BIFFF 2010

Gazette du BIFFF 7 avril 2010

Jour J-1

Sommaire :

  • La préparation des chroniqueurs
  • Preview : The fourth kind
  • Le programme de demain

LA PREPARATION DES CHRONIQUEURS

Evil Seb

Voilà déjà le retour de la grand messe fantastique belge annuelle. Pour nous autres, fantasticophiles de tous poils, le rendez-vous bruxellois marque le retour des beaux jours. Le Bifff c’est un peu notre banquet gaulois à nous. On mange, on chante, on boit et on se met des films plein la panse toute la journée. On savoure, on aime, on a mal au bide et on vomit des fois mais toujours dans la joie et la bonne humeur. Rien de tel qu’une série de mauvaise piquette horrifique pour apprécier un vrai grand cru à sa juste valeur. Cette année malgré tout, le banquet sera de courte durée pour moi. Je ne pourrai assister qu’à une petite partie du BIFFF. Comme vous le savez, je me suis lancé dans le grand bain avec « In The Shadow » et comme le film est en pleine phase de post-production et de promotion/recherche de distributeurs/acheteur, je ne peux pas abandonner les gars pendant deux semaines car, dans le vrai cinéma indépendant, tout le monde met les mains dans le cambouis. Et petite info bonus et toute chaude, je dois également me lancer dans l’écriture d’un tout nouveau projet mais chuuut…je ne vous ai rien dit. Mais malgré ça, comptez sur moi pour ce début de BIFFF, je ne manquerai pas de vous rapporter mes impressions sur les dernières péloches asiatiques (et autres) venues éclabousser les écrans bruxellois ! J’ai d’autant plus hâte de revoir mes joyeux camarades biffeurs ainsi que mes collègues et amis membres de la rédaction ! Enfin une petite question me brûle les lèvres et je ne peux résister à la tentation de vous la poser ?

« Mais pourquoi est-il si méchant ? »

Mae Nak

Après la séquestration d’un informaticien (qui n’avait d’informaticien que le nom) et le viol d’un technicien d’une firme de téléphonie belge bien connue (ben oui, un pré-BIFFF sans internet, c’est la galère), Mae-Nak revient plus fort que jamais pour tenter de vivre un BIFFF en bonne et due forme. Au programme : Cuvée des Trolls et bandes bien barges se multiplieront, ce qui demande une préparation physique et mentale plus qu’intense, débutée à la mi-mars par la mise sur pied d’une assuétude assez importante au houblon. Comme le quotidien du chroniqueur de Cinemafantastique.net est de toute façon peuplé de bandes à peine regardables, soit de médiocrité soit à cause de leur caractère trash, le cinéma ne sera à vrai dire qu’une formalité par rapport au manque de sommeil et aux migraines post-alcooliques provoquées par de telles festivités.

Heureusement, habitant relativement loin de Bruxelles et de son fameux site de Tour & Taxis, Mae-Nak a enfin trouvé la solution pour ne pas se taper deux heures de routes par nuit : s’accoupler avec un étudiant au physique ingrat logeant momentanément à Bruxelles. Hormis quelques douleurs bien senties au niveau du fessier, Mae-Nak devrait donc être en forme, heureux et plus présent que jamais sur l’esplanade de Tour & Taxis...

Damien

"Mais il va quand même pas me saper mon BIFFF c’t’enfoiré ? Non mais, il a une foulée de semaines pour pointer le bout de son fion et il trouve rien de mieux que d’arriver en plein quand on l’attend pas... " L’enfoiré en question, c’est mon fils qui est censé arriver sous peu et qui fait des pieds et des mains pour me gâcher LE moment de l’année que j’attends avec fébrilité depuis... fin avril 2009. Enfin, c’est pas pour autant que je vais rester cloitré à la baraque pendant que mes compères se tapent des dizaines de bandes, les discours de maître Delmote, les litrons de Trolls et les délicieuses caissières qui mettent leurs charmes en avant pour écouler un max de jetons. Pas question ! La corde et ma cagoule sont prêts, dès que ma blonde s’endort et que ej me suis assuré que son MR73 est inatteignable, j’me fais la malle et je rejoins Bruxelles...

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting

Certains se tournent vers la Mecque, d’autres vers les montagnes de Compostelle et d’autres encore vers... Bruxelles et son BIFFF. Une nouvelle fois on va prendre son bâton de pèlerin et assister à la grande messe du cinéma fantastique pendant presque deux semaines. On va poser son popotin dans les sièges douteux de Tour & Taxis, gueuler notre libido et répondre aux appels des geeks aussi sevrés que des taulards sans gonzesse, filer vers le dernier (premier ?) train du jour pour vous satisfaire en rumeurs, tendances ou autres interviews. Le sac est prêt : le sandwich, la Troll et... ben le reste on s’en fout. Que la fête commence !!

Winslow Leach

Après avoir passé une semaine dans les montagnes à la recherche du yéti, Winslow Leach est de retour en Belgique, parfaitement oxygéné et plus en forme que jamais ! Il fallait bien ce grand bol d’air frais pour lui remettre les idées en place avant d’attaquer la 28ème édition du festival le plus déjanté de la planète. Treize jours d’hémoglobine, de bière et de substances étranges venues d’ailleurs (et non pas de mon cul !) d’où nul ne ressortira indemne. Finies les romances à l’eau de rose (houlà ! J’ai une envie pressante de retourner aux Twilight !), maintenant, ça va CHIIIIER !! Luc Besson peut trembler, Winslow Leach est fin prêt à lui botter les fesses (et ce, bien avant la clôture) avant de mettre à poil la petite Louise Bourgoin (RRRrrrr !!! comme dirait Jean-Paul Rouve). Les festivités n’ont pas encore commencé qu’il est déjà déchaîné. Le seul moyen de le calmer sera de l’enfermer dans le carré vip aux côtés de Dee Wallace...ou d’envoyer l’irascible Uwe Boll lui coller un pain.

