BIFFF 2014

Une date pour le ZomBIFFF Day & Night 2014

Préparez-vous à envahir Bruxelles !

Alors que le BIFFF se rapproche désormais à grands pas (quel plaisir !), les nombreux événements qui font la joie des festivaliers se mettent petit à petit en place.

Incontournable parmi ceux-ci, le ZomBIFFF Day & Night aura bien lieu durant l’édition 2014 et vient de prendre place à la date du 12 avril où le cortège de morts-vivants débutera à 16 heures à partir du kiosque du Parc Royal.

Quelques informations :

  • Rassemblement : Parc “Royal” de Bruxelles (kiosque)
  • Maquillage : de 12h à 15h par Make Up Forever
  • Départ : 16h
  • Drakulen Pis : 16h30
  • Fin : 17h15 – la gare de Bruxelles-Central

Pour plus d’infos, CLIQUEZ ICI.

BIFFF 2014 : le programme complet !

Après une petite mise en bouche de quatre films hier, le BIFFF 2014 est entré dans sa phase d’officialisation la plus complète avec la traditionnelle conférence de presse.

Celle-ci donne le feu vert aux rédactions pour dévoiler un programme qui, cette année encore, sera particulièrement plantureux. Tout débutera le 8 avril prochain avec des ouvertures qui seront forcément très suivies puisqu’il s’agira, en salle 1, de The Quiet Ones, la nouvelle production Hammer, et en salle 2 de Space Captain Harlock, alias Albator, Corsaire de l’espace (qui sera par la suite rediffusé en 3D dans la salle 1).

Cette ouverture de choix n’est qu’une petite mise en bouche de ce qui attend les festivaliers par la suite. Citons pêle-mêle The Raid 2, le film le plus attendu de ce premier semestre 2014, Enemy, la pépite de Denis Villeneuve qui fera office de clôture de choix en salle 2, Killers et Dead Snow 2, que nous vous annoncions en primeur hier, Cheap Thrills, la claque des festivals de l’année dernière, Chimères, l’excellent film d’Olivier Beguin, le très gore Hatchet III, l’OFNI indien Eega, Torment, qui s’était distingué par l’une des plus belles bandes-annonces de l’année dernière, Wolf Creek 2, le très attendu Goal of the Dead, Zombie TV, le nouvel ensemble foutraque de Nishimura, le Shield of Straw de Takashi Miike, le choquant Moebius de Kim Ki-Duk, le délire Wrong Cops de Quentin Dupieux, Aux Yeux des Vivants de Bustillo & Maury, Horror Stories 2, Mindscape, les claques Oculus et Open Grave (deux valeurs sûres de cette année), Les Sorcières de Zugarramurdi, All Cheerleaders Die, l’espagnol bien craspec Omnivoros, The Zero Theorem, le retour aux affaires de Terry Gilliam, Willow Creek, ou encore l’excitant Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon.

La programmation complète devrait être en ligne dans quelques instants sur le site officiel du BIFFF :ALLER SUR LE SITE OFFICIEL

BIFFF 2014 : le teaser !

Les choses sont officiellement lancées, c’est désormais un fait : la trente-deuxième édition du BIFFF approche à grands pas et, forte d’une programmation de très haute volée, l’organisation se lance de plein pied dans sa promotion.

Le teaser du BIFFF, attendu par de nombreux aficionados qui, bien souvent, y retrouvent un peu de l’âme du festival cher à leur coeur, vient de faire son entrée sur la toile.

Les jours seront longs d’ici l’ouverture mais, courage, on en approche ! Rendez-vous le 8 avril prochain pour un premier godet et un The Quiet Ones qui promet de décoiffer !

BIFFF 2014 : le programme de La Trois !

La troisième chaîne de la RTBF vibre au rythme du fantastique...

Partenaire du BIFFF, La Trois, troisième chaîne de la RTBF, se la jouera Syfy durant le festival cher aux fantasticophiles.

Ceux qui ne pourront guère se rendre aux Bozar les 8, 9 et 10 avril seront heureux d’apprendre que leurs soirées seront tout de même placées sous le signe du fantastique avec trois diffusions de qualité : S. Darko, de Chris Fisher, The Witches, du belge Nicolas Roeg, et The Last Son d’Agnès Merlet seront ainsi mis à l’honneur.

Le savoir-faire belge en matière de fantastique sera aussi mis en avant durant les soirées du 9 et du 16 avril avec la diffusion d’une émission Tout Court spécial BIFFF. Au programme : Mort d’une ombre de Tom Van Avermaet, l’excellent Un monde meilleur de Sacha Feiner et Délivre-moi d’Antoine Duquesne.

Plus d’informations, ICI

Bandes-annonces du BIFFF : La rétro Hammer

La légende s’invite au BIFFF...

Amoureux du fantastique, cette rétrospective est faite pour vous : forts de leurs expériences respectives dans le domaine, les organisateurs du BIFFF et les décideurs de la Cinematek s’allient une nouvelle fois pour rendre grâce au cinéma de genre. Au programme de cette année 2014, un anniversaire et non des moindres : celui des légendaires studios britanniques de la Hammer Productions, qui renaissent de leurs cendres depuis quelques années.

Outre la formidable ouverture que constituera The Quiet Ones, la dernière production de la firme qui sera présentée en première mondiale aux Bozar, le BIFFF vous convie dans les locaux de la Cinematek pour une rétrospective des plus grandes heures de la Hammer.

L’événement débute le jeudi 10 avril et se termine le 17, tout en évitant la plupart des trop grands classiques de la société anglaise pour s’atteler à la projection d’oeuvres moins connues mais hautement recommandables.

PRÉSENTATION DES OEUVRES :

JEUDI 10 AVRIL - 21H

LA REVANCHE DE FRANKENSTEIN (1958)

De Terence Fisher

Alors qu’il doit être guillotiné pour ses actes abominables, le baron Victor Frankenstein parvient à s’enfuir. Il s’installe en Allemagne où il reprend ses activités et rencontre Hans Kleve, un médecin, avec qui il va recréer le corps parfait. Seulement, l’expérience tourne mal et la créature devient dangereuse.


VENDREDI 11 AVRIL - 22H

UNE MESSE POUR DRACULA (1970)

De Peter Sasdy

Au 19ème siècle, des bourgeois en quête de sensations fortes, s’offre les services d’un homme étrange pour organiser une messe satanique et ressucitent le terrible comte vampire. Mais Dracula n’est pas content quand les notables tuent l’homme qui l’a ressuscité.


DIMANCHE 13 AVRIL - 21H30

LA GORGONE (1964)

De Terence Fisher

Dans un village d’Europe Centrale, vers 1910, on retrouve les corps de nombreuses victimes pétrifiées. Le professeur Heitz, qui enquête malgré les réticences, découvrira le terrifiant et inattendu secret de ces meurtres hors du commun.


LUNDI 14 AVRIL - 22H

UNE FILLE POUR LE DIABLE (1976)

De Peter Sykes

John Verney (Richard Widmark) est un spécialiste des sciences occultes dont le dernier ouvrage vient de sortir dans les librairies. Lors de la soirée de lancement, il abordé par Henry Beddows (Denholm Elliott). Sa fille Catherine (Nastassja Kinski) a été élevée dans une secte sataniste dirigée par le père Michael Rayner (Christopher Lee). La mission de Verney ? Sauver Catherine des griffes du père Rayner.


MARDI 15 AVRIL - 21H30

DRACULA A.D. 1972 (1972)

De Alan Gibson

Johnny Alucard, un jeune dandy, entraîne sa bande de copain dans une messe noire sans savoir qu’il vont ressusciter le vampire mythique Dracula. Les jeunes seront poursuivit par le vampire qui n’a aucun mal à s’adapter au XXe siècle. C’est le descendant d’Abraham Van Helsing, Lorrimer, et sa fille qui poursuivront le vampire pour le mettre hors d’état de nuire.


MERCREDI 16 AVRIL - 22H

DRACULA, PRINCE DES TÉNÈBRES (1966)

De Terence Fisher

Malgré les nombreuses légendes circulant sur les vampires dans la région, deux couples partent en voyage dans les Carpates. La nuit tombée, ils n’ont d’autre choix que de faire une halte. Par chance ils trouvent refuge dans un imposant château où un étrange domestique les accueille. Au cours de la nuit, l’un des voyageurs est retrouvé égorgé.


JEUDI 17 AVRIL - 22H

LA LÉGENDE DES SEPT VAMPIRES D’OR (1974)

De Roy Ward Baker et Chang Cheh

En Chine au début du XIXe siècle, le grand prête d’un village isolé tente de redonner vie aux sept vampires d’or. Son pouvoir n’étant pas assez puissant, il part en Transylvanie sur les traces du plus fameux des vampires, Dracula, afin que ce dernier lui vienne en aide. Mais le comte a d’autre projets : il tue le prête et prend son apparence afin de faire régner la terreur dans la région.


Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 8 avril, Jour 1

Des ouvertures de rêve !

Le BIFFF aux Bozar, clap deuxième ! Fort de sa magnifique expérience acquise l’an dernier à quelques pas du centre de Bruxelles, le festival cher à tous les fantasticophiles pose une nouvelle fois ses bobines dans l’un des endroits de la capitale qui fleurent bon la culture.

Et de culture cinéphilique, il en sera question lors de ce 32ème BIFFF qui fêtera notamment en grandes pompes le 80ème anniversaire de la légendaire société de production britannique Hammer. En compagnie de la Cinematek, le BIFFF proposera une rétrospective de l’âge d’or de la société anglaise mais aussi de son déclin avec le foutraque Une fille pour le Diable. Tout ceci aurait un intérêt limité si les organisateurs ne s’étaient pas payé ce qui sera l’une des péloches du festival : The Quiet Ones, la nouvelle production des légendaires studios, qui sera d’ailleurs proposée en première internationale pour une ouverture du feu de Dieu.

Les personnes qui n’auront pas la chance d’acquérir l’un des précieux sésames pour cette séance qui affichera sans aucun doute salle comble auront deux alternative de choix : se rendre en salle 2 pour découvrir l’excellent Albator, Corsaire de l’Espace, récent succès mondial de Shinji Aramaki, ou s’enquiller des Trolls avant de... profiter du même film mais en 3D dans la salle 1 sur le coup de 23h.

La soirée s’annonce déjà merveilleuse avec deux films qui marqueront les esprits, déjà tous tournées vers cette édition qui devrait nous valoir de très grands moments.

PRÉSENTATION DES OEUVRES :

THE QUIET ONES

Ciné 1 - 20h00

Réalisateur : John Pogue

Pays : Angleterre, USA

Bon, OK, John Pogue est peut-être celui qui est derrière le script du remake de Rollerball ou encore aussi celui qui a torché vite fait En Quarantaine 2. Mais voilà, l’homme regorge d’idées parfois plus alléchantes et, surtout, a trouvé de l’embauche dans le giron d’une des firmes les plus légendaires du cinéma de genre : la Hammer. Son The Quiet Ones ne devrait donc ressembler en rien aux oeuvres précitées, d’autant que les premières bandes-annonces et échos de la presse outre-Manche se veulent très rassurants. La Hammer, de retour dans le circuit de la production depuis peu, a prouvé avec La Dame en Noir qu’il fallait à nouveau compter avec elle ! Et on ne demande qu’à le croire à nouveau...

The Quiet Ones est basé sur une histoire supposément réelle et suit une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge qui, dans les années 70, enregistre leur enquête alors qu’ils tentent d’exorciser une jeune fille victime d’un poltergeist.


ALBATOR, CORSAIRE DE L’ESPACE

Cine 2 - 21h (2D) - Cine 1 - 23h00 (3D)

Réalisateur : Shinji Aramaki

Pays : Japon

Classique parmi les classiques, Space Captain Harlock est mieux connu sous nos latitudes sous le nom d’Albator, l’un des héros les plus adorés d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent désormais plus connaître (snif !). La nostalgie sera donc là pour certains, la découverte pour d’autre,s d’autant que l’oeuvre de Shinji Aramaki est diablement recommandable. Sa vision du personnage de Leiji Matsumoto ainsi que la qualité globale de sa réalisation, bien aidée par un budget de 30 millions de dollars, fait d’Albator, Corsaire de l’Espace un véritable must qui plaira à tous les publics. Ca tombe bien : certains pourront même le voir deux fois sur la même soirée, en 2D et en 3D !

Le pitch : 2977. Albator, capitaine du vaisseau Arcadia, est un corsaire de l’espace. Il est condamné à mort, mais reste insaisissable. Le jeune Yama, envoyé pour l’assassiner, s’infiltre dans l’Arcadia, alors qu’Albator décide d’entrer en guerre contre la Coalition Gaia afin de défendre sa planète d’origine, la Terre.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 9 avril, Jour 2

Les choses sérieuses commencent !

La vie de festivalier n’a rien d’évident : choisir quel film aller voir dans un programme bien fourni est souvent un casse-tête et cette journée du 9 avril en fait déjà la preuve avec une farandole de séances toutes plus alléchantes les unes que les autres, tant en salle 1 qu’en salle 2.

Il faudra donc faire son choix entre de nombreuses petites pépites dont le britannique The Machine ou le canadien Discopath, ou encore entre le philippin Puti et le grand public Ragnarok. Le point d’orgue de la journée, ou plutôt de la nuit, est quant à lui connu puisque Wolf Creek 2 fait office d’incontournable du festival et régalera le public lors de la séance de 00h30.

Pour ce qui est des choix à faire, c’est ci-dessous que ça se passe. Suivez le guide !

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

RAGNAROK

Réalisateur : Mikkel Braenne Sandemose

Pays : Norvège, Danemark

Compétition Méliès

Les organisateurs du BIFFF l’ont déjà bien prouvé par le passé : il affectionnent particulièrement la mythologie nordique. De Troll Hunter à Thale, la visite fantastique des pays scandinaves s’est souvent très bien passée et risque de prendre avec Ragnarok un tour plus enfantin qui n’est pas pour nous déplaire. Le film de Mikkel Braenne Sandemose fleure en effet bon le cinéma de Steven Spielberg mais aussi les effets spéciaux de qualité et un spectacle à l’américaine. De quoi donner envie aux familles de se déplacer et de découvrir l’ambiance hors du commun du BIFFF !

Ragnarok met en scène l’archéologue Sigurd Svendsen, obsédé depuis des années par le drakkar Oseberg, véritable trésor national en Norvège. Persuadé que celui-ci renferme le secret de Ragnarok (l’apocalypse selon la mythologie nordique, bien connue des lecteurs de Thor), le chercheur et son ami Allan découvrent une série de runes qui se révèlent finalement être une carte au trésor, qui les envoie dans une région déserte entre la Norvège et la Russie, où leurs pires cauchemars prendront vie sous les yeux.


20h30

THE MACHINE

Réalisateur : Caradog W. James

Pays : Angleterre

Compétition Internationale et Compétition Méliès

Le cinéma science-fictionnel anglais nous avait déjà bluffé l’an dernier à l’occasion d’Earthbound, hommage aux productions Amblin qui avait reçu une distinction du jury européen. 2014 risque fort de ne pas changer la donne avec The Machine, nouvel effort de Caradog W. James, authentique espoir du cinéma de genre anglo-saxon, qui nous sert ici, avec les moyens du bord, une critique de l’eugénisme grandissant dans nos sociétés occidentales. De l’avis de la critique, la chose est intelligente et semble surtout rythmée et plein de bonnes idées en matière de mise en scène comme en atteste le trailer présenté ci-dessous.

The Machine suit deux programmeurs qui réussissent l’exploit de créer la première intelligence artificielle autonome et consciente de son existence. Leur but est de créer des sortes d’assistants pour rendre l’humanité meilleure. Mais c’est sans compter la cupidité et le désir de contrôle de certains groupes armés qui s’emparent de leur création et qui vont lui apprendre à faire le mal.


23h00

THE FIVES

Réalisateur : Jeong Yeon-shik

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller, Première internationale

Jeong Yeon-shik n’est certes pas le plus connu des artistes sud-coréens (et pour cause, il s’agit là de son premier long métrage), mais force est d’avouer que l’adaptation de The Fives, tiré d’un webcomic à succès qui a d’ailleurs glané pas mal de récompenses à travers le Monde, a de quoi exciter.

Jugez plutôt : Eun-ha est une jeune femme qui a tout perdu le jour où elle a vu un inconnu massacrer sa famille sous ses yeux et la laisser pour morte. Deux ans plus tard, incapable de se reconstruire et toujours clouée dans son fauteuil roulant, elle décide de mettre au point sa vengeance. Dans le but de retrouver la personne responsable de son malheur, elle troque ses organes auprès de quelques candidats à la greffe. Le but de ces derniers : attraper le tueur et le livrer à Eun-ha.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

Haunter

Réalisateur : Vincenzo Natali

Pays : Canada

Qu’on se le dise : Vincenzo Natali est de retour au BIFFF ! Lui qui a déjà vu trois de ses précédents films sélectionnés (Cube, Cypher, Nothing) revient dans le parcours avec Haunter, certes déjà largement exploité dans les festivals européens mais qui fait office de must-see pour toute personne n’ayant pas encore eu l’occasion de le découvrir. Le cinéaste y déconstruit avec un certain brio les traditionnelles ghost stories, le tout avec l’excellent Abigail Breslin et le génial Stephen McHattie. Ca ne donne pas envie, ça ?

Haunter suit Lisa qui, pour une raison qu’elle ne s’explique pas, est coincée en 1986, à la veille de ses seize ans. Enfermée chez elle par un jour de brouillard épais, elle revit encore et toujours la même journée. Le plus étrange c’est qu’aucun membre de sa famille ne semble se rendre compte de cette répétition et, bien entendu, personne ne la prend au sérieux quand elle tente d’expliquer que chaque jour le repas cuisiné est inlassablement le même. Mais le récit bascule lorsque Lisa prend conscience d’une effroyable vérité…


16h00

CHARLIE COUNTRYMAN

Réalisateur : Fredrik Bond

Pays : USA, Roumanie

Un film plutôt grand public au BIFFF ? Pourquoi pas, d’autant que Charlie Countryman possède de solides références : non seulement il est réalisé par l’un des plus talentueux metteurs en scène publicitaire aux États-Unis, mais en plus il permet à Shia LaBeouf d’éviter de surjouer une nouvelle fois. L’acteur est même excellent dans ce Charlie Countryman qui repousse le spectateur jusqu’à la frontière du glauque et qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’excellent Pusher de Nicolas Winding Refn.

Au programme, les pérégrinations de Charlie qui, complètement déboussolé après le décès de sa mère, décide de suivre son instinct et de partir à la découverte de Bucarest. Ce territoire hostile et survolté est rapidement synonyme d’amour pour lui lorsqu’il fait la rencontre de la très énigmatique Gabi. La jeune femme est malheureusement épiée par son ex, Nigel, un dangereux criminel qui n’est pas prêt à la laisser partir avec un autre. Mais Charlie, lui, est plus que jamais déterminé à gagner son cœur quitte à se sacrifier par amour.


18H00

PUTI

Réalisateur : Miguel Alcazaren

Pays : Philippines

Compétition Septième Parallèle, Première Internationale

Autre film, autre metteur en scène publicitaire très connu : Miguel Alcazaren fait même office de vétéran dans le domaine puisque Puti n’est que son premier film. LE cinéaste philippin aura sans doute attendu d’être assez mûr que pour offrir un long métrage aussi étrange que celui-ci puisque, présenté dans la Compétition Septième Parallèle, le film a de fortes chances de ne pas laisser le spectateur indemne.

Celui-ci suivra Amir, un peintre très doué qui brade néanmoins son talent à quelques riches désireux de s’approprier des copies de peintures célèbres. Après un accident de la route, on lui annonce qu’il souffrira à jamais d’achromatopsie, ce qui l’empêche de faire la distinction entre les différentes couleurs. Comme si cela ne suffisait pas, sa vision semble bien avoir d’autres problèmes : d’étranges choses semblent prendre vie à ses yeux seulement.


