BIFFF 2015

BIFFF 2015 - Vers une édition de haut vol

La capitale belge sera une nouvelle fois incontournable...

La traditionnelle conférence de presse du BIFFF a eu lieu hier matin et, comme chaque année, les organisateurs ont réservé pas mal de belles surprises aux journalistes présents sur place et, de ce fait, aux futurs fidèles de l’événement.

Outre les diverses animations, dont les fameux ZomBIFFF’lympics (voir ICI), totalement inédits et qui risquent de s’avérer particulièrement réjouissants, la qualité sera une nouvelle fois au rendez-vous au niveau de la programmation.

Ainsi, quelques oeuvres constituent tout simplement ce qui se fait de mieux en festivals ces derniers mois, entre Mister Babadook, Goodnight Mommy ou Shrew’s Nest. A ce titre, les focus seront très nompbreux et variés, s’intéressant autant au très rare cinéma argentin avec 5 oeuvre inédites qu’aux films de kung-fu en passant par le Blood Window, le plus grand marché du film en Amérique latine et cinq autres productions, dont le très attendu film à sketches Mexico Barbaro.

La Belgian Film Day aura comme à son habitude une saveur particulière pour les habitués, d’autant que Le Zombie au Vélo, premier court de Christophe Bourdon, accompagnera Dernière Porte au Sud (Sacha Feiner) et Ed & Shoeldaer (Maxime Pasque) au sein d’une programmation d’une rare qualité dans le domaine.

Avec une ouverture synonyme de retour de Joe Dante avec Burying the Ex et une clôture avec une oeuvre de la trempe du Big Game de Jalmari Helander, avec Samuel L. Jackson, toutes les conditions semblent requises pour une édition d’anthologie.

Citons aussi pêle-mêle au sein de la très large programmation : Les deux derniers opus de Rurouni Kenshin, Dealer, Wyrmwood, la claque Spring, de Justin Benson et Aaron Moorhead, l’OFNI hongrois Liza, The Fox-Fairy, Sea Fog ou encore la version Kitamuresque d’Arsène Lupin. Autant d’oeuvres qui devraient attirer le public des grands soirs au BOZAR.

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BIFFF 2015 - Le fabuleux teaser

De quoi en mettre plein les mirettes...

Événement incontournable de la scène fantastique mondiale, le BIFFF cuvée 2015 se tiendra du 7 au 19 avril prochains au Bozar de Bruxelles.

Le Festival bruxellois vient d’annoncer sa programmation mais aussi de donner vie à un premier teaser retraçant quelques futurs moments forts des projections à venir.

Et dire que tout ceci n’est rien comparé à ce qui attend les spectateurs et les fidèles de l’événement, entre petites pépites du genre et animations de premier ordre...

TUER ENCORE......

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BIFFF 2015 - Place à l’European Genre Film Market

Nouvelle initiative intéressante pour le festival bruxellois...

Alors que, l’an dernier, le Marché International de Coproduction avait pris place dans les travées des BOZAR avec des retombées très positives pour les différentes parties, les organisateurs du BIFFF développent tant et plus le concept.

Alors que Frontières sera bien évidemment de retour, les décideurs ont pris l’initiative de mettre en place une autre structure, l’European Genre Film Market afin de créer, développer et renforcer les synergies professionnelles pour la production, les ventes et la distribution de films de genre de qualité en Europe et ailleurs dans le monde.

Les différents entreprises prenant part à "l’EGFM" bénéficieront d’une mise en avant qui consistera notamment aux initiatives suivantes :

- Des stands au marché

- Une librairie vidéo digitale / visions au marché même

- Publicités dans le Guide du Marché / un catalogue LVD

- Flyers promotionnels insérés dans les sacoches du Marché

- Posters promotionnels

- Tables personnalisées au sein du Club EGFM

- Rencontres, sessions RP et workshops

Contact :

Pascal Diot

EGFM & Frontières Managing Director

pascal@bifff.net

Mob. +33 6 07 26 90 33

BIFFF 2015 - La liste complète des films

102 longs métrages à découvrir au plus vite...

Alors que la semaine dernière avait lieu la sacro-sainte conférence de presse qui annonce chaque année le début des hostilités pour tous les biffeurs, ceux-ci auront été ravis de découvrir une grande partie de la programmation.

Si, depuis, le site est mis à jour très régulièrement, offrant d’ailleurs tous les titres, les voici couchés les uns à la suite de l’autre, histoire de faciliter vos recherches.

Comme chaque année, dès la mise en ligne du planning du festival (chose qui ne saurait tarder), nous vous proposerons un focus sur chacun des films sélectionnés avec bandes-annonces et détails.

Avec, en ouverture, Burying The Ex de Joe Dante et The Taking Of Tiger Mountain (en 3D) de Tsui Hark, les choix s’avèreront d’emblée cruciaux et ce jusqu’à un final en apothéose où il faudra opter pour le Big Game de Jalmari Helander ou In order of disappearance d’Hans Petter Moland.

LA LISTE COMPLÈTE DES FILMS :

Another Frontier de André Cruz

El Ardor de Pablo Fendrik

At the Devil’s Door de Nicholas McCarthy

Automata de Gabe Ibáñez

Mister Babadook de Jennifer Kent

Big Game de Jalmari Helander

The Blue Elephant de Marwan Hamed

Blood Moon de Jeremy Wooding

Born to Die de Andrés Borghi

Burying the Ex de Joe Dante

The Canal de Ivan Kavanagh

Charlie’s Farm de Chris Sun

Danny’s Doomsday de Martin Barnewitz

The Cobbler de Thomas McCarthy

The Dead Lands de Toa Fraser

The Divine Move de Beom-gu Cho

Dealer de Jean Luc Herbulot

Deadman Inferno de Hiroshi Shinagawa

Duel to the Death de Siu-Tung Ching

Être de Fara Sene

The Editor de Matthew Kennedy et Adam Brooks

Eat de Jimmy Weber

Everly de Joe Lynch

Extraterrestrial de Colin Minihan

Fantasticherie di un passeggiatore solitario de Paolo Gaudio

Faults de Riley Stearns

The Forgotten de Oliver Frampton

Frankenstein de Bernard Rose

From the Dark de Conor McMahon

German Angst de Jörg Buttgereit, Michal Kosakowski et Andreas Marschall

Goodnight Mommy de Severin Fiala et Veronika Franz

Greatful Dead de Eiji Uchida

The Great Hypnotist de Leste Chen

The Grandmaster de Wong Kar Wai

The Guest de Adam Wingard

Haemoo / Sea Fog - Les Clandestins de Sung Bo Shim

A Hard Day de Kim Seong-hun

Hellmouth de John Geddes

Hollow de Ham Tran

Honeymoon de Leigh Janiak

III de Pavel Khvaleev

The House at the End of Time de David Worth

The Ignorance of Blood de Manuel Gómez Pereira

Infini de Shane Abbess

The Incident de Isaac Ezban

The ice forest de Claudio Noce
In Order Of Disapperance / Refroidis de Hans Petter Moland

Iron Monkey de Woo-ping Yuen

The Innocent de Mauricio Brunetti

Jorge y Alberto contra los demonios neoliberales de Gonzalo Quintana et Hernán Quintana

Les Jaunes de Rémi Fréchette

The Infinite Man de Hugh Sullivan

La Isla Mínima de lberto Rodríguez

Kung Fu Hustle de Stephen Chow

Life After Beth de Jeff Baena

Lupin the third de Ryûhei Kitamura

Lost Soul : The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau de David Gregory

Late Phases d’Adrián García Bogliano

Liza, the Fox Fairy de Károly Ujj Mészáros

México Bárbaro de Isaac Ezban, Laurette Flores Bornn,...

Mini et les Moustiques de Jannik Hastrup

The Missing Part de Galel Maidana

El Niño de Daniel Monzón

The Ninja War of Torakage de Yoshihiro Nishimura

The Midnight After de Fruit Chan

Monsterz de Hideo Nakata

No Tears for the dead de Jeong-beom Lee

Once Upon A Time In China II de Tsui Hark

Open Windows de Nacho Vigalondo

One on One de Kim Ki-duk

Parts Per Billion de Brian Horiuchi

The Returned de Iván Noel

The Admiral : Roaring Currents de Kim Han-min

Robot Overlords de Jon Wright

Righting Wrongs / Une flic de choc de Corey Yuen

Run All Night, de Jaume Collet-Serra

Rurouni Kenshin : Kyoto Inferno de Keishi Ohtomo

Rurouni Kenshin : The Legend Ends de Keishi Ohtomo

Seven Swords de Tsui Hark

Shrew’s Nest de Juanfer Andrés et Esteban Roel

The Sleeping Room de John Shackleton

Spooky Encounters / L’Exorciste chinois de Sammo Kam-Bo Hung

Spring de Justin Benson de Aaron Moorhead

Starry Eyes de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer

The Stranger de Guillermo Amoedo

Stung de Benni Diez

The Taking Of Tiger Mountain de Tsui Hark

The Target de Chang

The Terror Live de Kim Byeong-woo

That Demon Within de Dante Lam

The Way of the Dragon / La fureur du dragon de Bruce Lee

Therapy for a vampire de David Rühm

These Final Hours de Zak Hilditch

Torrente 5 : Misson Eurovega de Santiago Segura

True Love Ways de Mathieu Seiler

Turbo Kid de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell

La Légende de Viy de Oleg Stepchenko

The White Haired Witch of Lunar Kingdom de Zhang Zhiliang

Words with Gods de Álex de la Iglesia, Emir Kusturica, Hideo Nakata...

Wyrmwood de Kiah Roache-Turner

The Young Master / La danse du lion de Jackie Chan

Young Ones de Jake Paltrow

Zombie Fight Club de Joe Chien

Source : scifi-universe.com

BIFFF 2015 - Le gamers seront à la fête...

Les Gaming Madness Days font leur apparition !

Ce trente-troisième BIFFF est décidément le BIFFF des grandes premières : outre les très alléchants ZomBIFFF’lympics (voir ICI) mais aussi l’European Genre Film Market (voir ICI), les gamers seront aussi à la fête.

Les organisateurs ont en effet décidé de leur faire la part belle en programmant les Gaming Madness Days qui, du 7 au 16 avril, rendront grâce aux jeux en réseau et permettront à nombre de joueurs de s’affronter avant même l’ouverture du festival.

Les activités et compétitions seront riches et variées comme en atteste la liste ci-dessous :

- 7 Avril : Tournoi de Left For Dead – Outpost – 14h à 21h

- 8 Avril : Tournoi de Speedrun de jeux Survival Horror – Hyperion – 14h à 21h

- 9 Avril : Une rétrospective des jeux d’horreur de Atari à Xbox One – Schrodigner’s Cat – 14h à 21h

- 10 Avril : Tournoi de Sunset Overdrive – EGO – 13h30 à 21h

- 13 Avril : Tournoi de Super Smash Bros avec des règles fantastique et cosplay – Game-In Manga Café – 14h à 20h

- 14 Avril : Première Européenne de Game Loading : Rise Of The Indies + Masterclass autour du Indie Gaming + Remise des prix – BIFFF – 15h à 18h

- 16 Avril : Une nuit de Jeux de société Zombies organisé par la Brussels Games Fesitval – La Table – 22h à 4h

Pour plus d’information, cliquez ICI.

BIFFF 2015 - He’s back !

Spot traditionnel attendu par l’ensemble des biffeurs d’année en année, le fameux "I’m back !" fait son grand retour et permettra aux habitués de l’événement bruxellois de déjà crier dans leurs chaumières !

BIFFF 2015 - Le programme complet !

De quoi faire son planning...

Attendue pendant des semaines, la programmation du BIFFF 2015 avait vu le jour jeudi dernier après une conférence de presse très suivie.

Si la liste des films (voir ICI) était déjà connue, le planning du festival se laissait désirer mais vient à l’instant de prendre place sur le site officiel.

Ne tardez donc pas à faire votre propre programme en y alliant les nombreuses activités proposées par les organisateurs, plus innovants que jamais au niveau divertissements.

PROGRAMME SALLE CINÉ 1 EN PDF

PROGRAMME SALLE CINÉ 2 EN PDF

ALLER SUR LE SITE OFFICIEL

BIFFF 2015 - Le forum renaît !

Faites-le vivre !

Comme chaque année, quelques uns des biffeurs les plus aguerris se donnent rendez-vous avant l’heure histoire de disserter sur les films à venir durant le festival de leur coeur.

Vaste espace de blagues entre amis, de tradition entre habitués, le forum du BIFFF renaît comme chaque année de ses cendres et n’attend plus que vous pour vivre au rythme du festival mais aussi de ses préparatifs.

Une seule adresse : http://bifff.meilleurforum.com/

BIFFF 2015 - Le programme papier est... en ligne !

L’indispensable carte...

Objet indispensable à tous les aficionados du BIFFF, le format papier du programme est d’ores et déjà prêt et aidera sans aucun doute les festivaliers à s’en sortir dans ce véritable parcours cinéphilique du combattant.

Il ne fait nul doute que les habitués se rueront dessus dès l’ouverture histoire de compléter leur collection qui s’étoffe d’année en année mais ils pourront aussi prendre de l’avance et s’y retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous.

DÉCOUVRIR LE PROGRAMME DU BIFFF

BIFFF 2015 - L’application smartphone

De quoi vous aider lors de ce véritable marathon...

On ne se prépare pas n’importe comment à un marathon filmique ! Si beaucoup attendent avec impatience de pouvoir palper les programmes papier lors de l’ouverture du BIFFF 2015, Christophe Beyls parvient une nouvelle fois à simplifier la tâche des festivaliers.

Pour la seconde année de suite, il a en effet donné vie à une application smartphone qui permettra aux biffeurs de se rendre d’une salle à l’autre et d’évoluer au grès d’une programmation des plus riche.

Pour vous procurer cette précieuse appli, il ne vous reste plus qu’à cliquer ICI

BIFFF 2015 - Le jury international dévoilé !

Le spectacle sera partout au Bozar !

On l’attendait, c’est désormais fait : le Jury International du BIFFF vient de délivrer les noms glorieux qui feront de lui l’un des incontournables de cette édition 2015 qui, décidément, promet vraiment.

Commençons par l’indispensable composante belge de cette belle troupe : Jonas Govaerts, cinéaste désormais internationalement connu, notamment grâce à Of Cats & Women, mais aussi et surtout son premier long métrage Cub, qui a récemment fait le tour des festival.

Si ce choix belgo-belge a déjà de quoi faire saliver et est un indéniable gage de qualité, les fantasticophiles et plus particulièrement les habitués du BIFFF seront ravis de revoir Timo Vuorensola, le metteur en scène d’Iron Sky qui revient donc à Bruxelles pour juger d’autres oeuvres alors que les amateurs de SF attendent avec impatience la suite de ses aventures nazies avec Iron Sky : The Coming Race.

L’inénarrable Richard Stanley fait lui aussi partie de l’aventure et viendra apporter son expérience à cette belle bande de jeunots qui est de surcroît complétée par l’excellent Andy Muschietti, venu à Bruxelles il y a une paire d’années présenter son excellent Mama. Un quatuor de choc donc qui aura pour mission de sacrer le prochain Corbeau d’Or !

BIFFF 2015 - J-1

Le top 5 des attentes de la rédaction

L’impatience est à son comble, l’organisation est déjà prête, les fûts de Trolls remplis : le BIFFF, c’est déjà demain et le moins que l’on puisse dire est que les organisateurs ont une nouvelle fois mis les petits plats dans les grands en matière de programmation.

Alors que, chaque année, nous nous livrons au jeu des bandes-annonces dans de longs et fastidieux articles, nous avons décidé cette année de changer notre fusil d’épaule en vous proposant dès aujourd’hui un florilège de nos attentes.

Place au top 5 de la rédaction (qui sera demain élargi avec un top 10) avant un petit focus sur les courts métrages et un autre sur les films coréens, qui, cette année plus que jamais, promettent d’envoyer du lourd au niveau spectacle.

LE TOP 5 DE LA RÉDACTION :

Burying the Ex

07/04/2015 - 20h00 - Salle 1

Réalisateur : Joe Dante

Pays : USA

Découvrir un Joe Dante inédit sur grand écran est déjà quelque chose qui s’approche de la merveille mais si, de surcroît, le cinéaste est présent sur scène pour y être sacré Corbeau d’Or, la séance fait carrément office de moment de grâce et ce, dès une ouverture qui promet donc énormément. Burying the Ex, adaptation du court métrage éponyme d’Alan Trezza narre l’histoire d’un couple dont la relation prend un mauvais tour lorsqu’il décide d’emménager ensemble. Max découvre à quel point sa copine Evelyn prend le contrôle sur lui et le manipule, mais il a trop peur de la quitter. Evelyn va mourir dans un accident, et la vie de Max va basculer...


Big Game

19/04/2015 - 20h00 - Salle 1

Réalisateur : Jalmari Helander

Pays : Allemagne, Finlande, Angleterre, USA

Si l’ouverture du festival promet énormément, que dire alors de sa clôture ? Certes, le moment n’est pas très attendu puisqu’il signifie la fin des festivités et le renouveau d’une attente longue d’un an, mais force est de constater que le métrage de Jalmari Helander, qui avait déjà régalé l’assistance bruxelloise voici quelques années avec Rare Exports, facilitera quelque peu les adieux. Pour sa première production américaine (du moins en partie), le cinéaste scandinave a ainsi pu compter sur la présence de Samuel L. Jackson en improbable président des USA, perdu au milieu de la forêt après une tentative de meurtre. Big Game suit d’une manière plus générale Oskari, un garçon de 13 ans très timide qui doit accomplir un rite initiatique qui consiste à passer une journée entière seul dans la forêt. Il se retrouve au coeur d’une aventure incroyable lorsqu’il doit protéger le président des États-Unis, dont l’avion a été abattu par des terroristes.


Everly

11/04/2015 - Fantastic Night - Salle 1

Réalisateur : Joe Lynch

Pays : USA

Attention : voilà du lourd, du très lourd même ! Salma Hayek qui dézingue du méchant durant plus d’1h30 affolant le body count et se multipliant sur le front de la créativité concernant les mises à mort, voici donc ce qui attend le public enflammé de la Fantastic Night. Et le moins que l’on puisse dire est que cet Everly mettra sans aucun doute le feu aux poudres, nous promettant donc une nuit de folie qui se clôturera au petit matin avec le très gore Eat. La Night fait donc plus que jamais office d’incontournable cette année.