Hellrick

Après 2 semaines passées à éplucher le programme, à chercher des infos sur les films, à râler sur les horaires de diffusion bien trop tardives de certaines bandes trop barrées pour le prime time (mais c’est quand qu’on dort !!!!), à réfléchir à des vannes foireuses capables de réveiller les mornes séances de début d’après midi, Hellrick a décidé que finalement, il ne servait à rien de se confectionner un programme de projection. Le plus simple est d’arriver à la première séance et de tenir jusqu’à épuisement complet, rejet salutaire (non, pas encore une daube asiatique !!!) ou fermeture des paupières...Bientôt une téléréalité consacrée à l’endurance des festivaliers tournée live à Tour & Taxi à la plus grande satisfaction des spectateurs heureux !

Sartana

Moi chuis pas un p’tit joueur. Ha ça non !!! Un vrai cador d’la salle obscure le Sartana, la Rolls des rétines made in cinémafantastique. Ca vient pas comme ça hein. Faut de l’entraînement, de la rigueur, c’est pas le Club Med le BIFFF, ça ce saurait. Non, moi je déconne pas avec la préparation. Question de principe. Alors, comme l’année dernière, chuis allé en stage préparatoire au festoche OFFSCREEN, histoire de bien user mes fonds de culottes sur les banquettes du Nova. De quoi faire passer les fauteuils du festival pour des sacs de Moltonel. C’est que lors de l’édition précédente j’étais à deux doigts de l’ablation fessière pour accumulation critique d’essarts au fion. Bon c’est pas tout ça, mais j’ai mes salades à préparer pour avoir de chouettes tupperwares de bouffe à déguster pendant les projections. WELCOOOOME !!!!!


PREVIEW

Déjà auteur du pitoyable The Cavern, sorte de sous-exploitation de l’excellent The Descent, Olatunde Osasunmi ne fait pas vraiment partie des réalisateurs fétiches des amateurs de cinéma de genre. Néanmoins, la sortie de son nouveau film aux Etats-Unis, The Fourth Kind, avec à l’affiche la jolie Milla Jovovich, a créé un certain émoi, la bande squattant quelques temps les salles obscures du pays de l’Oncle Sam.

Alors que The Fourth Kind aura connu sa première sortie DVD la veille en Suède, le métrage prendra place lors de la très prisée séance d’ouverture du BIFFF 2010 qui aura lieu à 20h30 sur le site de Tour & Taxis. Entre les guests, la presse et les biffeurs aguerris, tout heureux de découvrir enfin le festival nouveau, la salle devrait être bondée pour accueillir ce que la critique américaine a volontiers qualifié de popcorn movie.

Loin des œuvres profondes et viscérales qui prendront place dans la suite de l’événement bruxellois, The Fourth Kind a dès lors de grandes chances de plaire à un public bien plus large qu’à l’habitude, surtout là, dans ce premier jour, pour participer à un moment de détente et d’évasion tout en savourant les premières lampées de Cuvée des Trolls.

Dès lors, la projection en elle-même du métrage en deviendrait presque anecdotique, malgré le fait que celui-ci soit doté d’un pitch plutôt attrayant faisant fi d’un titre accrocheur évoquant l’ancien chef-d’œuvre de Steven Spielberg (The Third Kind, alias Rencontres du Troisième Type). Distribué par Belga Films dans nos contrées et produit par de petites sociétés américaines qui, petit à petit, ont su se faire une place au soleil, The Fourth Kind est vendu comme un pur ensemble terrifiant, la prod vantant à l’envi les mérites du cinéaste dans le domaine de l’angoisse.

S’il paraît clair que les commentaires dithyrambiques de cette dernière semblent quelque peu exagérés, il y a néanmoins de fortes chances pour que The Fourth Kind mérite une large salve d’applaudissements de la part d’un public simplement conquis par la renaissance de l’événement annuel bruxellois. Surfant sur le thème extra-terrestre propre à Rencontres du Troisième Type, l’action de l’œuvre d’Osansunmi prend place à Norme, en Alaska, où bon nombre de personnes ont disparu dans les années 60. Le docteur Abigail Tyler commence alors à enregistrer des séances de discussion avec ses patients traumatisés par leur enlèvement...


LE PROGRAMME DE DEMAIN

20H30

The fourth kind

Réalisé par Olatunde Osunsanmi

Avec Milla Jovovich, Will Patton, Hakeem Kae-Kazim

Pays : USA

Hors compétition


Gazette du BIFFF 8 avril 2010

Jour 1

Sommaire :

  • Les attentes des chroniqueurs
  • Preview : Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc Sec
  • Interview : Adam Mason parle de Blood river
  • Le programme de demain

LES ATTENTES DES CHRONIQUEURS

Chaque nouvelle édition ne saurait se passer du top 5 prévisionnel des chroniqueurs de Cinemafantastique qui annonce bien souvent un n’importe quoi organisé...