20h00

THE APOSTLES

Réalisateur : Joe Chien

Pays : Chine, Taiwan

Première mondiale

Joe Chien s’était bien plu à Bruxelles lors de son premier passage au BIFFF avec Zombie 108. Le réalisateur taïwanais reviendra donc avec plaisir cette année pour présenter son dernier né, The Apostles, en première mondiale.Ceux qui n’avaient pas apprécié Zombie 108 peuvent se rassurer : le metteur en scène ne revient pas avec des morts-vivants mais bien avec un thriller fait de faux-semblants dont la bande-annonce s’avère être particulièrement intrigante.

The Apostles suit Lorraine, une jeune écrivain qui souffre d’affreux maux de tête et de pertes de mémoire depuis un accident de la route. A tout cela s’ajoute de nombreux cauchemars. Suite au crash de l’avion transportant son mari, elle reçoit un appel depuis le téléphone du défunt. A l’autre bout, Ben, persuadé que sa femme Lynn et le mari de Lorraine entretenaient une liaison et avaient pour but de se rendre dans un ville appelée X. Ben et Lorraine, désirant en savoir plus, décident de se rendre dans cette ville mystérieuse sans savoir quels dangers les guettent.


22h00

DISCOPATH

Réalisateur : Renaud Gauthier

Pays : Canada

Compétition Septième Parallèle

Auteur de la websérie totalement dingue Inspector Bronco, Renaud Gauthier n’est pas le dernier lorsqu’il s’agit de faire rire le public. Discopath, hommage aux grindhouse et aux slashers les plus marquants de l’histoire du cinéma, en est une nouvelle preuve et a d’ailleurs déjà fait le bonheur des spectateurs de Panic !Cinema, dont les organisateurs font souvent preuve de bon goût en matière de programmation.

L’action de Discopath prend place dans les années 70 où un jeune New Yorkais se transforme en meurtrier psychopathe lorsqu’il est exposé aux sonorités de la musique disco… Après une soirée en discothèque qui dégénère, Duane Lewis s’exile à Montréal. Quatre ans plus tard, sous une nouvelle identité, il travaille dans un collège privé pour jeunes filles. Mais une soirée disco va réveiller sa folie meurtrière…


00h30

WOLF CREEK 2

Réalisateur : Greg Mclean

Pays : Australie

Il a lui aussi déjà été pas mal exploité dans les festivals du Monde entier mais cela aurait été une faute de goût incommensurable de ne pas le sélectionner : le tant attendu Wolf Creek 2 de Greg Mclean prendra bel et bien place pour une séance de minuit qui devrait valoir le détour. Les nouveaux méfaits de Mick Taylor raviront sans aucun doute les aficionados du genre, qui désespéraient depuis de longues années et des problèmes de production à répétition qui ont bien failli coûter sa carrière à l’un des tueurs les plus sanguinaires de notre temps. Il n’en est rien, et c’est tant mieux : merci le BIFFF !

Wolf Creek 2 suit deux routards qui décident de partir dans l’outback australien et tombent sur le plus dangereux prédateur du coin : le psychopathe Mick Taylor.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 10 avril, jour 3

Des gosses, des zombies nazis et... des serbes !!!

Être biffeur, c’est aussi être nostalgique, envieux d’un temps passé accumulant les claques reçues en festival... tout en sachant très bien que les orgas nous en concoctent d’autres ! Cette journée du 10 avril est donc placée sous le signe de la nostalgie pour ceux qui avaient découvert A l’Intérieur, Dead Snow ou encore A Serbian Film sur l’écran géant de Tour & Taxis.

Autres lieux, mêmes baffes et donc même qualité de BIFFF : en cette année 2014, les Bozar accueillent Bustillo et Maury (A l’Intérieur) avec leur dernière pépite, Aux Yeux des Vivants, dont les récentes reviews font tout simplement baver, mais aussi Dead Snow 2, la suite de la dinguerie de Tommy Wirkola qui fait à nouveau mumuse avec ses zombies nazis, ou encore Nymph, film serbe d’horreur visiblement presque aussi burné que son prédécesseur en terres bruxelloises.

Ajoutons à cela les étrangetés que devraient être Yellow et The Incredible Truth et saupoudrons du premier film de zombies made in Bollywood, Go Goa Gone, et nous obtenons une journée comme on les aime : éclectique et totalement barrée !

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18H00

AUX YEUX DES VIVANTS

Réalisateurs : Alexandre Bustillo et Julien Maury

Pays : France

Première internationale, Compétition Méliès

Les heureux parents de l’excellent A l’intérieur et du convaincant Livide viennent d’enfanter leur troisième bébé commun, Aux Yeux des Vivants. Et, toujours amateurs de cinéma de qualité, les organisateurs du BIFFF ont décidé de mettre les petits plats dans les grands en proposant le film en première internationale. Autant dire que la séance, qui se tiendra en présence des réalisateurs, vaudra la peine d’être vécue d’autant que l’oeuvre semble être située à la croisée de Stand By Me et de La Colline a des yeux avec un croquemitaine pas piqué des vers. Autant dire que le métrage fait figure d’incontournable dans la programmation.

L’action d’Aux Yeux des Vivants prend place au coeur d’un été chaud et sec. Fuyant leur dernier jour d’école, Dan, Tom et Victor, trois adolescents inséparables, se perdent dans la campagne. Dans leur course, seuls au beau milieu de nulle part, ils découvrent un lieu décrépi devenu depuis le repère d’Isaac et Klarence Shooter, un homme et son étrange fils, bien décidés à ne pas laisser le trio dévoiler leurs sombres secrets aux yeux des vivants.


20h30

MOONSOON SHOOTOUT

Réalisateur : Amit Kumar

Pays : Inde, Pays-Bas, Angleterre

Compétition Thriller

Focus Inde oblige, les organisateurs du BIFFF ont sélectionné quelques petites perles bollywoodiennes et d’autres aux allures plus internationales. Si Go Goa Gone, première production zombiesque du pays fait office de très grosse attente du festival, il en va de même pour Moonsoon Shootout, qui avait notamment enchanté la critique lors de son passage à Cannes l’année dernière. Premier film d’Amit Kumar, ce thriller à tiroirs est de surcroît dû à l’un des producteurs les plus inspirés de la nation, Anurag Kashyap, impliqué dans le légendaire Gangs of Wasseypur, une véritable référence !

Moonsoon Shootout suit Adi, un jeune policier en mission pour la première fois, qui doit prendre une décision qui va changer sa vie - il doit décider de tirer ou ne pas tirer. Chaque décision l’entraîne dans un voyage contre le système qui exige un compromis avec sa morale. Chaque choix a un prix.


23h00

DEAD SNOW 2 : RED VS DEAD

Réalisateur : Tommy Wirkola

Pays : Islande, Norvège

Première européenne

Aurait-on encore besoin de présenter Tommy Wirkola et ses joyeux zombies nazis ? Que nenni ! Fort d’un premier opus qui avait enchanté l’assistance du BIFFF durant une Fantastic Night, le cinéaste norvégien revient après son escapade américaine et un Hansel & Gretel : Chasseurs de Sorcières plutôt réussi pour nous offrir de la barbaque.

Et, présenté en première européenne après un petit détour par Sundance, Dead Snow 2 : Red VS Dead promet d’être encore plus épique que le délirant premier opus avec toujours plus de combats et plus de zombies. Un must à ne pas rater !

Dead Snow : Red VS Dead suivra donc l’unique survivant du premier volet qui, pour combattre les zombies nazis, fait appel à un gang américain de tueurs de zombies appelé ’Zombie Squad’.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

YELLOW

Réalisateur : Nick Cassavetes

Pays : USA

Septième Parallèle

Il fait tout de même bon être "le fils de" : à l’occasion de son Yellow, Nick Cassevetes a pu rassembler un casting de choix pour un projet pourtant très étrange. Avec une distribution réunissant Sienna Miller, David Morse, Melanie Griffith ou encore Ray Liotta, le métrage a tout d’une production hollywoodienne d’un autre temps.

Un temps qui devrait se couvrir pour les protagonistes de Yellow puisque le film mettra en scène les déboires d’une jeune toxicomane. La joie ne risque pas d’être au rendez-vous à l’inverse, vous l’aurez compris, d’un traitement étrange qui devrait valoir au film toute son originalité.


16h00

THE INCREDIBLE TRUTH

Réalisateur : Leong Tak-sam

Pays : Chine, Hong Kong

Première européenne

Fans de Megumi Kagurazaka, rendez-vous au BIFFF ! Non seulement The Incredible Truth offre la vedette à l’une des plus brillantes actrices de sa génération, mais en plus le thriller signé Leong Tak-sam se distinguer en terres bruxelloises par une première internationale qui vaudra sans doute de l’or pour tous les amateurs d’asiateries. D’autant que l’on y cause aussi bien du séisme qui a ravager le Japon voici quelques années mais aussi que l’on y mélange les genres et les cultures avec allégresse, entre art chinois et vision nipponne.

The Incredible Truth met en scène une jeune femme chinoise accompagne son mari japonais lors d’une visite aux parents de celui-ci. Sur place, elle est très vite séquestrée par les villageois, pour une raison inconnue. Sa soeur aînée se rend à son tour au Japon pour la retrouver. Avec l’aide d’un homme, elle va traverser un Japon plongé dans une atmosphère devenue quasi-fantastique après le séisme...


18h00

OVX : THE MANUAL

Réalisateur : Darren Paul Fisher

Pays : Australie, Angleterre

Septième Parallèle

Quand OXV peut rimer avec OFNI, cela nous plaît directement : film de science-fiction visiblement très malin, OXV : The Manual (on n’y parlera donc pas d’intellectuals) a fait un véritable carton plein lors de sa projection au festival Fantasia de l’année dernière. Certains n’hésitant pas à affirmer que le film est une véritable révolution de la SF et l’un des meilleurs films de ces dernières années, on se prend au jeu et l’on se dit que l’une des pépites de cette cuvée 2014 du BIFFF est peut-être bien là-dessous.

Dans OXV : The Manual, chaque être humain produit une fréquence qui détermine sa destinée. Quiconque génère une haute fréquence sera naturellement élevé vers la haute société et doté d’une intelligence extraordinaire. Bien entendu, il en va autrement pour ceux de qui émane une basse fréquence.


20h00

PATCH TOWN

Réalisateur : Craig Goodwill

Pays : Canada

Septième Parallèle, Première européenne

Dans l’escarcelle des premières internationales ou européennes, certaines productions échappent pour l’instant à tout jugement. Pourtant, Patch Town qui arrivera sur la pointe des pieds aux Bozar y sera précédé d’une solide réputation acquise lors des festivals outre-Atlantique où l’art de Craig Goodwill a notamment été comparé à celui de Jean-Pierre Jeunet. Autant dire qu’une fois de plus, les organisateurs devraient surprendre leur monde avec un film "autre" !

Patch Town suit Jong, un jouet qui, après avoir grandi dans un foyer aimant, est est abandonné et trahi par sa mère adoptive. Il retourne alors à l’usine où naissent chaque jour des dizaines de ses semblables...


PATCH TOWN // a film by Craig Goodwill... par reelsuspects


22h00

NYMPH

Réalisateur : Milan Todorovic

Pays : Serbie

Première mondiale, Compétition Méliès

Attention, la Serbie débarque à nouveau au BIFFF ! Quelques années après avoir chamboulé les spectateurs lors de la mémorable séance de minuit d’A Serbian Film, le pays revient sur le devant de la scène avec la première mondiale de Nymph. Moins trash que son prédécesseur, Nymph possède tout de même quelques atouts dont celui de compter sur le formidable metteur en scène qu’est Milan ’Zone of the Dead’ Todorovic.

Au programme, deux jeunes femmes qui partent en vacances en méditerranée et qui découvrent le repaire d’une sirène tueuse qui se situe sous une vieille forteresse militaire abandonnée…


00h30

GO GOA GONE

Réalisateur : Krishna D.K. et Raj Nidimoru

Pays : Inde

Attention, OFNI en vue ! Première production zombiesque de Bollywood, Go Goa Gone a acquis ces derniers temps la réputation d’un Shaun of the Dead (excusez du peu !) indien, ce qui s’avère être une proposition pleine de promesses. Le tout en séance de minuit, autant dire que le spectacle sera au rendez-vous !

Go Goa Gone suit Hardic et Luv, deux amis qui n’ont pas la vie facile. Pour couper avec ce train train quotidien, ils décident de descendre à Goa avec leur ami Bunny. Goa, c’est la ville de la fête. Mais nos amis sont vite confrontés à la cruelle réalité de la vie : Les zombies.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 11 avril, jour 4

It’s a wonderful (Belgian Film) Day !

Comme chaque année, la part belle est faite durant une journée au cinéma de genre belge, même si, cette fois, un focus Mad in Belgium permettra au festival du Plat Pays de se signaler sur la durée. Quoi qu’il en soit, le traditionnel Belgian Film Day sera l’occasion de rencontrer pas mal de beau monde mais surtout d’authentiques espoirs du cinéma belge.

Outre une séance de courts-métrages à laquelle on ne saurait trop vous conseiller d’assister (l’expérience vaut sincèrement la peine d’être vécue ne serait-ce que pour la proximité et la disponibilité des metteurs en scène en lice dans la compétition), quelques longs sont aussi à souligner : Tombville, Soulmate, le dernier film d’Axelle Carolyn, ou encore Let Me Survive, thriller d’Eduardo Rossoff, sont à découvrir sur les écrans de la salle 2.

La concurrence sera néanmoins rude puisque le géant The Raid 2 : Berandal, suite d’un des meilleurs films d’action de tous les temps signé par Gareth Evans, envahira la salle 1 à grands coups de tatanes sur le coup de 20h30. Cette projection ô combien attendue par de nombreux cinéphiles serait suivie par celle du mexicain Espectro, qui est annoncé comme l’un des meilleurs films d’horreur de l’année.

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

THE GAMBLER WHO WOULDN’T DIE

Réalisateur : Giancarlo Giannini

Pays : Italie

Compétition Thriller

Les célèbres Chasses du Comte Zaroff ont désormais un rejeton et celui-ci nous provient d’Italie, pays qui a longtemps fourni les meilleurs film de genre. Certes, la Botte n’est plus ce qu’elle était mais elle semble renaître de ses cendres sous l’impulsion de quelques réals motivés. Giancarlo Giannini fait sans aucun doute partie de ceux-là, lui qui peut se targuer d’un succès international jamais démenti en matière d’acting. Que ce soit sous la houlette de Ridley Scott dans Hannibal ou celle de Marc Forster dans Quantum of Solace, l’homme excelle.

The Gambler who wouldn’t die, Ti Ho Cercata in Tutti i Necrologi de son titre original, suit Nikita, un chauffeur de corbillard que son métier ennuie particulièrement. Il cherche dès lors un peu d’adrénaline dans le poker et participe à un jeu qui pourrait s’avérer fatal : acculé par ses créanciers, Nikita doit prendre part à une sorte de chasse à l’homme dont il est le gibier pour éponger ses dettes. Le but : rester en vie durant 20 minutes...


20h30

THE RAID 2 : BERANDAL

Réalisateur : Gareth Evans

Pays : Indonésie

L’un des événements de ce BIFFF 2014, le voilà : la projection en avant-première du film de Gareth Evans, attendu par les amateurs de baston comme le meilleur film jamais réalisé. Long de 2h30, le divertissement fera couler le sang mais surchauffera surtout l’assistance à grands coups de tatanes. Salle comble ce 11 avril ?

Pour rappel, le pitch de The Raid 2 est le suivant : En mission d’infiltration au sein d’un syndicat du crime de Jakarta, Rama tente de protéger sa famille tout en mettant au jour la corruption de ses collègues policiers.


23h00

ESPECTRO

Réalisateur : Alfonso Pineda Ulloa

Pays : Mexique

Première européenne, Compétition Internationale

Autre gros événement de la soirée, la projection d’un des meilleurs films d’horreur de l’année en première européenne ! Oui, vous avez bien lu : un des meilleurs, réputation acquise au gré des projections outre-Atlantique pour un film mexicain qui, visiblement, fait péter les basses en même temps que la trouille, ce qui devrait nous valoir un sévère stress durant la projection. En lice pour le Corbeau d’Or, Espectro pourrait bien être l’un des favoris de la compétition.

Espectro suit Marta, une voyante qui n’a pas réussi à prédire son propre avenir. Après avoir été violée, elle décide de se cloîtrer dans l’appartement inoccupé d’un ami afin de faire le point et surtout rester au calme. Pour s’occuper l’esprit, Marta calfeutre toutes les fenêtres, espionne sa voisine de palier, ou encore commande des caméras pour garder un oeil sur tous les angles morts de l’appartement. C’est là que Martha va découvrir qu’elle n’est pas seule...


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

18h00

TOMBVILLE

Réalisateur : Nikolas List

Pays : Belgique

Septième Parallèle

Après quelques séries de courts métrages, le Belgian Film Day prendra tout son sens avec l’arrivée sur les écrans de la salle 2 de Tombville, long 100% produit en Belgique.

Tombville suit David, 25 ans, qui se réveille dans un village plongé dans l’obscurité sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé ni de comment il a atterri là. Il réalise rapidement qu’il lui est impossible de quitter cet endroit : quelle que soit la direction qu’il prend, il revient toujours au même point de départ. Des souvenirs de son passé lui reviennent peu à peu, comme les pièces d’un puzzle. Et David comprend alors ce qu’il doit faire pour pouvoir s’échapper de son calvaire...


20h00

LET ME SURVIVE

Réalisateur : Eduardo Rossoff

Pays : Belgique, France, Luxembourg

Première européenne, Compétition Thriller

Projeté en première mondiale en... Inde en novembre dernier, Let Me Survive débarque enfin en son pays à l’occasion de ce BIFFF 2014. Il faut dire que l’occasion était belle pour les organisateurs de sélectionner un film encore inédit sous nos latitudes et de surcroît en compétition. Cette adaptation du livre autobiographique de Louise Longo bénéficie en plus d’un casting de choix, avec notre Sam Louwick national mais aussi Craig Fairbrass, le méchant de Cliffhanger.

Let me Survive met en scène une mère, accompagnée de sa jeune fille, qui est contrainte de rejoindre son ex-mari sur un yacht volé à destination de la côte ouest de l’Afrique. Après cinq jours de voyage, une tempête qui fait rage les engloutit, obligeant la famille à abandonner le bateau. Pris au piège dans un radeau de sauvetage, avec peu de nourriture ou d’eau, ils vont se mesurer non seulement contre les éléments mais aussi les uns contre les autres.


22h00

SOULMATE

Réalisateur : Axelle Carolyn

Pays : Belgique, Angleterre

Compétition Méliès

Elle a bénévole au BIFFF (et rien que pour ça on l’aime !), elle a été une journaliste ciné réputée et la marraine de notre site mais elle est aussi la femme de ce bon Neil Marshall : Axelle Carolyn, on a envie de dire que c’est de la balle. Alors, découvrir sa nouvelle création, co-produite par son mari de surcroît, au BIFFF a quelque chose de très spécial.

Soulmate suit une jeune femme qui part trouver du repos dans un cottage isolé après une tentative de suicide. Lorsqu’elle découvre que la demeure est hantée, elle décide de rester et de trouver du réconfort auprès du fantôme.

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


00h30

THE BORDERLANDS

Réalisateur : Elliot Goldner

Pays : Angleterre

Histoire de terminer sur une note encore plus anglo-saxonne que la co-prod d’Axelle Carolyn, les organisateurs nous proposent de découvrir The Borderlands, un found footage qui fait beaucoup de bruit outre-Manche. Oui, bon, vous avez bien lu : un found footage, et avec des djeunz en plus ! Mais voilà, The Borderlands paraît bien plus intelligent et mature que la plupart des productions du genre et s’est surtout fendu d’une belle et honnête promotion.

