens de ses ambitions, que diable !

Sélection spéciale PIFFF

Fausto Fasulo et Benjamin Leroy se sont emparés du mic pour nous parler respectivement de la genèse du festival parisien et des critères de sélection d’un court-métrage.

Premier de cette progra. à pointer le bout de son nez, Dieu reconnaîtra les Siens de Cédric Le Men est un film de zombies/home invasion en mode « low-fi », intimiste et funèbre, centré sur une famille subissant l’assaut de mystérieux agresseurs et construit sur une belle montée en tension. Le film n’apporte rien de neuf mais est joliment exécuté. Avis aux connaisseurs : ils se régaleront de la carrure imposante et du charisme de David Doukhan (alors qu’il n’a que quelques plans pour l’exprimer) ! Protocol est quant à lui aux antipodes de la minéralité de Dieu… : convaincante tentative mexicaine de S-F métaphysique, l’œuvre de Rodrigo Hernandez expose le caractère cyclique de l’existence (on naît, on vit, on meurt), via des clones à la naissance renouvelée et se dirigeant inéluctablement vers leur fin…

Le film d’école (!) Je ne suis pas Samuel Krohm s’inspire librement de Lovecraft, dont il déracine l’univers de Providence vers la France profonde (le décor rural à la Jean-Pierre Pernaut est un cadre des plus inattendus). Bourré d’humour, le film nous a réjoui par sa maîtrise, son sens du décalage et le talent de son acteur principal Nicolas Gruber (un nom à suivre ?). Unicorn Blood s’est ensuite imposé comme l’OFNI de ce festival. La bombe animée d’Alberto Vazquez affirme la patte d’un artiste singulier et ne ressemble à rien d’autre. Unicorn Blood est un conte cruel où des oursons buveurs de sang chassent la licorne ; le trait so cute des personnages contrastant avec la violence du propos. Mais c’est aussi bien plus que cela… D’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis !

Place aux derniers programmés. On/Off de Thierry Lorenzi nous en fout plein les mirettes, avec son exercice de S-F formellement à tomber (on sent la débauche de moyens). La belle Carole Brana (Les nuits rouges du bourreau de jade) y vogue entre dérive dans l’espace (qui n’a rien à envier à Gravity) et prise de conscience d’une machine se remémorant son humanité passée… Day 6011 de Raf Wathion est quant à lui une merveille d’animation minimaliste, épurée à l’extrême et proche de l’esthétique 8-bits, où le robot-gardien d’une base éprouve un sursaut d’humanité au contact d’un scarabée-machine et s’oppose à son programme intégré le forçant à éliminer tout intrus…

Chien méchant !

Jour 3 - samedi 15 février

Un rab de courts. Y en a un peu plus, j’vous l’mets ?

Le samedi, nous voici de retour dans la salle Madoré à 17h00 pour la projo d’autres courts. Quand on aime, on ne compte pas !

Place au plaisant The Girl de l’Irlandais John Hayes, où une fillette fantomatique entraîne la nouvelle arrivante d’une ville côtière dans son sillage. Le film ne se dépare pas de son classicisme (au sens noble du terme) et nous hypnotise par sa mise en images inspirée des paysages sauvages de l’irish coast. Difficile d’en dire autant de Room 606, qui déçoit par son univers hermétique et désuet à la Jean-Pierre Jeunet du pauvre…

Deux belles réussites se sont chargées de nous le faire oublier. Proche de l’Art Vidéo, le teuton Domicile de Maéva Ranaivojaona exhale une tension sexuelle malsaine, à travers la vie d’un quidam hantée par une entité noire visqueuse, qui étale ses sécrétions sur les murs de l’appartement… Irais-je jusqu’à avancer que cette créature personnifie les pulsions les plus enfouies ? Et l’irrésistible Flytopia conte avec humour le quotidien d’un homme qui vire à l’absurde lorsque des nuées d’insectes prennent possession de sa demeure, finissant de faire dérailler sa psyché…

Plus que jamais et juste avant la carte blanche du bad boy de cette édition, on peut constater que des lignes de force se détachent aisément de la programmation : nombre de personnages y sont confrontés à leur propre solitude ou marginalité, quand ce n’est pas les limites poreuses de la sphère intime qui sont mises à mal par des intrusions extérieures. Serait-on seuls jusqu’au bout ? Et que dire du sous-texte homoérotique (voire crypto-gay) de la sélection de Benjamin Leroy ? Vous ne m’attirerez pas sur ce terrain-là !