Evil Seb

1 Symbol

2 Vampire Girl Vs Frankenstein Girl

3 Hard Revenge Milly

4 Human Centipede

5 Ikigami

Mae Nak

1 Deliver us from Evil

2 The Killer inside me

3 Pontypool

4 Symbol

5 ZMD : Zombie of Mass Destruction

Damien

1 The door

2 Symbol

3 The collector

4 The killer inside me

5 Under the moutain

Gore Sliclez

1 Survival of the Dead

2 Christopher Roth

3 Pontypool

4 Valhalla Rising

5 The Crazies

Winslow Leach

1 Valhalla rising

2 Kick ass

3 Daybreakers

4 Vampire girl vs Frankenstein girl

5 Zombies of Mass destruction

Sartana

1 Valhalla Rising

2 A sebrian film

3 Hard revenge milly

4 Fish story

5 Giallo (même si je sais que ça va être tout pourrave)

Hellrick

1 Valhalla Rising

2 Kick Ass !

3 Give Em Hell Malone

4 Deliver Us from Evil

5 The Killer Inside Me


PREVIEW

Si le BIFFF cuvée 2009 nous avait proposé son avant-première mondiale de Star Trek, qui a connu un succès sans précédent sur le site de Tour & Taxis, les Trekkies débarquant en meutes organisées et déguisées, la 28ème édition de l’événement bruxellois ne sera pas en reste avec l’accueil, en primeur, du dernier métrage de Luc Besson, le très attendu Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Ce sera dès lors la foule des grands soirs en ce vendredi 9 avril, d’autant que le métrage est entouré d’énormes succès critiques tels que The Collector ou encore Survival of the Dead. Mais c’est véritablement le film de Luc Besson, qui sera d’ailleurs présent pour présenter sa nouvelle création en compagnie de la magnifique Louise Bourgouin, qui retiendra toutes les attentions, le cinéaste ne laissant personne indifférent, fans comme détracteurs.

La réservation des billets pour la séance étant de mise, on s’attend par ailleurs à ce que pas mal de curieux restent sur le carreau et ce malgré l’envie indéniable de découvrir cette adaptation cinématographique de la série de bandes dessinées éponymes de Jacques Tardi qui, pour l’occasion, s’est d’ailleurs mué en scénariste de luxe.

Déjà vendu aux distributeurs du monde entier il y a quelques mois, avant même la publication d’une première bande-annonce (ce qui est excessivement rare pour un film français), Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec fera donc office de véritable événement lors de ce BIFFF 2010, d’autant que le pitch laisse à penser que l’œuvre sera tournée vers un grand public il est vrai fort peu impliqué dans la plupart des projections.

En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c’est la panique ! Un oeuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l’oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d’autres surprises extraordinaires..


INTERVIEW D’ADAM MASON

Pouvez-vous en dire plus sur votre prochain film « Blood River » ?

Ce n’est pas mon prochain film car j’en ai fait un autre depuis intitulé Luster. Je suis très fier de Blood River et c’est très certainement mon meilleur film. Pour moi c’est un peu comme une version améliorée, définitive de Broken. C’est un peu différent. Ce n’est certainement pas ultra violent mais extrêmement bouleversant. En quelque sorte, c’est un peu comment je vois le monde actuellement. Ça parle justement de ce démon que nous avons tous à l’intérieur de nous et ce masque que nous portons. Si vous êtes du genre à observer quelqu’un en vous demandant « je ne sais absolument pas quel genre d’enc... tu es » alors ce film est pour vous !

Vous travaillez une nouvelle fois avec Andrew Howard. Pourquoi aimez-vous tellement travailler avec lui ?

Parce que c’est un génie et mon meilleur ami. Il est tout simplement un extraordinaire acteur. Lui et moi sommes comme de vieux brisquards. Nous avons eu des hauts et des bas. Il est de mon côté et vice versa, il ne m’a jamais laissé tomber et il n’est rien d’autre que brillant. Vous allez le voir de plus en plus dans les prochaines années, son temps arrive enfin... Quand on regarde le trailer on a l’impression que vous avez bénéficié d’un plus large budget. C’était pourtant le même que pour Devil’s Chair. C’est incroyable ce qu’une ville fantôme et quelques montagnes peuvent faire. J’ai appris cette leçon quand j’ai réalisé un court métrage intitulé « Prey in Norway ». Si ça coûte la même chose de tourner un film dans une petite pièce aux murs blancs que dans un film aux décors épiques mon choix est fait.

C’est votre premier film aux Etats-Unis. Est-ce une nouvelle méthode de travail ? Comment s’est passé celui-ci ?

Non, c’est pareil ! J’utilise beaucoup de personnes de mon équipe anglaise. Le tournage était toujours plongé dans le brouillard. Nous avons tous vécu dans une ville fantôme c’était très marrant. Quand vous regarderez le film vous devez vous imaginez ceci : trente gars secoués dans ces vieilles bâtisses avec des serpents et des araignées comme compagnons. Nous avons passé un super moment et depuis j’adore le désert !

Vous allez affronter la MPAA. Comment vous préparez-vous à cela ?

Oh, je n’y pense pas vraiment. Je n’offre pas vraiment une merde de gore. Je suis plutôt dans le côté psychologique. Ils peuvent toujours se brosser avec ça... De toute façon avec le DVD tout est en version « unrated » ces derniers temps, donc c’est de moins en moins un problème. Les rats du business ont d’ailleurs réalisé qu’ils pouvaient faire deux audiences : faire aller le public au cinéma et sortir ensuite le DVD Unrated pour le même public et donc vendre la même merde deux fois !