The Borderlands suit une équipe d’enquêteurs du Vatican qui se rend dans l’ouest de l’Angleterre pour investiguer sur des phénomènes paranormaux multiples qui se déroulent dans une église abandonnée.

BIFFF 2014 : World Cup of the Dead !

Une animation à ne pas manquer !

En plus de briller chaque année par une programmation d’excellence, le BIFFF nous sort toujours de très belles animations.

Cette cuvée 2014 ne fera pas exception à la règle avec un spectacle haut en couleurs : World Cup of the Dead ou un match entre journalistes ciné et... zombies, le tout arbitré par Benjamin Rocher, l’un des réals du très attendu Goal of the Dead.

L’animation prendra d’ailleurs place dans les bonus du DVD de Goal of the Dead qui sortira au mois de juin grâce à Cinéart.

Rendez-vous le 12 avril juste avant le ZomBIFFF Day & Night. Pour plus d’informations, cliquez ICI.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 12 avril, jour 5

On fait péter la Night !

Le marathon de Bruxelles passerait presque pour une promenade de santé à côté et pourtant, chaque année, un gros millier de fantasticophiles se rassemblent pour un événement hors normes : la Fantastic Night du BIFFF.

Mais si certains privilégient les séances à partir de minuit et donc la nuit à proprement parler, on en oublierait presque que de véritables coureurs de fonds sont présents au Bozar dès 14, cette année avec la ferme intention de découvrir Patch Town.

Le véritable événement de la "journée" se situe néanmoins à 20h30 en salle 1 où l’Art de Terry Gilliam fait son retour au BIFFF avec son dernier-né, The Zero Theorem, qui a tout d’un ensemble presque testamentaire. L’occasion pour tous les amateurs du cinéma de ce grand Monsieur de se rassembler pour un moment totalement hors normes.

Les autres pépites dénichées par les orgas se nomment Dark Blood, visiblement très convaincant ou encore Biodegradable qui pourrait faire office de séance exotique vu sa provenance (République dominicaine), au même titre que Miss Christina, qui nous provient de Roumanie.

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

15h30

GHOST IN THE SHELL ARISE - BORDER 1 : GHOST PAIN & BORDER 2 : GHOST WHISPERER

Réalisateur : Kazuchika Kise et Masahiko Murata

Pays : Japon

Il y a vingt ans, Mamoru Oshii marquait à jamais de son empreinte le monde du manga avec Ghost in the Shell. Et comme au BIFFF, on aime les anniversaires (et pas que ceux qui se fêtent à la Troll), quoi de plus normal que de souligner l’événement avec non pas un mais deux épisodes de la tant attendue préquelle réalisée par Kazuchika Kise et Masahiko Murata.

L’histoire de Ghost In The Shell Arise se déroule bien avant celle du tout premier film intitulé Ghost In The Shell. Nous sommes en 2027 soit un an après la fin de la guerre-non nucléaire. Une ville relativement paisible appelée New Port est attaquée par des terroristes qui n’hésitent pas à revendiquer leur droit en réalisant divers attentats sanglants. L’armée japonaise décide de répliquer en postant son armée en plein cœur de New Port. Suite à l’arrivée des militaires, les habitants de New Port pensent que leur calvaire est enfin terminé mais les terroristes frappent à nouveau en faisant exploser une puissante mine qui fera plusieurs morts dont un militaire.
Selon certaines sources, ce soldat japonais semblait être impliqué dans des histoires de pot de vin et serait également lié à mafia.


18h00

DARK BLOOD

Réalisateur : George Sluizer

Pays : USA, Pays-Bas, Angleterre

Le dernier film de River Phoenix ? Un peu tard nous direz-vous dans la mesure où l’acteur nous a quittés il y a 21 ans déjà... Oui, sauf que Dark Blood est un film qui n’avait été terminé qu’à 80% à l’époque du décès de la star et qui, depuis, était resté dans les cartons de ses producteurs. Pour commémorer la disparition du comédien, le film est enfin sorti l’an dernier sur le sol américain et vient tout naturellement enrichir la programmation exceptionnelle de ce BIFFF 2014.

Dark Blood met en scène Boy, qui vit reclus dans un refuge, depuis la mort de sa femme, dans une zone destinée aux essais nucléaires. Il collectionne des petites poupées en bois qu’il pense dotées de pouvoirs magiques. Un jour, un couple traverse le désert de l’Arizona. Ils tombent en panne et sont aidés par Boy...

Dark Blood (2012) - CineCrowd Trailer from CineCrowd on Vimeo.


20H30

THE ZERO THEOREM

Réalisateur : Terry Gilliam

Pays : France, Angleterre

Terry Gilliam et le BIFFF, c’est une grande histoire d’amour. Quoi de plus normal dès lors que le Chevalier de l’Ordre du Corbeau (eh oui ma bonne dame !) nous propose son nouveau film, The Zero Theorem, sorte d’oeuvre testamentaire qui résume visiblement toutes les préoccupations abordées tout au long de sa carrière ? Une chose est certaine : la salle affichera comble à quelques heures seulement de la Fantastic Night !

The Zero Theorem suit un scientifique vivant dans un monde où des "hommes caméras" servent le pouvoir en place, et où il tente de résoudre un mystérieux théorème lui permettant de découvrir le sens de l’existence.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

PATCH TOWN

Réalisateur : Craig Goodwill

Pays : Canada

Septième Parallèle, Première européenne

Dans l’escarcelle des premières internationales ou européennes, certaines productions échappent pour l’instant à tout jugement. Pourtant, Patch Town qui arrivera sur la pointe des pieds aux Bozar y sera précédé d’une solide réputation acquise lors des festivals outre-Atlantique où l’art de Craig Goodwill a notamment été comparé à celui de Jean-Pierre Jeunet. Autant dire qu’une fois de plus, les organisateurs devraient surprendre leur monde avec un film "autre" !

Patch Town suit Jong, un jouet qui, après avoir grandi dans un foyer aimant, est est abandonné et trahi par sa mère adoptive. Il retourne alors à l’usine où naissent chaque jour des dizaines de ses semblables...


PATCH TOWN // a film by Craig Goodwill... par reelsuspects


16h00

AURA

Réalisateur : Zsolt Bernath

Pays : Hongrie

Première internationale, Compétition Méliès

Zsolt Bernath n’est plus un inconnu pour les spectateurs du BIFFF : ceux qui ont eu la chance de découvrir son In the Name of Sherlock Holmes savent depuis l’année dernière ce que le réalisateur hongrois est capable de faire avec quelques mômes et une caméra. Cela tombe bien : c’est justement ce dont il avait besoin pour son Aura, dont le premier trailer dévoilé voici quelques mois nous avait bluffé.

Aura suit quatre enfants, Tokyo, Pete, Adam et Esther, qui se réveillent un jour dans une voiture abandonnée dans un champ. Ils se rendent compte que le soleil ne s’est pas levé ce jour mais qu’une étrange lueur rôde, une lueur capable de mettre à jour les secrets les plus enfouis par l’humanité...


18h00

MISS CHRISTINA

Réalisateur : Alexandru Maftei

Pays : Roumanie

Première internationale, Compétition Méliès

Autre première internationale de la journée, Miss Christina entre lui aussi en lice dans la compétition Méliès. Et le film d’Alexandru Maftei possède de sérieuses références puisqu’en plus de piocher dans sa culture nationale, il est adapté du roman de Mircea Eliade, dont Coppola s’était lui aussi inspiré pour son fameux Homme sans Âge.

Miss Christina met en scène Egor, jeune peintre des 30’s, qui décide de suivre sa fiancée Sanda chez sa mère. Malheureusement pour lui, sa belle-mère est obnubilée par la mort de sa soeur, Christina, 20 ans auparavant. Et le moins que l’on puisse dire est que l’ombre de la défunte continue à planer sur la propriété.


20h00

BIODEGRADABLE

Réalisateur : Juan Basanta

Pays : République Dominicaine

Première internationale

Un film de la République Dominicaine au BIFFF ? Voici une situation inédite qui fleure bon les vacances. Mais pas seulement ! Il s’agit aussi d’un moment historique pour le pays puisqu’il s’agit de la première production SF nationale. Histoire de ne rien gâcher, l’oeuvre est proposée en première internationale...

L’action de Biodegradable prend place dans le futur où les nations ont été remplacées par des projets qui sont gérés comme des entreprises où la productivité est au cœur de la nouvelle société. Dans ce contexte, Rosa Santos, une étudiante à l’université, tombe amoureuse de Daniel, un autre étudiant d’un quartier pauvre, à la grande consternation de sa mère.


22h00

LFO

Réalisateur : Antonio Tublen

Pays : Suède

Septième Parallèle

Amis de l’étrange, bonjour, ou plutôt bonsoir ! Avec un pitch plutôt alléchant mais surtout la promesse d’un huis clos aussi intense que cynique, LFO est fait pour vous et ferait même partie des favoris de la compétition Septième Parallèle que cela ne nous étonnerait pas.

LFO : The Movie suit un homme se rend compte qu’il peut hypnotiser avec le son. Il commence à expérimenter sur ses voisins, mais l’abus de ce pouvoir prend le dessus et, à terme, des conséquences graves pour le genre humain rentre en jeu.


00h30

DEMENTAMANIA

Réalisateur : Kit Ryan

Pays : Angleterre

Première internationale, Compétition Méliès

Ceux qui désireraient éviter l’ambiance endiablée et formidable de la Fantastic Night (ben oui, ces gens-là existent !) seront eux aussi soignés aux petits oignons avec une première internationale. Dementamania, qui sera rediffusé le lendemain sur le coup de 14h, s’annonce en tout cas comme un sacré bon moment de plaisir. Histoire de faire aussi vibrer la seconde salle des Bozar.

Le pitch : Tout commence lorsque Edward Arkham écrase une guêpe au saut du lit, un petit avant-goût douloureux de ce qui l’attend. Sa mission du jour ? Ne pas péter un câble au boulot. Jeune cadre, ce vendredi 13 il va devoir faire face à un supérieur libidineux et suffisant, le collègue lourdingue, ou encore le fayot qui vendrait les reins de sa mère pour une promotion. Et Edward a de plus en plus de mal à se contenir : sa piqure matinale se transforme en allergie infâme et il est assailli de visions meurtrières...

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 12 avril, FANTASTIC NIGHT

Ambiance de stade !

Déjà qu’à l’habitude, la Fantastic Night ressemble à s’y méprendre à une manifestation sportive de grande envergure, entre son ambiance totalement dingue, ses klaxons, ses cris et son odeur de vestiaire (ben oui, en huit heures sur place, un détour par les toilettes est bien souvent obligatoire), mais voilà que cette année, le BIFFF risque encore de décupler cette comparaison.

Avec une première oeuvre projetée sur le coup de 23h00 qui n’est autre que Goal of the Dead, production française signée par Metaluna et les réalisateurs Benjamin Rocher et Thierry Poiraud, comment éviter un tel parallèle ?

Cette ambiance débridée risque d’être perpétuée par Pinup Dolls on Ice ou les méfaits réellement gore d’un dézingueur de filles de petite vertu. Ambiance strip-tease assurée et tripailles à gogo pour abreuver la foule. Il sera une nouvelle fois question de boyaux dans le très réjouissant Hatchet III et ses effets sanguinolents poussés à l’extrême.

Le meurtrier Victor Crowley cèdera enfin sa place au dingo Yoshihiro Nishimura qui, avec Zombie TV, risque fort de maintenir l’assistance éveillée malgré l’heure très tardive. De quoi mettre de bonne humeur de grand matin !

PRÉSENTATION DES OEUVRES DE LA FANTASTIC NIGHT :

23h00

GOAL OF THE DEAD

Réalisateurs : Benjamin Rocher et Thierry Poiraud

Pays : France

Première internationale

Oyé, oyé, grand moment de cette Fantastic Night, la projection en première internationale (et Dieu sait qu’on fait des envieux sur ce coup-là !) de Goal of the Dead risque bien d’être l’un des grands moments du festival. Si Benjamin Rocher arbitrera dans la semaine un match entre journalistes ciné, équipe dont fait partie notre bon rédac’ chef, et zombies, il n’est pas venu à Bruxelles en touriste puisqu’il nous amène ce que le cinéma de genre français a fait de mieux ces dernières années.

Goal of the Dead dépeint un match de foot opposant l’Olympique de Paris au petit club amateur de la ville de Caplongue. Ce match sera l’occasion d’un affrontement symbolique entre une équipe représentant le monde riche et urbain à la campagne pauvre. Mais l’enjeu deviendra tout autre lorsque joueurs et spectateurs se transformeront en zombies enragés.


GOAL OF THE DEAD - Au cinéma dès le 27 février par luminorfilms


01h00

PINUP DOLLS ON ICE

Réalisateur : Geoff Klein et Melissa Mira

Pays : Canada

Première européenne

Voir le Canada s’émanciper petit à petit sur la scène du cinéma de genre international a quelque chose de très réjouissant. D’autant qu’avec des oeuvres comme Les 7 jours du Talion ou 5150 rue des Ormes, la qualité est bien souvent au rendez-vous. A la lecture du pitch de Pinup Dolls on Ice, l’on se dit que le meilleur est peut-être bien encore à venir...

Le synopsis : Quand un vieil ami de Joy engage des filles pour un spectacle dans un camping isolé, les filles se retrouvent traquées par un maniaque qui a une obsession maladive pour la glace...


03h00

HATCHET III

Réalisateur : B.J. McDonnell

Pays : USA

Les fantasticophiles aiment bien souvent les méfaits de Victor Crowley, sociopathe en puissance qui, au fil des opus mis en scène par Adam Green, s’est mué en implacable croquemitaine. Certes, Green n’est pas de retour derrière la caméra mais il a manoeuvré de loin pour que l’un de ses fidèles assistants, B.J. McDonnell, prenne la suite et fasse ses preuves. Et force est d’avouer que l’essai est transformé avec de nombreuses séquences très sanglantes.

Dans ce troisième épisode, une équipe engagée pour faire le ménage et récupérer cadavres et survivants laissés dans le marais par Victor se retrouve face à face avec le gros méchant mutant pas content. Pendant ce temps là, Marybeth qui digère moyennement la mort de son père et de tous ses camarades, enquête sur l’origine de la malédiction vaudou qui pousse Victor à hanter les environs et apprend qu’elle peut y mettre un terme. Parviendra-t-elle à tout arrêter avant que Victor transforme toute la ville en sashimi ? Se fera-t-elle démembrer comme les autres mais en pire parce que merde, ça fait deux films qu’il lui court après quand même ça commence à bien faire ?


05h00

ZOMBIE TV

Réalisateurs : Yoshihiro Nishimura, Naoya Tashiro et Maelie Makuno

Pays : Japon

Première européenne

Autant de premières européennes ou internationales au cours d’une seule et même nuit, c’est plutôt rare ! Et pourtant, jusqu’au bout, les orgas nous proposent de l’inédit puisque le Zombie TV voulu par Yoshihiro Nishimura et signé à six mains envahit pour la première fois l’Europe. Et quel autre endroit que le BIFFF pourrait accueillir la dernière production du cinéaste le plus dingue du Pays du Soleil Levant ?

Zombie TV est un film à sketchs regroupant des courts métrages, des films d’animations, des vidéos “pédagogiques” avec pour objectif de présenter l’évolution du zombie au XXIème siècle.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 13 avril, jour 6

Trois bombes à la suite...

Alors que certains iront se coucher après une Fantastic Night bien remplie, les organisateurs du BIFFF resteront sur le pont (quelle santé !) pour accueillir les premier spectateurs de ce 13 avril pour la rediffusion de Dementamania, film qui sera donc proposé en... première et en seconde internationale.

Ce démarrage bien gore augure d’une journée plus que jamais placée sous le signe du spectacle et de la qualité car, si l’on ne doute pas de l’efficacité d’oeuvres telles que John Doe : Vigilante, Arcana ou encore Painted Skin : The Resurrection, c’est à une véritable avalanche de pépites qu’assisteront les spectateurs de la salle 1.

Un fantastique trio de chefs-d’œuvre très attendus y débutera en effet sur le coup de 18h avec Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon, le retour de Tsui Hark sur les écrans du BIFFF. Le moment promet d’être épique d’autant qu’il est suivi par LA révélation de l’année dernière dans les festivals du Monde entier, l’excellent Cheap Thrills que viendra présenter son réalisateur, E.L. Katz. Cette belle soirée dans la première salle se terminera par Killers, l’un des grands favoris de la Compétition Internationale qui a mis le feu aux poudres voici quelques mois avec une première bande-annonce totalement dingue, à l’image de celle de Torment, qui fait office de véritable cadeau en guise de séance de minuit...

PRÉSENTATION DES OEUVRES DE LA SALLE 1 :

15h30

THE ADVENTURER : THE CURSE OF THE MIDAS BOX

Réalisateur : Jonathan Newman

Pays : Espagne, Angleterre, Belgique

Première européenne

Moment famille oblige, afin que les papas, encore tout ébouriffés de la nuit présentent leurs excuses les plus plates à leur compagne et accompagnent la marmaille voir un film, la projection de The Adventurer : The Curse of the Midas Box coûte moins cher qu’un ballotin de pralines et, surtout, risque fort de plaire. Intitulé Les Aventures extraordinaires d’un apprenti détective pour les besoins de son exploitation française, le métrage de Jonathan Newman possède de sérieuses références puisqu’il lorgne à la fois vers Sherlock Holmes, Indiana Jones et... Les Goonies.

The Adventurer : The Curse of the Midas Box met en scène Mariah Mundi qui s’associe à l’énigmatique Will Charity quand sa famille est enlevée par un ennemi inconnu. Leur aventure va les mener au mystérieux "Prince Regent", un hôtel bâtit sur une petite île située à l’endroit le plus éloignée de l’Empire. Avec l’aide de Charity, Mariah va devoir démêler les secrets de l’île afin de lever le voile sur la disparition de sa famille et empêcher Otto Luger de mettre la main sur la mystique et puissante Midas Box.


18h00

YOUNG DETECTIVE DEE : RISE OF THE SEA DRAGON

Réalisateur : Tsui Hark

Pays : Chine

Oeuvre qui a récemment battu des records en matière de recettes en salles dans son pays, Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon devrait permettre aux organisateurs du BIFFF de remplir la grande salle jusqu’à la garde. Il faut dire que Tsui Hark n’est pas n’importe qui et qu’il n’en est pas à son coup d’essai au BIFFF, le précédent opus de la franchise ayant lui aussi rencontré un incroyable succès en terres bruxelloises.

Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon suit le jeune Dee qui se rend dans la capitale impériale dans le but de devenir officier de Loi. L’impératrice Wu, qui en est alors au début de son règne, envoie le détective sur les traces d’un monstre marin qui hante la ville la nuit. Suite à un combat face à la créature, Dee est emprisonné par Yuchi mais parvient à s’échapper grâce à l’aide du Docteur Shatuo. Ensemble, ils découvrent qu’une société secrète faite de gens hauts placés, dont l’Empereur, sont accros à un thé toxique produit dans le célèbre salon Yuan.


20h30

CHEAP THRILLS

Réalisateur : E.L. Katz

Pays : USA

Compétition Internationale

Attention, bombe et, sans doute, l’un des favoris au Corbeau d’Or cette année ! Cheap Thrills est désormais connu par toute la planète fantasticophile qui, si elle n’a pas encore pu découvrir l’oeuvre d’E.L. Katz en DVD, a réussi à se persuader à force de découvrir des reviews dithyrambiques provenant des festivals du monde entier. La preuve ICI.

Cheap Thrills suit Craig qui, pour oublier ses soucis financiers le temps d’une soirée, va s’alcooliser dans un bar. Il y rencontre Vince, un vieil ami qui lutte aussi pour joindre les deux bouts. Ensemble, ils rencontrent un couple qui leur propose un marché : contre de grosses sommes d’argent, Craig et Vince doivent participer à des jeux. Ce qui semblait anodin glisse dangereusement vers le vicieux...