La Isla Minima

08/04/2015 - 20h00 - Salle 1

Réalisateur : Alberto Rodriguez

Pays : USA

Les Goya Awards, ça vous dit quelque chose ? Si non, disons pour faire court qu’il s’agit du pendant espagnol des Oscars et qu’au sein de cette compétition, La Isla Minima n’a pas fait que de la figuration avec 9 statuettes glanées au début de cette année. La très prolifique industrie cinématographique espagnole a donc trouvé son maître en la personne d’Alberto Rodriguez qui semble avec signé avec son film l’un des incontournables de la scène internationale cette année. La Isla Minima met en scène deux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, et qui sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie pour enquêter sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu’à l’absurde et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.


Roaring Currents

16/04/2015 - 20h00 - Salle 1

Réalisateur : Han-min Kim

Pays : Corée du Sud

Si La Isla Minima a survolé le marché espagnol au niveau des récompenses, Roaring Currents au quant à lui fait voler en éclats le box-office du Pays du Matin Calme l’an dernier, écrasant même le record d’Avatar sur le territoire coréen. Les organisateurs du BIFFF vous proposent donc rien de moins que la projection d’une oeuvre ultra-spectaculaire mais aussi détentrice d’un record de rentabilité sur un marché pourtant très riche. Roaring Currents, dont nous vous parlons justement dans Cinemag 7 qui sera en vente dès les premiers jours du BIFFF (de quoi se faire une idée encore plus précise de ce qui vous attend), met en scène la bataille de Myeongryang, qui a eu lieu à la fin du 16ème siècle. L’amiral coréen Yi Sun-Shin, à la tête de 12 bateaux, a dû affronter des centaines de navires japonais.

BIFFF 2015 - It’s THE D-Day !

Un BIFFF aux délicieux relents hispaniques...

Hier, nous vous proposions le top 5 des attentes de la rédaction (voir ICI). Mais, comme vous le savez sans doute, il est très difficile de se mettre d’accord sur quelques films lorsque la programmation regorge de pépites et surtout de genres différents.

La rédaction a donc défini un top des "outsiders", soit les oeuvres qui devraient aussi marquer le festival et ses spectateurs.

LE TOP 5 "BIS" DES ATTENTES DE LA RÉDACTION :

The House at the End of Time

17/04/2015 - 18h00 - Salle 1

Réalisateur : Alejandro Hidalgo

Pays : Vénézuela

Alors que l’Argentine demeure ces dernières années l’un des principaux pourvoyeurs en cinéma de genre au niveau de l’Amérique latine (avec un très beau focus cette année au BIFFF d’ailleurs), le Vénézuela s’appuie sur sa première véritable pépite avec The House at the End of Time d’Alejandro Hidalgo. Hollywood s’étant déjà emparé des droit de l’oeuvre, celle-ci doit impérativement être découverte avant qu’un remake aseptisé ne surgisse. Et cela tombe bien : les programmateurs du BIFFF ne se sont pas plantés en programmant ce métrage dont l’histoire suit Dulce, une femme qui sort de prison après 30 ans de captivité suite au meurtre de son mari et à la disparition de son fils. Bien décidée à démontrer son innocence, elle est de retour dans la maison qu’elle accuse de tous les maux. Et ceux-ci ne tardent pas à resurgir !


Another Frontier

16/04/2015 - 18h00 - Salle 1

Réalisateur : André Cruz Shiraiwa

Pays Espagne

Premier film dans l’ordre alphabétique de la programmation du festival et premier film dans le coeur des spectateurs ? Telle sera la mission qu’Another Frontier, très prometteur au vu de sa bande-annonce et des premiers échos à son endroit, se bornera à remplir. Le thème est en tout cas dans l’ère du temps puisqu’après avoir fui la guerre, Hannah et son fils se retrouvent dans un no man’s land qui peut leur permettre d’entrer dans un monde de nantis. Ils découvrent malheureusement que pour entrer dans ce nouvel univers, ils vont devoir se plier aux exigences d’une télé-réalité particulièrement voyeuriste.


Shrew’s Nest

17/04/2015 - 20h00 - Salle 1

Réalisateurs : Esteban Roel, Juan Fernando Andres

Pays, Espagne, France

Ayant pour ainsi dire tout gagné l’an passé au BIFFF avec ses Sorcières de Zugarramurdi, Alex de la Iglesia est un grand habitué du BIFFF et sans doute l’un des cinéastes les plus réputés dans les travées bruxelloises. Si cette année-ci, le génie ibère ne présente pas de film personnel, une de ses productions devrait aisément y marquer les esprits. Musarañas, retitré Shrew’s Nest pour son exploitation internationale, promet en tout cas beaucoup, tant par son casting de gueules connues (Hugo Silva, Luis Tosar, Macarena Gomez,...) que par son intrigue. Celle-ci verra son action se situer dans les 50’s où Montse est une jeune femme qui n’a pas eu droit à une véritable enfance : sa mère est morte en couche et son père a quitté le sinistre appartement familial du centre de Madrid. Elle a donc été contrainte d’élever sa petite soeur toute seule. Dans l’enfermement de leur piètre logis, à force d’être à la fois mère, père et grande soeur, Montse a développé un tempérament obsessionnel et déséquilibré. La seule chose qui la rattache encore à la réalité, c’est sa soeur, mais un jour, ce lien se rompt : Carlos, un jeune voisin irresponsable, a le malheur de tomber dans les escaliers et pour qu’on lui vienne en aide, c’est à leur porte qu’il frappe.


The Infinite Man

16/04/2015 - 19h00 - Salle 2

Réalisateur : Hugh Sullivan

Pays : Australie

La dernière fois qu’une boucle temporelle un brin comique avait plu au plus grand nombre, c’était déjà au BIFFF et cela s’appelait Timecrimes de cet excellent cinéaste ibère qu’est Nacho Vigalondo. The Infinite Man pourrait-il faire oublier cette œuvre ? Tout est possible puisque pour un premier film Hugh Sullivan n’a en tout cas pas choisi le plus facile des sujets. Il a en effet pris un personnage principal peu charismatique qui, en plus, se fait lourder par sa nana au moment de fêter son anniversaire. Sa seule solution pour sauver son week-end : bosser sur sa machine à remonter le temps et réussir à la faire fonctionner pour changer le cours (merdique) des choses.


El Ardor

14/04/2015 - 18h00 - Salle 1

Réalisateur : Pablo Fendrik

Pays : Argentine, Brésil, France, Mexique

Un western au BIFFF ? Eh oui, c’est possible ! Et lorsque celui-ci est de surcroît le fruit d’une collaboration très internationale faisant la part belle à un cinéaste argentin, nous, on dit banco ! El Ardor suit Kaï, un jeune homme solitaire qui assiste à l’attaque sauvage d’une ferme de tabac par des mercenaires qui kidnappent la belle Vania dont le père est assassiné sous ses yeux. Kaï se transforme alors en justicier et les traque un par un dans la jungle…

BIFFF 2015 - Premier trailer pour Burying the Ex !

Joe Dante débarque à Bruxelles !

Jusque là vierge de toute promotion malgré sa participation à quelques festivals, le tant attendu Burying the Ex de Joe Dante vient de se distinguer par l’entremise de son premier trailer.

Le timing est parfait puisque le métrage sera projeté ce soir en ouverture du BIFFF durant une séance où le Sieur Dante sera de surcroît sacré Chevalier de l’Ordre du Corbeau. Le buzz sera donc bruxellois ce soir et la mise en ligne de cette bande-annonce ne fera que renforcer l’impatience du public.

Pour rappel, Burying the Ex, adaptation du court métrage éponyme d’Alan Trezza, narre l’histoire d’un couple dont la relation prend un mauvais tour lorsqu’ils décident d’emménager ensemble. Max découvre à quel point sa copine Evelyn prend le contrôle sur lui et le manipule, mais il a trop peur de la quitter. Evelyn va mourir dans un accident, et la vie de Max va basculer...

Source : Voltage Pictures

BIFFF ON STREAM - Burying the Ex

Damien Taymans

On a vu tandem plus inspiré que celui composé par Yelchin et Greene. Néanmoins, cette zombédie convainc grâce à quelques side-kick loufoques (le demi-frère) et des dialogues drôlissimes. Ce court méritait clairement de devenir un long...

Quentin Meignant

Une entame très compliquée qui laisse penser que Joe Dante s’est fait "happer" par la réputation et l’effet de mode entourant deux de ses comédiens principaux (Anton Yelchin et Ashley Greene). Une mort et une renaissance plus tard, le cinéaste signe un retour amusant, ultra-référentiel et parfois bien trash. Du ciné comme on l’aime et un film idéal pour une ouverture qui ouvre l’appétit.

Alan Deprez

Pétillant, enlevé et bourré d’humour, Burying the Ex signe le (joli) retour aux affaires de Joe Dante. Et Alexandra Daddario est délicieuse. L’œuvre idéale pour l’Ouverture d’un BIFFF que l’on espère de haute tenue.

Seb Brunclair

Les premières minutes laissent craindre le pire, mais c’était sans compter sur de bonnes intentions et un bon lot de répliques qui claquent (merci au sidekick étonnamment drôle). Joe Dante signe une zomcom prévisible mais finalement plutôt attachante. Il n’en fallait pas plus pour motiver de belle manière les troupes présentes à l’ouverture du BIFFF.

Samuël Tubez
On a connu Dante plus inspiré, plus fou, plus caustique. Néanmoins cette zomcom sympathique fonctionne plutôt bien grâce à ses quelques dialogues savoureux et ses personnages (dont son héros) geekoïdes séduisants (Alexandra Daddario, miam !). Et puis, il y a toujours cet incorrigible amour communicatif des B’movies qui suinte à chaque plan !

BIFFF ON STREAM - The Taking of the Tiger Mountain

Quentin Meignant NC

Comme d’habitude chez Tsui Hark, tout est prétexte à la mise en scène de beaux effets 3D. Par contre, on ne comprend strictement rien ! Sorti après 50 minutes...

Alan Deprez

Quelques moments de bravoure (l’attaque du tigre en pleine forêt enneigée, la bataille finale, ...) et une somptueuse mise en images ne sauvent pas un ensemble verbeux et horriblement long. On a connu Tsui Hark plus inspiré. L’académisme ne lui convient décidément pas...

Fred Pizzoferrato

Une présentation interminable (90 minutes de mise en place !), des enjeux quasi incompréhensibles, une intrigue hyper bavarde... Pénible avant un derniers tiers beaucoup plus remuant et sympathiquement bis. Mais ça ne suffit pas à sauver les choses.

BIFFF ON STREAM - The Divine Move

Quentin Meignant

Un thriller assez rythmé, culturellement difficile à appréhender pour un public occidental. Le tout reste néanmoins très appréciable avec de vrais morceaux de sadisme et quelques scènes de baston très spectaculaires.

BIFFF ON STREAM - La Isla Minima

Samuël Tubez

Dans l’ombre de Memories of Murder ou de True Detective, un thriller (trop) classieux (très) soigneusement exécuté. On a déjà vu plus fort et plus inspiré dans le genre mais l’excellente photographie et le charisme des personnages principaux participent à l’atmosphère absorbante de ce grand vainqueur des Goyas.

BIFFF ON STREAM - The Guest

Damien Taymans

Bien loin de l’excellent You’re Next, The Guest est un nouveau home invasion, plus psychologique, signé Adam Wingard. Mais la dynamique est trop mécanique, le récit trop capillotracté, la mise en scène si en deçà de ce que le cinéaste a montré au préalable.

Quentin Meignant

Après l’excellent You’re Next, On en attendait sans doute beaucoup plus de la part d’Adam Wingard. Le cinéaste reprend le thème du home invasion de manière beaucoup plus molle et arythimique et l’ensemble lorgne même vers son précédent ratage A Horrible Way to Die et son esthétique kitschissime. Rien de bien passionnant...

Samuël Tubez

Si Adam Wingard avait pu faire illusion avec You’re next, ce nouveau home invasion convoquant Universal soldier, Terminator ou encore Fatal attraction nous prouve que le bonhomme est davantage un fumiste plutôt qu’un cinéaste qui compte.

BIFFF ON STREAM - Open Windows

Damien Taymans

Auteur de l’excellent Los Cronocrimenes, Nacho Vigalondo, après un petit détour par la SF en système D, se paie une petite berline avec ce thriller envolé mené tambour battant par le Hobbit. Mais le génie du cinéaste se voit noyé par une outrance visuelle qui mène à l’indigestion et par une succession de rebondissements et torsions qui desservent davantage le récit qu’ils ne le servent.

Quentin Meignant

Premier film de commande de Nacho Vigalondo, Open Windows aurait pu constituer un simple film d’écran. Il n’en est rien car l’inventivité du cinéaste ibère en matière de mise en scène apporte du punch à l’ensemble. Celui-ci aurait été parfait sans une dernière demi-heure où les multiples rebondissements lassent le spectateur et compliquent inutilement le propos.

Alan Deprez

De prime abord ludique, le dispositif déployé par Open Windows ne tarde pas à montrer ses limites. Si la multiplicité des écrans affichés sur l’ordinateur de Nick (Elijah Wood) favorise le suspense, le tout devient vite très artificiel et le scénario concocté par Nacho Vigalondo accumule les incongruités. Trop de twists tue le twist ! Quant à Sasha Grey, elle témoigne d’un talent d’actrice certain, mais finit tout de même topless et molestée... L’auteur de ces lignes la préfère "de fesses que de face". Question de goût.

Seb Brunclair

Trop content de son concept, Vigalondo en tire tout ce qu’il peut jusqu’à un plantage en beauté en dernière partie, l’avalanche de twists sapant définitivement des qualités pourtant bien réelles. À réserver aux fans d’Elijah Wood, impeccable comme toujours, mais peut-être pas à ceux de Sasha Grey (rassurez-vous, on voit quand même ses seins), visiblement pas encore tout à fait à l’aise sur un tournage traditionnel.

BIFFF ON STREAM - The Missing Part

Damien Taymans

Pour sa première incursion de l’édition dans le genre argentin, le BIFFF propose un film pas fini, bordélique à souhait, monté à la hache. Une jolie petite purge...

Quentin Meignant

Si le concept du "cheval-garou" (du moins, c’est ce qu’un spectateur européen a pu comprendre de la chose) est original et sans doute à creuser, La Parte Ausente fait tout le contraire en offrant une histoire sans fil conducteur, un montage rendant le tout incompréhensible et un rythme proche du zéro absolu.

Alan Deprez

L’œuvre du sympathique Galel Maidana (un chanteur-né, les BIFFFeurs vous le confirmeront !-ndr) s’avère confuse - voire incompréhensible - et raconte en définitive (bien) peu de choses. C’est dommage, car d’un filmage élégant à une belle direction photo (l’ambiance "film noir et nuit bleutée" marche à plein), La Parte Ausente (titre original) est emballé avec soin. Par ailleurs, c’est la première fois que nos mirettes de cinéphages étaient confrontées à des chevaux-garous argentins !

Seb Brunclair

Avec cette sorte d’hommage maladroit aux films noirs qui balade son néant scénaristique sur un rythme exécrable, Galel Maidana nous inflige un film hippique tout sauf épique.

BIFFF ON STREAM - True Love Ways

Damien Taymans

Passer de Der Ausflug à cette magnifique petite bombe hyper classieuse et dotée de dizaines d’excellentes idées... Seiler a dû consommer une substance revigorante, je vois pas d’autre explication

Quentin Meignant

Après un départ assez répétitif et catastrophique, Mathieu Seiler proposer une nouvelle fois ses tics de réalisations, déjà fort sympathiques sur The Outing, le tout en noir et blanc. L’anachronisme constant du récit, tant dans son traitement que dans les détails de décor et les objets utilisés, fait des merveilles, tandis que le cinéaste met en scène ses traumatisantes obsessions, le tout sur le ton d’un humour de plus en plus présent dans la seconde partie. Du très beau boulot !

Seb Brunclair

L’entame laisse craindre l’œuvre d’un auteur auto-satisfait, maîtrisée visuellement mais prétentieuse et dénuée d’un script digne d’intérêt ; le passif du réalisateur, coupable de l’affligeant The Outing, n’aidant pas à se sentir en confiance. Mais c’était sans compter sur un regain de forme formidable après la première demi-heure et le charme d’Anna Hausburg, le tout évoluant en partie de cache-cache cruelle et jouissive.

BIFFF ON STREAM - Spring

Quentin Meignant

Une superbe photographie dépeignant des décors somptueux, un naturalisme de tous les instants, quelques belles métaphores et, surtout, la Nadia Hilker en avant-plan : un tableau de rêve qui, malheureusement, ne parvient pas à se trouver un créneau et balance simplement une amourette bavarde et assez simpliste au final ultra-décevant. A mille lieues de la folie de Résolution...

Alan Deprez

Le bijou du tandem Justin Benson/Aaron Moorhead (déjà en poste sur le tout aussi excellent Resolution) n’a pas volé son Œil d’Or (Prix du Public), glané lors du dernier PIFFF. Troublant à plus d’un titre, Spring repose sur une histoire d’amour singulière, farouchement romantique et à la sensibilité à fleur de peau. Pour ne pas dire "de chair", car les métamorphoses de la créature au centre du récit sont pour le moins incarnées. Le Cronenberg fougueux des débuts apprécierait. Spring dévoile en sus une réflexion subtile sur le deuil et le besoin de se reconstruire après la perte d’un parent.

Seb Brunclair

Débités par des acteurs moins inspirés, les dialogues de ce Spring auraient laissé un horrible arrière-goût de guimauve. Mais le couple formé par Lou Taylor Pucci et Nadia Hilker est saisissant de sincérité et capte sans mal l’attention des spectateurs les moins réfractaires à une jolie histoire d’amour (sur fond de monstruosité cradingue, certes). Le film aurait grandement bénéficié de se voir réduire de vingt bonnes minutes, la dernière partie tendant dangereusement vers le soporifique malgré tout le talent déployé.