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Blood river

Réalisé par Adam Mason

Avec Andrew Howard, Tess Panzer, Ian Duncan

Pays : USA, Angleterre

Hors compétition


16h00

The collector

Réalisé par Marcus Dunstan

Avec Madeline Zima, Josh Stewart, Andrea Roth

Pays : USA

Hors compétition


18h00

Hidden

Réalisé par Pal Ole

Avec Arthur Berning, Knut Morten Brekke, Gabriel August Gjønnes

Pays : Norvège

Compétition internationale


20h00

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec

Réalisé par Luc Besson

Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche, Philippe Nahon

Pays : France

Hors compétition


22h00

Survival of the dead

Réalisé par George Romero

Avec Devon Bostick, Julian Richings, Athena Karkanis

Pays : USA

Hors compétition


00h00

Hard revenge, Milly

Réalisé par Takanori Tsujimoto

Avec Miki Mizuno

Pays : Japon

Hors compétition


Gazette du BIFFF 9 avril 2010

Jour 2

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Parole aux festivaliers
  • Compte-rendu
  • Preview : The door
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

The fourth kind

Damien : 1 étoile

Bordélique dans sa forme (l’inondation de split screens, façon Schumacher) comme dans son traitement de l’histoire, avec ou sans H majuscule (des Sumériens aux aliens, y a qu’un pas apparemment), The Fourth kind constitue assurément l’une des pires bandes sur le phénomène des abductions. Vais me remater Altered là-dessus !

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting : 3 étoiles

Perturbant avant d’être totalement bluffant, The Fourth Kind allie effets ultraréalistes et métrage classique comme pour mieux nous piéger sur cette frontière devenue étroite ces derniers temps entre documentaire et simple film de genre. Si le procédé peut commencer à lasser, le résultat ici reste interpellant et fait mouche. Certaines scènes de The Fourth Kind sont tout simplement flippantes à souhait...

Mae Nak : 1 étoile

Quand la rencontre du quatrième type tourne à l’arnaque de premier ordre.


PAROLE AUX FESTIVALIERS

Moreno Boriani nous livre son avis sur The Fourth Kind. Et croyez-nous, la psychologie, c’est son rayon !


COMPTE-RENDU

Et voilà, l’ouverture, c’est fait. Quel pied ! Tour et Taxis (presque) noir de monde, la Trolls qui coule à flots, Damien Marchal qui se balade avec son programme sous le bras, les premières élucubrations de Guy Delmote (mais pourquoi s’entêter à prononcer les mots de plus de 22 lettres en néerlandais ???) et un film méga-pourri pour couronner le tout. Soyons francs, l’intérêt de cette soirée était ailleurs... Plus précisément au bar Trolls où se sont retrouvés amis du genre, cinéphiles de tout poil et simples curieux pour discuter de The fourth Kind (alias Rencontres du quatrième type) et du coup de vieux qu’a pris Milla Jovovich, vachement moins alerte ici que dans Resident evil (ah, la robe rouge et les bottes, ça vous change une femme, j’vous l’dis).

Allez, ce vendredi s’avère bien plus prometteur... On se remet en route bordel ! LA POOOOORTE !!!!


PREVIEW

Jusque-là habitué aux séries télévisée allemandes fauchées comme les blés, à quelques téléfilms et à nombre de comédies légères, Anno Saul a surpris son monde il y a peu en proposant The Door, aka Die Tür au dernier Festival de Gerardmer. Repartant avec, dans ses valises, le Grand Prix de l’événement vosgien, le cinéaste germanique a d’ores et déjà écrit une des plus belles pages du cinéma d’un pays plutôt méconnu dans le genre fantastique.

Faisant indéniablement partie des favoris pour l’obtention d’un Corbeau d’or, ce qui assiérait définitivement la réputation de l’œuvre, The Door peut sa targuer de surprendre le spectateur par un traitement particulièrement troublant. Alliant séquences morbides, drôles ou mélancoliques, le métrage provoque visiblement une véritable réflexion personnelle, jouant sur la sensibilité de chacun des spectateurs.

Ceux du BIFFF seront donc gâtés sur le coup de 22 heures puisqu’ils pourront découvrir l’œuvre de Saul avant que la Fantastic Night ne déboule pour les chambouler définitivement. Mais que raconte exactement The Door ? David, un ancien peintre à succès, cherche un sens à sa vie après s’être rendu responsable de la mort de sa fille de sept ans. Cinq ans plus tard, il découvre une porte qui lui donne une seconde chance, celle de recommencer tout à zéro. Mais ce nouveau départ qui tient du miracle va se transformer en un cauchemar éveillé car dans le passé, les apparences sont trompeuses...

Ce pitch rappelant presque automatiquement celui du fabuleux Antichrist de Lars von Trier, The Door s’éloigne de l’œuvre du cinéaste suédois par un traitement totalement différent pour livrer une œuvre qui s’annonce comme véritablement labyrinthique, développant à l’envi des paradoxes temporels où le héros évolue avec grande difficulté.

Celui-ci, incarné par l’excellent Mads Mikkelsen, aura donc sa part de responsabilités dans les émotions créées auprès des nombreux biffeurs peuplant une salle en ébullition avant les événements de la nuit et qui, sans aucun doute, ne regretteront pas une séance qui s’annonce particulièrement poignante et cérébralement presque dérangeante.