Cheap Thrills - Trailer par dreadcentral


23h00

KILLERS

Réalisateurs : Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto

Pays : Indonésie, USA, Japon

Compétition Internationale

Autre grand favori à l’obtention d’un Corbeau d’Or, Killers devrait être une véritable tuerie filmique, du moins si l’on prête attention à son exceptionnelle bande-annonce mais aussi à ses premières reviews. De l’avis de beaucoup, Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto ont atteint ici le sommet de leur art alors qu’ils avaient déjà excellé sur les écrans du BIFFF il y a quelques années avec le génial Macabre. C’est tout dire !

Killers suit deux hommes, un tueur japonais du nom de Nomura, qui aime filmer ses méfaits, et Bayu, un journaliste en disgrâce à Jakarta, qui sont connectés par les crimes violents. Lorsque les deux hommes commencent à "se nourrir" de leurs expériences respectives, le crescendo de violence est atteint jusqu’à un point de non-retour.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

00h30

DEMENTAMANIA

Réalisateur : Kit Ryan

Pays : Angleterre

Première internationale, Compétition Méliès

Ceux qui étaient trop occupés par la Fantastic Night et qui avaient raté Dementamania n’auront pas d’excuse ! Interro orale (non, pas toi Alan !) après la projection !

Le pitch : Tout commence lorsque Edward Arkham écrase une guêpe au saut du lit, un petit avant-goût douloureux de ce qui l’attend. Sa mission du jour ? Ne pas péter un câble au boulot. Jeune cadre, ce vendredi 13 il va devoir faire face à un supérieur libidineux et suffisant, le collègue lourdingue, ou encore le fayot qui vendrait les reins de sa mère pour une promotion. Et Edward a de plus en plus de mal à se contenir : sa piqure matinale se transforme en allergie infâme et il est assailli de visions meurtrières...


16h00

JOHN DOE : VIGILANTE

Réalisateur : Kelly Dolen

Pays : Australie

Compétition Thriller

L’Australie a souvent offert quelques pépites au BIFFF. John Doe en fera-t-il partie ? Toujours est-il qu’avec un pitch assez opportuniste et surfant allégrement sur la vague des Anonymous, le second long métrage de Kelly Dolen, qui avait signé The Gates of Hell voici quelques années, a un évident potentiel...

John Doe : Vigilante met en scène les effrayantes chroniques vidéos d’un tueur en série très controversé, idolâtré par les uns, et méprisé par les autres.


18h00

DEADLY VIRTUES : LOVE. HONOUR. OBEY

Réalisateur : Ate de Jong

Pays : Pays-Bas, Angleterre

Compétition Thriller

Autre film en compétition thriller à prendre place en cette soirée du 13 avril, Deadly Virtues : Love. Honour. Obey. a un titre qui parle de lui-même, surtout lorsque l’on sait que Ate de Jong, qui a déjà fréquenté le BIFFF en 1992, a voulu donner vie à un home invasion salement vicieux.

Deadly Virtues : Love. Honour. Obey. suit Aaron, un jeune homme qui croit bien faire en pénétrant chez Tom, dont il croit qu’il retient son amie Alison contre son gré. La vérité est toute autre puisque la belle s’adonnait à une petite séance SM en compagnie de Tom. Le malentendu prend alors des proportions inquiétantes... et sanglantes !


20h00

ARCANA

Réalisateur : Yoshitaka Yamaguchi

Pays : Japon

Première mondiale

Ancien eldorado du genre et plus particulièrement des ghost stories, le Japon a pas mal souffert de l’auto-sabordage de réalisateurs d’exception, comme Hideo Nakata ou Takashi Miike. Et si la relève débarquait enfin ? C’est tout ce que l’on espère au moment de découvrir Arcana, le tout en première mondiale s’il vous plaît !

L’histoire d’Arcana se déroule dans un monde où les dopplegangers (doubles) existent. Nous suivons le quotidien des inspecteurs de police, Murakami & Nakabayashi. Leur enquête porte sur un criminel qui utilise des bombes. Ils découvrent, peu après l’explosion d’une école primaire, qu’un médecin de l’hôpital psychiatrique a appelé pour mettre en garde. Et c’est ainsi que commence leur association avec la patiente amnésique qu’ils surnomment, Maki. Pour une raison obscure, Maki est capable de voir et de communiquer avec les esprits qui nous entourent.


22h00

PAINTED SKIN : THE RESURRECTION

Réalisateur : Wuershan

Pays : Chine

Première européenne

Les amateurs de cinéma chinois sont gâtés ce 13 avril puisqu’après avoir découvert le très attendu Young Detective Dee : Rise of the Sea Dragon, il pourront admirer le nouveau tableau vivant de l’esthète Wuershan, mieux connu sous le nom de Gordon Chan. Et, après avoir vu son Mural voici quelques années, il y a de fortes chances pour que quelques biffeurs n’y résistent pas.

Painted Skin : The Resurrection est doté du pitch suivant : Selon les démons, il faut des centaines d’années pour atteindre une forme humaine. Et même dans ce cas, faute d’un coeur humain, un démon ne parvient pas à ressentir les vraies peines et passions de l’existence. Cependant, une légende indique que si un coeur pur humain est librement offert à un démon, il peut devenir alors un mortel et avoir l’expérience de la vraie vie…


00h30

TORMENT

Réalisateur : Jordan Barker

Pays : Canada

Première européenne

Bon, OK, Jordan Barker est le gars qui a réalisé il y a quelques années le très ennuyeux Duress, qui avait d’ailleurs passablement endormi l’assemblée du BIFFF. Mais l’erreur n’est-elle pas humaine ? Parce qu’on vous le jure, son Torment devrait valoir le détour. Entre critique dithyrambiques outre-Atlantique et, surtout, bande-annonce totalement dingue, LA séance de minuit à ne pas manquer est peut-être connue...

Torment suit Cory, Sara et Liam qui se rendent dans leur chalet dans les montagnes pour passer Noël. A leur arrivée, ils découvrent que quelqu’un a vécu là en leur absence : les lits sont défaits et les poubelles pleines à craquer de bouteilles. Après avoir été rassurés par la police, ils décident de rester. Une nuit, ils sont réveillés par les cris de Liam. Un homme masqué et armé d’une hache les attend dehors...

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 14 avril, jour 7

Si, en général, le surlendemain de la Fantastic Night l’une des journées les plus compliqués du biffeur aguerri qui ne compte désormais plus le manque d’heures de sommeil, comptez sur les organisateurs pour réveiller tout cela ! Car cette journée du 14 avril est une fois de plus à cocher dans vos calendriers avec un éclectisme rare.

Si les fans d’asiateries ne manqueraient pour rien au monde la curiosité Once Upon a Time in Vietnam, c’est surtout Cold Eyes, en course dans la compétition thriller, qu’il ne faudra pas rater, sous peine de tourner le dos à l’une des pépites du festival, les coréens ayant désormais fait leurs preuves dans le domaine du thriller hard boiled.

Les curiosités en tout genre peupleront aussi cette soirée avec l’espagnol Viral, qui ne demande qu’à acquérir une renommée internationale, le film de SF canadien I’ll Follow You Down, le found footage Willow Creek, de Bobcat ’God Bless America’ Goldthwait, ou encore l’autre coréen de la journée, Intruders.

L’événement de celle-ci se situera néanmoins après minuit avec la projection de Return to Nuke’em High en présence de Lloyd Kaufman, chose qu’aucun cinéphile qui se respecte ne pourrait manquer...

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

COLD EYES

Réalisateur : Jo Ui-seok et Kim Byung-seo

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Pays qui compte désormais sur la scène internationale en matière de cinéma, la Corée du Sud a livré quelques uns des meilleurs thrillers contemporains. Et cela tombe bien, Cold Eyes fait justement partie de cette race de films hard boiled qui ont donné toutes ses lettres de noblesse récentes au genre.

Cold Eyes suit Yoon Joo qui, alors qu’elle vient tout juste de rejoindre l’unité de surveillance de la police coréenne sous le commandement du détective Hwang, est confrontée à l’un des gangs les mieux organisés dans le vol de banques. Commence alors un jeu du chat et de la souris ou le moindre faux pas peut s’avérer fatal.


20h30

I’LL FOLLOW YOU DOWN

Réalisateur : Richie Mehta

Pays : Canada

Première européenne, Compétition Internationale

Le Canada n’a jamais été autant représenté au BIFFF que cette année. Et I’ll Follow You Down devrait d’ailleurs être l’une de ses figures de proue, les orgas l’ayant même jugé apte à participer au concours visant à l’obtention du Corbeau d’Or. Et comme l’esprit Amblin est bien présent, la bande devrait rapidement virer à la régalade pour le public.

I’ll Follow You Down suit un scientifique qui disparaît mystérieusement lors d’un déplacement professionnel. Une nouvelle dévastatrice pour son épouse et son fils. Plusieurs années après, son fils et son grand-père vont faire une étonnante découverte au sujet de cette disparition...


23h00

VIRAL

Réalisateur : Lucas Figueroa

Pays : Espagne

Première internationale, Compétition Méliès

Longtemps perçue comme le véritable eldorado du cinéma de genre européen, l’Espagne est un peu rentrée dans le rang (sans que personne ne prenne la relève) suite à quelques productions moins inspirées. Comptons néanmoins sur le Viral de Lucas Figueroa, précédé d’une flatteuse réputation, pour remettre de l’ordre dans les affaires courantes et permettre à la péninsule ibérique de trouver un second souffle en matière de fantastique.

Viral suit Raul, un garçon qui est choisi pour rester dans un centre commercial consacré au divertissement pendant toute une semaine. Son objectif sera d’obtenir plus de 10.000 adeptes sur les réseaux sociaux. Au cours de son séjour dans le bâtiment, il va tomber amoureux d’une caissière, mais aura aussi à surmonter son acrophobie et à affronter les événements étranges qui se produisent à l’intérieur du centre...


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

ONCE UPON A TIME IN VIETNAM

Réalisateur : Dustin Nguyen

Pays : Vietnam

Les fans de 21 Jump Street reconnaîtront son nom (ce qui sera synonyme de petit pincement au coeur) : Dustin Nguyen est devenu réalisateur. Et pas n’importe lequel puisque le héros de nos vertes années s’adonne à sa passion pour l’art épique et a transfiguré celui-ci au moment d’aborder Once Upon a Time in Vietnam. Il ne fait nul doute que les amateurs d’asiateries spectaculaires seront au rendez-vous...

Once Upon a time in Vietnam suit Bao, un moine mercenaire qui parcourt le pays afin de filer l’extrême-onction aux déserteurs. Là, il débarque dans un petit village rempli de mafieux pas sympas, et on sent bien que ces derniers vont ramasser entre deux positions du lotus. Pourtant, la vraie mission de Bao, c’est de se farcir la femme du boulanger : elle s’intitule Anh, et c’est une jeune maman carrossée comme une brindille… Pourtant, dans une autre vie, on la considérait comme la veuve noire de l’armée des moines, une véritable machine à tuer qui bouddha rarement son plaisir à exterminer du mécréant…


16h00

THE OUTING

Réalisateur : Mathieu Seiler

Pays : Suisse

Septième Parallèle

La catégorie Septième Parallèle est réputée pour mettre en avant des films jugés "autres". Et avec The Outing, accrochez-vous, parce que cela va déménager. Le métrage de Mathieu Seiler propose en effet une relecture du mythe lycanthrope très originale qui risque d’en désarçonné plus d’un. Découvert par nos soins au NIFFF l’année dernière, The Outing risque fort de surprendre l’assistance. Et rien que pour cela, il vaut le détour !

The Outing suit Natalie et Maxim qui partent en week-end dans la campagne berlinoise avec leur fille Flora et Stella, la sœur de Natalie. Tout en leur permettant d’échapper au tumulte de la ville, cette escapade représente aussi l’occasion pour Natalie de discuter avec sa sœur de ses problèmes avec son mari. Mais les choses dégénèrent : après une sieste, Maxim a disparu et les trois femmes se réveillent confuses, ensanglantées, les habits déchirés. Que s’est-il passé ? A mesure qu’elles s’engouffrent dans la forêt, le mystère s’épaissit.


18h00

LORDS OF TEARS

Réalisateur : Lawrie Brewster

Pays : Angleterre

Première internationale, Compétition Méliès

Si l’Angleterre est plus que jamais mise à l’honneur cette année avec la rétrospective Hammer mais aussi le dernier film des célèbres studios, The Quiet Ones, qui pourrait d’ailleurs truster un Corbeau d’Or, en ouverture, Lords of Tears pourrait être une autre voie de réjouissances pour les sujets de Sa Majesté. Le film de Lawrie Brewster, proposé en première internationale, concourt en effet pour un Méliès d’Argent qui pourrait le mener tout droit vers Sitgès. Et comme c’est de l’horreur victorienne, nous on adhère déjà à 200% !

Lords of Tears dépeint le quotidien de James Findlay, instituteur qui souffre de cauchemars récurrents mettant en scène une entité mystérieuse. Pensant que ses visions pourraient être reliées à un accident qui a eu lieu pendant son enfance, il retourne à la maison familiale, un manoir perdu dans les highlands écossais, où il découvre la vérité à propos de ses rêves et doit se battre pour survivre aux conséquences de sa curiosité.


20h00

WILLOW CREEK

Réalisateur : Bobcat Goldthwait

Réalisateur : USA

Auteur il y a une paire d’années du très remarqué God Bless America, prêt-à-penser juste subversif comme il faut que pour s’attirer les clameurs des critiques, Bobcat Goldthwait entend bien crier son amour pour le genre. Et pour ce faire, quoi de mieux que le BIFFF et son assistance de folie ? Rien me direz-vous. Alors, il suffit juste d’encourager cet effort qui allie humour et horreur.

Willow Creek nous propose les pérégrinations d’un groupe de jeunes gens qui, durant leurs vacances, se lancent sur les traces du supposé Bigfoot. Sauf que la créature est bien plus réelle qu’on le croit...


22h00

INTRUDERS

Réalisateur : Noh Young-seok

Pays : Corée du Sud

Première européenne

Second thriller coréen de la journée, Intruders a la bonne idée d’insérer de l’humour noir à son propos, ce qui ne saurait que nous plaire après une journée chargée en émotions.

Le pitch : En plein hiver, un scénariste se réfugie dans une cabane afin de trouver une source d’inspiration et, lors d’une promenade, fait la rencontre d’un ancien taulard et d’un mystérieux policier. Arrivent les chutes de neige qui obligent tout le monde à s’abriter chez lui. Tous bloqués à l’intérieur, la tranquillité de l’artiste vire au cauchemar quand il découvre un cadavre…


00h30

RETURN TO NUKE’EM HIGH

Réalisateur : Lloyd Kaufman

Pays : USA

40 ans de Troma, ça se fête ! Et comme les orgas du BIFFF ne sont pas avares, non seulement ils vous proposent le dernier film de la firme, Return to Nuke’em High - Volume 1, tourné l’an dernier, mais en plus ils invitent Lloyd Kaufman qui DOIT être rencontré au moins une fois pour tout festivalier qui se respecte. Autant dire que cette séance de minuit est une nouvelle fois immanquable.

Dans Return to Nuke’em High - Volume 1, la centrale nucléaire de Tromaville a laissé sa place à une usine agro-alimentaire, fabriquant notamment des tacos distribués à la cantine dans le collège de la ville. Les tacos radioactifs vont provoquer une série de mutations chez les élèves...

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 15 avril, jour 8

Hémoglobine, fantômes et... pom-pom girls !

Vous désirez ne pas prendre de risques en choisissant vos films, histoire de ne pas tomber sur des navets grandeur nature ? Le BIFFF 2014, avec sa formidable programmation, est fait pour vous et cette journée du 15 avril tout particulièrement avec bon nombre de valeurs sûres au programme.

Horror Stories 2, qui lancera les hostilités en salles 2, est à ce titre l’un des noms ronflants de la programmation avec un parcours sans accrocs en festivals mais aussi un statut de suite très attendue d’un premier opus réellement réussi. Il en va d’ailleurs de même pour All Cheerleaders Die, remake du premier film de Lucky McKee orchestré par ses soins et ceux de son pote Chris Sivertson, qui a déjà régalé pas mal de festivaliers de par le Monde. Idem d’ailleurs pour Open Grave qui après une belle carrière en VOD aux States, pose ses valises à Bruxelles et ne laissera personne indifférent, Gonzalo Lopez-Gallego, auteur du fabuleux Les Proies il y a quelques années, étant revenu à son meilleur niveau.

Vicenzo Natali est lui aussi de la partie avec Haunter, film déjà largement exploité en festivals qui fait un détour par les Bozar avec la ferme intention de marquer les esprits tout en étant présenté hors compétition. L’espagnol Omnivoros pourrait quant à lui constituer la belle surprise de la soirée avec des effets gore d’ores et déjà annoncés comme très nombreux.

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

ALL CHEERLEADERS DIE

Réalisateurs : Chris Sivertson et Lucky McKee

Pays : USA

Beau petit cadeau de la part des organisateurs du BIFFF, All Cheerleaders Die débarque à Bruxelles sans prétention aucune au niveau des compétitions, si ce n’est peut-être par rapport au prix du public. Et le film a de quoi y être un sérieux concurrent puisque Lucky McKee n’est pas un inconnu dans les travées du festival mais qu’en plus il nous ressert à la grosse louche la relecture de sa réjouissante première oeuvre.

All Cheerleaders Die suit Mäddy Killian qui choque son entourage en décidant de rejoindre les pom-pom girls de son lycée et se retrouve bientôt confrontée à d’étranges évènements surnaturels qui semblent toucher les autres filles de l’équipe...


20h30

OPEN GRAVE

Réalisateur : Gonzalo Lopez-Gallego

Pays : USA

Compétition Internationale

Retour en force pour Gonzalo Lopez-Gallego, réalisateur qui semblait avoir sombré aux commandes d’Apollo 18, son soi-disant pont d’or hollywoodien. Le génie ibère a repris le dessus et offre cette fois avec Open Grave un vrai bon film, toujours produit aux States, et que l’on verrait bien, pourquoi pas, glaner un petit Corbeau par chez nous.

Open Grave suit un homme qui se réveille dans un puits rempli de cadavres. Il se demande si ses sauveteurs sont responsables de ce massacre ou s’il est lui-même le meurtrier.


23h00

The 7TH FLOOR

Réalisateur : Patxi Amezcua

Pays : Argentine, Espagne

Première européenne, Compétition Thriller

Bon, Ok, qui dit Argentine dit bien souvent Adrian Garcia Bogliano. Sauf que dans leur grande mansuétude, les orgas nous ont cette fois épargné la dernière bafouille du cinéaste pour nous offrir le premier long métrage d’un réal qui monte au pays, Patxi Amezcua. Et comme en plus l’exceptionnelle Belen Rueda est au casting, il n’y a vraiment aucune raison de bouder son plaisir !

The 7th Floor met en scène Sebastian, un avocat qui a le procès de sa carrière qui va débuter à Buenos Aires et c’est du gros gibier corrompu en col blanc qu’il doit défendre. Autant dire que la pression, il la sent bien… Il a juste le temps de passer chez Delia, son ex-femme, pour récupérer ses deux enfants et les amener à l’école. Comme toujours, ses deux moutards insistent pour descendre les 7 étages à pied et faire la course avec leur père dans l’ascenseur. Sauf qu’une fois au rez-de-chaussée, aucune trace des gamins…


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

HORROR STORIES 2

Réalisateurs : Min Kyu-dong, Kim Sung-ho, Kim Hui et Jung Bum-shik

Pays : Corée du Sud

Compétition Internationale

Le Horror Stories on tour continue ! Après un premier opus qui avait passablement chauffé les foules il y a une paire d’année dans les festivals du monde entier, les producteurs éclairés de Daisy Entertainment et Cinergy Invest remettent le couvert. Au programme de cet Horror Stories 2, quatre nouvelles histoires qui vous promettront sans doute quelques nuits d’insomnie !