BIFFF ON STREAM - Zombie Fight Club

Damien Taymans

Zombie Fight Club se montre à peine plus convaincant que la précédente aventure zombiesque de Joe Chien. Jamais apte à s’écarter des sentiers battus, le Taïwanais se cantonne, comme le riz, à recycler des images d’Epinal désormais jaunies. La seule originalité de l’œuvre réside dans son découpage en deux tableaux mettant en scène les mêmes personnages (le héros est déchu tandis qu’une des victimes de la rafle initiale reprend le pouvoir). Pour le coup, le film de Chien manque assurément de mordant et n’est en définitive qu’un Zombie 109 un poil plus inspiré...

BIFFF ON STREAM - The Babadook

Damien Taymans

Enfin un vrai film d’épouvante ultra-classique mais méga efficace. En sus, une réelle mythologie se développe avec un boogeyman plutôt flippant.

Quentin Meignant

Babadook n’a pas usurpé sa flatteuse réputation : doté d’un traitement horrifique particulièrement réussi, l’œuvre s’avère métaphorique et de haute volée. D’une inventivité et d’une originalité rares, le métrage désarçonne complètement dans sa dernière partie.

Alan Deprez

Sous ses dehors de série B horrifique (un peu trop) calibrée pour le public du BIFFF et non dénuée de longueurs, The Babadook développe des thématiques plus profondes : de la difficulté d’assumer son rôle de mère et d’élever sa progéniture - très turbulente (euphémisme) - en l’absence du père, au poids du décès de l’être aimé. Le vide qu’il laisse ouvre la porte aux monstres de nos terreurs enfantines...

Seb Brunclair

En voilà un qui n’a pas volé sa renommée. Vrai film d’horreur, doublé d’un touchant portrait de femme, privilégiant la psychologie aux jump scares, The Babadook est une bouffée d’air frais dans le genre et un classique en devenir.

BIFFF ON STREAM - Dealer

Damien Taymans

Un petit rejeton de La Haine qui n’a pas usurpé sa flatteuse réputation. Bien écrit, bien rythmé, Dealer est une petite pilule d’amphet assez corsée...

Quentin Meignant

Pas à sa place au BIFFF, Dealer n’en demeure pas moins une belle réussite. Très maîtrisé pour un premier film, doté d’une belle originalité au niveau de son découpage, le métrage brille par ses dialogues qui le font ressembler à un énorme clip d’MC Jean Gab’1. Mon cœur de banlieusard (et de fan de Plus Belle la Vie - mea culpa - avec Hervé Babadi dans le rôle du bien nommé Cartouche) ne pouvait que vibrer.

Alan Deprez

Nerveux, efficace et ramassé (75 minutes de métrage, pas une de plus !), Dealer fait songer à un ersatz franchouillard du Guy Ritchie des débuts... en mieux ! Tant d’énergie, ça décoiffe.

Seb Brunclair

Un "film de téci" ultra-rythmé et efficace sans aucune recul ni humour où les femmes sont des putes, les flics sont des enculés et les méchants truands sont confrontés à d’autres truands encore plus méchants (chez les petites frappes comme ailleurs, le manichéisme est de mise). Si les amateurs de ce genre de produit apprécieront, les amis du bon goût et de la finesse pourront s’abstenir.

BIFFF ON STREAM - The Innocents

Damien Taymans

Ca avait l’air bien mais en fait on ne sait pas vraiment. Ah si, l’actrice est une bombe.

Quentin Meignant

Tenu 20 grosses minutes...

BIFFF ON STREAM - From the Dark

Damien Taymans

Stitches fourmillait de bonnes idées et avait le mérite d’être fun. Pour l’heure, Conor ressort l’arsenal entier des idées éculées, joue sans finesse avec les ténèbres et du coup, s’y perd.

Quentin Meignant

Tiré en longueur (un sujet idéal pour un court métrage réussi) et déjà vu mille fois, From the Dark ne parvient jamais véritablement à surprendre. Heureusement, le public - particulièrement la jeune fille se rendant aux toilettes et la respiration bovine d’un invité très spécial - ont rendu la séance magique...

Seb Brunclair

Visiblement persuadé de la fraîcheur de son concept pourtant bien réchauffé, McMahon étire une seule idée durant une heure trente interminable et convenue. Ça rate, Conor...

BIFFF ON STREAM - Haemoo

Quentin Meignant

Tiré d’un fait divers des plus sordides, Haemoo ne s’éloigne jamais réellement de cette case dans la première partie, ressemblant en quelque sorte à un drame social en pleine mer. Visuellement maîtrisé, le métrage bascule dans l’horreur humaine la plus effroyable durant son dénouement qui offre quelques séquences à la limite du supportable.

Alan Deprez

Plus qu’un thriller, Sea Fog est surtout un drame naturaliste, où des pêcheurs coréens embarquent des clandestins chinois sur leur rafiot vermoulu. Tout cela va évidemment dégénérer, mais on s’interroge toujours sur la place du film du scénariste de Memories of Murder dans la progra du festival.

BIFFF ON STREAM - Automata

Damien Taymans

Quentin Meignant

Une traversée du désert on ne peut plus longue au propre comme au figuré et un terrible sentiment d’ennui qui règne de la première à la dernière minute. Cette cruelle déception, qui a pourtant fait tant de bruit dans certains festivals, ressemble à s’y méprendre à un A.I. fauché et complètement raté.

Samuël Tubez
Spécialiste des effets spéciaux (Le jour de la bête, notamment), Gabe Ibanez sait comment rendre son atmosphère futuriste crédible et mettre en avant ses robots pacifiques au sein d’un budget que l’on devine limité. Par contre, pour ce qui est de nous impliquer dans son histoire de revirement de l’humanité et nous faire ressentir des choses, c’est une autre paire de manches...

BIFFF ON STREAM - At the Devil’s Door

Damien Taymans

No comment...

Quentin Meignant

Le Diable aurait mieux fait de se prendre... LA POOOOOORTE plutôt que d’inspirer une telle oeuvre. Arythmique et inéteressant de bout en bout, At the Devil’s Door ne brille même pas par un quelconque sentiment d’angoisse pourtant recherché par Nicholas McCarthy.

BIFFF 2015 - La folie coréenne

Le Pays du Matin Calme au centre de toutes les attentions...

S’il ne fait pas un pli que Roaring Currents, plus gros succès de l’Histoire du box-office coréen, attirera la foule des grands soirs le jeudi 16 avril au Bozar, les organisateurs du BIFFF ont décidé de rendre grâce comme il se doit au Septième Art provenant du Pays du Matin Calme.

Principal pourvoyeur de thrillers réussis ces dernières années, le pays a offert aux aficionados du BIFFF quelques moments inoubliables par le passé, avec J’ai rencontré le Diable, Bedevilled ou encore The Chaser, et remettra plus que jamais le couvert cette année avec près de 6 pépites hors normes.

De The Target, relecture étonnante du français A Bout Portant de Fred Cavayé, en passant par le déjà très renommé Sea Fog, aka Haemoo, et l’incroyable A Hard Day, tous les regards seront tournés vers la Corée, qui, une fois encore, enrichit de belle manière la programmation du festival bruxellois.

A noter que, pour que l’hommage à ce cinéma du bout du monde soit complet, les organisateurs proposent gratuitement en salle 3 les projections de Memories of Murder (le 10 avril à 15h30), The Chaser (le 13 avril à 16h30) et The Housemaid (le 16 avril à 16h30).

PRÉSENTATION DES FILMS :

The Divine Move

08/04/2015 - 18h00 - Salle 1

Réalisateur : Jo Bum-gu

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Vous connaissez le Go ? Non ? Ce n’est pas grave puisque The Divine Move est là pour vous enseigner les règles de ce jeu ancestral littéralement adulé au Pays du Matin Calme. Mais The Divine Move, c’est avant tout une histoire de vengeance qui reprend à son compte tous les codes du thriller hard boiled qui ont fait le succès de l’industrie cinématographique coréenne. Le métrage suit Tae-Suk, un joueur de go qui est au plus bas de sa carrière et qui tente de se refaire un nom en trichant. Mal lui en a pris puisque son frère est abattu et qu’il est accusé de ce meurtre. Sept ans plus tard, transformé par la prison,Tae-Suk compte bien prendre sa revanche.


Haemoo - Sea Fog

09/04/2015 - 18h00 - Salle 1

Réalisateur : Shim Sung-bo

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Personnage bien connu des cinéphiles avertis, Shim Sung-bo a notmment été reponsable de l’incroyable script de Memories of Murder qui, lui aussi, prendra place lors de ce BIFFF pour une séance rétrospective. Pour sa première réalisation, le bonhomme s’est bien entouré puisqu’il a pu compter sur la présence de Bong Joon-ho à la production. Et le moins que l’on puisse dire est que cette alliance a eu un effet boeuf : un véritable tollé en Corée où le film a choqué des milliers de spectateurs avant de s’exporter à la vitesse V-V’ et d’enregistrer un succès colossal à l’internationale. Sea Fog est l’adaptation d’une pièce de théâtre elle-même tirée d’un sordide fait divers où Kang, capitaine d’un bateau de pêche au bord du gouffre, décide de racheter lui-même le navire pour sauvegarder son poste et son équipage. Mais la pêche est insuffisante, et l’argent vient à manquer. En désespoir de cause, il accepte de transporter des clandestins venus de Chine. Lors d’une nuit de tempête, tout va basculer et la traversée se transformer en véritable cauchemar…


No Tears for the Dead

12/04/2015 - 14h00 - Salle 2

Réalisateur : Lee Jeong-beom

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Cinéaste déjà bien connu depuis sont impressionnant travail sur The Man from Nowhere voici déjà cinq ans, Lee Jeong-beom est de retour aux affaires aux manettes d’une oeuvre qui a tout pour plaire. No Tears for the Dead, outre un score d’entame très agréable, possède de véritable aptitudes visuelles (déjà visibles dans sa bande-annonce) mais surtout un vrai sens du rythme et un culot de tous les diables. Le métrage met en scène un tueur professionnel aguerri (Jang Dong-Gun) qui prend connaissance de sa prochaine mission : l’exécution d’une jeune femme (Kim Min-Hee).Il ne la connait pas, ignore tout d’elle.Mais, au fur et à mesure qu’il la traque, il tombe totalement sous son charme. Que va-t-il advenir du contrat ?


The Target

13/04/2015 - 14h00 - Salle 2

16/04/2015 - 16h30 - Salle 2

Réalisateur : Chang

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

The Target est un des deux films du BIFFF (avec le Chinois The Midnight After) à avoir droit à deux séances. Et pour cause : entre ceux qui n’en croiront pas leurs mirettes et qui voudront revoir l’oeuvre et les absents de la première projection charmés par le bouche-à-oreille de leurs copains, il y a de fortes chances pour que cette relecture étonnante d’A bout Portant du français Fred Cavayé fasse le buzz sur les terres bruxelloises. The Target suit Yeo-hoon, un ancien mercenaire qui désire désormais vivre une vie paisible avec son frère handicapé, Sung-hoon. Malheureusement, suite à une conspiration contre ce dernier, il se retrouve blessé à l’hôpital, sauvé de justesse par le médecin Tae-jun. Le lendemain matin, Tae-jun reçoit un coup de téléphone lui annonçant que sa femme a été enlevée et que le seul moyen de la retrouver vivante est de faire sortir Yeo-hun de l’hôpital. Une course contre-la-mort pleine de faux-semblants s’annonce…


The Terror Live

17/04/2015 - 19h00 - Salle 2

Réalisateur : Kim Byung-woo

Pays : Corée du Sud

Oeuvre qui aurait sans doute pu entrer dans notre top 10 des attentes de la rédaction, The Terror Live ne participe pas à la Compétition Thriller. Aurait-il laissé une chance à ses adversaires ? La question reste ouverte d’autant que l’oeuvre s’avère être pleine de promesses. Celle-ci suit Yoon Young-Hwa, un ancien présentateur TV à succès qui, suite à un accident, travaille désormais à la radio. Un jour, un homme l’appelle en direct lors de son émission et lui affirme qu’il va faire exploser le pont qui se situe juste en face des bureaux de sa radio. Yoon Young-Hwa croit à un canular jusqu’à ce qu’il assister à l’explosion du pont. Yoon décide de se servir du terroriste pour relancer sa carrière...


A Hard Day

18/04/2015 - 22h30 - Salle 1

Réalisateur : Kim Seong-hoon

Pays : Corée du Sud

Autre thriller coréen à ne pas prendre place dans la compétition du même nom lors de ce BIFFF 2015, A Hard Day n’en avait pas vraiment besoin tant il a déjà glané des récompenses depuis son incroyable succès critique lors de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes l’an dernier. Kim Seong-hoon, qui en est seulement à son second film, livre ici une copie parfaite et rafraîchit de belle manière l’art du polar à la coréenne avec un personnage principal véreux, torturé et maladroit qui donne lieu à des situations aussi glauques que cocasses. A Hard Day suit le commissaire Ko Gun-su qui renverse accidentellement un homme. Pour se couvrir, il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère. Lorsque l’affaire est découverte, on nomme son partenaire pour mener l’enquête. Et quand l’unique témoin de l’accident l’appelle pour le faire chanter, Gun-su comprend qu’il n’est pas au bout de ses peines…

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Focus sur quatre courts métrages (Belgian Film Day)

Le Belgian Film Day vaudra sans aucun doute le détour !

Si, très souvent, le Belgian Film Day joue un rôle assez confidentiel au BIFFF avec des séances programmées dès 11h du matin (un peu tôt pour les aficionados du festival encore embrumés par les vapeurs de Cuvée des Trolls de la veille) et parfois pas très bien achalandées, cette édition 2015 nous promet un spectacle du feu de Dieu.

L’ambiance souvent familiale de ce type de séances risque fort de connaître un regain de forme avec, cette année, une programmation incroyable, et, notamment, la projections de quatre courts métrages particulièrement attendus par les membres de notre rédaction.

En compétition, on retrouvera ainsi Le Zombie au Vélo de notre ami Christophe Bourdon, dont nous vous avions parlé dans le Cinémag 6, mais aussi Dernière Porte au Sud, le court d’animation de l’excellent Sacha Feiner, déjà dans les starting blocks pour un périple international au gré des festival, et, last but not least, l’inespéré western capillaire (le premier du genre d’ailleurs !) Ed & Shoeldaer de notre bon Maxime Pasque, déjà en route pour son premier long-métrage.

Hors Compétition, toutes les attentions iront à Edgar et la Douze Demoiselle, dont votre humble serviteur vous cause dans le Cinémag 7 (disponible aux caisses du BIFFF), œuvre d’un jeune réalisateur carolorégien plein de promesses et qui compte sur la voix off du célèbre François Pirette.

Alors, elle est pas alléchante cette partie de programmation ?

FOCUS SUR LES COURTS :

Le Zombie au Vélo

Réalisateur : Christophe Bourdon

Durée : 24 minutes

Premier court-métrage de ce personnage haut en couleur qu’est Christophe Bourdon, Le Zombie au Vélo est en quelque sorte né au BIFFF à la suite d’une conversation arrosée entre son metteur en scène et quelques fidèles de l’événement. Il est donc logique que ce film très alléchant (il suffit de découvrir le sujet de Cinergie.be ci-dessous pour s’en persuader) soit présenté en première mondiale dans le festival de cœur du néo-réalisateur.


Dernière Porte au Sud

Réalisateur : Sacha Feiner

Durée : 14 minutes

Dire, qu’au sein de la rédaction, on estime Sacha Feiner est un doux euphémisme. Le jeune réal’, qui a notamment remporté le prix de meilleur réalisateur au renommé Hollyshorts Film Festival pour son précédent court, Un Monde Meilleur, fait sans doute partie des grands talents belges à tenir à l’oeil. Et ça tombe bien puisque les organisateurs du BIFFF ont eu la bonne idée de programmer sa nouvelle pépite : le court d’animation Dernière Porte au Sud, qui a déjà glané une récompense lors du tout récent Festival Anima à Bruxelles. Le circuit des festivals devrait une nouvelle fois réussir à Sacha avec ce court dont le pitch est le suivant : "Le Monde est fait d’étages reliés par des escaliers. les étages sont faits de pièces reliées par des couloirs. Et tous les étages, ça fait le Monde »... Telle est la théorie élaborée par Toto, l’ami et seconde tête siamoise d’un enfant que sa mère n’a jamais laissé sortir de l’immense manoir familial, muré depuis sa naissance. Entre explorations de couloirs interminables, scolarité privée et visites au Mausolée paternel, les frères n’ont jamais remis en question les limites de ce Monde. Jusqu’au jour où, obsédés par une étrange lumière aperçue par accident, ils jurent d’en trouver le bout."


Sacha Feiner, animateur fantastique par asblCinergie


Ed & Shoeldaer

Réalisateur : Maxime Pasque

Durée : 20 minutes

Jeune homme pétri de talent, Maxime Pasque est le genre de gars qui se multiplie sur tous les fronts, attaquant de toutes parts et décevant parfois ses impatients suiveurs en attente de résultats. Mais, quand, d’aventures, un de ses projets voit le jour, vous pouvez être sûrs qu’il fera carton plein et remplira tous ses objectifs. Ed & Shoeldaer, le premier western capillaire de l’Histoire du cinéma, de surcroît livré par un fanatique du cinéma italien, fait partie de ces incontournables qui font du jeune cinéma belge une véritable Madeleine de Proust. Ed & Shoeldaer suit Ed Scissor - campé par cette "gueule" de Kevin Dudjasienski - qui attend un client dans son petit salon de coiffure en compagnie de sa copine Léa Shoeldaer et de son employé, Alan. Et puis arrive Roméo Gonzo jr qui veut engloutir la petite entreprise...

ED & SHOELDAER : first trailer from Pasque Maxime on Vimeo.


Edgar et la Douze Demoiselle

Réalisateur : Frédéric Legrand

Durée : 13 minutes

Présenté hors compétition (et c’est bien dommage !) lors de ce Belgian Film Day, Edgar et la Douze Demoiselle

a tout pour marquer les esprits : poésie, beauté esthétique, animation superbement réussie,... Et tout ça avec un seul ordinateur, des fonds verts et des paysages issus de la région carolorégienne. De là à dire que le jeune autodidacte Frédéric Legrand est un petit génie, il y a un pas que nous n’hésitons déjà pas à franchir ! Procurez-vous le CinémagFantastique 7 au plus vite afin de découvrir tous les détails techniques de l’œuvre et les confidences d’un cinéaste qui n’a sans doute pas fini de nous étonner.