Oui, The Door part bien comme l’un des principaux favoris de ce BIFFF 2010…


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Ikigami

Réalisé par Tomoyuki Takimoto

Avec Shota Matsuda, Kôji Tsukamoto, Riko Narumi

Pays : Japon

Hors compétition


16h00

Pontypool

Réalisé par Bruce McDonald

Avec Stephen McHattie, Lisa Houle, Georgina Reilly

Pays : Canada

Hors compétition


18h00

Christopher Roth

Réalisé par Max Sender

Avec Joaquim de Almeida, Anna Galiena, Francesco Guzzo

Pays : Belgique, Italie

Compétition internationale


20h00

Solomon Kane

Réalisé par Michael J. Bassett

Avec James Purefoy, Max Von Sydow, James Babson

Pays : France, République Tchèque, Angleterre

Compétition Méliès


22h00

The door

Réalisé par Anno Saul

Avec Mads Mikkelsen, Jessica Schwarz, Heike Makatsch

Pays : Allemagne

Compétition Méliès


00h00

Daybreakers

Réalisé par Michael Spierig & Peter Spierig

Avec Ethan Hawke, Sam Neill, Willem Dafoe

Pays : Australie

Hors compétition


02h00

Vampire girl vs Frankenstein girl

Réalisé par Yoshihiro Nishimura & Naoyuki Tomomatsu

Avec Yukie Kawamura, Elly Otoguro, Takumi Saito

Pays : Japon

Hors compétition


04h00

Macabre

Réalisé par Mo Brothers

Avec Ario Bayu, Shareefa Daanish, Julie Estelle

Pays : Singapour, Indonésie

Hors compétition


06h00

Ghost machine

Réalisé par Chris Hartwill

Avec Sean Faris, Rachael Taylor, Joshua Dallas

Pays : Angleterre

Hors compétition


Gazette du BIFFF 10 avril 2010

Jour 3

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Deliver us from evil
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Blood river

Damien : 3 étoiles

Thriller psycho littéralement perturbant, Blood river tire profit du climat irrespirable que procurent la chaleur caniculaire du désert et la mise en scène serrée de Mason

Mae Nak : 2 étoiles

Spectaculaire malgré d’énormes défauts. Le nouveau Mason est un film plein et généreux. Dommage ces longueurs...

Hellrick : 2 étoiles

Une bonne idée de départ gâchée par un script beaucoup trop bavard et tiré en longueur

The collector

Damien : 3 étoiles

Thriller pur et dur, plutôt burné qui tourne au slasher brut sur la fin, The collector n’a pas failli à sa réputation et propose de bout en bout un spectacle haletant.

Gore Sliclez : 2 étoiles

Un torture porn ultra classique avec ses visuels gore gratuits ou comment un "Jigsaw SM" s’approprie votre demeure et la transforme en piège redoutable et effrayant. Suspense garanti (ça fonctionne toujours) et images insoutenables au programme.

Mae Nak : 1 étoile

Compilation de clichés du cinéma de genre de ces dernières années. Hormis quelques allusions sanguinolentes, à oublier...

Sartana : 1 étoile

Torture Porn prétentieux, bourré de clichés désopilant, éclairé avec des néons de bordels, découpé à la tronçonneuse et complètement illisible(le réa à oublier les plans d’ensemble), The Collector est un film à côté de la plaque, qui broute plus qui’ il ne fout les boules…à faire passer Saw pour le film du siècle.

Hellrick : 2 étoiles

Enième torture porn sans originalité et franchement stupide en partie sauvé par de nombreuses scènes gore bien extrêmes.

Hidden

Damien : 2 étoiles

Plutôt épais et complexe dans sa construction, Hidden échoue dans la plupart des registres, tanguant fébrilement entre le film de maison hantée, le mystère et le récit à énigme.

Mae Nak : 2 étoiles

Assez ennuyeux malgré d’excellentes intentions. N’arrive jamais à instaurer un climax digne de ce nom.

Hellrick : 2 étoiles

Une histoire toute en lenteur et complètement obscure qui laisse le spectateur se faire sa propre opinion, ou le plonge juste dans un ennui profond

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec

Sartana : 3 étoiles

Besson adapte la série culte de Tardi en faisant d’un récit anar et très adulte un gros bonbon pas toujours finaud, souvent sympathique et toujours honnête dans sa démarche divertissante. Pas un grand film, mais une chouette sortie familiale, relativement rassurante après les Arthur et Angel A.

Hellrick : 3 étoiles

Divertissement popcorn tout à fait sympathique et rondement mené avec un humour efficace et un rythme soutenu, en partie gâché par quelques effets spéciaux ratés. Dans l’ensemble le contrat est néanmoins bien rempli.

Survival of the dead

Damien : 2 étoiles

Papy Romero prouve qu’il est toujours dans le coup et qu’on peut allier classicisme complet et gouailleries bêtifiantes sans se vautrer totalement. Moyen mais rafraichissant.

Mae Nak : 3 étoiles

Moins critique que d’habitude, Survival of the Dead semble être un film de clown horrifique assez drôle.

Winslow Leach : 2 étoiles

Romero semble s’amuser en alliant le drame et l’humour burlesque mais le manque de profondeur et l’atmosphère cheapos qui se dégage de ce Survival of the dead finit par provoquer une certaine lassitude chez le spectateur. Pour peu, on n’a pas l’impression d’être face à un film du maître.

Hard revenge, Milly

Sartana : 1 étoile

Bande nippone cheapesque et mal fichue, Hard Revenge, Milly fait mal aux rétines du premier plan au dernier, et ne sort le spectateur de sa torpeur que lors de rares débordements gores et burlesques. Un calvaire !!!

Mae Nak : 3 étoiles

Un délire comico-gore nippon dans la norme, renforcé par son caractère fauché et quelques dialogues bien salés.

Winslow Leach : 1 étoile

Le final est à chaque fois joyeusement gore mais d’ici là, on doit se coltiner une histoire de vengeance sans intérêt qui s’étire à n’en plus finir. Difficile dès lors de lutter contre un sommeil de plus en plus envahissant.


PAROLE AUX FESTIVALIERS

L’événement de la journée était évidemment l’avant-première internationale des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec. Trois avis recueillis à la sortie de la salle avec, au micro, Sacha Feiner, Noel Godin et Maxime Pasque.