Les quatre histoires d’Horror Stories 2 :

-* 444

M. Park travaille au sein d’une entreprise d’assurance. Il met à profit les étranges pouvoirs de clairvoyance d’une jeune fille afin de découvrir la vérité derrière des cas de décès ou de disparition qui n’ont jamais été élucidés. À chaque dossier, la jeune fille raconte une nouvelle histoire à faire frissonner.

-* Falaise

Dong Wuk et Seong Gyun sont deux amis et associés en affaires. Un jour, ils partent en escapade en montagne. Alors qu’ils se prennent en photo au bord d’une falaise, devant un paysage magnifique, la falaise cède et les deux compères se retrouvent sur une corniche, sans moyen de descendre ou de remonter et sans leur téléphone portable.

-* Accident

Trois jeunes filles font un voyage pour oublier leur échec commun aux examens. Un soir, alors qu’elles rentrent à la villa, elles ont un accident de voiture et doivent se résigner à finir la route à pied, à travers les bois.

-* Évasion

Go Byeong Shin est enseignant-stagiaire dans une école pour filles où la violence et les humiliations sont de règle. Alors qu’il est sur le point de sauter d’un immeuble, une élève, Satan Hee, auto-proclamée sorcière, lui propose un sortilège pour changer de monde.


16h00

HALLEY

Réalisateur : Sebastian Hofmann

Pays : Mexique

Septième Parallèle

Déjà largement exploité en festivals (Sitgès, Rotterdam et Puchon l’ont notamment accueilli), Halley a trouvé son public : celui des festivals, toujours enclin à donner sa chance à quelques originaux. Et Sebastian Hofmann, jeune réal mexicain pour qui il s’agit du premier long métrage, en est sans aucun doute un à la lecture du pitch d’Halley !

Le film suit Alberto qui est... mort. Avant d’entamer une existence de mort vivant, il noue une étrange amitié avec Silvia, sa patronne.


18h00

THE HOUR OF THE LYNX

Réalisateur : Soren Kragh-Jacobsen

Pays : Danemark, Suède

Compétition Méliès

Chaque année, la Compétition Méliès nous permet de découvrir quelques unes des pépites du cinéma de genre européen, mais aussi quelques étrangetés émanant de réalisateurs méconnus. The Hour of the Lynx, sous ses airs de thriller psychologique classique, émarge sans aucun doute à cette catégorie.

L’action de The Hour of the Lynx prend place dans une maison isolée dans la campagne suédoise. Le blanc immaculé de la neige contraste avec le sang qui auréole le visage d’un jeune inconnu. Ce n’est pas le sien : il vient d’assassiner brutalement et apparemment sans raison le vieux couple reclus dans cette bâtisse. Deux ans plus tard, le jeune homme est enfermé dans un asile. Lisbeth, la psychologue de l’établissement, n’arrive plus à rien avec le gamin. À court d’idées, elle fait appel à une femme d’église, Helen, afin d’établir un contact avec le jeune psychotique.


20h00

HAUNTER

Réalisateur : Vincenzo Natali

Canada

Petit canon des festivals de l’année dernière, Haunter est un véritable cadeau de la part des organisateurs du BIFFF. Et c’est aussi l’occasion pour les fidèles du festival de retrouver Vincenzo Natali aux manettes, lui qui est passé quelques fois par Bruxelles pour y rencontrer le succès. Et cette relecture de la ghost story traditionnelle ne sera certainement pas pour déplaire au plus grand nombre.

Haunter met en scène Lisa qui, pour des raisons qu’elle ne s’explique pas, est coincée en 1986, à la veille de ses seize ans. Enfermée chez elle par un jour de brouillard épais, elle revit encore et toujours la même journée. Le plus étrange c’est qu’aucun membre de sa famille ne semble se rendre compte de cette répétition et, bien entendu, personne ne la prend au sérieux quand elle tente d’expliquer que chaque jour le repas cuisiné est inlassablement le même. Mais le récit bascule lorsque Lisa prend conscience d’une effroyable vérité…


22h00

OMNIVORES

Réalisateur : Oscar Rojo

Pays : Espagne

Amateurs de tripes et de tripailles, Omnivores le bien nommé est sans doute fait pour vous ! L’hémoglobine devrait y couler à flots, d’autant que la promotion de l’oeuvre en Espagne tournait bien souvent autour des effets gore et d’un traitement plus ou moins glauques. Vous voilà prévenus : à table !!!

Omnivores suit Marcos, un critique gastronomique qui accepte une enquête sur les restaurants clandestins. Au fil de son investigation, il rencontre Eva, une femme qui l’aide dans ses recherches et découvre un restaurant servant à ses clients de la viande humaine pour une somme prohibitive. Sûr de son scoop, il demande à l’éditeur l’ayant missionné de mettre le prix pour accéder aux mets.


ALTERGEIST

Réalisateur : Tedi Sarafian

Pays : USA

Première internationale

Dire qu’Altergeist est attendu serait un mensonge, ne fût-ce que parce qu’il s’agit là d’une petite production indépendante américaine qui, de surcroît, dépasse pour la première fois ses frontières d’origine. Mais voilà, cette première internationale fleure tout de même bon le fantôme et l’angoisse et le fait qu’elle soit réalisée par le scénariste de Tank Girl devrait sans doute en convaincre certains.

Altergeist suit six chasseurs de fantôme qui reçoivent l’opportunité d’enquêter dans l’un des endroits les plus hantés d’Amérique...

Altergeist Trailer from TriCoast Studios on Vimeo.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 16 avril, jour 9

Un brin de philosophie dans ce monde de violence ?

Nouvelle journée plutôt alléchante au Bozar, le 16 avril donnera bien entendu la voix aux valeurs sûres, comme The Philosophers, déjà vu au NIFFF et qui se fraiera bientôt un chemin jusque dans nos salles obscures puisque le film y sera distribué.

Outre Once Upon a Time in Vietnam, qui devrait faire salle comble si le bouche à oreille fonctionne, le film ayant déjà été projeté deux jours plus tôt, les regards se tourneront vers la salle 2 sur le coup de 20 heures pour la première mondiale de The Profane Exhibit, films à sketches qui rassemble quelques une des gloires du cinéma de genre en matière de réalisation.

Un film qui rassemble des personnalités aussi diverses que Uwe Boll, Ruggero Deodato, José Mojica Marins, Anthony DiBlasi, Marian Dora, Andrey Iskanov, Ryan Nicholson, Yoshihiro Nishimura, Michael Todd Schneider, Richard Stanley, Sergio Stivaletti et Nacho Vigalondo, cela ne peut que fédérer et l’on attend donc la foule des grands soirs, d’autant que le Néerlandais The Pool, projeté juste avant s’avère être plein de promesses et aura sans doute déjà chauffé l’assistance à blanc.

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

CONTROL

Réalisateur : Kenneth Bi

Pays : Hong Kong, Chine

Première européenne, Compétition Internationale

Dénicher en première européenne l’une des oeuvres qui a le plus fait vibrer le box-office chinois dernièrement, c’est la gageure à laquelle sont parvenus les membres de l’organisation du BIFFF. Et le film de Kenneth Bi est d’autant plus appréciable de par ses allures internationales avec, notamment, Jack Messit (Midnight Movie) en tant que scénariste, ce qui nous a valu quelques exclus il y a quelques mois (à découvrir ICI)

L’action de Control prend place dans le futur où Mark commet un délit pour son entreprise afin d’aider sa mère. Cependant, il rencontre une mystérieuse personne qui le menace et l’oblige à braquer une banque. Après le vol, la mystérieuse personne continue à provoquer des catastrophes autour de Mark. Ce dernier jure de se libérer du contrôle de cette personne et d’exposer sa véritable identité.


20h00

THE PHILOSOPHERS

Réalisateur : John Huddles

Pays : Indonésie, USA

Troisième film (en partie) indonésien de la programmation du BIFFF, après The Raid 2 et Killers, The Philosophers est certes bien plus intello mais pas moins intéressant, notamment pour les aspirants profs, l’enseignant du film de John Huddles faisant véritablement voyager ses étudiants. Et le voyage se fait sur fond de tensions comme en attesteront tous les spectateurs qui ont déjà eu l’occasion de découvrir le film au NIFFF.

The Philosophers met en scène un professeur de philosophie d’une école internationale de Jakarta qui propose une expérience singulière à ses élèves. Dix d’entre eux sont désignés pour intégrer des abris souterrains et élaborer une stratégie pour sauvegarder la race humaine en cas de désastre nucléaire.


23h00

Rigor Mortis

Pays : Hong Kong, Japon

Compétition Internationale

Récent succès du festival de Gerardmer, Rigor Mortis pose ses valises à Bruxelles avec un statut de "film autre" tant le traitement apporté par Juno Mak à sa fable et à ses personnages est intéressant. Ne vous attendez pas au grand frisson mais bien à une plongée dans un univers étrange pourvu d’une galerie de personnages pas piqués des vers.

Rigor Mortis met en scène Chin Siu-ho, ancienne vedette de cinéma abonnée aux rôles de chasseurs de vampires, qui vit désormais une longue traversée du désert. Alors que le destin s’acharne contre lui, il prend une chambre d’hôtel, la 2442, pour y mettre fin à ses jours. Son geste est interrompu par la présence autour de lui d’autres résidents que Siu-ho ne tarde pas à trouver étranges…


PRÉSENTATION DES OEUVRES DE LA SALLE 2 :

14h00

TOM YUM GOONG 2

Réalisateur : Prachya Pinkaew

Pays : Thaïlande

Contrée qui peut désormais se targuer d’être l’un des eldorados du cinéma de genre asiatique à l’instar de la Corée du Sud, la Thaïlande compte en son sein quelques travailleurs d’exception. Prachya Pinkaew en fait sans aucun doute partie avec à son actif Ong Bak et L’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong) en tant que réalisateur mais aussi l’incroyable Born to Fight comme producteur. Autant dire que l’idée de découvrir Tom Yum Goong 2, aka L’Honneur du Dragon 2, sur grand écran a quelque chose de particulièrement réjouissant.

Tom Yum Goong 2 suit Kham qui a une nouvelle fois vu son éléphant se faire enlever, ce qui l’oblige à tout faire, y compris se battre, pour le retrouver.


16h00

HEAVENLY SHIFT

Réalisateur : Mark Bodzsar

Pays : Hongrie

Septième Parallèle

Une comédie bien gore, ça vous dit ? Nous, oui. Ce premier film du Hongrois Mark Bodzsar, nationalité décidément en vogue au BIFFF depuis que Zsolt Bernath y a fait ses premiers pas l’an dernier avec son In the Name of Sherlock Holmes, promet en tout cas d’être un bon moment de drôlerie.

Heavenly Shift suit Milan, déserteur de la guerre des Balkans, qui se retrouve à Budapest. Au détour d’une trachéotomie, Milan croise le chemin de deux cowboys paramédicaux, Kistamas et le docteur Fek, qui sillonnent les rues de la capitale toutes sirènes hurlantes, à l’affut de membres à recoudre. Avec son expérience, Milan qui a désespérément besoin d’argent afin de rapatrier sa blonde restée sous les bombes s’arrange pour rejoindre l’équipe. Par contre, pour ce qui est de leur partenariat avec les pompes funèbres, à coups d’euthanasies ponctuelles, on va peut-être attendre la fin de la période d’essai…


18h00

THE POOL

Réalisateur : Chris W. Mitchell

Pays : Pays-Bas

Première internationale

Le scénariste de Frankenstein’s Army nous fait son cinéma et rien que pour cela, The Pool devrait valoir le détour. Bien plus sérieux que le film servi en guise de séance de minuit un peu folle de l’année dernière, De Poel se réclame du glorieux cinéma de genre flamand de ces dernières années, ce qui ne gâche rien...

De Poel met en scène deux familles qui vont camper illégalement dans une forêt. Ils installent leur campement au bord d’un bel étang. Malheureusement, celui-ci dégage des ondes étranges et malfaisantes : la folie ne tarde pas à s’emparer du groupe...


20h00

THE PROFANE EXHIBIT

Réalisateurs : Uwe Boll, Ruggero Deodato, Anthony DiBlasi, Marian Dora, Andrey Iskanov, Ryan Nicholson, Yoshihiro Nishimura, Michael Todd Schneider, Richard Stanley, Sergio Stivaletti, José Mojica Marins et Nacho Vigalondo

Pays : Canada, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Afrique du Sud, Espagne USA

Première mondiale

Envie de voir un film réalisé par Uwe Boll, Ruggero Deodato, Anthony DiBlasi, Marian Dora, Andrey Iskanov, Ryan Nicholson, Yoshihiro Nishimura, Michael Todd Schneider, Richard Stanley, Sergio Stivaletti et Nacho Vigalondo ? Et le tout en première mondiale ? Si oui, la séance de The Profane Exhibit vous promet bien du plaisir, d’autant qu’elle risque d’être complète et de se dérouler dans une ambiance survoltée...

The profane exhibit se déroule dans un club secret de Paris, où se réunit une société tout aussi secrète. A première vue, l’endroit ressemble à n’importe quel club goth ou fétichiste, mais dans ses sous-sols se trouvent de nombreuses chambres, dont une, la Chambre des âmes, dans laquelle se réunissent les êtres les plus riches, mais aussi les plus vils de la planète. Sous la houlette de l’inquiétante Madame Sabatier, huit participants vont raconter chacun une histoire vraie de dépravation.

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


14h00

ONCE UPON A TIME IN VIETNAM

Réalisateur : Dustin Nguyen

Pays : Vietnam

Les fans de 21 Jump Street reconnaîtront son nom (ce qui sera synonyme de petit pincement au coeur) : Dustin Nguyen est devenu réalisateur. Et pas n’importe lequel puisque le héros de nos vertes années s’adonne à sa passion pour l’art épique et a transfiguré celui-ci au moment d’aborder Once Upon a Time in Vietnam. Il ne fait nul doute que les amateurs d’asiateries spectaculaires seront au rendez-vous, d’autant que le bouche à oreille de la précédente séance (le 14/04 à 14h) aura sans doute fonctionné.

Once Upon a time in Vietnam suit Bao, un moine mercenaire qui parcourt le pays afin de filer l’extrême-onction aux déserteurs. Là, il débarque dans un petit village rempli de mafieux pas sympas, et on sent bien que ces derniers vont ramasser entre deux positions du lotus. Pourtant, la vraie mission de Bao, c’est de se farcir la femme du boulanger : elle s’intitule Anh, et c’est une jeune maman carrossée comme une brindille… Pourtant, dans une autre vie, on la considérait comme la veuve noire de l’armée des moines, une véritable machine à tuer qui bouddha rarement son plaisir à exterminer du mécréant…


00h30

HELTER SKELTER

Réalisateurs : Mika Ninagawa et Arisa Kaneko

Pays : Japon

Qui ne se souvient pas de la projection de Snot Rockets l’an dernier en séance de minuit ? Qui n’y a pas assisté ? Que les fautifs se lèvent et se rendent illico en salle 2 pour une autre séance qui devrait valoir le détour en prenant presque les mêmes chemins, celle d’Helter Skelter, adaptation du manga culte de Kyoko Okazaki par les blanches mains de Mika Ninagawa, photographe et clippeuse de grand talent, et Arisa Kaneko.

Helter Skelter met en scène Lilico, beauté sculpturale admirée par tous, qui cache un lourd secret : son élixir de jouvence réside dans les placentas humains qu’elle consomme...

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 17 avril, jour 10

Vous n’en croirez pas vos yeux...

Comme chaque année, la dixième journée du BIFFF constitue un virage important. Entre les déjà nostalgiques d’un temps récent qui aura mis quelques pépites au goût du jour et ceux qui veulent encore en découvrir, les yeux rougis par la fatigue, ce 17 avril risque bien de faire parler de lui.

Deux toutes grosses attentes prendront en effet place dans la première salle, une sur le coup de 20h30 et l’autre qui prendra sa suite. La première de ces oeuvres n’est autre qu’Oculus, film qui fait beaucoup de bruit outre-Atlantique et qui est le fruit de l’omniprésent producteur Jason Blum à qui l’on doit notamment Insidious, Conjuring ou Sinister, excusez du peu ! Et son Oculus pourrait bien frapper encore plus fort puisque certains médias américains n’hésitent pas à parler de film de trouille de la décennie. Autant dire que la séance risque d’afficher complet...

Il en va de même pour celle du Moebius du génial Kim Ki-Duk qui, un an après l’inclassable Pieta, revient au BIFFF avec un film plus éprouvant encore. Interdit aux moins de 21 ans en Corée, le métrage risque fort de marquer les esprits les plus sensibles.

Les âmes un peu moins rodées aux plaisirs du genre pourront donc se diriger vers la salle 2 où le thaïlandais L’Honneur du Dragon 2 se paie une séance de rattrapage qui devrait être bougrement rythmée. Ajoutons à cela la première mondiale de l’Irlandais Let Us Prey dans la foulée et l’on se dit qu’il sera difficile de trancher. Mais c’est aussi cela qui fait le charme de la vie de festivalier à Bruxelles.

PRÉSENTATION DES OEUVRES DE LA SALLE 1 :

18h00

OUT OF INFERNO

Réalisateurs : Danny et Oxide Pang

Pays : Chine, Hong Kong

Première européenne

Réalisateurs déjà bien connus des biffeurs aguerris, Danny et Oxide Pang n’ont plus rien sorti de potable depuis des années. Mais leur retour en grâce s’annonce de belle manière avec Out of Inferno, qui sera proposé aux spectateurs en première européenne. Les frérots devraient en tout cas signer là l’une des oeuvres les plus remarquables du Focus Hong Kong présenté par le BIFFF.

L’action d’Out of Inferno 3D prend place lors d’une des journées les plus chaudes de l’année où un incendie se déclare dans un immense building...


20h30

OCULUS

Réalisateur : Mike Flanagan

Pays : USA

Compétition Internationale

Attention, événement ! Dans quelques semaines, tout le monde aura ce mot-là à la bouche de notre côté de l’Atlantique : Oculus. Et vous, petits veinards, vous allez avoir droit à une avant-première de choc si vous vous rendez au BIFFF ce 17 avril ! Au vu des récentes reviews américaines, Oculus n’est rien de moins que l’un des meilleurs films de ce dernières années. Il va sans dire que la séance fait office d’immanquable.

Oculus suit une jeune femme nommée Kaylie qui est persuadée qu’un miroir est responsable de la mort de ses parents...


23h00

MOEBIUS

Réalisateur : Kim Ki-Duk

Pays : Corée du Sud

Septième Parallèle

Il avait déjà bluffé l’assistance du BIFFF l’an dernier avec Pieta et avait promis de faire mieux encore à l’avenir : Kim Ki-Duk est un homme de parole. Son Moebius a en effet été interdit aux moins de 21 ans en Corée et a sillonné le Monde en choquant tous les publics qui ont pu l’admirer. C’est ce que l’on appelle et une bombe et l’on se dit que Ki-Duk, déjà détenteur d’un Septième Parallèle pour son Dream voici quelques années, pourrait doubler le score.

Attention, rien que la lecture du pitch peut impressionner : Le fils étant témoin de sa liaison, son père décide de se castrer pour se purifier de ses péchés sexuels et sa mère devient sa proie sexuelle avant qu’elle ne le tue accidentellement.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

THE PROFANE EXHIBIT

Réalisateurs : Uwe Boll, Ruggero Deodato, Anthony DiBlasi, Marian Dora, Andrey Iskanov, Ryan Nicholson, Yoshihiro Nishimura, Michael Todd Schneider, Richard Stanley, Sergio Stivaletti, José Mojica Marins et Nacho Vigalondo

Pays : Canada, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Afrique du Sud, Espagne USA

Première mondiale

Après la première mondiale de la veille, voici donc la... seconde mondiale de The Profane Exhibit, l’anthologie qui devrait marquer les esprits cette année ! C’est du moins ce que l’on ne peut que se dire en découvrant la liste impressionnante des réalisateurs mis en présence...