Crédit de la photo de couverture : Marianne Grimont

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Les copains d’abord

C’est le jour J. Celui attendu pendant près d’un an. Celui qui change du train-train quotidien et le rend merveilleux. Celui qui, hier, a fait briller le soleil à Bruxelles, tant sur la ville que dans les coeurs. C’est l’ouverture du BIFFF, le 33ème du nom.

Si l’aura internationale du festival n’est plus à prouver et que son arrivée au Bozar lui a fait acquérir un statut encore plus incontournable, c’est surtout le côté humain, presque familial, qu’il faut avant tout retenir. Car, oui, le BIFFF, malgré ses atours de grosse machine parfaitement huilée, d’ogre du fantastique, de cador de la capitale, c’est avant tout une famille. Cette cellule familiale n’est pas explosée mais plutôt explosive au vu des tempéraments et des joyeux drilles mis en présence. Avec le plaisir de se revoir pour seul alibi, cette ouverture a permis aux habitués, anciens comme nouveaux, de se réunir autour de deux passions : le cinéma et l’Amour. L’amour avec un grand A, pas celui qui prend place dans les salles du FIFA, mais celui, véritable et non surjoué, de gens heureux de se retrouver. Cette joie a une nouvelle fois pris la forme d’un apéro pré-BIFFF juste en face des Bozar bien avant le lancement des hostilités. Pas un apéro crapuleux du genre beuverie, non, mais plutôt du style accolades, proximité, retrouvailles, plaisir,... Jeunes ou plus âgés, abonnés ou non, personnages hauts en couleurs ou simples suiveurs, tous ont pris un plaisir fou à se retrouver, le plus simplement du monde, autour d’un verre en attendant l’ouverture des portes de leur festival chéri.

Tel un réveillon de Nouvel An (en moins barbant), ce micro-événement extérieur, qui a accueilli cette année quelques non-initiés (dont votre humble serviteur), faisait primer les copains. Ceux que l’on ne voit que rarement mais qui restent dans les coeurs, ceux dont la simple évocation du nom provoque un sourire, ceux de qui l’on aime se soucier assez souvent malgré la distance. Ce rendez-vous a aussi été le vecteur d’évocations nostalgiques, entre les "Mon premier BIFFF, c’était en...", "Tu te souviens cette séance où..." et les coups de breuvages rafraîchissants, le tout sous le regard bienveillant de Tom Pouce, l’un des plus anciens abonnés.

Ô joie ! Mon BIFFF, notre BIFFF, est revenu et a déjà commencé à diffuser son Amour. N’en déplaise aux détracteurs, dont ceux qui croient que les romanos squattent toujours Moulinsart, nous, nous avons une famille. La plus belle et déjantée des familles : celle du BIFFF. Et comme le disait Brassens : "Les Copains d’abord" !

BIFFF 2015 - Ouverture - Un Chevalier en or

Joe Dante sacré Chevalier de l’Ordre du Corbeau

L’ouverture est toujours un moment très compliqué pour l’habitué du BIFFF. Outre la redécouverte de son festival chéri, il doit s’acclimater à la foule des grands soirs, à une salle comble et chauffée à blanc mais aussi aux files d’attente forcément plus importantes lors de ce D-Day. Néanmoins, les organisateurs ont, comme chaque année, vu les choses en grand et ont orchestré une soirée tout simplement géniale.

Après le spectacle de lancement du Festival avec, notamment, Sacha Feiner aux manettes d’un de ses célèbres Gremlins prêt à dépiauter de la saucisse fraîche (?) et le traditionnel discours (accompagné d’un focus sur Frontières), Jaco Van Dormael est ainsi venu présenter en exclusivité une longue bande-annonce de son prochain film, Le Tout Nouveau Testament où Benoît Poelvoorde incarnera un Dieu pas vraiment idéal accompagné de sa femme, Martine, incarnée par Yolande Moreau.

Mais le clou de cette première soirée fut sans aucun doute l’apparition sur scène de Joe Dante, venu présenter en quelques mots son petit dernier, Burying the Ex (voir notre BIFFF ON STREAM), mais surtout se faire adouber Chevalier de l’Ordre du Corbeau. Très sympathique, le metteur en scène poussa même la chansonnette à la demande d’un public plus accro que jamais aux jolies sérénades (ce qui promet pour les jours qui viennent). De son propre aveu, Joe Dante ne s’attendait pas à pareille réception et lui et son épouse furent ébahis de voir tant de monde amassé pour son film. Le cinéaste affirmait ne jamais avoir vu cela de sa carrière et se souviendra sans doute encore longtemps de son passage en Belgique. Un glorieux Chevalier de l’Ordre du Corbeau semble définitivement être tombé sous le charme du festival...

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Exposition Triorrifik

Dihn Van FX, Trez Art et Squid Lab s’allient le temps du BIFFF...

Exposition à ne pas manquer dans les couloirs de Bozar (elle se trouve du côté droit de la Salle Ciné 1, juste devant l’entrée des spectateurs), Triorrifik a pris place hier au BIFFF pour son grand vernissage.

L’alliance entre Dhin Van FX, Trez Art et Squid Lab - notamment mené par le maquilleur Erwan Simon - vaut réellement le détour, recelant notamment quelques très belles toiles mais aussi d’impressionnantes postures.

D’une relique de Mickey Mouse (qui vous accueille d’ailleurs au stand) à des œuvres réellement traumatisantes, l’exposition se tiendra jusqu’à la fin du BIFFF et n’attend que vous pour vivre. Laissez-vous tenter et accueillir de manière très chaleureuse par toute l’équipe...

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - El Ardor

Quentin Meignant

Bien que très long et souvent assez lent, El Ardor est un excellent film aux décors magnifiques et à la mise en scène impeccable. Pablo Fendrik parvient à tirer le meilleur parti de ses lieux de tournage tandis que la magnifique Alice Braga subjugue au même titre qu’un jaguar hautement symbolique.

Damien Taymans

Le film est beau, les intentions sont nobles, le tandem Alice Braga-Gael García Bernal est époustouflant... Cependant, El Ardor n’est juste pas du tout à sa place dans un festival de films de genre...

Seb Brunclair

Et un intrus de plus dans la programmation, un... Pour le coup, on ne s’en plaindra pas vraiment, au vu des qualités de mise en scène et de jeu d’acteur qu’a à faire valoir ce neo-western contemplatif, à réserver aux plus patients.

BIFFF 2015 - Dealer

L’heure de la coco...

Dealer... Tout un programme ! Annoncé comme la renaissance du polar français dans toute sa splendeur (malgré le fait que le très estimable Colt 45 avait déjà dépoussiéré les lieux), le premier long métrage de Jean Luc Herbulot prenait curieusement place au sein de la programmation du BIFFF hier en début de soirée.

Sélectionné au sein de la Compétition Septième Parallèle, Dealer brillait évidemment par une certaine originalité au niveau de sa mise en forme. Tournée en une douzaine de jours pour 175.000 euros seulement (nous sommes donc bien loin des sommes hallucinantes proposées aux "stars" du cinéma français), cette micro-production, outre un côté badass totalement assumé et particulièrement réjouissant, proposait ainsi un découpage chapitre par chapitre, ceux-ci étant annoncés en toutes lettres au milieu de l’écran, histoire de souligner la descente aux enfers du protagoniste principal.

Ce dernier, campé par Dan Bronchinson, comédien qui affirme d’ailleurs avoir pas mal galéré dans sa jeunesse et qui est d’ailleurs "marqué" physiquement par ses expérience dans le banditisme, s’affirme rapidement comme la clé de voûte de l’ensemble. A la fois à l’écran et au sein de l’omniprésente et importante voix OFF, il parvient à instiller une belle dose de rythme et, surtout, à plonger le spectateur dans un univers très particulier.

Cette immersion particulièrement réaliste s’opère grâce à une narration aussi fluide que réjouissante, jouant sur les bons mots et sur un argot qui n’est pas sans rappeler celui d’MC Jean Gab’1, notamment dans le clip J’temmerde. Cette badassitude fait de Dealer une sorte de long clip au cours duquel on ne s’ennuie pas et qui s’appuie sur la bestialité de ses différents personnages, chancres du grand banditisme et de la roublardise. Personnages angoissants, comme le fameux Delo, incarné par l’excellent Bruno Henry, bestiaux, à l’image de Cartouche - le comédien Hervé Babadi, bien connu pour son rôle de Boris dans Plus Belle la Vie -, ou encore un brin dingos comme les gitans (qui ne sont pas sans rappeler celui incarné par Brad Pitt dans Snatch, le tout avec plus de réalisme et de connaissance du terrain), une galerie incroyable s’offre aux spectateurs et Jean Luc Herbulot fait évoluer tout ce beau monde dans ce qui se révélera être un véritable cauchemar pour le héros.

Dealer n’était sans doute pas à sa place au BIFFF, certes, mais force est de constater que la réussite est totale et que les spectateurs ont apprécié ce véritable morceau de poésie et de bestialité urbaine à la française. Le polar n’a pas connu de renaissance, mais le film de gangsters, dans ce qu’il a de plus vil et roublard, lui, a une nouvelle étoile. Une étoile de la trempe des Old School et consort, se rapprochant du génie de Jan Kounen sur Dobermann.

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Haemoo, Sea Fog

Drame en haute mer...

Programmé au sein de la très relevée Compétition Thriller qui, d’ailleurs, recèle quelques uns des meilleurs produits du Pays du Matin Calme, le Coréen Haemoo, mieux connu à l’internationale sous le titre de Sea Fog, s’est avéré particulièrement efficace, clouant littéralement les habitués du BIFFF sur leurs sièges.

Certes, le métrage de Shim Sung-bo n’est pas à proprement parler un film de genre, pas plus qu’il n’est en fait un simple thriller, mais, basé sur un sordide faits divers qui a endeuillé la Corée du Sud, il n’en est que foutrement plus efficace. Le cinéaste prend d’ailleurs le parti d’instaurer dès les premières secondes une sorte de chape de plomb sociale sur son film, tout en ne négligeant pas l’aspect visuel des choses mais en mettant en avant les difficultés des protagonistes principaux, des marins au bord de la faillite.

Partant de ces considérations tout à fait humains et "terre-à-terre" (bien qu’il n’y reste pas longtemps), Shim Sung-bo parvient à amorcer une plongée dans l’horreur particulièrement réussie. Celle-ci est viscérale, touche l’Autre, notre pendant coréen à la vie presque rangée et dont la vie s’est écoulée jusque là sans aucun acte de violence, et touche donc en plein coeur. Particulièrement respectueux - ce qui est compréhensible vu l’émoi qu’a provoqué le drame dans son pays -, le metteur en scène se laisse néanmoins aller à livrer quelques détails particulièrement sordides et livre quelques séquences choc pas évidente à gérer.

Hormis un final un peu longuet et pas vraiment utile (même s’il reflète sans doute une certaine réalité), Haemoo prend aux tripes et fait étalage des horreurs dont est capable l’homme lorsqu’il est acculé.

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - The White Haired Witch of Lunar Kingdom

Alan Deprez

Malgré le coup de pouce de Tsui Hark (conseiller artistique de la chose-ndr), The White Haired Witch of Lunar Kingdom manque cruellement de souffle épique et se complaît dans la mièvrerie. Á un tel point que je n’arrive pas à me débarrasser de ce goût de guimauve, des plus tenace en bouche... L’intrigue est confuse (difficile de cerner les enjeux et les intérêts des différents camps) et beaucoup de CGI ne sont pas au niveau. Heureusement, il reste la sublime Fan Bingbing, toujours à tomber. C’est elle le plus grand effet spécial du film !

Quentin Meignant

Une des purges visuelles de ce festival. Long dans son propos, le métrage court après une rythmique qui se veut spectaculaire, mais ne l’est jamais vraiment.

Samuël Tubez

Des câbles (beaucoup), des écrans verts (trop) et de la mièvrerie (un paquet) pour cette énième fantaisie virevoltante made in HK.

BIFFF ON STREAM - The Ignorance of Blood

Quentin Meignant

Une enquête policière totalement inintéressante et déjà vue mille fois. Pas vraiment à sa place au festival...

Seb Brunclair

On peine à comprendre ce qui justifie la programmation de cette espèce de téléfilm policier on ne peut plus banal.

BIFFF ON STREAM - Turbo Kid

Quentin Meignant

Un vrai film pour le BIFFF. Totalement fou dans son histoire et dans des effets sanguinolents très réussis.

Alan Deprez

Bourré d’humour, généreux sur le gore et ultra référentiel (des costumes aux accessoires, en passant par l’excellente BO aux accents synthétiques) Turbo Kid ancre son post-apo dans une atmosphère délicieusement 80’s. L’œuvre était parfaite pour un festival comme le BIFFF et son public chauffé à blanc. L’ambiance dans la salle était digne de la Fantastic Night !

Seb Brunclair

Lettre d’amour aux 80’s qui privilégie l’hommage sincère à la parodie, brutale comme un Troma mais avec un vrai sens du style et du cadrage, Turbo Kid est une réussite taillée sur mesure pour le public ultra-motivé du BIFFF et les soirées entre potes. D’ores et déjà une des grosses claques du festival.

Samuël Tubez
De l’énergie à revendre, des idées, un véritable savoir-faire et un amour sincère pour le cinéma de genre dans ce post-apo fauché ultra-gore. Vous avez dit Z ? Moi je dis le système D dans toute sa splendeur ! Et en plus la B.O. tue !

BIFFF ON STREAM - Mexico Barbaro

Alan Deprez

Inégal comme nombre d’anthologies, Mexico Barbaro a offert ce pour quoi on s’était déplacé : de la tripaille, du sexe, de la nudité et des scénarii complètement autres. Mention spéciale à cette chica forcée de recueillir le sang s’écoulant du sexe de sa sœur (!) pour sauver son âme. Ils sont fous ces Mexicains. Ay papi !

BIFFF ON STREAM - Rurouni Kenshin : Kyoto Inferno

Quentin Meignant

Après un premier opus très réussi, Kenshin le Vagabond voit son univers se développer avec brio et, surtout, ses principaux adversaires apparaître. Sorte d’oeuvre charnière de la trilogie, Kenshin 2 brille aussi par ses nombreux combats à la chorégraphie parfaite et par la caractérisation impeccable de chacun de ses personnages.

Damien Taymans

Dans la lignée du premier film, Kyoto Inferno met de nouveau Kenshin à l’épreuve de régler tous ses problèmes avec un minimum de dommages collatéraux. Malgré la minutie des scènes de combats, on regrettera une certaine arythmie et un scénar un brin ronronnant...

BIFFF ON STREAM - Robot Overlords

Samuël Tubez

Vaine tentative de copier l’esprit Amblin, Robot Overlords souffre du manque d’implication de son casting, d’une histoire peu passionnante et d’effets spéciaux banals. On attendait mieux de la part du réalisateur du sympathique Grabbers.

Quentin Meignant

L’Irlande peut désormais se targuer d’avoir un très bon faiseur qui peut toucher à tout en allant jusqu’à tutoyer l’univers des blockbusters. Très Amblin dans l’esprit, l’aventure recèle quelques beaux moments de bravoure, des traits d’humour qui ne sont pas sans rappeler Grabbers et un rythme plaisant. Le seul bémol réside dans le choix de certains acteurs...

Seb Brunclair

Le réalisateur de l’excellent Grabbers passe du binge-drinking comico-horrifique au film pour ados robotique et s’en sort très honorablement, malgré quelques tares bien présentes (la direction d’acteurs, notamment). Le film possède tous les atouts pour se tailler une place de choix dans le marché du direct-to-video.

BIFFF ON STREAM - The Cobbler

Samuël Tubez

A partir d’un pitch improbable (voire débile), le réalisateur Thomas McCarthy livre une comédie drôle et touchante prenant peu à peu la forme d’une habile fable sur la filiation. Une belle petite surprise.

Seb Brunclair

Une petite comédie gentillette et prévisible bourrée de pathos mais tout de même franchement attachante. On n’en attendait pas tant d’un film avec Adam Sandler.

BIFFF ON STREAM - Everly

Samuël Tubez
Non-stop-gory-action-with-sexy-badass-chicks-and-crazy-yakuzas ! What else ? Ben, c’est déjà pas si mal et au moins on ne s’emmerde pas !

Quentin Meignant

Salma Hayek sublimissime en mode je-dézingue-le-monde-entier-alors-fais-pas-chier face à des méchants tous plus barrés les uns que les autres. Un beau crescendo qui vire délicieusement au porte-nawak. Idéal pour la nuit !

Alan Deprez

La bomba latina Salma Hayek n’avait plus été autant érotisée depuis Une nuit en enfer. Ici, elle l’est à chaque instant et porte littéralement le film sur ses épaules. En femme de joie s’improvisant flingueuse, elle n’accuse pas le poids des années (48 ans au compteur) et ses courbes incendiaires rendraient fou n’importe quel mâle normalement constitué. Pour le reste, ce n’est guère palpitant et les péripéties scénaristiques, tout comme les dialogues, sont à peine dignes du fond du panier des actioners DTV. C’est très bis et convenu, sans ce grain de folie qui aurait fait décoller l’œuvre de Joe Lynch (pourtant en poste sur l’excellent film à sketches Chillerama).

Fred Pizzoferrato

Servi par une mise en scène efficace, Everly n’en tourne pas moins rapidement en rond en dépit de sa bonne volonté roborative. Néanmoins, il est possible de s’amuser devant ce divertissement jusqu’au-boutiste qui offre exactement ce que le public attend : une actrice hyper-sexualisée et une violence ultra sanglante.

Damien Taymans

Salma est éblouissante, ça déménage dans tous les sens. Le film d’entrée parfait pour la nuit !

Seb Brunclair

C’est très con, violent, rythmé (mais interminable) et Salma Hayek y est traitée comme la reine des MILF. Faut-il en dire plus pour convaincre les éventuels intéressés ?

BIFFF ON STREAM - Life after Beth

Quentin Meignant

Une très belle oeuvre, émouvante et aux dialogues de qualité qui n’avait sans doute pas vraiment sa place au sein de la nuit...