COMPTE-RENDU

Quel beau vendredi pour la saison. Ce deuxième jour s’annonçait sous les meilleures auspices au vu des films en présence. Pensez donc : le dernier Adam Mason, suivi de la première tétée à la réal de Marcus Dunstan, le scénariste des merdasses de la franchise Saw depuis le quatrième volet, le dernier film de Monsieur (avec un M majuscule, s’il vous plaît) Luc Besson (majuscules également) et la dernière bande également (ben oui, on passe pas des chiasses de 1954 au BIFFF) de papy Romero.

Qualitativement, les séances alternaient le modestement bon avec le pire. Comme le soulignait Mae Nak : "Putain, y a que des films de merde. Heureusement, quand j’rentre, y a un Jean Rollin qui m’attend." Blasé comme pas deux, le trouducuteux apparemment bigleux est complètement passé à côté de quelques sympathiques découvertes. Blood river d’abord, qui ne peut s’enorgueillir d’être la révélation de l’année, mais qui constitue à ce jour l’essai de Mason le moins honteux. The collector, bien qu’il n’ait pas remporté les honneurs des foules assez tièdes, fait dans l’amusement bas de gamme, recyclant tous les pièges tordus de Saw au gré d’une réal ultra-cut, mais parvient à toucher la cible en proposant 1h30 de spectacle continuel. Hidden d’Oie Pal, quant à lui, se la joue film d’auteur, s’engouffrant dans la brèche des pompeuses péloches scandinaves qui se contentent du contemplatif et se gargarisent de la complexité, offrant ainsi aux spectateurs une énorme dose de somnifères.

Et puis... il y eut Luc. Le beau, le grand, le majestueux Luc. Dont le charisme éclabousse les mirettes des biffeurs en émoi, se pâmant devant son étonnante décontraction et parvenant à grand mal à compter le nombre de gorilles qui l’entourent. Luc toussote, ils tendent tous, avec la même allégeance que les serfs d’autrefois, leurs menottes fragiles pour récupérer la moindre éclaboussure. Luc va aux chiottes, ils le coursent en tendant le papier WC et en ceinturant son pantalon qui se fait la malle. Car Luc est un immense bonhomme qui vient d’empiler chefs-d’oeuvre sur chefs-d’oeuvre avec Angel-A, Arthur puis... Arthur. Et désormais Adèle, la grande héroïne de Tardi, qui hantait le site de Tour et Taxis à la recherche d’un oeuf gigantesque contenant un secret de polichinelle. Les foules amassées devant la porte de la grande salle (y a plus que celle-là en même temps) et les multiples animations des cabotins à canotiers ont failli faire oublier la résurrection de George Romero. Loin d’être son meilleur film, Survival of the Dead amuse de temps en temps et fait mouche au détour de quelques dialogues brillamment rédigés. De la distraction, des scènes plutôt gore, des effets spéciaux assez merdiques, Survival possédait tout ce qu’il fallait pour séduire l’assistance malgré tout réfractaire aux longues tirades consensuelles dans lesquelles s’embourbe la bande. Du Romero...

Là-dessus, les gars, je vais me coucher. Demain est un autre jour.

PREVIEW

Grand habitué de l’événement bruxellois, où il a remporté quelques unes de ses plus belles récompenses, le norvégien Ole Bornedal revient une fois de plus sur l’esplanade de Tour & Taxis dans l’optique d’être acclamé.

Cela devrait être chose faite assez facilement puisque son thriller (présenté dans la catégorie du même nom) Deliver us from Evil a déjà été applaudi à de maintes reprises et a déjà remporté une Mention Spéciale à Fantasporto il y a quelques semaines.

Grand favori de sa catégorie, Deliver us from Evil ne fait visiblement pas dans la dentelle et est annoncé comme l’un des films les plus violents de ce BIFFF 2010. Il faut dire que le pitch mis en place par Bornedal annonce un vigilante en bonne et due forme gonflé à la testostérone : Au Danemark, dans un petit village, un camionneur fonce sur une petite vieille sur la route. Au lieu d’appeler la police, il enlève la motocyclette et déplace le corps sur le bord de la route. Lorsque le mari se rend compte que sa femme a été tuée, il entre dans une fureur noire et entreprend, avec ses amis, de la venger. Sa cible, c’est l’étranger et sa famille. Il n’a aucune preuve tangible mais fonce tête baissée comme un taureau dans une arène…

Appartenant visiblement à la classe supérieure des rape and revenge des 70’s, Deliver us from Evil devrait faire bien plus fort que les récents I’ll never die alone (ce qui n’est pas compliqué !) ou autres Dernière Maison sur la Gauche, en proposant une critique sociétale sous-jacente.

Rompu à ce genre d’exercice, Ole Bornedal devrait par ailleurs, par l’entremise d’images choc et d’un montage nerveux, s’en prendre directement aux xénophobes en bardant son œuvre de séquences à peine supportables afin d’éviter de donner la psychologie à deux balles. Habitué depuis quelques temps à livrer des œuvres un peu trop gentillettes (The Substitute, malgré ses excellentes intentions, était sans doute trop enfantin), le cinéaste danois devrait revenir à ses véritables amours et offrir un merveilleux moment de tension au public bruxellois.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Cargo