Carte blanche à Benjamin Leroy, l’accro à la gomina

La carte blanche de Mr. Leroy de Clermont démarrait fort, avec l’uppercut At the Formal. Véritable démonstration technique (la majorité de l’œuvre revêt la forme d’un plan-séquence virtuose en slow motion, au rythme martelé par des sons sourds), le film de l’aussie Andrew Kavanagh malaxe la notion de rites païens, emmenant ce qui semble être une fête bon enfant vers un dénouement sacrificiel. Brillant ! Tout aussi convaincant, A Function de Hyunsoo Lee installe son univers gore et inconfortable pour disserter de l’élitisme de la société coréenne, par l’entremise de ces élèves sommés de trouver la juste réponse à une équation, sous peine d’être massacrés par un bourreau masqué…

Passons sur Leyenda et Un monde meilleur - dont j’ai parlé plus haut -, pour s’attarder sur le fabuleux Hope de Pedro Pires, librement adapté de la pièce de théâtre de Marie Brassard Jimmy, créature de rêve. Très léché, Hope travaille l’art du ralenti pour esquisser la réalité de la vie de soldats (parcourue à rebours), de leurs corps mutilés au combat ou tombés sous les balles aux derniers instants de répit dans un barber shop…

En conclusion de cette carte blanche, Through the Night de Lee Cronin nous faisait partager l’intimité du lit d’un couple, le danger et la peur y naissant littéralement de la personne qui partage la couette… Souvenez-vous : au plumard, le mal est tapi… (sic)

Avec tout cela, j’ai presque oublié de vous citer les 3 longs-métrages logés sous l’enseigne « Grands Frissons » et qui finissaient d’affiner ce cru 2014 de Même pas peur : la sympatoche série B The Children, l’éprouvant Dark Touch de Marina de Van et Insensibles, présenté en personne par le suave Juan Carlos Medina, dont la voix rauque hante toujours les rêves des jouvencelles de la région… Trois longs comme autant de visages différents de l’enfance, vus à travers le prisme du cinéma de genre.

Jour 4 - dimanche 16 février

This is the end…

Cette journée a filé à la vitesse grand V. Pour des questions d’organisation, c’est avec grand regret que nous ne pouvons assister à la session de courts-métrages d’animation sélectionnés par Nicolas Luquet. De retour pour l’ultime séance, après des pérégrinations touristiques sur l’île, nous saluons les spectateurs et leur faisons nos adieux devant un dernier verre. Le reste n’est que détails : Saint-Philippe/La ravine des Cabris/LAC/Saint-Denis/aéroport Roland Garros/Paris. Le retour en France est brutal (ah, ce choc thermique !) et me voilà déjà sevré du ti-punch. La vie est dure…

Le blues à l’âme, je songe aux saveurs sans cesse renouvelées du cari, au jus de mangue fraîchement pressé, aux vagues violentes s’écrasant sur les falaises volcaniques et aux « chiens errants des coulées de lave » (je sais qu’à me lire, ce doit être très bizarre…). Mais surtout, je me remémore les instants passés au festival Même pas peur, la complicité avec les autres invités, les échanges réjouissants avec le public et cette envie de débattre avec passion des œuvres, même au bout du monde… Décidément, ce festival ne ressemblera jamais à aucun autre et c’est ce qui fait sa force. Je suis curieux de découvrir ce qu’Aurélia Mengin nous réserve pour la suite… en espérant en être le témoin privilégié ! Et en attendant, n’oubliez pas : « Goni vide tien pa deboute ! »

Merci à la « tabloid girl » Aurélia Mengin et au « shadow man » Nicolas Luquet, ainsi qu’aux employés/stagiaires du cinéma Henri Madoré.

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