Fred Pizzoferrato

Si le côté très prévisible du scénario s’avère problématique (on sent le cinéaste éprouver des difficultés à atteindre le format d’un long-métrage) l’ensemble reste correct, sans toutefois enchanter outre mesure le spectateur. Bref, un produit tout à fait potable et plutôt sympathique mais dont on espérait sans doute davantage.

Damien Taymans

Révolution relative dans le monde des zombies : Life after Beth est une comédie savamment écrite et brillamment interprétée qui privilégie au décalage habituel et aux personnages loufoques la légèreté de quelques saillies verbales ou d’une expédition en Absurdie.

Seb Brunclair

Le deuxième film de "copine zombie" de ce BIFFF troque la comédie pure contre l’émotion, interprétée avec grand talent (Dane Dehaan confirme les espoirs placés en lui depuis Chronicle) et capable de s’imposer dans le monde surpeuplé de la comédie zombiesque. Drôle de choix pour la Nuit Fantastique de par son rythme tranquille, mais une très bonne pioche pour tous ceux qui aiment une vraie touche d’originalité et de sentiment dans leurs films de morts-vivants.

BIFFF ON STREAM - Jorge y Alberto contra los demonios neoliberales

Damien Taymans

En cultivant de si bonne foi le mauvais goût, les Quintana composent une œuvre de bon goût qui procure suffisamment de folie, d’exotisme, de génie pour défroquer, tels des néo-conquistadors, l’entièreté de l’Argentine et se tailler une petite réputation sur le reste du globe. Parfois excessive dans ses saillies verbales (les "puta" contre les "motherfucker" ricains) et ses gimmicks (visuellement, c’est parfois indigestes et les gags finissent par lasser), Jorge y Alberto contra los demonios neoliberales reste malgré tout un objet filmique des plus étrange et rafraîchissant.

BIFFF ON STREAM - Eat

Damien Taymans

Eat est une pure péloche gorasse qui a le mérite d’échapper quelque peu à la tradition du film de cannibales. Une sorte de Starry Eyes version 2.0 qui verse dans le malsain et l’ignominie pour arroser ponctuellement l’assistance de galons d’hémoglobine.

BIFFF ON STREAM - Infini

Quentin Meignant

Déguiser ses potes en soldats pour faire mumuse dans sa cave, c’est bien joli. Mais de là à faire un film avec un scénar compréhensible, il y a quand même de la marge...

Damien Taymans

Crawlspace bis assaisonné d’un peu de Sphère et de relents d’Alien. Déjà-vu une dizaine de fois ce film

Seb Brunclair

Un film de couloirs mal torché à tous les niveaux, la palme revenant au scénario terriblement mal introduit. Avec son film, Shane Abbess le niveau de la programmation d’un cran...

BIFFF ON STREAM - The Incident

Quentin Meignant

Une idée de départ très originale bien servie par une belle mise en scène. J’ai dû trancher et quitter la séance pour voir Robot Overlords en entier, mais force est de constater que le récit était passionnant.

BIFFF 2015 - Les photos de Raymond

Il est de retour pour notre plus grand plaisir : notre Raymond national capture à nouveau les images durant sa traditionnelle chasse aux clichés qui marquent. Une première fournée de 7 photos qui en appelle beaucoup d’autres...

Crédit photos : Raymond Widawski

BIFFF 2015 - Everly met le feu à la nuit

Salma Hayek était là... dans nos coeurs !

Voir Salma Hayek dénudée sur l’affiche du nouveau film de Joe Lynch, le responsable du très appréciable Détour Mortel 2 mais aussi d’un segment de l’excellente anthologie Chillerama, a déjà quelque chose en soi d’hautement sympathique. Mais lorsque l’on sait que la belle va s’évertuer à se sortir d’une inextricable situation en dézinguant des malfrats en tout genre, l’on se dit d’emblée que cet Everly a tout d’une véritable Madeleine de Proust. Proposé lors du BIFFF 2015 en guise de lancement de la sacrosainte Fantastic Night, le métrage ne pouvait qu’y faire des étincelles.

Celles-ci interviennent dès l’entame de la bande de Lynch qui, s’il partage son nom de famille avec le célèbre David, ne fait, lui, pas dans la dentelle. Après une première séquence éprouvante pour l’héroïne aux généreuses formes, c’est dans un véritable bain de sang que se lance le cinéaste. Pour ce faire, il multiplie les apparitions les plus improbables en donnant vie (puis mort) à toutes sortes de personnages originaux, tant dans leur traitement que dans leur trépas.

Sorte de The Raid dégénéré et sans ascension dans les étages, Everly brille aussi par une unité de lieu qui appuie encore l’efficacité des diverses apparitions et, au fil du temps, verse carrément dans le WTF à grands coups d’armes de plus en plus spectaculaires et d’effusions sanguinolentes parfaitement réussie. Meurtres à l’acide, explosions, fusillades sans fin, rien n’est négligé d’autant que la qualité des effets spéciaux est bel et bien au rendez-vous. Le crescendo de cette folie meurtrière atteint son paroxysme avec l’entrée en scène d’un véritable « boss final » au sadisme incomparable.

Réussite tant sur le fond que sur la forme, Everly est le genre de série B sans concession dont les Etats-Unis semblaient être privés voici déjà bien longtemps. Certes totalement improbable scénaristiquement parlant, le métrage de Joe Lynch brille par d’indéniables qualités scéniques, un body count qui défile et l’interprétation d’une Salma Hayek plus sexy et fatale que jamais… Il n’en fallait pas plus pour enflammer le public bruxellois !

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - ZomBIFFF’lympics, première édition

Et certainement pas les derniers !

Il fallait être courageux hier pour battre le pavé bruxellois le matin : grisaille, pluie et froid étaient au menu de la première édition des ZomBIFFF’lympics, la première manifestation mondiale qui réunissait les plus grands champions en putréfaction autour d’épreuves phare.

Mention spéciale bien entendu pour le lancer de colonnes vertébrales, épreuve qui se déroulait dans un esprit bon enfant (hormis pour les spectateurs et photographes qui servaient plus de buffet grandeur nature que de supporters). Qu’à cela ne tienne, un zombie qui se repaît est plus efficace par la suite et c’est donc à une compétition de très haute volée que se sont adonnés les divers participants.

De l’aveu même de l’organisation, ces jeux sont appelés à grandir, l’impact des zombies sur notre société étant de plus en plus prégnante et l’attirance du genre humain pour ces corps en putréfaction étant inévitable. Il ne manquait à cette édition que le beau temps et, pourquoi pas, quelques vendeurs de goodies à la sauvette, chose qui interviendra sans doute l’an prochain si le succès de l’événement est croissant. Le tout s’est bien entendu terminé par la Zombie Parade qui, comme chaque année, s’est permise d’ensanglanter les rues de la capitale.

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - Therapy for a vampire

Damien Taymans

Aussi drôle que What we do in the shadows, cette péloche autrichienne rend hommage au genre vampirique et déride les zygomatiques. Que demander de plus ?

BIFFF 2015 - Belgian Film Day’s Reviews

Une compétition de haut vol

Il y a une paire de jours se tenait le traditionnel Belgian Film Day, dont nous vous parlions justement il y a peu au vu du niveau rarement vu jusqu’alors de la sélection. Force est de constater que notre excitation était fondée et que la qualité était bien présente dès 11 heures ce vendredi, une heure où seuls les plus braves étaient levés. Retour sur chacun des courts métrages en compétition...

  • Wien for Life d’Alidor Dolfing :

Très scolaire dans son déroulement et souffrant parfois de longueurs, ce court mettant en scène des rednecks flamands fait néanmoins preuve d’un beau rythme et recèle quelques moments d’un humour exquis. Très bien filmé, il s’agit là d’un très bon "film d’études".

  • Le Zombie au vélo de Christophe Bourdon :

Premier court de Christophe Bourdon, Le Zombie au Vélo est une très belle réussite, qui, si elle souffre d’encore quelques longueurs (entendez par là quelques plans inutiles), fait étalage de très belles qualités, du maquillage à la photo en passant bien entendu par l’exceptionnelle prestation d’Olivier Bonjour. Ce dernier parvient à transmettre une véritable âme à son personnage, ce qui le rend particulièrement attachant.

  • La Valse mécanique de Julien Dyckmans :

Un court métrage qui a le mérite d’être très court... mais aussi et surtout très bien fichu. De l’animation comme on l’aime et un thème particulièrement actuel. Du beau boulot.

  • Ed & Shoeldaer de Maxime Pasque :

Maxime nous emmène dans son univers très particulier et complètement barré et fait mouche avec un ensemble avec des airs de The Big Leboswki. Le nombre de références est hallucinant, le propos sympa et plutôt enlevé. Reste sans doute que Ed & Shoeldaer aurait mérité d’être un moyen métrage au vu du nombre d’informations que le spectateur doit ingérer sur 25 minutes. Une belle découverte.

  • De Vijver de Jeroen Dumoulein :

Très bien fichu visuellement, De Vijver ne passe malheureusement pas l’écueil d’un scénario difficilement cernable pour le spectateur et avec assez peu d’intérêt au final. La mise en images, tout simplement parfaite, vient sauver la chose. Mais force est d’avouer qu’elle laisse un goût particulièrement amer.

  • I Wish My Life de Joachim Huveneers :

Il fallait bien un film de SF dans la prog... Mais quand le S correspond avec Sommeil, cela s’avère plutôt compliqué

  • Dernière porte au sud de Sacha Feiner :

D’ores et déjà LA claque du festival. Un court métrage belge dans le top 5 final du BIFFF, c’est désormais possible et cela grâce à la folie et aux inventions visuelles de Sacha Feiner. Doté d’une forme irréprochable, Dernière Porte au Sud émeut dans son final autant qu’il accroche de suite le spectateur. Mention spéciale à la voix OFF, omniprésente et parfaite. Du très très bon boulot.

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - The Returned

Damien Taymans

Ca ressemble à la série Les Revenants et pourtant, c’est tellement mieux écrit. Reste quelques temps morts et une musique bien trop omniprésente mais le récit continue à vous torturer quelques heures après la projection...

BIFFF ON STREAM - Les Jaunes

Quentin Meignant

Une très joyeuse série B rendant hommage aux plus grandes réussites du genre. Une belle identité québécoise fièrement revendiquée et qui ajoute au côté WTF de l’ensemble.

Samuël Tubez
Tabernacle ! C’est quoi c’ti zombie flick minable là, à la croisée de Slither et du R’tour des morts-vivants mais sans aucun savoir-faire ?

BIFFF 2015 - Zombie Parade (photos)

Raymond capture du zombie...

Comme nous vous l’annoncions hier avec une première fournée de clichés, notre bon Raymond Widawski est de retour et, comme chaque année, il s’est attaqué à la Zombie Parade et à ses morts-vivants assoiffés de sang. Cela nous donne quelques très belles photos.

BIFFF ON STREAM - Rurouni Kenshin : The Legend Ends

Quentin Meignant

Contrairement aux deux premiers opus qui étaient très rythmés, The Legend Ends prend le temps de poser des balises... que l’on croyait posées depuis longtemps. Cette emphase nuit certes au résultat global, mais avec un combat final haletant et spectaculaire à souhait, Ohtomo sauve la mise...

BIFFF 2015 - Le règne Kenshin

Un Vagabond fait la joie des festivaliers...

Véritable must de l’édition 2013, Rurouni Kenshin avait passablement enchanté l’assistance pour la première année au Bozar avec une projection comble en salle 2. Le célèbre Vagabond créé par Nobuhiro Watsuki a fait son retour par la grande porte dans les travées bruxelloises avec une double-programmation dans la magnifique salle Ciné 1.

Avant-hier, Rurouni Kenshin : Kyoto Inferno prenait en effet ses quartiers au BIFFF et le moins que l’on puisse dire est que ce second opus a passablement chauffé la foule, déjà présente en masse pour suivre la Fantastic Night. Il faut dire que tous les ingrédients nécessaires à la bonne tenue d’un film de haute volée étaient présents dans ce Kenshin 2 : combats aux chorégraphies impeccables, caractérisation des personnages au rasoir et héros plus que jamais porteur étaient de mise. Autant dire que l’excellent cinéaste nippon Keishi Ohtomo remplissait aisément sa mission, se laissant même aller à de nombreuses libertés scénaristiques salvatrices (il le faut vu l’abondance en détails du matériau de départ).

Ce second volet est à l’image de l’oeuvre originale de Watsuki, à la fois dense et ancrée à 100% dans la culture nippone d’un autre temps, tout en ne cédant pas aux sirènes de la facilité en resuçant purement et simplement le matériau de base. Le résultat s’avère être bluffant et bardé de rythme. Il n’en va pas exactement de même pour le troisième et dernier volet de la franchise, Rurouni Kenshin : The Legend Ends qui aborde le thème du vagabond avec plus de pragmatisme et qui semble nettement plus carré.

Prenant (trop) le temps de poser les balises de son final, Ohtomo en oublie presque ce qui a fait le succès des deux premiers volets, à savoir une action quasi permanente agrémentée de touches très importantes concernant la caractérisation des personnages. Dans cette troisième oeuvre, il semble que ce dernier élément prime sur le rythme et The Legend Ends semble donc beaucoup plus long, notamment dans la mise en place de son intrigue. Le résultat est néanmoins loin d’être mauvais avec quelques séquences très émouvantes et, surtout, un long combat final très spectaculaire. Ce dernier est néanmoins sapé par une dernière scène aussi longuette qu’inutile qui vient renforcer ce petit sentiment de déception présent depuis le début du film.

En programmant les deux derniers volets de Rurouni Kenshin en deux jours, les organisateurs du BIFFF ont néanmoins fait mouche, touchant forcément les fans au coeur et offrant aux autres une chance de vibrer au son des sabres et de plonger dans une reconstitution d’époque parfaitement maîtrisée.

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - No Tears for the Dead

Quentin Meignant

Un thriller à l’esthétique impressionnante qui, dans sa dernière partie, vire totalement à la dinguerie et lorgne allègrement vers les Die Hard (pour ne citer qu’eux). L’oeuvre de Lee Jeong-beom brille aussi par la caractérisation de chacun de ses intervenants par la suite décimés au fil de ce gigantesque carnage.

Damien Taymans

Ce thriller très dark vire lentement mais sereinement à l’actioner et dégaine toute sa verve passé la moitié du récit. Extrêmement maîtrisé, cette sorte de mélange des univers de Die Hard, La Mémoire dans la Peau et The Chaser se montre aussi virevoltant que féroce et, tel un bulldozer, entraîne tout ce qui se trouve sur son passage.

BIFFF ON STREAM - Fantasticherie di un passeggiatore solitario

Quentin Meignant

Paolo Gaudio livre un demo reel plus qu’un film avec ce Fantasticherie. Certes attachant au niveau de sa forme (pas parfaite, loin s’en faut), l’ensemble demeure quasi incompréhensible.

Damien Taymans

Fantasticherie est difficile à appréhender tant formellement (ce mélange d’images live et de créations en stop-motion) que narrativement (le noeud central est développé mais se délite par la suite en une kyrielle de sous-intrigues).

Samuël Tubez
Une rêverie trop souvent abstraite mêlant prises de vue réelles (un peu cheapos) et animation rudimentaire. Un objet difficilement qualifiable et confus.

Seb Brunclair
C’est certain, il y a des idées (trop ?) dans ce drôle d’OFNI. Une jolie carte de visite pour son réalisateur, mais rien de plus.

BIFFF ON STREAM - These Final Hours

Quentin Meignant

Une histoire d’apocalypse assez classique qui brille néanmoins par les sentiments qu’il développe, notamment ceux entre la jeune héroïne et son "sauveur". De sauvetage, il n’est néanmoins pas question avec une vraie apocalypse assez impressionnante tant dans sa mise en images que dans la peinture des comportements humains la précédant.

Damien Taymans

La sensation du dernier festival de Cannes (le film était présenté dans la Quinzaine des réalisateurs) est un sacré pétard mouillé aussi bien dirigé que mal écrit. Ces deux heures moins le quart avant la fin du monde épousent plus qu’à leur tour la vacuité des villes australiennes au crépuscule de l’humanité.

BIFFF ON STREAM - Lupin the Third

Alan Deprez

L’adaptation d’Edgar de la Cambriole (encore une madeleine de Proust de notre enfance !) par ce doux dingue de Kitamura est une petite déception. Alors que l’on aurait voulu un mélange permanent d’action virevoltante, de panache et de décontraction, on se retrouve plutôt face à une œuvre très bavarde, trop statique et souffrant de multiples longueurs. Lupin The Third, c’est du Kitamura sur courant alternatif : de nombreux échanges dialogués (certains n’auraient pas dépareillé dans Les feux de l’amour !) font place à des scènes où l’auteur de Versus se réveille et met la gomme sur les instants de bravoure over the top. Par contre, le casting est un sans faute : Shun Oguri est parfait dans la peau du petit-fils d’Arsène Lupin, tandis que les divines Meisa Kuroki (Crows Zero) et Yayaying Rhatha Phongam (Only God Forgives) rivalisent de beauté. J’en ai perdu mon sang froid...

Samuël Tubez

On pouvait craindre le pire avec cette adaptation live d’Edgar de la Cambriole. Heureusement, Kitamura a saisi l’esprit de l’anime et livre un mélange d’action, d’aventure et de séduction (Lupin a de l’allure et les femmes sont délicieusement fatales) tout à fait réjouissant. Mais comme souvent avec le réalisateur de Versus, c’est beaucoup trop long.

BIFFF ON STREAM - Frankenstein

Alan Deprez

Frankenstein est une énième adaptation du roman de Mary Shelley, marquant le grand retour de Bernard Rose. Elle n’évite pas certains écueils ou passages obligés, mais son approche minimaliste et urbaine fait mouche. Belle idée que de transformer la créature en paria, placé au ban de la société et adopté par un bluesman aveugle (Tony Todd, éternel Candyman, un des hauts faits d’armes de Bernard Rose). Rejeté par tous, alors qu’il est comme un nouveau né qui ne se rend pas compte de sa force herculéenne, le "monstre" est simplement à la recherche de ses origines et en quête d’amour maternel. Pauvre de lui, nos sociétés contemporaines n’acceptent toujours pas la différence...