The profane exhibit se déroule dans un club secret de Paris, où se réunit une société tout aussi secrète. A première vue, l’endroit ressemble à n’importe quel club goth ou fétichiste, mais dans ses sous-sols se trouvent de nombreuses chambres, dont une, la Chambre des âmes, dans laquelle se réunissent les êtres les plus riches, mais aussi les plus vils de la planète. Sous la houlette de l’inquiétante Madame Sabatier, huit participants vont raconter chacun une histoire vraie de dépravation.

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


16h00

CRUEL & UNUSUAL

Réalisateur : Merlin Dervisevic

Pays : Canada

Première européenne, Septième Parallèle

Cette après-midi au BIFFF est placée sous la bannière canadienne puisque, après The Profane Exhibit, déjà largement financé par le pays du sirop d’érable, voici Cruel & Unusual, qui devrait bien porter son nom. Et rien que pour revoir Michael Eklund sur les écrans, la séance vaudra le détour...

Cruel & Unusual suit un homme condamné à tort pour le meurtre de sa femme qui se trouve dans un mystérieux établissement où il est condamné à revivre sa mort pour l’éternité.


18h00

THE LAST INCUBUS

Réalisateur : Ovidiu Georgescu

Pays : Roumanie

Première Mondiale, Compétition Méliès

Nouvelle preuve de l’amour naissant entre le BIFFF et la Roumanie, la sélection de The Last Incubus a permis aux organisateurs bruxellois de faire coup double : se trouver une belle production capable de concourir pour un Méliès mais en plus se choper une première mondiale qui, forcément, intriguera les médias internationaux. Et comme il s’agit du premier épisode d’une trilogie sur les légendes roumaines, on se dit que les orgas préparent déjà l’avenir...

The Last Incubus suit Zanoni, dernier des incubes, race de démons qui profitent de la nuit pour violer de jeunes demoiselles. Après avoir choisi Eliza comme prochaine proie, Zanoni se rend compte qu’il s’est épris de la demoiselle et que sa tâche sera plus compliquée que jamais...


20h00

TOM YUM GOONG 2

Réalisateur : Prachya Pinkaew

Pays : Thaïlande

Contrée qui peut désormais se targuer d’être l’un des eldorados du cinéma de genre asiatique à l’instar de la Corée du Sud, la Thaïlande compte en son sein quelques travailleurs d’exception. Prachya Pinkaew en fait sans aucun doute partie avec à son actif Ong Bak et L’Honneur du Dragon (Tom Yum Goong) en tant que réalisateur mais aussi l’incroyable Born to Fight comme producteur. Autant dire que l’idée de découvrir Tom Yum Goong 2, aka L’Honneur du Dragon 2, sur grand écran a quelque chose de particulièrement réjouissant.

Tom Yum Goong 2 suit Kham qui a une nouvelle fois vu son éléphant se faire enlever, ce qui l’oblige à tout faire, y compris se battre, pour le retrouver.


22h00

LET US PREY

Réalisateur : Brian O’Malley

Pays : Irlande, Angleterre

Première Mondiale, Compétition Méliès

Autre première mondiale de la journée à concourir dans la Compétition Méliès, Let Us Prey devrait surprendre son monde puisque non seulement il s’agit d’un huis clos mais qu’en plus celui-ci sera particulièrement sanglant. Ajoutons à cet ensemble la présence de l’excellent John McDonnell, décidément omniprésent ces dernières années sur les écrans du BIFFF (Stitches, Outcast, Wake Wood) et, là aussi, il sera difficile de résister !

Let Us Prey suit Rachel, une agent de police récemment transférée dans un village de campagne. Durant sa première nuit, après avoir arrêté le seul criminel du coin, elle va devoir faire face à un vieil homme particulièrement retors. Si elle l’arrête facilement, elle ne tarde pas à découvrir que sa présence au commissariat fait remonter à la surface le passé trouble de la petit communauté.

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


00h30

DARK TOURIST

Réalisateur : Suri Krishnamma

Pays : USA

Oeuvre qui peut se targuer d’avoir une sacrée expérience en matière de festivals, Dark Tourist ne débarquera pas à Bruxelles pour faire de la figuration. Le film, qui compte une belle brochette de comédiens ( Melanie Griffith, Michael Cudlitz, Pruitt Taylor Vince), sera sans doute l’une des séances de minuit les plus en vue lors du bilan final...

Dark Tourist met en scène un jeune homme dérangé qui voit son obsession des serial killers se retourner contre lui.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 18 avril, jour 11

Génie européen...

Après une journée placée sous le signe de la Belgique le 11 avril, les organisateurs du BIFFF ont tenu à rendre grâce au savoir-faire européen en matière de fantastique et plus particulièrement au savoir-faire francophone.

Wrong Cops, tourné en langue anglaise par ce dingue de Quentin ’Rubber’ Dupieux en est sans doute l’un des symboles, mais la journée ne s’arrête pas à cette seule œuvre. Il faudra notamment choisir entre Ablations, qui a fait pas mal de bruit lors du récent festival de Gérardmer, et l’excellent Chimères du Suisse Oliver Beguin, sur le coup de 18 heures.

Ceux qui n’auront pas eu l’occasion de découvrir Let Us Prey en première mondiale la veille auront quant à eux une nouvelle chance de découvrir le métrage irlandais dès 14 heures, tandis que l’orfèvre en matière de cinéma de genre européen Alex de la Iglesia remplira la salle 1 à 20h30 avec son très renommé Les Sorcières de Zugarramurdi.

Une nouvelle soirée à ne pas manquer !

PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 1 :

18h00

ABLATIONS

Réalisateur : Arnold de Parscau

Pays : Belgique, France

Compétition Thriller

Adaptation de son premier court métrage, Ablations est forcément le premier long du jeune Arnold de Parscau, 24 ans à peine. Un âge où les idées et l’ambition vont de pair au vu des récentes reviews du festival de Gerardmer mais aussi de l’incroyable casting mis en place (Denis Ménochet, Virginie Ledoyen, Philippe Nahon et Yolande Moreau font partie de l’aventure).

Ablations met en scène un homme qui se réveille dans un terrain vague, sans aucun souvenir de la veille, une cicatrice au bas du dos. Une ancienne maîtresse, chirurgienne, lui apprend qu’on lui a volé un rein. Obnubilé par ce vol, il va tout sacrifier pour le retrouver : sa famille, son travail… Jusqu’à sombrer dans la folie.


20h30

Les Sorcières de Zugarramurdi

Réalisateur : Alex de la Iglesia

Pays : Espagne

Compétition Internationale

Enfant chéri du festival, Alex de la Iglesia a récemment fait beaucoup de bruit avec son Sorcières de Zugarramurdi. Déjà exploité en France, le métrage reste inédit chez nous et cela aurait été un terrible choc que de ne pas pouvoir le découvrir au BIFFF. Mais comme les orgas font bien les choses, il n’y avait pas trop à s’en faire...

Les Sorcières de Zugarramurdi suit un père divorcé, José, et un jeune chômeur, Antonio, qui décident de cambrioler une réserve d’or à Madrid. Après le coup, ils prennent en otage Manuel, un chauffeur de taxi, et fuient vers la France avec le fils de José, qui a huit ans et que son ex est déterminée à retrouver. Arrivés dans la Navarre profonde, ils tombent entre les mains d’une horde de folles qui se nourrissent de chair humaine.


23h00

HIDE & SEEK

Réalisateur : Jung Huh

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Désormais perçu comme l’un des eldorados du genre en matière de thrillers, le Pays du Matin Calme peut compter sur la jeune garde pour perpétuer une certaine tradition. Jung Huh, pour qui il s’agit du premier long métrage, fait en tout cas partie de cette race de cinéaste qui en veut et qui compte bien s’imposer rapidement à l’internationale.

Hide & Seek suit Seong-su, un homme d’affaires qui vit dans un immeuble luxueux avec sa famille et souffre d’une mysophobie. Il garde un secret concernant son frère à qui il n’a plus parlé depuis des années. Un jour, il apprend que ce dernier a disparu. Avec sa famille, il va vérifier son appartement dans un quartier minable et découvre des codes mystérieux presque partout sur les murs des appartements. Il rencontre Joo-hee et sa fille dans le couloir… Plus tard, il constate les mêmes codes dans son immeuble…


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

LET US PREY

Réalisateur : Brian O’Malley

Pays : Irlande, Angleterre

Première Mondiale, Compétition Méliès

Présenté en première mondiale la veille, Let Us Prey bénéficiera d’une... seconde mondiale et cette séance de 14h00 devrait constituer un rattrapage de premier choix pour tous les spectateurs qui l’auraient manqué. Let Us Prey devrait en effet surprendre son monde puisque non seulement il s’agit d’un huis clos mais qu’en plus celui-ci sera particulièrement sanglant. Ajoutons à cet ensemble la présence de l’excellent John McDonnell, décidément omniprésent ces dernières années sur les écrans du BIFFF (Stitches, Outcast, Wake Wood) et, là aussi, il sera difficile de résister !

Let Us Prey suit Rachel, une agent de police récemment transférée dans un village de campagne. Durant sa première nuit, après avoir arrêté le seul criminel du coin, elle va devoir faire face à un vieil homme particulièrement retors. Si elle l’arrête facilement, elle ne tarde pas à découvrir que sa présence au commissariat fait remonter à la surface le passé trouble de la petit communauté.

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


16h00

UGLY

Réalisateur : Anurag Kashyap

Pays : Inde

Si l’on peut compter sur Go Goa Gone pour donner le ton du Focus Inde et faire office de séance de minuit totalement barrée dès le troisième jour du BIFFF, Ugly devrait encore ajouter un peu de lustre au panorama dressé par les organisateurs du BIFFF. Présenté à Cannes et réalisé par le metteur en scène à qui l’on doit l’exceptionnel Gangs of Wasseypur, Ugly promet de trancher avec la tradition bollywoodienne en offrant un moment cru et poisseux aux inconditionnels du genre.

Ugly a pour personnages principaux Rahul et Shalini, les parents de Kali, 10 ans, qui sont divorcés. La fillette vit désormais avec sa mère et son beau-père, Shoumik, responsable d’une brigade de la police de Bombai. Un samedi, alors que Kali passe la journée avec son père Rahul, elle disparaît…


18h00

CHIMÈRES

Réalisateur : Olivier Beguin

Pays : Suisse

Présenté en première mondiale lors du dernier NIFFF et déjà multi-primé (Grand Prix du Jury notamment lors du récent Festival de Fantasporto), le Chimères d’Olivier Beguin arrive sans aucune pression en terres bruxelloises. Présenté hors compétition, le métrage fait donc office de beau petit cadeau pour les spectateurs, sans doute intrigués de découvrir un film suisse. Et la découverte sera belle !

Chimères suit Alexandre, qui, un soir, à la sortie d’un restaurant, est fauché par une voiture. Le jeune homme est hospitalisé d’urgence. Il a perdu beaucoup de sang et doit subir une transfusion. De retour chez lui, le couple retourne à sa routine. Si les blessures d’Alexandre cicatrisent, quelque chose ne tourne pas rond. Alexandre est persuadé d’avoir contracté une inquiétante maladie lors de son hospitalisation en Roumanie. Il a de plus en plus de mal à manger et s’affaiblit considérablement. Alexandre est persuadé que lors de la transfusion sanguine, du sang contaminé lui a été injecté. Après tout, la Roumanie n’est-elle pas la terre légendaire des suceurs de sang ? Quelques jours à peine avant le vernissage, Alexandre est à cran, toujours convaincu de sa maladie. Livia ne parvient pas à le rassurer. Elle finit par craquer et trouve une solution radicale pour convaincre Alexandre qu’il n’est pas ce qu’il croit être : elle s’ouvre le poignet et donne un verre de son sang à son petit ami...


20h00

WRONG COPS

Réalisateur : Quentin Dupieux

Pays : USA, France, Russie

Septième Parallèle

Amateurs d’étrange, bonjour ! Vous rêviez d’un jour découvrir un film de Quentin Dupieux, alias Mr. Oizo, le fou furieux responsable de l’impeccable Rubber voici quelques années ? Cette séance est faite pour vous, d’autant qu’avec un casting des plus alléchants, le plus DJ des cinéastes français fait encore très fort dans la bizarrerie !

L’action de Wrong Cops prend place à Los Angeles en 2014. Duke, un flic pourri et mélomane, deale de l’herbe et terrorise les passants. Ses collègues au commissariat : un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Leur système fait de petites combines et de jeux d’influence se dérègle lorsque la dernière victime de Duke, un voisin laissé pour mort dans son coffre, se réveille.


22h00

YELLOW

Réalisateur : Nick Cassavetes

Pays : USA

Septième Parallèle

Il fait tout de même bon être "le fils de" : à l’occasion de son Yellow, Nick Cassevetes a pu rassembler un casting de choix pour un projet pourtant très étrange. Avec une distribution réunissant Sienna Miller, David Morse, Melanie Griffith ou encore Ray Liotta, le métrage a tout d’une production hollywoodienne d’un autre temps.

Un temps qui devrait se couvrir pour les protagonistes de Yellow puisque le film mettra en scène les déboires d’une jeune toxicomane. La joie ne risque pas d’être au rendez-vous à l’inverse, vous l’aurez compris, d’un traitement étrange qui devrait valoir au film toute son originalité.


00h30

APRIL APOCALYPSE

Réalisateur : Jarret Tarnol

Pays : USA

Ceux qui ont vu Bellflower seront ravis d’apprendre que la magnifique Rebekah Brandes est de retour sur les écrans. Et ceux qui ne l’ont pas vu seront charmés à l’idée de la découvrir dans une comédie horrifique très très sensuelle... voire plus si affinités !

April Apocalypse suit Artie qui, après des années d’hésitations, se décide à aller déclarer sa flamme à sa jolie voisine... pour découvrir que la femme de ses rêves et meilleure amie, April, s’est envolée. Artie sombre alors dans la dépression. Trois ans plus tard, Artie décide de reprendre sa vie en main et partir à la recherche d’April. Mais son voyage devient compliqué quand il est victime d’un accident de voiture qui le laisse sans ressource au milieu d’une région infestée de zombies cannibales...

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 19 avril, jour 12

Entre nostalgie et découvertes qui font mouche...

C’est sans doute l’un des jours les plus éprouvants pour les festivaliers qui ont fait du Bozar leur second domicile : cette avant-dernière journée, synonyme de dernier enfilage à grande échelle de péloches en tout genre, vire souvent à la fête entre nostalgique passionnés.

Et les orgas mettent les petits plats dans les grands dès le début de la journée avec une seconde projection du dingo Wrong Cops de Quentin Dupieux, mais aussi une séance mettant à l’honneur Black Butler, adaptation du célèbre manga proposée en première internationale.

Ce démarrage en fanfare constitue une mise en jambe d’excellence en vue d’une soirée bardée de pépites, de l’Espagnol Mindscape en passant par Shield of Straw, le dernier Miike, Real, le nouvel effort de Kurosawa, Eega, nouvelle claque indienne qu’il ne faudra pas manquer, ou encore Horror Stories 2, qui bénéficie d’une seconde projection.

Ajoutons à cela une première mondiale très gore en guise de séance de minuit et l’on se dit qu’il est bon d’aller jusqu’au bout des choses lorsque l’on est un biffeur aguerri.

PRÉSENTATION DES ŒUVRES EN SALLE 1 :

15h30

BLACK BUTLER

Réalisateur : Kentarô Ohtani and Kei’ichi Sato

Pays : Japon

Première Internationale

Manga culte de Yana Toboso, Black Butler s’est écoulé à près de 15 millions d’exemplaires à travers le Monde. Déjà décliné à volonté en séries et en films d’animation, l’œuvre compte enfin sur sa première adaptation live action, de surcroît signée par deux passionnés talentueux et proposée en première internationale au BIFFF. Tout est réuni pour que la séance vire à la fête, non ?

L’histoire se déroule en 2020, dans une ville où les cultures occidentales et asiatiques se mêlent librement. Jusqu’à présent, tous les descendants de la prestigieuse famille aristocratique Phantomhive étaient des hommes. Membres de l’organisation secrète les Chiens de garde de la Reine, ils apportent leur aide au gouvernement en vue d’éradiquer le crime dans le pays. C’est pourquoi la jeune Shiori doit cacher sa véritable identité en devenant Kiyoharu. Pour veiller sur l’héritage de sa famille, Shiori a passé un contrat avec le puissant démon, Sebastian Michaelis, qui prend l’apparence d’un majordome.


18h00

SHIELD OF STRAW

Réalisateur : Takashi Miike

Pays : Japon

Compétition Thriller

Après quelques années passées à bâcler ses œuvres, Takashi Miike, l’un des réalisateurs nippons les plus barrés de sa génération, revient enfin sur le devant de la scène avec un film de qualité. Shield of Straw, bien qu’assez long, propose au spectateur une véritable aventure où l’humour et l’action vont de pair.

Shield of Straw met en scène Ninagawa qui espère retrouver l’assassin de sa petite-fille en proposant dans les journaux une récompense d’un milliard de yens. Le fugitif, alors poursuivi par une horde de chasseurs de prime, tente de se frayer un chemin jusqu’à Tokyo.


20h30

MINDSCAPE

Réalisateur : Jorge Dorado

Pays : Espagne, USA, France

Compétition Internationale

Voilà une œuvre qui, grâce son passage au BIFFF, devrait faire pas mal de bruit dans les semaines et les mois à venir : Mindscape a déjà charmé la presse espagnole et devrait se frayer un chemin jusque dans nos salles obscures à l’avenir. Le génie ibère en matière de fantastique devrait faire le reste et constituer l’une des belles claques de ce BIFFF 2014.

Mindscape suit un spécialiste de l’hypnose qui est chargé d’explorer la mémoire d’une jeune patiente qui présente des troubles du comportement...


Mindscape - Trailer / Bande-Annonce VO par Lyricis


23h00

BABY BLUES

Réalisateur : Leong Po-chih

Pays : Chine

Première européenne

Attention, poupée tueuse ! Et poupée en 3D de qualité s’il vous plaît puisqu’elle est le fruit du travail de l’excellent Leong Po-chih, qui avait régalé les aficionados du BIFFF il y a bien des années avec La Sagesse des Crocodiles, mais aussi de Chi-ying Chan, chef-op’ de grand talent. De quoi mettre une nouvelle fois Hong Kong à l’honneur !

Baby Blues met en scène un couple de jeunes mariés qui emménage dans une nouvelle maison et découvre une mystérieuse poupée qui va changer leur vie...


PRÉSENTATION DES ŒUVRES EN SALLE 2 :

14h00

WRONG COPS

Réalisateur : Quentin Dupieux

Pays : USA, France, Russie

Septième Parallèle

Amateurs d’étrange, bonjour ! Vous rêviez d’un jour découvrir un film de Quentin Dupieux - alias Mr. Oizo, le fou furieux responsable de l’impeccable Rubber - sur grand écran ? Cette séance est faite pour vous, d’autant qu’avec un casting des plus alléchants, le plus DJ des cinéastes français fait encore très fort dans la bizarrerie !

L’action de Wrong Cops prend place à Los Angeles en 2014. Duke, un flic pourri et mélomane, deale de l’herbe et terrorise les passants. Ses collègues au commissariat : un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Leur système fait de petites combines et de jeux d’influence se dérègle lorsque la dernière victime de Duke, un voisin laissé pour mort dans son coffre, se réveille.


16h00

EEGA

Réalisateur : S.S. Rajamouli

Pays : Inde

Œuvre déjà largement exploitée dans les festivals du monde entier, Eega fait office de véritable must du Focus Inde. Le métrage de S.S. Rajamouli, qui est proposé lors d’une séance qui fera la part belle aux enfants - ce qui ne gâche rien - est une véritable bombe d’humour. Un immanquable du festival !

Eega met en scène Nani qui, assassiné pour avoir désiré une femme convoitée, se réincarne en mouche et décide de se venger de celui qui a provoqué sa perte en commettant des meurtres de sang-froid.