Réalisé par Ivan Engler & Ralph Etter

Avec Martin Rapold, Michael Finger, Claude-Olivier Rudolph

Pays : Suisse

Compétition Méliès


16h00

1

Réalisé par Pater Sparrow

Avec Zoltan Mucsi, Laszlo Sinko, Pal Macsai

Pays : Hongrie

Compétition Méliès et 7è parallèle


18h00

King of Thorn

Réalisé par Kazuyoshi Katayama

Avec Kana Hanazawa, Eri Sendai, Toshiyuki Morikawa

Pays : Japon

Hors compétition


20h00

Ondine

Réalisé par Neil Jordan

Avec Colin Farrell, Alicja Bachleda-Curus, Tony Curran

Pays : Irlande, USA

Compétition internationale et Méliès


22h00

Deliver us from evil

Réalisé par Ole Bornedal

Avec Lasse Rimmer, Lene Nystrom Rasted, Fanny Bornedal

Pays : Danemark

Compétition Thriller


00h00

The human centipede

Réalisé par Tom Six

Avec Akihiro Kitamura, Dieter Laser, Andreas Leupold

Pays : Pays-Bas, Angleterre

Hors compétition

Gazette du BIFFF 11 avril 2010

Jour 4

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Le compte-rendu
  • Preview : Heartless
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Ikigami

Damien : 2 étoiles

Maladroitement agencé, Ikigami couvre, sur plus de deux heures, une pluralité de destins, en expédiant d’autres quand Mase offrait une place équitable à chacun, considérant ses sujets comme autant de miroirs réfléchissant une réalité tragique.

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting : 4 étoiles

Vision autocritique et dramatique d’un Japon individualiste pas si éloigné de la réalité, fidèlement adaptée par Tomoyuki Takimoto d’après le manga éponyme célèbre. Émouvant et merveilleusement interprété, le film accuse néanmoins une bonne demi heure de trop en raison de l’abondance des personnages de la saga. À voir absolument !

Mae Nak : 3 étoiles

Excellente adaptation du manga éponyme. Emotionnellement très prenant.

Pontypool

Gore Sliclez : 2 étoiles

Un début engageant et une interprétation phare de Stephen McHattie ne sauvent malheureusement pas un film à la complexité scénaristique déroutante. La deuxième partie, malgré des passages hilarants, fait retomber le soufflet à cause des quelques temps morts et d’une théorie linguistique des plus étonnantes. Grosse déception à la hauteur de l’attente suscitée par les rumeurs venant d’Outre-Atlantique.

Sartana : 4 étoiles

Après une entrée en matière déstabilisante, Bruce McDonald réussit le pari hyper couillu et casse-gueule de nous compter son délire d’invasion zombiesque sans quitter une seconde l’unique décor du film : une station radio. Visuellement irréprochable, immersif comme c’est pas permis et porté avec conviction par le gouailleur et charismatique Stephen McHattie, Pontypool se paye même le luxe d’être épisodiquement flippant et intriguant de bout en bout. Une belle surprise.

Mae Nak : 4 étoiles

Ou comment rendre une unité de lieu complètement surprenante. Un film de dialogues qui ne déçoit pas avec un grand Stephen McHattie.

Christopher Roth

Sartana : 2 étoiles

Sorte de giallo matiné de krimi made in Germany, Christopher Roth déçoit malgré le soin porté à sa photographie. La faute à un scénario vu et revu, une voix-off plombante de chez plombante et d’acteurs en mode "pilote automatique". Reste la magnifique scène de la salle de bain, digne des meilleurs thrillers transalpins de la belle époque, qui à elle seule nous laisse espérer que Max Sender remettra le couvert très vite, mais avec un scénariste à ses côtés cette fois-ci.

Hellrick : 2 étoiles

Hommage sincère même si quelque peu maladroit à différents sous genres dont le giallo, le film se suit sans déplaisir.

Mae Nak : 3 étoiles

Visuellement irréprochable, scénaristiquement un peu moins mais doté d’une scène gore à l’esthétique rare.

Solomon Kane

Evil Seb : 2 étoiles

Van Helsing est constipé, normal depuis le film de Sommers il s’est enfoncé un manche à balai dans le fondement. Je préfère le charisme et la classe funky de Hugh Jackman ainsi que la générosité de Sommers.

The door

Sartana : 5 étoiles

Prenez des acteurs en état de grâce. Balancez-les dans une histoire écrite avec autre chose que les pieds. Saupoudrez le tout d’une bonne dose d’idées de mise en scène simple mais efficaces, de rebondissements vraiment rebondissants, d’une pincée d’atmosphère poisseuse et d’humour noir, et vous obtiendrez Die Tür, une véritable petite merveille ! Bon appétit !!!

Daybreakers

Evil Seb : 3 étoiles

Un regard neuf et respectueux sur la société vampire, les frères Spierig maitrisent leur sujet mais l’écriture aurait gagnée à être plus ambitieuse.

Damien : 4 étoiles

Sans le moindre temps mort, Daybreakers déroule une intrigue maligne comme pas deux, menée par un casting de gueules et portée par une réalisation plutôt convaincante (quelques scories au niveau des effets numériques et quelques effets faciles en amenuisent la portée). Du sang frais pour les créatures de la nuit qui pourront de nouveau ressortir de l’ombre sans craindre de briller de mille feux mais bien de se consumer dans un seul...

Gore Sliclez : 2 étoiles

Sorte de Bienvenue à Gattaca, Daybreakers revisite le mythe des vampires sous un angle différent et inédit. Mais là réside l’unique surprise du film le reste, certes, est d’une efficacité redoutable, le scénario tient la route mais il manque ce petit grain de folie que ni le film, ni Ethan Hawke n’ont pas. Dommage...

Mae Nak : 4 étoiles

Du gore comme dans un zombie flick, les Spierig sont des génies.

Vampire girl vs Frankenstein girl

Damien : 1 étoile

Le bon gros film de festival bien bourrin comme il faut. Aussi chiant que TGP.