Damien Taymans

Si le contrepied avec les traditionnelles transpositions du mythe est assez intéressant, Frankenstein ne raconte en réalité pas grand chose et par le prisme de la créature traite du rejet de l’individu dans une société américaine dépeinte sans finesse (la flicaille est violente, les riches méprisent les pauvres, ...). Pauvre, la péloche de Bernard Rose l’est hélas dans son élaboration narrative (le nombre d’incohérences) et dans son traitement par trop naturaliste.

Seb Brunclair

Disposant d’un traitement original et judicieux d’un mythe beaucoup trop revisité au cinéma, ce Frankenstein se plante totalement au niveau formel (l’excellent maquillage du "monstre" excepté), cohérent au vu de la brutalité de l’ensemble, mais à la limite du nauséeux.

Samuël Tubez

Malgré quelques passages obligés (la fillette noyée, la rencontre avec l’aveugle,...), Bernard Rose livre une adaptation aux antipodes des nombreuses transpositions romantico-gothiques. Intéressant sur la papier, ce Frankenstein n’est au final qu’une montagne de brutalité sans aucune subtilité, aux dialogues peu inspirés et à la mise en scène repoussante. Le monde dans lequel est jeté le monstre de Frankenstein est aussi hideux que ce dernier. Ok Bernard, on a bien compris, enlève tes gros sabots maintenant !

BIFFF ON STREAM - Monsterz

Alan Deprez

Loin d’être palpitant, Monsterz développe un humour involontaire assez gênant, relayé par des personnages très caricaturaux. On a l’impression de découvrir l’œuvre d’un réalisateur peu concerné, mal à l’aise dans cet exercice (Monsterz est le remake du film coréen Haunters, datant de 2010) et ayant un tantinet perdu le sens du bon goût. Le syndrome Argento ? Sauf que Nakata a encore une bonne partie de carrière devant lui. Gageons qu’il retrouvera l’inspiration. Hideo, prends-toi des vacances !

Damien Taymans

Hybride et débridée, cette péloche s’intègre néanmoins dans la filmographie de son auteur et lui permet de recycler des thématiques qu’il ne cesse de travailler d’œuvre en œuvre. Reste à espérer qu’à force de naviguer dans les mêmes eaux, Nakata ne s’approche pas lui-même de la fin de son cinéma.

Seb Brunclair

Moins catastrophique que son précédent The Complex, Monsterz est un énième film de commande d’Hideo Nakata, qui tourne encore et toujours en mode automatique. Pour ce remake d’un film coréen lorgnant aussi énormément sur l’Incassable de M. Night Shyamalan, le cinéaste accumule une fois de plus les longs plans inutiles, synonymes d’insupportables chutes de rythme. Sans avoir accouché d’une purge, Hideo frôle pourtant une fois de plus la cata.

BIFFF ON STREAM - The Target

Quentin Meignant

Un remake coréen de l’excellent A Bout Portant de Fred Cavayé, cela ne se voit pas tous les jours et force est de constater que c’est parfaitement maîtrisé. Doté d’un final totalement dingue et d’une rare violence, l’oeuvre se distingue durant tout son déroulement par son côté très humain et des séquences d’exécutions parfaitement réussies.

Damien Taymans

Malgré une apparente bonne volonté, le réalisateur peine à insuffler suffisamment de suspense à son film. Apre mais vain...

BIFFF ON STREAM - Faults

Damien Taymans

Il faut se montrer patient avec cette petite pellicule indé aux faux airs de réalisation des frères Coen. Faults s’avère bien plus malin qu’il n’y parait et dispose de quelques dialogues foutrement incisifs.

Quentin Meignant

Une oeuvre assez bancale qui débute en lorgnant très fort vers les frères Coen avant de basculer dans un registre plus classique (et donc un brin prévisible). Cela n’en demeure pas moins très bien filmé et une mention spéciale est à décerner à la direction d’acteurs.

Seb Brunclair

Une vraie bonne surprise, mix entre comédie acide (l’introduction est à tomber) et thriller teinté de réflexion sur le libre arbitre, qui aurait gagné en n’hésitant pas aussi ouvertement sur le ton à adopter. Si le pitch vous intrigue, foncez, il y a peu de chances que vous le regrettiez.

Samuël Tubez
La (vraie) petite surprise indé du festival. Dialogues aiguisés, direction d’acteurs parfaite, unité de lieu quasi unique parfaitement exploitée,...les ingrédients les plus élémentaires font parfois les mets les plus savoureux.

BIFFF ON STREAM - Greatful Dead

Quentin Meignant

Après des débuts assez contemplatifs (comment pourrait-il en être autrement avec une héroïne qui épie des "esseulés" ?), Greatful Dead vire à la dinguerie la plus totale. Le quota de sadisme et de gore est largement atteint, au point que l’œuvre aurait sans aucun doute pu être programmée lors d’une séance de minuit. Un petit must...

Alan Deprez

L’œuvre de Eiji Uchida met du temps à entrer dans le vif du sujet, avançant sur un rythme de fonctionnaire. Mais la singularité de son pitch (une jeune fille un brin sociopathe y épie les faits et gestes de "personnes esseulées", en marge de la société japonaise), ainsi que quelques accès de violence et des traits d’humour cruels emportent le morceau.

Seb Brunclair

Un objet bien cinglé qui a le bon goût de ne pas tomber dans l’outrance à la Sushi Typhoon et consorts. Soigné visuellement et totalement frappadingue, Greatful Dead vaut la peine d’endurer sa première partie par moments peu engageante. Le jeu en vaut la chandelle...

BIFFF ON STREAM - The Sleeping Room

Quentin Meignant

Enfin un film qui porte (trop) bien son nom !

Alan Deprez

Très prévisible, The Sleeping Room se complaît dans une multitude de lieux communs, qui ne renouvelleront pas l’horreur british. Le spectateur a toujours trois coups d’avance sur l’intrigue, qui, au final, s’empresse d’expédier les questions soulevées (combien de "films" ont été tournés pour approvisionner le mutoscope, pourquoi avoir entreposé les corps dans un endroit si voyant, etc.). Serait-ce le revers de la médaille du classicisme ? De la fainéantise, plutôt ! C’est dommage, car les petits films tournés par Jake West (appelé en renfort par John Shackleton, durant un tournage intense de 16 jours) sont du genre intrigants. On aurait aimé en découvrir plus...

Seb Brunclair

Soporifique (c’était couru d’avance, avec un tel titre) et prévisible, The Sleeping Room ne tente rien pour se démarquer de la concurrence, hormis quelques petites séquences au mutoscope, seul élément un tant soit peu original (et encore).

BIFFF ON STREAM - Charlie’s Farm

Damien Taymans

Beaucoup mais beaucoup trop loooong. Absolument tous les effets sont attendus, les jump scares sont prévisibles, les personnages de peu excitantes caricatures et le tout se traîne. Reste quelques exécutions assez sanguinolentes...

Seb Brunclair

Les mises à mort sont la seule attraction valable de ce Charlie’s Farm, un slasher au rythme exécrable (il faut attendre une bonne heure avant que le boogeyman sorte les crocs), sans la moindre parcelle d’imagination.

Samuël Tubez

Le pire des Vendredi 13 (auquel ce Charlie’s Farm fait moultes références, Kane Hodder étant même inclus dans le casting !) est largement supérieur face à ce slasher débile tristement convenu.

BIFFF ON STREAM - El Nino

Samuël Tubez

Un thriller soigneusement exécuté et très bien interprété pour un récit somme toute banal qui se perd parfois trop dans quelques errements romantiques un peu longuets.

BIFFF ON STREAM - Run All Night

Damien Taymans

Un actioner avec Liam Neeson en tête d’affiche. Depuis Taken, ils se ressemblent tous et leur qualité décroit d’oeuvre en oeuvre.

Samuël Tubez

Pour le face à face Neeson-Harris et quelques punchlines bien machos. Sinon, c’est archi-vu et revu.

BIFFF ON STREAM - The Dead Lands

Samuël Tubez

Finalement plus bavard que brutal, plus métaphysique que guerrier, The Dead Lands est loin d’être aussi trépidant et de prendre aux tripes comme l’excellent Apocalypto de Gibson.

BIFFF ON STREAM - Ninja War of Torakage

Alan Deprez

Ninja Torakage n’est pas le plus fou-fou des rejetons de Nishimura, ni son meilleur film, d’ailleurs. On a déjà connu sa marmaille plus mal élevée. Ici, l’action met du temps à arriver, la folie n’est pas vraiment au rendez-vous - ou si peu - et les excès graphiques se font rares. Heureusement pour nous, la sublimissime Eihi Shiina est toujours aussi envoûtante et son rôle exalté tire le film vers le haut. Sans cela, on n’en aurait retenu que l’aspect "mou du genou" et plus timoré que d’habitude. Étonnant, vous avez dit ?

Samuël Tubez

Moins taré qu’à l’accoutumée, le dernier Nishimura peine à amuser les déviants que nous sommes. Petit coup de fatigue, Yoshi ?

BIFFF ON STREAM - Blood Moon

Quentin Meignant

Un sujet idéal pour un court métrage. De beaux décors et une photo potable ne sauvent pas Blood Moon du marasme bavard le plus complet.

BIFFF 2015 - Greatful Dead

Fenêtre sur massacre

Programmé hier à 19h dans la Salle 2, Greatful Dead restera sans aucun doute dans les mémoires comme l’une des belles petites claques de ce BIFFF 2015. Sorte de séance de minuit bien avant l’heure, le métrage d’Eiji Uchida recelait assez de gore, de sadisme et d’humour pour enflammer la salle qui, après quelques instants de silence, s’est littéralement déchaînée.

Il faut dire que Greatful Dead avait tout pour réussir au BIFFF : espèce de Fenêtre sur Cour pour tordus, le film met en scène une jeune héritière qui, vivant dans l’oisiveté la plus complète, décide d’épier les gens. Son choix se porte sur ce qu’elle appelle les "esseulés", personnes mises en marge de la société japonaise. Les choses tournent mal lorsqu’un de ses sujets fait la rencontre d’une femme d’église qui tente de le sortir de sa solitude. Après avoir engagé un autre de ses sujets, réputé comme étant un meurtrier totalement dingue, elle décide de faire comprendre au vieil homme et à ses proches qu’on ne la trompe pas comme cela. Non mais !

A la lecture de ce pitch, il est aisé de comprendre que les premiers instants de Greatful Dead seront sans doute assez lents et contemplatifs, chose qu’Eiji Uchida, notamment responsable de la comédie fantastique The Last Days of the World, ne dément pas. Ces moments d’attente, sans trop de dialogues, nous permettent d’entrer dans l’intimité d’une jeune fille visiblement heureuse et bien consciente de ses troubles du comportement mais aussi de ses futurs suppliciés, personnages à l’existence souvent malheureuse. Cette comparaison entre deux styles de vie différents (et pourtant similaires, la jeune fille n’ayant pour ainsi dire aucune activité sociale) constitue la première belle réussite d’une oeuvre qui ne tardera néanmoins pas à changer de créneau.

Après une bonne demi-heure de déroulement, Greatful Dead entre en effet dans le vif du sujet et voit son héroïne péter les plombs de manière aussi inattendue que réjouissante. Au final plus tarée que le plus dingue de tous ses sujets, elle décide de procéder à un home invasion en bonne et due forme, non sans s’être livrée auparavant à quelques exactions sanguinolentes. C’est donc dans l’appartement d’un vieil homme que le reste du métrage se déroulera en grande partie pour le plus grand plaisir des amateurs de gore mais aussi de sadisme, la jeune femme n’y allant pas par quatre chemins lorsqu’il s’agit de se venger. Greatful Dead, qui débute comme une véritable analyse comportementale, vire alors au bain de sang sadique et hautement graphique, recelant quelques séquences amusantes mais surtout de nombreuses scènes impressionnantes, qui ne sont pas sans rappeler le fabuleux Audition de Takashi Miike. Un véritable jeu du chat et de la souris s’instaure et jusqu’à un final (un peu trop long), il est impossible de dire qui en sortira en vie...

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Nouvelles photos

Notre Raymond remet le couvert

BIFFF ON STREAM - The Stranger

Quentin Meignant

Une relecture assez intéressante d’un des thème fantastiques les plus connus. Malheureusement, l’ensemble souffre d’une arythmie à toute épreuve qui, après une première partie intéressante, vient saper tous les efforts fournis en matière de mise en scène.

Fred Pizzoferrato

Intrigant dans sa première moitié, plus classique dans la seconde, le film élabore une mythologie intéressante même si pas toujours aboutie (certaines pistes se finissent en cul de sac) mais renouvelle de manière intéressante le mythe le plus connu du fantastique.

BIFFF ON STREAM - Late Phases

Quentin Meignant

Hormis une séquence d’action particulièrement réussie dès les premières minutes et un Nick Damici très convaincant, Bogliano fait ce qu’il sait faire de mieux : plonger une salle dans la torpeur et l’ennui.

Alan Deprez

Une petite série B carrée et efficace comme on les aime. L’idée de confronter les résidents de pavillons pour retraités à des loups-garous est excellente. Parmi cette populace du 3ème âge, Nick Damici - acteur fétiche et compère habituel de Jim Mickle - crève une fois de plus l’écran dans la peau d’un vétéran de la guerre du Vietnam, qui a peu à peu perdu la vue. Les SFX à l’ancienne (dont la transformation d’un lycanthrope), pourtant élaborés par Robert Kurtzman sur base d’un budget restreint, sont des plus réjouissants. Voilà qui nous venge du tout-CGI devenu la panacée de nombre de productions actuelles.

Fred Pizzoferrato

Rien de neuf sous la pleine lune pour cette variation sur Hurlements mais la personnalité atypique de son héros (un vétéran du Vietnam aveugle), l’humour efficace et les maquillages résolument rétro en font un très sympathique divertissement pour nostalgiques.

Samuël Tubez

Une enquête lycanthropique en mode déambulateur. Mais l’intro est cool, Nick Damici est en osmose avec son rôle et la transformation rétro fait son petit effet.

Seb Brunclair

Le rythme, épousant un peu trop le cadre du récit (forcément, c’est mou), flingue quelque peu la bonne prestation de Nick Damici et le plaisir ressenti face aux effets spéciaux à l’ancienne (pas de CGI, ouf). Et bien avant d’atteindre le final, l’attention du spectateur finit par battre en retraite.

BIFFF ON STREAM - The Canal

Quentin Meignant

Une compilation de clichés et de codes même pas détournés, comme rarement vu jusqu’alors dans un cinéma horrifique qui en regorge pourtant souvent. L’arnaque est totale et l’on comprend mieux pourquoi certains spectateurs se détournent du cinéma de genre. The Canal est simplement l’exemple même de la resucée multiple à la tension proche du zéro absolu.

Alan Deprez

Dans le sillage du soporifique The Sleeping Room, projeté la veille, The Canal n’est qu’un énième représentant prévisible et caricatural de la nouvelle vague horrifique britannique. Mais existe-t-elle vraiment ? La gracieuse Antonia Campbell-Hughes (3096 Jours) est la seule éclaircie dans cet océan d’indigence. Si vous cherchez l’originalité, passez votre chemin !

Damien Taymans

Après les brillants Let us prey, Grabbers et Citadel, cette nouvelle incursion irlandaise dans le monde de l’épouvante sonnait comme une promesse. Au final, le film d’Ivan Kavanagh est un fameux (fumeux) pavé dans le canal. Des clichés à la pelle ressassés à l’envi, des rebondissements hautement prédictibles et quelques personnages peu consistants.

BIFFF ON STREAM - German Angst

Quentin Meignant

Ceci ne peut même pas vraiment se targuer d’être un film. Prêts à tout pour mettre en scène quelques soi-disant fulgurances gore et sadiques, les réalisateurs allemands oublient presque la caméra. Leurs zooms et leurs connaissances dans un coin donnent lieu à une bouillie indescriptible. Mes yeux brûlent !

Alan Deprez

Moins trash et graphique que prévu, German Angst se révèle inégal comme beaucoup de films à sketches. Le moyen-métrage de Kosakowski est le plus faible du lot : poussif et grossier dans son traitement de la violence, il ne brille certainement pas par sa subtilité. Les contributions de Buttgereit et Marschall sauvent la mise. L’auteur de Nekromantik dépeint les exactions d’une nymphette accro aux cochons d’Inde (!), qui exorcise de supposés traumas familiaux en torturant son père, tandis que le second suit la descente aux enfers d’un photographe dans un mystérieux club privé de la nuit berlinoise, sur fond d’érotisme et de passion dévorante.

Damien Taymans

Ce film à sketches long mais trash n’évite pas l’écueil de toute anthologie : le segment central n’est qu’un ventre mou d’une quarantaine de minutes tandis que Buttgereit et Marschall tentent de capter l’attention de l’auditoire en plongeant les mimines dans les viscères et dans les slips, ce qui ne pouvait évidemment manquer d’exciter le bas-ventre d’Alan... Il est irrécupérable !

Seb Brunclair

Une anthologie à la violence à la fois gratuite et contenue (on s’attendait à franchement plus trash) qui a le mérite d’être moins inégale que la plupart des films à sketches : ici, c’est mauvais de bout en bout. Une étoile tout de même pour la leçon de castration sur cochon d’Inde.

BIFFF ON STREAM - Starry Eyes

Quentin Meignant

Une base plutôt solide et une critique du système hollywoodien plutôt bien réussie laissent place à un marasme sans nom : histoire décousue et très longue ainsi que décrépitude physique comparable à celle du pénible Contracted. Rien n’est vraiment épargné au spectateur au niveau des longueurs, mais celui-ci peut néanmoins se repaître de quelques scènes gore particulièrement réussies...

Alan Deprez

L’œuvre de Kevin Kolsch et Dennis Widmyer aurait gagné à être plus nuancée. En l’état, cela reste un prototype de film indé horrifique assez intriguant et envoûtant que pour se démarquer de la masse des productions de genre à faible budget. Alex Essoe, tantôt fragile ou inquiétante, épouse idéalement les états d’âme de l’héroïne, aspirante actrice prête à tout pour réussir dans la jungle de L.A., jusqu’à y perdre son âme... Et on revoit avec plaisir l’excellent Noah Segan (Brick, Deadgirl) dans la défroque d’un jeune réalisateur fauché, vivotant en marge d’Hollywood.