Eega - Trailer [VO] par Filmosphere


18h00

TIME LAPSE

Réalisateur : Bradley King

Pays : USA

Première mondiale

Au BIFFF, on aime les boucles temporelles. Il n’y a qu’à se rappeler l’extraordinaire projection de Timecrimes voici quelques années pour s’en persuader. Et, histoire de boucler la boucle justement, Bradley King nous propose son Time Lapse en première mondiale (encore une !).

Time Lapse suit Callie, Finn et Jasper, gardiens d’une petite copropriété, qui s’inquiètent pour l’un des résidents, Mr Bezzeredes, qui ne donne plus signe de vie. Histoire de s’assurer de sa bonne santé, ils décident de pénétrer chez lui et découvrent une étrange machine qui, chaque jour, prend une photo de ce qu’il se passera... 24 heures plus tard !


20h00

HORROR STORIES 2

Réalisateurs : Min Kyu-dong, Kim Sung-ho, Kim Hui et Jung Bum-shik

Pays : Corée du Sud

Compétition Internationale

Le Horror Stories on tour continue ! Après un premier opus qui avait passablement chauffé les foules il y a une paire d’année dans les festivals du monde entier, les producteurs éclairés de Daisy Entertainment et Cinergy Invest remettent le couvert. Au programme de cet Horror Stories 2, quatre nouvelles histoires qui vous promettront sans doute quelques nuits d’insomnie !

Les quatre histoires d’Horror Stories 2 :

  • 444

M. Park travaille au sein d’une entreprise d’assurance. Il met à profit les étranges pouvoirs de clairvoyance d’une jeune fille afin de découvrir la vérité derrière des cas de décès ou de disparition qui n’ont jamais été élucidés. À chaque dossier, la jeune fille raconte une nouvelle histoire à faire frissonner.

  • Falaise

Dong Wuk et Seong Gyun sont deux amis et associés en affaires. Un jour, ils partent en escapade en montagne. Alors qu’ils se prennent en photo au bord d’une falaise, devant un paysage magnifique, la falaise cède et les deux compères se retrouvent sur une corniche, sans moyen de descendre ou de remonter et sans leur téléphone portable.

  • Accident

Trois jeunes filles font un voyage pour oublier leur échec commun aux examens. Un soir, alors qu’elles rentrent à la villa, elles ont un accident de voiture et doivent se résigner à finir la route à pied, à travers les bois.

  • Évasion

Go Byeong Shin est enseignant-stagiaire dans une école pour filles où la violence et les humiliations sont de règle. Alors qu’il est sur le point de sauter d’un immeuble, une élève, Satan Hee, auto-proclamée sorcière, lui propose un sortilège pour changer de monde.


22h00

REAL

Réalisateur : Kiyoshi Kurosawa

Pays : Japon

Cinéaste adulé par les amateurs de cinéma de genre, Kiyoshi Kurosawa est un familier du BIFFF. Sa dernière œuvre, Real, ne pouvait donc qu’être sélectionnée, d’autant que ses récentes reviews s’avèrent en général être plus qu’encourageantes.

Real met en scène Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, qui se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?


00h30

ASMODEXIA

Réalisateur : Marc Carreté

Pays : Espagne

Première mondiale

Dernière première mondiale de ce BIFFF 2014, décidément très riche en primeur, Asmodexia ne devrait pas en être des moindres. Le film espagnol est en effet dû à Marc Carreté, cinéaste certes néophyte mais guidé par le producteur éclairé qu’est Mike Hostench, qui n’est autre que l’organisateur du Festival de Sitgès ! Un gars rodé aux désirs des festivaliers, donc.

Asmodexia suit cinq jours de la vie d’un exorciste et sa petite-fille travaillant dans la région de Barcelone.

Bandes-annonces du BIFFF 2014 : 20 avril, dernier jour

Clôtures de choix

Si vous lisez ces lignes lors de leur publication, le BIFFF n’aura pas encore commencé et l’attente sera insoutenable, mais c’est pourtant un grand vent de nostalgie qui soufflera déjà entre les deux oreilles de leur rédacteur : le 20 avril sera le dernier jour des festivités.

Mais quel dernier jour ! En salle 1, la première européenne du très attendu Police Story 2013, histoire de mettre à l’honneur une dernière fois Hong Kong. Et en salle 2, Enemy, l’autre film de la cuvée 2013 de Denis Villeneuve, qui nous avait déjà servi le magnifique Prisoners en guise de mise en bouche.

Que du lourd une nouvelle fois !

PRÉSENTATION DE L’OEUVRE EN SALLE 1 :

20h00

POLICE STORY 2013

Réalisateur : Sheng Ding

Pays : Chine, Hong Kong

Première européenne, Compétition Thriller

Quelle clôture de feu ! Avec un Jackie Chan plus en forme que jamais, Police Story 2013, reboot d’une franchise mondialement connue et admirée, est proposé en première européenne, ce qui ne gâche rien. Et avec une proclamation du palmarès (dont il fera peut-être partie) qui aura mis le feu au poudre (en espérant la même qualité de spectacle que l’année dernière), la séance devrait vraiment valoir le détour.

L’histoire commence lorsque tous les clients d’un bar sont soudainement kidnappés et pris en otage. Parmi les otages, se trouvent un officier de la police criminel, Zhong Wen et sa fille Miaomiao, légèrement rebelle. Le kidnappeur se trouve être le propriétaire du bar, Wu Jiang, qui espère utiliser ces otages pour sécuriser la libération d’un criminel, emprisonné depuis plusieurs années.


PRÉSENTATION DES OEUVRES EN SALLE 2 :

14h00

BEYOND BEYOND

Réalisateur : Esben Toft Jacobsen

Pays : Danemark, Suède

Film qui sera bientôt distribué dans les salles du nord du pays, Beyond Beyond se permet un petit détour par le BIFFF, histoire d’attirer nos chères têtes blondes et aussi, pourquoi pas, de permettre aux papas absents ces derniers jours de pouvoir s’excuser de la meilleure des manières.


21h00

ENEMY

Réalisateur : Denis Villeneuve

Pays : Canada, Espagne

Injustement boudé par les distributeurs américains, Enemy, l’autre création de Denis Villeneuve en 2013, vaut, de l’avis de ceux qui ont déjà eu la chance de le découvrir, autant si pas plus que l’excellent Prisoners. Autant dire que ce petit must du thriller devrait virer à la régalade pour tous ceux qui se rendront en salle 2.

Enemy suit Adam, un professeur divorcé qui mène une vie tranquille avec sa fiancée Mary. Il découvre son double parfait en la personne d’Anthony, un acteur qui habite avec son ex-femme, près de chez lui. Adam commence à observer son double, avec l’intention de maintenir une certaine distance, mais très vite la vie des deux couples s’entremêle, au point de les précipiter dans une lutte à l’issue tragique, dans laquelle seul l’un des deux couples survivra...

BIFFF 2014 - Opening

Une grande, une immense famille...

C’était l’impatience qui était maîtresse hier à Bruxelles, juste derrière la gare centrale au vu et au su des touristes, qui se demandaient un peu ce qu’une troupe pareille faisait à une telle heure de l’après-midi face au Bozar.

Eux, ce sont les habitués du BIFFF, grande famille qui a ses rituels et qui, surtout, durant une quinzaine de jours (si pas plus pour certains), mange, boit, rêve, dort et vit entièrement pour le festival de leur coeur. Leur arrivée remarquée au Bozar symbolise à elle seule le plaisir que les aficionados de l’événement bruxellois ont à se retrouver d’année en année, à boire des coups et à disserter sur le passé, le présent et l’avenir du cinéma fantastique.

Autant vous dire que ce plaisir est partagé par bien des fidèles, dont votre humble serviteur, qui, à 16 heures, déjà battait le pavé alors que l’ouverture des portes était prévue pour 19 heures. Une envie irrépressible sans doute, une foi en l’ami qui, lui aussi, arrivera plus tôt, histoire de s’enquiller un premier godet ou lâcher une première vanne à la mode du BIFFF. Quel que soit son groupe d’appartenance, le BIFFF c’est donc ça : une grande famille qui, contrairement à la plupart, prend plaisir à se retrouver une fois par an avec les cousins éloignés pour un grand banquet.

Le banquet est bien entendu filmique dans ce cas avec quelques pépites qui devraient naître sur les écrans dès aujourd’hui, notamment avec The Machine à 20h30. Avec des Trolls pour s’abreuver, des amis pour rire et de la péloche pour se nourrir, la fête sera totale. Notre beau BIFFF est revenu et, non, il n’a toujours pas changé : il s’agit du paradis.

Une application BIFFF pour vos smartphones !

Les utilisateurs d’Android vont avoir la vie facile !

Pas toujours évident de déplier le grand planning du BIFFF dans une file où on se la joue collé-serré pour voir de quoi le film parle ou tout siplement se rappeler son titre. Christophe Beyls a pensé à vous et vient de lancer une application pour smartphones et tablettes.

Celle-ci reprend tout le programme jour après jours avec toutes les indications concernant les films et surtout les beaux synopsis du site officiel.

La vie de festivalier n’a jamais été aussi facile !

À DÉCOUVRIR ICI

BIFFF 2014 - Sur un air de disco

Discopath a fait danser la salle...

Discopath, plus qu’un nom, un concept ! Avec un titre pareil, Renaud Gauthier a fait mouche dans les festivals du Monde entier malgré des reviews pas toujours très avenantes. Récemment allumé par la critique au Festival de Gerardmer, le métrage était pourtant à ne pas manquer hier soir au BIFFF.

Sous des airs de gros délire, Discopath est en effet tout autre chose : une véritable plongée dans l’univers du disco et surtout des années 70-80. Fort d’un costume design parfait et surtout de nombreux clins d’oeil à une époque encore sacrée pour beaucoup de biffeurs, le film de Renaud Gauthier brille aussi par son incroyable bande originale. L’efficacité du métrage vient d’ailleurs du mélange assez intéressant entre le disco et une bande son parfois presque carpenterienne qui, chaque instant, distille un peu plus une ambiance qui faisait le charme des films d’antan.

Discopath est d’ailleurs une oeuvre ultra-référentielle puisque l’on y retrouve pêle-mêle les influences de Carpenter, de William Lustig et de son fabuleux Maniac, qui y est pour beaucoup dans l’atmosphère poisseuse de l’ensemble, mais aussi de quelques séries en vogue à la fin des 70’s (Les rues de San Francisco et Drôles de Dames pour ne citer que ces deux titres).

L’oeuvre n’est certes pas exempte de tout reproche, notamment au niveau de sa construction parfois à la limite du compréhensible ou de sa partie québéco-québécoise souvent teintée d’un comique excessif, mais l’ensemble se tient et donne lieu à quelques scènes de haut vol. Quelques scènes lesbiennes et un meurtre stromboscopique font par ailleurs figure de séquences d’excellence.

La réussite de ce Discopath en terres bruxelloises est aussi due au public du BIFFF qui s’est trémoussé, a tapé dans les mains et a vibré au son de la bande originale. Et que dire du sermon du prêtre, repris en choeur par une partie de l’assistance, ce qui a déclenché un fou-rire général lors du final ? Pas de doute, cette séance de 22 heures restera l’un des moments forts de cette trente-deuxième édition.

BIFFF 2014 - La folie de Nick Cassavetes

Une deuxième séance est prévue : à ne pas manquer !

Les organisateurs ont frappé très fort hier, dès le troisième jour, avec ce que l’on peut déjà considérer comme l’une des pépites du festival : Yellow. Présenté dans la compétition Septième Parallèle, le film de Nick Cassavetes suit Mary Holmes, une jeune femme que les événements de la vie ont rendu dépressive et accro aux anxiolytiques. La donzelle, en plus d’être bien fichue, joue aussi de ses charmes auprès de nombreux hommes sans en avoir vraiment conscience, se drogue à l’occasion et est surtout la mère de quatre enfants de pères différents. Mais sont-ce réellement des enfants ? Et cette autodestruction qu’elle met en place depuis des années à force d’avilissements est-elle vraiment la solution à ses problèmes ? Une introspection est de mise, mais il est peut-être déjà trop tard...

Plutôt habitué à nous servir des drames et des comédies romantiques teintées d’eau de rose, Nick Cassavetes avait été l’auteur d’un premier beau coup en tant que réalisateur en 2006 avec Alpha Dog. C’est d’ailleurs sur ce plateau de tournage qu’il a rencontré la magnifique Heather Wahlquist, jeune femme dont le physique se rapproche étrangement de celui de Melanie Griffith il y a une vingtaine d’années. Voir les deux actrices à la distribution de Yellow est donc plutôt réjouissant, d’autant que la parfaite direction d’acteurs aide le film à entrer dans une sorte d’osmose.

Pour preuve, Sienna Miller, qui n’a jamais vraiment brillé en tant que comédienne, prend une bonne part dans la réussite de la première partie avec un personnage torturé, victime du syndrome de la Tourette. C’est à ce moment, lors d’une mémorable bataille entre soeurs que l’on comprend où Cassavetes veut emmener le spectateurs : sur le terrain du déni, qui prendra pour l’occasion une forme hallucinatoire très fine. En partie basé sur une affaire d’inceste, fait glauque qui n’incite pas vraiment à la légèreté, Yellow donne pourtant lieu à des scènes cocasses voire totalement folles, comme ce repas de famille où Mary voit ses proches sous un oeil nouveau et, on peut le dire, bestial dans le sens le plus strict du terme. La magie du film prend son plein essor durant un final qu’il est impossible au spectateur d’imaginer, preuve que Yellow a bien sa place dans la compétition Septième Parallèle et mériterait sans doute d’y glaner l’une ou l’autre distinction.

Frais, intelligent et pétillant, Yellow est une pleine réussite bien servie par un casting quatre étoiles, qui se permet même d’utiliser Ray Liotta pour simplement... ouvrir une porte. Avec Heather Wahlquist comme arme de séduction massive, Nick Cassavetes fait mouche et l’on ne peut qu’en redemander.

A ce titre, Yellow est projeté une seconde fois dans le cadre du BIFFF le 18 avril prochain à 22 heures en salle 2 et il serait bien dommage de manquer pareille réussite...

BIFFF 2014 - The Raid 2 distribue les tatanes

Une des séances les plus attendues du festival a eu lieu...

Il y a deux ans ce cela, The Raid, de Gareth Evans, changeait à jamais l’univers du film d’action. Le BIFFF, qui fêtait alors son trentième anniversaire à Tour & Taxis passait à côté de l’occasion mais s’offrait cette année une séance de rattrapage au Bozar en proposant The Raid 2 : Berandal en avant-première.

Dire que la projection était attendue par les aficionados de l’événement est un doux euphémisme et, d’ailleurs, la salle était bien remplie pour rendre hommage à celui qui passe désormais pour l’un des cinéastes les plus doués de sa génération. Pourtant, le constat est clair : évoquer The Raid 2 dans les mêmes termes que son prédécesseur serait une erreur énorme, erreur répétée par les producteurs et distributeurs au cours d’une promotion qui nous promettait un ensemble totalement barré et bardé d’action.

N’en déplaise aux critiques américains, qui criaient au génie en annonçant une oeuvre encore plus rythmée et pleine que The Raid (à se demander s’ils ont vraiment vu le film ou s’ils se sont basés sur les extraits !), Berandal est tout sauf un pur actioner. Certes articulé autour de Rama, magnifique protagoniste principal du premier volet, le métrage de Gareth Evans lorgne plus vers les classiques en développant un véritable univers mafieux, fait de personnages stéréotypés, souvent très clichéesques, et de longs bavardages. Ces derniers sont néanmoins de la trempe des grands, badass et réalistes comme il se doit et surtout empreints d’une tension jamais mise de côté.

Cette tension se transfigure bien entendu au mieux lors de scènes de baston malheureusement trop espacées au fil de l’action. Une énorme bagarre dans la prison et un massacre dans un train parviennent à peine à tenir en haleine durant 1h30. Mais sa force, The Raid 2 va la puiser dans sa dernière heure où, enfin Gareth Evans étale à nouveau tout son savoir-faire en matière de mise en scène. La scène de course poursuite en voiture, malheureusement en partie éventée sur la toile avant la sortie du film (encore une fois une grosse erreur de communication), surprend par sa virtuosité et sa nervosité, poussée au paroxysme dans un final inattendu. Les massacres s’enchaînent ensuite, repoussant les limites de la bestialité du héros et permettant enfin au fan de base de The Raid d’y trouver son compte.

Loin d’être un ratage intégral, The Raid 2 : Berandal sera sans doute pour certains une petite déception, la faute à une promotion nous annonçant le grand retour des tatanes d’Iko Uwais et une Julie Estelle en grande forme. Si c’est réellement le cas pour cette dernière, le personnage central, qui entretemps a pris du bide, peut laisser le spectateur sur sa faim durant plus de la moitié du film. Mais accrochez-vous, le reste des événements en vaut la chandelle. Vivement The Raid 3 !

BIFFF 2014 - Belgian Film Day - Nos coups de coeur

Il y avait de la qualité dans et en dehors de la compétition...

Faire le Belgian Film Day est un véritable marathon pour les habitués du BIFFF. A peine couchés après une séance de minuit qui valait le détour (Go Goa Gone), il faut se faire violence pour arriver à 11 heures aux portes de la salle 2 pour découvrir ce qu’ont à nous offrir les jeunes talents belges. Mais que ne ferait-on pas pour rencontrer de véritables passionnés, souvent enthousiastes à l’idée de présenter leur oeuvre à un public averti comme celui du festival bruxellois ?

La séance a commencé, avec beaucoup plus de monde que les autres années, c’est important de le souligner, avec la première mondiale de Babysitting Story qui est en fait... notre coup de coeur principal. D’une facture certes très classique, le métrage parvient à s’approprier les codes du mythe vampirique tout en surprenant son monde à mi-parcours avec un twist intéressant. Le film de Vincent Smitz brille de surcroît par une narration peu conventionnelle et l’incarnation parfaite des jeunes Pauline Brisy et Julie Dacquin. Mention spéciale à Pierre Nisse qui fait lui aussi une apparition remarquée...

Les autres courts ne sont pas toujours à l’avenant point de vue qualité, mais certains se démarquent néanmoins, parfois au niveau de la mise en image, parfois en matière de sujet. Relevons notamment le WTF Titre indéterminé de Stéphane Papet, certes desservi dès son entame par un générique aux couleurs criardes, mais qui ne tarde pas à abonder en dialogues savoureux. Prrreüte, de Thierry de Coster, vaut lui aussi le détour grâce à son surréalisme et une image particulièrement travaillée. A l’inverse, Oculus, de Gianni Carella, souffre d’un manque de mise en scène mais son histoire, égrainée de manière assez classique, tient tout de même en haleine et s’en sort avec les honneurs. Voisins, de Christophe Mavroudis et de l’équipe MEFAMO que l’on ne présente plus, remplit bien entendu largement sa part du contrat comme nous vous l’avions déjà affirmé dans le focus que nous lui avions dédié (à lire ICI). L’équipe liégeoise a sans doute offert le meilleur moment de la séance de compétition hier.

Hors compétition, bien sûr, il y a avait comme chaque année un large choix et des oeuvres d’une très belle qualité. Si l’on relève bien entendu le délire 28 Joints Later de notre ami Emre Olcayto, qui a vraiment pété les plombs (ou plutôt les boulons) pour l’occasion, le Stock Exchange de Stéphane ’Quel Talent ! (’Et quelle ligne surtout !’) Everaert a fait office de mètre-étalon de la projection. Plutôt bien barré et doté de dialogues de qualité, le court ne laisse pas indifférent, à l’image de Le programme X.65E.S, de Thierry Uyttenhoven, qui, lui, peut mettre mal à l’aise. Partant de l’idée d’une mort obligatoire à l’âge de 65 ans, administrée par l’état lui-même, l’ensemble paraît presque virer à la pub "télé-secours" sur la fin et laisse donc un arrière-goût très étrange. Et que dire alors de Les voiles du partage de Pierre Mousquet et Jérôme Cauwe, l’oeuvre qu’il faudra sans doute le plus suivre dans les mois qui viennent tant son animation et son humour tranchent avec tout ce qu’il se fait à l’heure actuelle ?

La moisson est donc plutôt bonne cette année avec de vraies réussites (Babysitting Story, Voisins, Stock Exchange, Les Voiles du Partage) et des oeuvres étonnantes comme Prrreüte ou Le programme X.65E.S. En plein essor au niveau du public, le Belgian Film Day faisait donc partie de ces beaux moments du BIFFF cuvée 2014 et l’on se prend déjà à rêver d’une séance 2015 encore plus remplie !

BIFFF 2014 - World Cup of the Dead

Les journalistes n’ont pas pu lutter...


Il y avait du monde hier après-midi au Parc Royal pour suivre la rencontre qui opposait le FC Bloody Journalists à l’Olympiakos Zombies. Si les humains et les médias sur place passaient plutôt leur temps à essayer de ne pas se faire mordre, la rencontre se déroulait plutôt dans un bon esprit, avec un arbitre presque sûr de lui et des joueurs qui avaient soif... mais pas que de ballon !

Entre l’envie de Troll pour les uns et d’hémoglobine pour les autres, tous les ingrédients étaient rassemblés pour vivre une rencontre au sommet. Et c’est l’Olympiakos Zombies qui a largement dominé l’entame des débats grâce à des attaques franches menées à du 2 km/h et à des goals extensibles du côté des journalistes, les piquets vivants - ou plutôt morts-vivants - étant complices de l’équipe visiteuse d’un autre monde.

Résultat : un 4-0 bien tassé après quelques minutes de jeu seulement. Les journalistes se rebiffèrent, malgré une présence accrue de morts-vivants sur le terrain. L’arbitre faisait alors ce qu’il pouvait pour gérer les débats et excluait quelques morts-vivants, leur nombre croissant devenant très inquiétant pour l’intégrité physique des joueurs et des spectateurs. Après avoir sauvé Christophe Bourdon in extremis, victime sans doute de sa popularité auprès de quelques ghoules qui se sont jetées dessus, les journalistes embrayèrent enfin et revinrent au score, à 4-3, en quelques minutes à peine. La technique de Damien Taymans alliée à l’expérience de Nicolas Balmet faisant toute la différence.

C’était malheureusement trop peu pour inverser la tendance et l’arbitre mit un terme à la partie alors qu’il ne manquait plus qu’un goal aux humains pour signer une égalité méritée. C’est peut-être d’ailleurs cela qui a sauvé les joueurs car les morts-vivants, grands fêtards devant l’éternel (c’est dire s’ils ont le temps !), jubilèrent ensemble, ce qui laissa le temps aux journalistes de dégager les lieux. En guise de tournée générale, un seul spectateur fut attaqué, ce qui est un moindre mal vu le nombre de morts-vivants présents sur les lieux.

Saluons l’esprit sportif qui, une nouvelle fois, a fait des merveilles et a permis à des antagonistes de se retrouver dans les meilleures conditions... Le match sera disponible dans son intégralité dans les bonus du film Goal of the Dead, qui sortira au mois de juin prochain grâce à Cinéart.

PHOTOS DE LA RENCONTRE :

BIFFF 2014 - Photos des make-up

Notre bon Raymond Widawski a repris du service et s’intéresse comme chaque année aux différents concours make-up.

BIFFF 2014 - Le BIFFF et Terry Gilliam, une grande histoire d’amour

La salle 1 était comble hier....

Il y a une paire d’années de cela, Terry Gilliam venait à Bruxelles pour proposer son dernier court-métrage mais surtout devenir Chevalier de l’Ordre du Corbeau. L’ancien Monty Python n’hésitait pas à affirmer que l’événement bruxellois était le meilleur festival du monde.

Malheureusement retenu à l’étranger cette année, le metteur en scène n’a pas pu venir présenter lui-même son très attendu The Zero Theorem mais, qu’à cela ne tienne, le public lui prouvait son amour avec une ambiance incroyable et, surtout, une salle archi-comble.

Les files gigantesques à l’entrée de la salle et les rangées qui débordaient de spectateurs sont la meilleure preuve du lien qui unit Gilliam au BIFFF depuis des années. Celui-ci a d’ailleurs tenu à adresser un message vidéo plein d’humour et d’amour aux spectateurs juste avant que son film, synonyme de véritable retour aux sources, ne commence.

Un Grand Monsieur !

BIFFF 2014 - Deadly Virtues, la claque (de trop)

Le film d’Ate de Jong a surpris le public...

Alison est une jeune femme que la vie n’a pas gâté : elle a perdu son enfant et son mari est souvent absent. Lorsqu’il est à la maison, il n’est pas des plus agréable et ses petits jeux sexuels commencent franchement à devenir glauques. La vie d’Alison va basculer le jour où Aaron s’invite de force à la maison. Après avoir neutralisé son mari, le drôle de personnage va faire basculer la vie d’Alison... de manière inattendue.

Ce pitch, synonyme de home invasion en bonne et due forme, est celui de Deadly Virtues : Love. Honour. Obey., qui, s’il brille par un titre original, ne semblait pas devoir étonner le public du BIFFF par son traitement, d’autant qu’Ate de Jong, vieux routinier du genre, n’avait plus marqué les esprits depuis très longtemps.

Le cinéaste, qui avait déjà fréquenté le BIFFF en 1992 en y proposant deux films, débute d’ailleurs son oeuvre de manière très balisée, ne réinventant pas le genre et s’inscrivant dans la longue tradition des home invasions classiques. Et pourtant, le métrage n’a rien de similaire avec ses congénères car, au fil des minutes, s’égrainent les éléments d’un ensemble très particulier. Le scénario de Mark Rogers fait alors son office : là où le spectateur s’attend à une simple intrusion faite de violence graphique, Deadly Virtues le plonge dans celle, crue et latente, d’un foyer ordinaire.

Bien plus qu’un simple film de genre, Deadly Virtues : Love. Honour. Obey. se trouve une véritable identité dans un univers plus dramatique, certes toujours teinté d’horreur, quotidienne bien entendu mais aussi instantanée avec quelques scènes de torture du plus bel effet. Le dernier quart de l’oeuvre permet à cette dernière d’atteindre un objectif inattendu, lourd de sens et éprouvant pour le spectateur. Celui-ci ne peut que ressentir les émotions et espérer, s’accrocher à l’espoir et craquer comme le fait l’héroïne du film.

Servi par d’excellents acteurs de surcroît très bien dirigés (en particulier Megan Maczko sur qui repose une bonne partie de la réussite générale de l’oeuvre), Deadly Virtues : Love. Honour. Obey. est sans conteste LA bonne surprise de ce BIFFF 2014. Totalement inattendu, le métrage sort donc de l’ombre... en espérant que des distributeurs francophones s’y intéressent de plus près : cette oeuvre est d’utilité publique !

BIFFF 2014 - PHOTOS - Zombifff Parade

Les zombies étaient de sortie samedi et notre Raymond Widawski aussi, ce qui nous vaut quelques photos de morts-vivants plutôt en forme !

BIFFF 2014 - L’excellence du thriller coréen

Cold Eyes et Intruders, figure de proue de l’industrie...

Depuis quelques années, le BIFFF a lancé une compétition thriller et le Pays du Matin Calme n’y est sans doute pas pour rien. La Corée a en effet prouvé au fil d’oeuvres monumentales qu’elle était plus que jamais l’eldorado du genre, entre J’ai rencontré le Diable, A Bittersweet Life, The Chaser ou les films de Park Chan-wook.

Si ce dernier et Kim Jee-woon font office d’orfèvres en la matière, le développement d’une véritable industrie nationale permet chaque année à quelques seconds couteaux d’émerger. Parmi ceux-ci, Young-Seok Noh, auteur d’Intruders, et le tandem Jo Ui-seok/Kim Byung-seo, responsable de Cold Eyes, ont fait le bonheur des spectateurs du BIFFF hier.

Certes moins inspirés que les canons du genre, Intruders et Cold Eyes sont la preuve ultime que le cinéma coréen est en plein essor car, même en livrant des ensembles moins impressionnants, il parvient à surprendre et surtout à jouer avec une certaine excellence avec une tension croissante et un rythme échevelé.

Au niveau tension, Intruders se permet d’ailleurs une petite originalité puisque celle-ci provient, une fois n’est pas coutume, du héros lui-même et est par la suite développée avec brio par Young-Seok Noh qui joue par ailleurs d’un sous-texte politique angoissant et parsème son oeuvre d’un certain humour noir.

Cold Eyes, lui, est de facture plus classique et ressemble à s’y méprendre à un crossover entre Julie Lescaut et Les Experts. Cités comme cela, ces exemples ne font pas miroiter une grande oeuvre mais si l’on y ajoute la traditionnelle qualité de mise au Pays du Matin Calme, un rythme hautement appréciable et la mise en lumière d’une brigade policière très spéciale, on obtient une nouvelle petite claque. S’appuyant sur un casting très convaincant, ce remake du hongkongais Eye in the Sky, produit par Johnnie To, surpasse largement l’original. Plus de punch, plus d’action et de grandes qualités dans la caractérisation des personnages en font un ensemble qui se tient et qui tutoie à certains moments les plus beaux exemples du génie coréen en matière de thriller. Un méchant un peu plus retors et badass aurait sans doute permis au film de titiller le rang de petit chef d’oeuvre.

Quoi qu’il en soit, la Compétition Thriller de ce BIFFF 2014 est encore très relevée et les Coréens n’y sont une nouvelle fois pas pour rien...

BIFFF 2014 - PHOTOS - Zombies, body painting et réal’

L’œil avisé de notre Raimundo Widawski a encore fait des merveilles. Après avoir pris notre rédac’ chef dans une position étrange lors d’un match de foot, voici qu’il a capturé quelques zombies, mais aussi Naoya Tashiro - réalisateur de Zombie TV - et sa donzelle.

BIFFF 2014 - All Cheerleaders die

Un film fait pour le BIFFF...

Il suffit souvent d’un étincelle pour embraser le public du BIFFF, bien connu pour être l’un des plus chauds (lisez même le plus chaud) de la planète. Comme Benjamin Rocher, coréalisateur de Goal of the Dead, l’affirmait voici peu, il a eu l’occasion de revoir son film dans une véritable ambiance de stade grâce à l’assistance bruxelloise.

Et les aficionados du BIFFF ont une nouvelle fois prouvé hier leur amour pour le genre, mais aussi pour les belles pépées durant la séance d’All Cheerleaders die. Il faut dire que, sur le papier, le film de Lucky McKee et Chris Sivertson était parfaitement calibré pour le public de la Capitale, qui ne s’y est d’ailleurs pas trompé et s’est rendu en masse dans la salle 1.

Et le brasier a pris tout de suite grâce aux belles carrosseries d’une oeuvre qui en a sous le capot. Il ne s’agit certes pas de la meilleure copie rendue par les deux cinéastes, mais l’alchimie parfaite entre fessiers rebondis, scènes gentiment érotiques et action débridée a eu tôt fait d’allumer la mèche (restons polis !) d’un public qui ne demandait que cela. Le côté clipesque de certaines séquences, agrémentées d’une bande originale très appréciable alliant rap bien balancé et rock plus ou moins commercial, a aussi servi à chauffer la salle.

Il n’en fallait pas plus pour faire d’All Cheerleaders Die une nouvelle séance à ambiance. Tapant dans les mains à chaque début clinquant de thème musical (sauf ceux qui, de leurs doigts boudinés, mangeaient des Bugles), se réjouissant des quelques effets gore qui parsèment l’ensemble (sauf pour ceux qui devaient déjà supporter l’odeur des Bugles) et explosant d’enthousiasme à chaque roulage de patin ou déhanché sexy (là, pas de soucis, même pour le mangeur de chips invétéré), le public a fait son office et a une nouvelle fois placé la barre très haut en terme de décibels.

All Cheerleaders Die est donc un véritable film du BIFFF...

BIFFF 2014 - La réussite de l’humour hongrois

Heavenly Shift, l’une des petites pépites du festival...

Ils n’étaient sans doute pas beaucoup, les spectateurs qui attendaient impatiemment le hongrois Heavenly Shift, présenté dans la catégorie Septième Parallèle et diffusé sur l’écran de la salle 2 hier, sur le coup de 16h. L’autre film hongrois de la programmation, Aura, avait en effet été plutôt insignifiant et l’on se demandait bien ce que donnerait une comédie jugée "absurde" provenant de la même contrée.

Force est de constater après coup que ceux qui sont restés au bar pour s’enquiller des Trolls ont eu vraiment tort : Heavenly Shift fait en effet partie des plus belles réussites du festival jusqu’à présent et pourrait même titiller les jurés de la Compétition Septième Parallèle pour s’emparer d’un prix mérité.

Ce premier long métrage de Mark Bodzsar recèle tous les ingrédients d’une pleine réussite et étale dès les premiers instants une galerie de personnages à la caractérisation parfaitement ciselée. Du médecin véreux au déserteur qui découvre un nouvel univers underground en passant par un conducteur d’ambulance frappadingue, tout est mis en place pour donner lieu à une comédie de haut vol. Heavenly Shift suit donc Milan, déserteur de la guerre des Balkans, qui se retrouve à Budapest. Au détour d’une trachéotomie, Milan croise le chemin de deux cowboys paramédicaux, Kistamas et le docteur Fek, qui sillonnent les rues de la capitale toutes sirènes hurlantes, à l’affut de membres à recoudre. Avec son expérience, Milan qui a désespérément besoin d’argent afin de rapatrier sa blonde restée sous les bombes s’arrange pour rejoindre l’équipe. Par contre, pour ce qui est de leur partenariat avec les pompes funèbres, à coups d’euthanasies ponctuelles, on va peut-être attendre la fin de la période d’essai…

Avec un tel sujet, Heavenly Shift se devait de jouer dans la cour de l’humour noir, chose qu’il fait avec brio. Distillant au fil des minutes des situations plus cocasses les unes que les autres et quelques bons mots assénés notamment par un Roland Rába, qui campe le docteur Fek, au jeu impeccable, le métrage ne tarde pas à convaincre totalement. Doté de quelques enjeux romantiques (à distance), Heavenly Shift s’inscrit de suite dans le registre de la comédie, registre qu’il ne quittera jamais avec vingt minutes finales simplement hilarantes.

Récemment primé à Fantasporto (Prix du meilleur réalisateur, s’il vous plaît !), Heavenly Shift fait partie de ces réussites inattendues qui marquent la vie d’un festivalier et demeurent dans son subconscient durant de nombreuses années...

BIFFF 2014 - PHOTOS - Les personnages du BIFFF

Ils façonnent eux aussi l’identité du festival, d’animation en animation. Eux, ce sont les personnes déguisées que vous pouvez croiser à chaque détour de porte et qui, par quelques tours de passe-passe ou grâce à la puissance de leurs cordes vocales, s’apprêtent à changer votre soirée. Raymond Widawski a fait la rencontre de quelques-uns de ces personnages atypiques.

BIFFF 2014 - Kim Ki-Duk repousse les limites

Moebius, une perle de plus...

Cinéaste qui, au fil des années, s’est constitué une filmographie très enviable, Kim Ki-Duk, un an après un Pieta qui a déjà acquis le rang de chef-d’oeuvre, livre une nouvelle oeuvre qui ne manque pas de tonus : Moebius. Le film, qui a bousculé les us en Corée du Sud, au point d’être interdit dans les salles lambda et de n’être distribué que dans les cinémas X, a débarqué hier au BIFFF où les plus férus de l’Art de ce Grand Monsieur répondaient présents.

Moebius met en scène une mère qui tranche le phallus de son fils après avoir voulu couper celui de son mari. S’ensuit une descente aux enfers impressionnante pour la famille tout entière qui, bousculée dans ses us, doit trouver le moyen de donner une vie décente au fils mais aussi, en bonus, retrouver un semblant d’équilibre.

Comme un gros coup de point asséné sur le plexus, Moebius oppresse dès son entame grâce à une réalisation réaliste et millimétrée de Kim Ki-Duk. Le cinéaste coréen livre en effet une oeuvre où les principaux protagonistes se sont tus dès la première seconde et les rares sons perceptibles se révèlent être des grognements. Après une première scène servant de stimulus idéal à l’histoire, le metteur en scène ne se départit jamais d’une ambiance lourde, froide et glauque.

En plus, les quelques défauts de l’image, tels que le grain épais, renforcent encore le caractère ultra-réaliste d’un drame familial qui bouscule les us. Les personnages en prennent tour à tour pour leur grade et la recherche de la jouissance sans phallus revêt petit à petit l’apparence d’une quête du Saint-Graal. Celui-ci prendra d’ailleurs la forme la plus éprouvante qui soit en plein milieu du film, le jeune "héros" trouvant du plaisir à voir son épaule pénétrée telle un utérus. Ajoutons en plus de cela quelques séquences qui changeront à jamais notre vision des pierres ponces ainsi qu’un final aux coups de boutoir ininterrompus et l’on obtient un chef-d’oeuvre pur jus. Kim Ki-Duk prouve une nouvelle fois que ses dernières créations, à mille lieues de ce qu’il faisait avant de prendre le parti de radicaliser son cinéma, ne manquent guère de tonus et s’inscrivent dans un style, qui ne plaira certes pas à tous, mais qui acquiert instantanément le statut de culte.

BIFFF 2014 - PHOTOS - Make-up

Quelques make-up vus par notre ami Raymond Widawski...

BIFFF 2014 - La réussite Let us Prey

Le film irlandais surprend son monde...

L’Irlande a pris la bonne habitude de surprendre les spectateurs du BIFFF. Si l’on omet le pompeux Wake Wood, toutes les autres productions à avoir pris place sur les écrans du festival bruxellois ont en général marqué les esprits (Stitches, Outcast,...), y apposant une griffe indélébile.

Le moins que l’on puisse dire est que Let us Prey, premier long métrage de Brian O’Malley, fait partie de la grande tradition de réussite de l’Irlande en terres bruxelloises. Avec un Liam Cunningham plus convaincant et mystérieux que jamais en guise de tête d’affiche, le film attirait certes déjà les regards, mais les spectateurs étaient loin de se douter qu’ils pourraient compter sur un tel spectacle.

Let Us Prey suit Rachel, une agent de police récemment transférée dans un village de campagne. Durant sa première nuit, après avoir arrêté le seul criminel du coin, elle va devoir faire face à un vieil homme particulièrement retors. Si elle l’arrête facilement, elle ne tarde pas à découvrir que sa présence au commissariat fait remonter à la surface le passé trouble de la petite communauté. Et ces réminiscences prennent des formes diverses : massacre d’une famille entière, crime homophobe, tabassage en règle, .... Autant d’éléments finement distillés par O’Malley tout au long de son film. Certes pas exempt de l’un ou l’autre reproche, Let Us Prey compose à merveille avec son petit budget en procédant à une très intelligente unité de lieu et en réduisant au maximum le nombre de ses intervenants. Le métrage se transforme donc rapidement en huis clos à la fois étouffant, notamment lors des visions des différents protagonistes, et rythmé, O’Malley ne lâchant pas d’une semelle son héroïne, campée de façon convaincante par Pollyanna McIntosh, qui en verra de toutes les couleurs.

Le final, totalement what-the-fuck, permet de surcroît au film de sortir définitivement du carcan des références que l’on pouvait lui prêter. Si l’on omet une image finale qui ne cadre pas du tout avec le reste du récit, Let Us Prey est donc une pleine réussite...

BIFFF 2014 - PHOTOS

Quelques personnages très hauts en couleur une nouvelle fois vus par Raymond Widawski.

BIFFF 2014 - Récapitulatif photos

Retrouvez ci-dessous toutes les photos prises par notre ami Raymond Widawski.

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