Damien Taymans

Erreur de casting pour ce film centré sur ce phénomène. Étonnant paradoxe. Starry Eyes explore les coulisses de ces actrices prêtes à se damner pour accéder à un vedettariat mérité. Avec ce que cela comporte de sacrifices physiques ou sociétaux. Une idée plus que rebattue mais mal exploitée (contrairement au récent Helter Skelter). Pour se distraire, quelques petits moments gore ponctuent cette œuvrette mièvre et inoffensive.

Samuël Tubez

Une critique puante du système hollywoodien stéréotypée à mourir.

BIFFF ON STREAM - That Demon Within

Quentin Meignant

Un polar qui reposait certes sur une belle idée de départ mais dont le développement est cousu de fil blanc.Le montage, tant visuel que sonore, est par ailleurs très maladroit,de même que quelques séquences jouant très clairement la carte de l’excès graphique. Restent seulement quelques scènes de gunfight valables et une véritable envie d’aller le plus loin possible. Le contrat n’est malheureusement pas rempli...

Damien Taymans

Un flicaillon lutte contre un réseau de malfaiteurs et avec ses propres démons hérités de traumas subis lors de son enfance. Sans surprise, le récit se délite à mesure que les minutes s’égrènent et Dante Lam abuse des artifices du tout-numérique hong-kongais pour une série de vaines pétarades. Dans ce feu d’artifice intra et extradiégétique (montage ultra-cut qui rend illisible l’intrigue), quelques trop rares éclairs à sauver.

BIFFF ON STREAM - Parts per Billion

Quentin Meignant

Une oeuvre totalement inintéressante pour les amateurs de fantastique et assez mal filmée. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

Damien Taymans

Brian Horiuchi utilise le prisme de la catastrophe pour sonder les relations de quelques gaillards errant dans des paysages dévastés et vivotant ce qui semble être leurs dernières heures. Sorte de Contagion pour les nuls, cette oeuvre se traîne jusqu’à son final. Dans la programmation, il valait mieux explorer These Final Hours...

BIFFF ON STREAM - Hellmouth

Damien Taymans

Techniquement lourdaud avec sa multitude d’effets de synthèse, narrativement indigeste, Hellmouth tue dans l’oeuf un projet pourtant séduisant sur papier.

Seb Brunclair

Visuellement ignoble, on croirait voir une resucée de Sin City par The Asylum, et la narration est du même tonneau. Qu’est-venu faire l’excellent Stephen McHattie dans une telle galère ?

BIFFF ON STREAM - Hollow

Quentin Meignant

Une œuvre qui atterrira à coup sûr sur le marché DTV estampillé film de trouille asiatique. Ce n’est vraiment pas le cas de cette intrigue qui se tire en longueur. Mais, bon Dieu, quelle magnifique actrice principale !

Alan Deprez

Un film de fantômes vietnamien tout ce qu’il y a de plus convenu et balisé. Serait-ce parce qu’en tant qu’Occidentaux, nous sommes hermétiques aux traditions et au folklore de ce pays ? J’en doute. Cette histoire d’esprits et de possession est à dormir debout...

Damien Taymans

Long comme un jour sans pain, Hollow conte les mésaventures de la petite Ai, revenue d’entre les morts grâce à un crocus et un œuf. Et la gamine commence à se montrer assez vilaine à certains moments même. L’ép(r)ouvante Ai a beau s’agiter, les jump scares sont tous ratés et l’histoire tourne en rond jusqu’à se mordre la queue.

Seb Brunclair

Un film de fantômes aux cheveux longs comme on en a vu débarquer des tonnes depuis le succès de The Ring. C’est banal et beaucoup trop long ; l’exotisme et la plongée dans le folklore vietnamien n’y changeront rien.

BIFFF ON STREAM - One on one

Alan Deprez

Kim Ki-duk continue de sonder la noirceur de la société sud-coréenne et ses rapports sociaux compliqués (voire douloureux), avec une approche toujours plus cruelle et dépouillée (certains diront "minérale"). Sa manière de réaliser élimine toute fioriture pour se centrer sur l’essentiel, adoptant un filmage sur le vif. Cela étant, le BIFFF n’était peut-être pas l’endroit idéal pour accueillir une œuvre de cet acabit.

Damien Taymans

One on one reste un film de Kim Ki-duk, âpre, violent, incisif, mais il aurait mérité d’être amputé d’une bonne demi-heure.

Seb Brunclair

Aussi talentueux soit-il, Kim Ki-duk aurait été bien avisé de réduire la durée de ce One on One ; le propos, qui prend ici un sale coup à cause d’une sacrée répétitivité, n’en aurait été que plus percutant.

BIFFF ON STREAM - Honeymoon

Alan Deprez

Un torture porn mexicain hargneux et gentiment gore, sans être novateur. Honeymoon est plaisant et emballé avec soin, mais on a déjà vu cela à de nombreuses reprises. Le film du sympathique Diego Cohen a tout de même le mérite d’offrir le premier rôle à la débutante Paulina Ahmed, qui a un charme fou. Muy caliente !

BIFFF 2015 - The House at the End of Time

La claque venue du bout du monde...

Précédé d’une sacrée réputation acquise au gré des festivals du monde entier, La casa del fin de los tiempos a posé ses valises au BIFFF le temps d’une séance et se pose comme un candidat très sérieux à l’obtention du Corbeau d’Or. Provenant du Vénézuela (où il est d’ailleurs sorti voici déjà deux ans), le métrage d’Alejandro Hidalgo a en tout cas tout pour réussir malgré des atours de série B un brin fauchée.

Le metteur en scène, qui a aussi scénarisé la chose, avait en tout cas de la suite dans les idées au moment d’aborder son récit qui dépeint la vie de Dulce, une femme qui sort de prison après 30 ans de captivité suite au meurtre de son mari et à la disparition de son fils. Bien décidée à démontrer son innocence, elle est de retour dans la maison qu’elle accuse de tous les maux. Et ceux-ci ne tardent pas à resurgir.

Sacré l’an dernier lors du Screamfest, House at the End of Time est en tout cas de la trempe des très grands films mettant en scène une boucle temporelle avec brio. A l’image de l’inimaginable Timecrimes de Nacho Vigalondo, le côté SF en moins, Hidalgo maîtrise les moindres tenants et aboutissants de son récit et offre une oeuvre aussi complexe qu’effrayante. Car c’est avant tout cela qui fait le génie de son ensemble : à mille lieues de ce qui a été fait dans le domaine des voyages temporels, House at the End of Time instaure dès les premiers instants un sentiment d’effroi qui sera de mise tout au long de son déroulement. La complexité certaine de la chose passe donc aisément au second plan au vu du rendu angoissant à l’écran. Le traitement apporté par le réalisateur, fait de quelques jumpscare mais surtout d’une ambiance oppressante due à l’unité de lieu, permet donc à l’ensemble d’acquérir une stature autre, s’approchant clairement du film d’horreur pur et dur.

Le cul un peu entre deux chaises, House at the End of Time tire donc profit de ses diverses influences pour donner lieu à un moment aussi passionnant que palpitant, d’une intelligence rare. Une réussite qui mériterait, à tout le moins, d’être citée, ne fût-ce que pour une mention, au palmarès de cette belle cuvée 2015 du BIFFF.

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Roaring Currents

Touchés... mais jamais coulés !

Un film historique au BIFFF ? Non, mais ça va pas la tête ? Sauf que, voilà, mon bon Monsieur, Roaring Currents n’est autre que le plus grand succès de l’Histoire du box-office coréen, marché qui fait depuis quelques années un bon en avant incroyable et qui fait, de surcroît, la part belle à des oeuvres d’une extrême qualité. Forcément très parlant pour le public coréen et exacerbant le sentiment de fierté nationale, Roaring Currents met en scène la célèbre bataille de Myeongryang, qui a eu lieu à la fin du 16ème siècle. L’amiral coréen Yi Sun-Shin, à la tête de 12 bateaux, a dû affronter des centaines de navires japonais.

Fait historique qui enorgueillit encore et toujours le peuple de la péninsule asiatique, cette bataille prend tout d’abord des atours un brin ennuyeux pour qui n’est pas au fait des exploits de l’époque. Kim Han-min, réalisateur de l’excellent War of the Arrows, se plie au jeu du film historique en sacrifiant la première demi-heure de son oeuvre à une mise en contexte très bavarde voire presque inintéressante pour le public occidental. Néanmoins indispensables à la bonne tenue d’une oeuvre respectueuse de ce glorieux passé, ces moments ne durent heureusement guère, Kim Han-min mettant alors en marche sa véritable machine de guerre.

Plus grosse production de l’Histoire du cinéma du Pays du Matin Calme, Roaring Currents ne tarde pas à revêtir ses plus beaux atours, multipliant notamment les plans d’ensemble de génie et mettant donc en exergue l’aspect inégal du combat qui s’annonce. Le métrage s’appuie de surcroît sur de fabuleux décors naturels mais aussi sur la finesse incroyable apportée aux navires, véritables monstres marins d’un autre temps.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour mettre en scène une bataille navale hors normes, la plus belle de l’Histoire du cinéma mondial, chose que Kim Han-min parvient à faire sans aucune difficulté. Dépeignant de manière parfaite tous les aspects stratégiques de la bataille, le cinéaste livre un combat haletant qui dure plus d’une heure et ne laisse aucun répit au spectateur. Abordages, batailles au canon, combats de sabres, décapitations, roublardise de l’adversaire, rien n’est laissé au hasard durant un déroulement tout simplement fou. Hormis ce sentiment de fierté nationale, voire de chauvinisme, sans doute un peu trop présent, Roaring Currents est une pleine réussite qui se savoure tel un spectacle hors normes.

Quentin Meignant.

BIFFF ON STREAM - Young Ones

Damien Taymans

Young Ones est une œuvrette qui ne se donne pas les moyens de ses ambitions mais surprend par certains de ses traitements narratifs et ses personnages torturés en proie à une situation qui les dépasse. Michael Shannon brille littéralement dans ces multiples espaces de silence quand ses partenaires assurent une partition dramatique plutôt bien écrite.

Quentin Meignant

Un Michael Shannon qui excelle, un Nicholas Hoult très convaincant et une Elle Fanning tout à fait à la hauteur : c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de ce petit film qui ne parvient jamais réellement à surprendre s’avère être au final bien morne.

BIFFF ON STREAM - The Infinite Man

Damien Taymans

Un jour sans fin arrosé d’une pincée de Timecrimes : The Infinite Man est un petit délice intelligent et drôlissime qui exploite à merveille les boucles spatio-temporelles pour égarer le spectateur dans un dédale extraordinairement absurde.

Quentin Meignant

Une boucle temporelle qui, à force de jouer de ruse et de finesse, finit par se perdre dans un véritable dédale scénaristique. Certes très amusant et doté de dialogues savoureux, cette petite production ne parvient pas à mettre ses idées au clair.

Alan Deprez

Moins virtuose que Timecrimes et plus maladroit que l’excellent Time Lapse (qui lui, navigue dans les eaux du thriller), The Infinite Man n’en demeure pas moins habile dans son traitement des paradoxes temporels, entrevus par le prisme de l’intime et sur le ton de la comédie douce-amère. L’œuvre de Hugh Sullivan est un chouïa trop bavarde, mais se tient admirablement. Et puis, quel plaisir de retrouver Alex Dimitriades, le Nick de Hartley, cœurs à vif, une des séries cultes de notre adolescence. Il a pris un sérieux coup de vieux... Nous aussi ? Aaahhh, rendez-nous notre jeunesse !

BIFFF ON STREAM - The Forgotten

Damien Taymans

Malgré une entrée en matière intrigante, The Forgotten dévoile peu à peu la vacuité qui le compose : une incessante répétition des mêmes séquences, des mystères trop rapidement éclaircis, des effets de trouille prévisibles et surtout... un dernier acte ringard qui détruit encore davantage le peu d’intérêt que cette oeuvre conservait.

Seb Brunclair

C’est sûr, le réalisateur Oliver Frampton (par ailleurs excellent chanteur) a du talent pour dépeindre le quotidien tristounet de son attachant personnage principal. En ce qui concerne la composante horrifique, par contre, tout a été vu ailleurs, en bien mieux. Et on évitera poliment de s’étendre sur le final, franchement raté.

BIFFF ON STREAM - Wyrmwood

Damien Taymans

Wyrmwood remplit le cahier des charges et apporte une touche de fraîcheur à un genre qui, d’œuvre en œuvre, s’est quelque peu ankylosé. Pourtant, le film n’est pas exempt de défauts : son montage syncopé, ses cadrages ultra-serrés, son traitement sonore nuisent quelque peu à une narration assez bordélique.

Quentin Meignant

Après des débuts prometteurs, Wyrmwood ne parvient pas à convaincre au-delà de la demi-heure, se répétant sans cesse et soulignant tous les défauts possibles en matière de mise en scène. Un délire certes sympathique que l’on pourrait attribuer à un étudiant de première année en cinéma...

Fred Pizzoferrato

Ce petit budget australien bricolé à la débrouille et décrit comme la rencontre de Zombie et Mad Max s’avère plutôt sympa. Malgré quelques longueurs le tout reste fun et généreusement gore, trahissant un réel amour du genre. Malheureusement, le film arrive peut-être un peu tard dans un marché saturé. Les non-lassés des "morts qui marchent" y trouveront cependant leur compte et une séquelle est même annoncée.

BIFFF ON STREAM - Another Frontier

Quentin Meignant

Un post-apo comme on n’a pas l’habitude d’en voir : très malin, le métrage d’André Cruz Shiraiwa dévie totalement de la trame habituelle du genre pour livrer une véritable critique de la télé-réalité mais aussi de l’Humain et de ses vicissitudes en tant que tel. La mission est accomplie avec brio et cet Altra Frontera fait sans aucun doute partie des plus belles réussites de cette cuvée 2015.

Seb Brunclair

Oh, la belle claque que voilà. Les thèmes abordés le sont de manière efficace mais sans lourdeur, le casting, Ariadna Gil en tête, est absolument impeccable et la réalisation est à tomber. Vous la sentez, l’odeur du Méliès ?

BIFFF ON STREAM - Roaring Currents

Damien Taymans

Quelle maîtrise dans la mise en scène, quelle maestria dans les chorégraphies, quelle beauté dans le traitement des personnages. Une oeuvre historique phénoménale.

Quentin Meignant

Ce métrage de Kim Han-min, production de tous les records en Corée, est sans aucun doute LA claque de ce festival. Maîtrisé de bout en bout après un départ assez bavard (véracité du fait historique oblige), Roaring Currents offre le plus beau combat naval de toute l’Histoire du cinéma.

BIFFF ON STREAM - The Midnight After

Seb Brunclair

The Midnight After joue avec les pieds de ses spectateurs en multipliant les ruptures de ton et les hypothèses contradictoires quant à son mystère, mystère qui ne sera jamais résolu. Reste une scène de karaoké fendarde, mais c’est bien peu.

Damien Taymans

Rarement fun souvent lourdaud, The Midnight After est une sorte de gros bordel dans lequel Fruit Chan s’est éclaté comme un dingue, plaçant toutes sortes de folies visuelles (les mecs qui se transforment en pierre, mais pourquoi ?) et auditives (du David Bowie en karaoké). Mais au final, rien n’est vraiment remarquable, les influences sont trop nombreuses, le tout trop indigeste.

Quentin Meignant

Un film aux personnages attachants qui, malheureusement, ne parvient jamais à poser ses balises et navigue dans un mystère aussi complet que flou.

BIFFF 2015 - Nouvelles photos

Predator s’invite à la fête

BIFFF ON STREAM - The House at the End of Time

Quentin Meignant

Un exercice fastidieux réussi avec brio par Alejandro Hidalgo qui mêle angoisse et boucle temporelle au sein de son intrigue. Le résultat est presque parfait.

Damien Taymans

Une péloche vénézuelienne particulièrement rafraichissante et exotique doublée d’un vrai film d’horreur brutal. Et un scénario en béton en surprime, que demander de plus ?

BIFFF ON STREAM - Shrew’s Nest

Damien Taymans

Un huis clos particulièrement étouffant qui vous capture pour ne plus jamais vous libérer. Le film d’horreur espagnol de l’année est produit par Alex de la Iglesia. Ça n’étonne plus personne...

Alan Deprez

Musarañas synthétise le manque de renouvellement du cinéma de genre espagnol, qui n’a de cesse de réunir les mêmes ingrédients pour aboutir à des plats au goût similaire (désolé pour cette métaphore culinaire). L’œuvre en huis clos de Juanfer Andrés et Esteban Roel tourne très vite en rond et insupporte. C’est fâcheux, car la confrontation explosive entre Macarena Gómez et Nadia de Santiago tient toutes ses promesses.

Seb Brunclair

La tension est à son comble dans ce très bon huis clos, où Macarena Gómez fait des merveilles en soeur castratrice héritière d’Annie Wilkes de Misery.

Quentin Meignant

Une Macarena Gomez d’exception au service d’une oeuvre somme toute classique mais qui parvient à se montrer étouffante par moments. La prestation des acteurs est pour beaucoup dans la réussite de ce film au final assez convenu.

BIFFF ON STREAM - The Terror, Live

Quentin Meignant

Le must du thriller coréen cette année, surpassant tous les autres au sein de la programmation du BIFFF, ce qui n’est pas peu dire. The Terror, Live ne laisse pas le temps au spectateur de souffler et joue de son unité de lieu pour se faire oppressant et haletant. Une tension de tous les instants avant un final ultra-spectaculaire.

Alan Deprez

Dans The Terror, Live, la suspension d’incrédulité du spectateur est grandement mise à contribution. Sous réserve de passer outre quelques incongruités et d’accepter des péripéties "over the top", on se retrouve face à un thriller coréen certes imparfait, mais tendu comme le string d’une hardeuse en goguette à Budapest.

BIFFF ON STREAM - The Blue Elephant

Damien Taymans

Un thriller fantastique égyptien qui, malgré une exposition assez longuette, se montre passionnant une fois tous les enjeux dévoilés.

Quentin Meignant

Un métrage assez classique qui lorgne vers de nombreuses influences et parvient à se créer une identité propre. L’exposition est très longue, mais le jeu en valait au final la chandelle...

BIFFF ON STREAM - Viy

Alan Deprez

Un poil grossier (surjeu de la totalité du cast, absence de nuance, bêtise crasse à la Uwe Boll - producteur de la chose -, etc.) et longuet, Viy 3D se révèle tout de même divertissant et ludique, avec des tas d’effets 3D "dans notre face" (on se croirait au Futuroscope !). Et très bis, aussi ! Pour preuve, son bestiaire varié et réussi (les gloumoutes ont de la gueule), en dépit de la surabondance de CGI.

BIFFF ON STREAM - Danny’s Doomsday

Samuël Tubez

Deux de tension face à cette invasion monstrueuse qui se prend un peu trop au sérieux. Le design des créatures, sorte de piranhas sur pattes, est plutôt cool, mais ces dernières sont totalement sous-exploitées voire secondaires.

Damien Taymans

La Norvège livrait Ragnarok l’an passé, une oeuvrette d’aventure héritière d’Amblin plutôt agréable. Les Danois s’essaient à l’exercice avec cette histoire de créatures hybrides, sorte de Dents de la Terre peu inspiré. Avare en tension et en enjeux dramatiques, Danny’s Doomsday se confond en bavardages étirés à l’excès entrecoupés d’un bout de museau ou d’une partie de nageoire de temps à autre. En vain...

BIFFF ON STREAM - Words with Gods

Samuël Tubez

Neuf regards de cinéastes sur leurs croyances nationales qui laissent la plupart du temps perplexe. Néanmoins, notre foi en Alex de la Iglesia et Guillermo Arriaga, qui signent les deux meilleurs segments, est intacte.

Damien Taymans

Ce florilège oecuménique n’évite pas l’écueil du déséquilibre : bancal en raison de la faiblesse de certains segments, Words with Gods compte quelques morceaux irrésistibles (de la Iglesia, Arriaga, Ghobadi).

BIFFF ON STREAM - A Hard Day

Samuël Tubez

Malgré quelques effets de surprises et ruptures de ton dont seuls les coréens ont le secret, ce polar enchaîne bien trop d’invraisemblances, oublie ses aspects dramatiques et néglige trop souvent ses personnages secondaires que pour tenir la dragée haute à ses prédécesseurs (Memories of Murder, The Chaser).

Quentin Meignant

Un thriller à la fois implacable et léger (les gaffes du personnage principal le rendent aussi attachant que détestable) qui remplit largement sa part du contrat, avec un rythme échevelé et, surtout, d’excellentes idées.

Alan Deprez

Oscillant perpétuellement entre tension et humour à froid, un peu à la manière des œuvres de Bong Joon-ho, A Hard Day est un bijou de thriller made in Korea, à la mécanique d’orfèvre. Un must !

BIFFF ON STREAM - Lost Soul

Samuël Tubez

Comment le projet d’un réalisateur passionné échoue lamentablement et tombe dans le portnawak total. Fascinant, drôle et triste, aussi.

Quentin Meignant

Un documentaire drôle et jamais ennuyeux sur les secrets d’une des productions les plus catastrophiques de l’histoire. De quoi vous donner envie de découvrir plus en détail la filmographie de ce grand homme qu’est Richard Stanley...

Alan Deprez

Le meilleur film de la cuvée 2015 du BIFFF serait-il un documentaire ? Palpitant de bout en bout, Lost Soul plonge dans les entrailles de L’île du Dr. Moreau version Frankenheimer - grand film malade par excellence -, de sa pré-production agitée à son tournage chaotique, émaillé des caprices de Marlon Brando et de l’attitude de diva de Val Kilmer. Le docu de David Gregory doit beaucoup à la personnalité fantasque de Richard Stanley, 1er réalisateur en poste sur le film, débarqué après à peine 2 journées de shooting. L’auteur des joyaux Hardware et Dust Devil y a perdu beaucoup de ses illusions, broyé qu’il fut par la grande machine hollywoodienne...

BIFFF ON STREAM - Stung

Quentin Meignant

Un contenu ô combien ennuyeux et classique pour un ensemble qui se révèle être tout sauf fun. Ce film de monstres géants ne parvient guère plus qu’à singer ses nombreux exemples et n’invente rien...

Alan Deprez

Un creature feature un peu old school, fendard, rythmé (je sais, ça fait beaucoup d’adjectifs !) et riche en gore potache à la Braindead. Que demande le peuple ? Les insectes repoussants grouillent à l’écran et, en sus de la mignonnette Jessica Cook ou du vieux briscard Lance Henriksen, on y retrouve avec plaisir Matt O’Leary, déjà excellent dans Time Lapse.

Seb Brunclair

Oui, les effets spéciaux ont de la gueule, mais qu’est-ce que c’est mou !

BIFFF ON STREAM - Liza, the Fox Fairy

Damien Taymans

L’année passée, l’une des surprises de la programmation était hongroise et s’appelait Heavenly Shift. Cette année, la Hongrie réitère avec Liza, the Fox Fairy, un conte de fées extrêmement défait et déjanté qui fourmille d’une kyrielle de bonnes idées. Parfois, il reste un côté Amélie Poulain assez rasoir mais l’ensemble tient la route et les zygomatiques sont mis à rude épreuve.

Seb Brunclair

Une chouette petite comédie, légère et gorgée d’humour noir et de pop japonaise. Dommage que l’’ensemble se montre parfois aussi répétitif.

Quentin Meignant

Du Wes Anderson en plein dedans, entre folie visuelles et scénaristiques, le tout avec des personnages aussi attachants qu’hors normes. Liza, the Fox Fairy est bel et bien l’un des OFNI de cette édition 2015.

BIFFF ON STREAM - Goodnight Mommy

Quentin Meignant

Le temps de poser les balises de son histoire, le duo formé par Severin Fiala et Veronika Franz développe une thématique très intéressante et parvient à prendre le public à contrepied durant toute l’intrigue. Un twist final viendra en effet mettre les spectateurs très mal à l’aise. De l’excellent travail.

Alan Deprez

La difficulté d’être mère et les mystères des liens de gémellité accouchent d’un film d’horreur âpre et réaliste, où les jumeaux Elias et Lukas Schwarz impressionnent dans le rôle des fistons turbulents (le mot est faible...). En un mot comme en cinq : brillant ! La moisson de prix récoltée par le film en festivals est plus que méritée.

Seb Brunclair

Du grand art, tendu et thématiquement riche, dans lequel le tandem formé par deux jumeaux très impliqués prend aux tripes jusqu’à un twist final qui, chose rare, se montre particulièrement judicieux et cohérent.

Samuël Tubez

L’innocence perdue, l’équilibre précaire entre instinct et raison, le poids des responsabilités que l’on peut mettre sur les épaules de sa progéniture,… Goodnight Mommy évoque tout cela avec une force brutale qui marque les esprits. Rares sont les moments qui nous laissent respirer au sein de ce climat insoutenable lorgnant du côté d’Ulrich Seidl, de Jack Clayton ou de Georges Franju.

BIFFF 2015 - Nouvelles photos

BIFFF 2015 - Goodnight Mommy

Bonne nuit les petits...

Très réputé après des victoires à peu près partout où il est passé, dont, notamment, un double sacre à Gerardmer en février dernier, Goodnight Mommy, aka Ich Seh, Ich Seh, fait partie de ces oeuvres qu’il tarde de découvrir à tous les fantasticophiles qui suivent un petit peu l’actualité. C’est désormais chose faite pour le public bruxellois qui aura sans aucun doute du mal à se remettre de la projection du film de Severin Fiala et Veronika Franz dans le cadre du BIFFF 2015.

L’oeuvre, qui se présente presque sous la forme d’un drame social à la Michael Haneke, sans aucun doute un exemple pour les deux cinéastes, met en scène deux frères qui vivent le retour de leur mère, opérée du visage, comme un véritable traumatisme. Celle-ci semble en effet avoir changé de physiquement et mentalement, au point de punir plus que de raison les deux frères. De plus en plus en proie au doute concernant l’identité de celle qui se dit toujours être leur génitrice, les deux gamins échafaudent un plan pour découvrir la vérité. Celle-ci est encore plus horrible qu’il n’y paraît...

Spécialiste de l’horreur sociale dans son pays d’origine, Ulrich Seidl a misé sur deux de ses poulains en produisant Goodnight Mommy, charmé par l’idée de dépeindre une nouvelle fois un drame fortement orienté vers le genre. Le résultat à l’écran est donc d’emblée splendide pour ces habitués de la chose, notamment grâce à une magnifique photo signée par l’incontournable Martin Gschlacht (Revanche, Lourdes, Luna Papa,...). Les qualités visuelles de Goodnight Mommy ne s’arrêtent guère à ces quelques détails puisque tout semble avoir été étudié au niveau des décors pour livrer une copie moderne à l’ambiance particulièrement délétère et froid.

L’atmosphère particulièrement lourde, faite des suspicions des deux protagonistes principaux, incite le spectateur à se méfier des faits et gestes de la mère, par la suite jetée en pâture aux deux frangins, de plus en plus bestiaux avec leur (possible) génitrice, au point de faire virer l’oeuvre dans le domaine du torture porn de très haute volée. En appelant une nouvelle fois au cinéma d’Haneke (et surtout à Funny Games donc), Goodnight Mommy surpasse même ses influences avant de surprendre tout le monde au cours d’un final dont le twist ne peut laisser froid. Impossible à prévoir celui-ci fait de l’ensemble l’une des plus belles réussites scénaristiques de ces dernières années en matière de cinéma de genre.

Le duo formé par les sympathiques Severin Fiala et Veronika Franz (très belle chanson sur scène d’ailleurs) est à suivre dans les années qui viennent.

Quentin Meignant.

BIFFF 2015 - Le top 5 des rédacteurs

Des choix différents, la qualité mise en évidence...

Comme chaque année, les chroniqueurs de CinémaFantastique se livrent au petit jeu du top, mettant à l’honneur les œuvres qui les ont le plus marqués durant le BIFFF. Comme d’habitude, notre Alan triche, tandis que, vous le verrez une fois encore, les classements de chacun sont très différents. La preuve que la qualité était une nouvelle fois de mise au sein de cette très belle édition 2015.

Quentin Meignant

1. Roaring Currents, de Kim Han-min

2. Dernière Porte au Sud, de Sacha Feiner (court-métrage)

3. Liza, the Fox-Fairy, de Károly Ujj Mészáros

4. Another Frontier, d’André Cruz Shiraiwa

5. True Love Ways, de Mathieu Seiler

Alan Deprez

1. Spring, d’Aaron Moorhead et Justin Benson

2. Turbo Kid, de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell

3. A Hard Day, de Kim Seong-hoon, ex-aequo avec Goodnight Mommy, de Severin Fiala et Veronika Franz

4. Dealer, de Jean Luc Herbulot, ex-aequo avec Lost Soul : The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau, de David Gregory

5. Stung, de Benni Diez, ex-aequo avec Mexico Barbaro (collectif)

Seb Brunclair

1. The Babadook, de Jennifer Kent

2. Another Frontier, d’André Cruz Shiraiwa

3. The Infinite Man, de Hugh Sullivan

4. Turbo Kid, de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell

5. Goodnight Mommy, de Severin Fiala et Veronika Franz

Damien Taymans

1. The House at the End of Time d’Alejandro Hidalgo

2. Life after Beth, de Jeff Baena

3. The Infinite Man de Hugh Sullivan

4. Faults, de Riley Stearns

5. Liza, the Fox-Fairy, de Károly Ujj Mészáros

Samuël Tubez

1. Goodnight Mommy de Severin Fiala et Veronika Franz

2. Lost soul - The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau de David Gregory

3. El Nino de Daniel Monzon

4. Faults de Riley Stearns

5. Turbo Kid de François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell

BIFFF 2015 - Le palmarès

La 33ème édition du BIFFF se termine ce soir avec en guise de clôture Big Game. Les jurys ont délibéré et au prix de discussions aussi hargneuses et houleuses de remplies de Troll ont remis les récompenses suivantes :

Le jury international du BIFFF 2015 composé de Richard Stanley, Andy Muschietti, Timo Vuorensola et Jonas Govaerts ont décidé de remettre les prix suivants :

Le Corbeau d’Or

FRANKENSTEIN de Bernard Rose

Les Corbeaux d’Argent

THE INFINITE MAN de Hugh Sullivan

GOODNIGHT MOMMY de Veronika Franz et Severin Fiala

Prix Spécial du Jury

THE BLUE ELEPHANT de Marwan Hamed

Mention spéciale du Jury

STARRY EYES de Dennis Widmyer

Le jury européen composé de Pierrette Baillot, Elli Mastorou, Claude Diouri, Matthieu Reynaert, Thierry De Coster et Thomas de Thier ont remis les prix suivants :

Le Méliès d’Argent

ANOTHER FRONTIER d’André Cruz Shiraiwa

Mention spéciale pour la direction artistique

SHREW’S NEST de Juanfer Andres & Esteban Roel

Le jury Thriller composé de Barbara Abel, Sophie Flamand et Jean-Pierre Finotto ont remis le prix au film suivant :

LA ISLA MINIMA de Alberto Rodriguez

Le Jury du 7e parallèle composé d’Eric De Staercke, Frédéric Jannin et Valentin Huvenne ont remis le prix suivant :

Prix du 7ème parallèle

LIZA, THE FOX-FAIRY de Karoly Ujj-Meszaros

Mention spéciale du Jury

LELAND ORSER dans FAULTS de Riley Stearns

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Le Prix du public

LIZA, THE FOX-FAIRY de Karoly Ujj-Meszaros

COMPETITION COURT-METRAGE

Grand Prix Michel Devillers et Méliès d’argent :

La Dernière Porte au Sud de Sacha Feiner

Prix La Trois :

Le zombie au vélo de Christophe Bourdon

Prix de la Critique :

Le zombie au vélo de Christophe Bourdon

Prix BeTv :

Wien for life d’Alidor Dolfing

Prix Fedex :

La valse mécanique de Julien Dykmans

Prize Sabam :

De vijver de Jeroen Dumoulein

Prix de la Jeunesse :

Noct de Vincent Toujas

BIFFF ON STREAM - Big Game

Quentin Meignant

Belle copie pour Jalmari Helander, qui offre une oeuvre aux qualités techniques indiscutables, mais aussi un film très bas de plafond qui plaira aux fans d’actioners WTF.

Alan Deprez

Trépidant, drôle et enlevé, Big Game était le film à grand spectacle idéal pour clôturer cette édition 2015 du BIFFF. Toujours focalisé sur son objectif suprême - divertir -, la péloche de Jalmari Helander n’en oublie pas pour autant ses personnages, plongés dans des situations insolites. On ne pourra guère lui reprocher qu’une certaine tendance à l’exagération et quelques invraisemblances, qui en font une œuvre moins personnelle que Rare Exports. C’est plutôt une commande emballée avec panache.

Seb Brunclair

Sacrément bien emballé (certains plans transpirent la classe), Big Game est aussi efficace visuellement que vide et stupide sur le fond. L’avalanche de punchlines périmées fatigue et les scènes d’action prennent leur temps pour débarquer, mais le duo étonnant formé par Samuel L. Jackson et Onni Tommila maintient tout de même l’intérêt, par on ne sait trop quel miracle. C’est con, mais c’est finalement plutôt bon.

BIFFF 2015 - BIFFF 2016, J-353

L’attente sera longue...

Le BIFFF est dur, le BIFFF est méchant, le BIFFF est sans coeur... Encore une fois, il nous laisse tomber... Comme chaque année, il nous quitte, nous délaisse, nous brise le coeur, tout ça pour revenir encore meilleur l’année prochaine. C’est en tout cas ce qu’on se dit depuis hier pour se consoler, le BIFFF cuvée 2015 est bel et bien fini mais il reviendra encore plus fort l’an prochain pour de nouvelles aventures.

Cette année, le festival a plus que jamais prouvé son imposante stature, les organisateurs menant plusieurs projets de front, excellant tant au niveau de la programmation (avec quelques pépites mais surtout un niveau global supérieur aux précédentes éditions) que dans l’élaboration de Frontières et faisant même honneur aux courts métrages qui, cette année, ont réellement été l’un des fleurons de l’événement.

La qualité étant bien présente, il nous reste juste à remercier tout le monde, vous, lecteurs, plus attentifs que jamais à nos aventures cinéphiliques, vous, membres de l’équipe presse pour votre gentillesse, vos attentions et vos délicieux sourires, toi, Jonathan Lenaerts, parce que tu as une nouvelle fois excellé, vous tous, les bénévoles, qui rendez toute cette belle organisation possible, vous, les abonnés et autres fidèles pour la bonne ambiance en séance mais aussi au bar, vous, les projectionnistes, techniciens et photographes pour votre boulot impeccable de bout en bout, vous, Sacha, Charles, Max, Sammy, Chloé, Béné,... (et bien d’autres encore), les copains de toujours qui font de ce BIFFF une sorte de fête de famille, et surtout VOUS, l’équipe de Cinemag au complet pour tout ce travail fourni, cette fatigue accumulée, ces fous-rires irrépressibles, ces body paintings endiablés,...

Bref, cher lecteur, le BIFFF n’a pas changé, il s’agit bel et bien de la plus belle et conséquente famille de Belgique, celle qui, durant 13 jours, ne se sépare pas, vit pour elle, avec passion, engouement et amour, celle qui fait de cet événement un incontournable moment. Il ne te reste plus, cher lecteur, qu’à nous rejoindre l’an prochain et à te préparer durant ces 353 (longs) jours restants à cet énorme condensé de bonheur.

BIFFF 2015 - La vidéo nostalgie

De quoi se replonger une dernière fois dans l’événement bruxellois...

Certains trouvent déjà le temps long, d’autres n’arrivent pas à retrouver le sommeil, d’autres encore dépriment sévère. Bref, le BIFFF est terminé. Mais, comme promis et ce grâce à Guillaume Simonin, voici l’occasion de se replonger une dernière fois dans les méandres du festival avec une vidéo récapitulative, qui avait d’ailleurs été projetée dans le cadre de la cérémonie de clôture.

Merci Guillaume pour ce beau moment de nostalgie...


bifff 2015 aftermovie par kokoarrose

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