Hellrick : 1 étoile

Par l’équipe de Tokyo Gore Police, un nouveau délire entre romance niaise, comédie débile et gore extrême. Consternant mais amusant dans le bon état d’esprit

Winslow Leach : 1 étoile

Outrageusement gore et débile. C’est tellement ridicule et portnawak que l’ennui l’emporte sur le fun. On a bien rit quand même.

Mae Nak : 3 étoiles

Typiquement le film qui a sa place dans la contexte de la nuit. Aucun intérêt particulier si ce n’est l’amusement...

Macabre

Mae Nak : 3 étoiles

Massacre à la tronçonneuse made in Jakarta. Un pur moment de régal sanguinolent.


LE COMPTE-RENDU

Et c’est reparti pour un tour. Damien Taymans en direct de Pontypool (et accessoirement du site de Tour et Taxis) vous souhaite bien le bonjour. Journée de nouveau méga-chargée qui débute sous les meilleures auspices avec Ikigami, adaptation du manga devenu depuis culte. Un peu longuette, la bande se laisse cependant voir sans déplaisir, même s’il convient à mon sens de privilégier le matériau originel dont les enjeux dramatiques sont vachement mieux travaillés. Ensuite vient Pontypool, l’une des bonnes surprises de la journée, où un gars tient le crachoir pendant une heure sans qu’on s’emmerde outre-mesure. Assez original dans son propos (l’infection se transmet par les mots), le film s’essouffle malheureusement au bout d’une heure et se mord la queue en exploitant maladroitement son idée plutôt burnée.

Résonnez trompettes, Christopher Roth est le premier film belge découvert dans cette 28ème édition du BIFFF, qui sera bientôt flanquée de deux autres exemples : Glenn 3948 et Vampires. Sans être définitif, le deuxième film de Max Sender, chef op des derniers films d’Alexandre Aja, sonne comme un joli hommage au genre horrifique, compilant, au gré de quelques sympathiques séquences, des clins d’oeil aux slashers, gialli et autres torture porns. Le clou de la soirée fut incontestablement le film teuton The door qui remporta les honneurs au dernier festoche de Gerardmer. A lui seul, il retourna notre Sartana qui n’a jamais vu aussi bien depuis The card player et qui est allé se planquer dans les chiottes pour se palucher en songeant à Mikkelsen. Plus convaincante et émouvante encore était la remise du Corbeau d’honneur à sieur Lance Henriksen qui a eu droit à une immense standing ovation de la part de l’assistance, nourrie aux tétons cyber de Bishop et élevée par Frank Black.

Et puis, et puis, ben ... y a pas eu Frida, mais juste la nuit. En ouverture de l’échauffourée nocturne, Daybreakers réussit à réconcilier le public avec les vampires, tournés en ridicule par la saga Twilight. De vampires, il en était également question pour Vampire girl vs Frankenstein girl, le dernier délire du réal de TGP qui se paie le luxe de faire un film aussi chiant que le précédent en un peu moins long, ce qui n’est évidemment pas si mal. Quant au reste de la nuitée, aucun écho pour le moment puisque j’ai lamentablement filé à l’anglaise alors les sirupeux ensommeillés de la salle s’apprêtaient à garder les paupières entrouvertes pour Macabre, variation asiat du Massacre de Hooper. Hooper, le lâche, l’infâme, encore et toujours lui...


PREVIEW

Encensé par l’ensemble de la critique internationale, multi-primé à Fantasporto (Meilleur réalisateur, Meilleur acteur pour Jim Sturgess, Meilleur Film,…) et déjà en lice pour l’obtention d’un Méliès d’Or (Méliès d’Argent obtenu au Leeds International Film Festival) qui aura du mal à lui échapper à la fin de cette année, le Heartless de Philip Ridley a tout pour plaire.

Premièrement, sa bande-annonce est tout simplement à tomber par terre. Secundo, avec un pitch assez classique mais visiblement intelligent, Heartless a tout pour renouer avec le cinéma d’un certain Clive Barker, qui reste très cher au coeur des fantasticophiles. Enfin, la présence du génial Jim Strugess au casting devrait finir de convaincre les derniers réticents.

Mais que raconte exactement l’œuvre de Philip Ridley ? Heartless suit un jeune homme qui conclut un pacte avec le diable pour être plus séduisant aux yeux d’une belle inconnue. Ce qu’il ignore c’est que ce changement a un prix. En échange de la beauté, il devra tuer. Jusqu’où est-il donc prêt à aller pour séduire et s’accepter tel qu’il est ?
Visiblement doté d’une photographie incroyable ainsi que d’un style proche de celui de Midnight Meat Train, Heartless risque fort d’être un concurrent de choc pour les différents favoris à l’obtention du Corbeau d’Or, plus haute récompense décernée par le BIFFF. De plus, les spectateurs risquent fort d’adhérer à la projection qui aura lieu lors de la séance de 22 heures et le métrage de Ridley pourrait aussi se retrouver affublé d’un Prix Pégase du Public.

Déjà réalisateur de l’excellent Darkly Noon, Philip Ridley fait décidément figure de véritable sommité parmi les nouvelles égéries d’un cinéma de genre plus riche que jamais. Une chose est certaine, la nouvelle création de l’Anglais risque bien de faire chavirer l’assemblée de Tour & Taxis dans un grand moment de bonheur cinéphilique.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Savage

Réalisé par Brendan Muldowney

Avec Darren Healy, Nora-Jane Noone, Ryan Andrews

Pays : Irlande

Compétition Thriller


16h00

Fish story

Réalisé par Yoshihiro Nakamura

Avec Vincent Giry, Gaku Hamada, Atsushi Ito

Pays : Japon

Compétition 7è parallèle


18h00

Timer

Réalisé par Jac Schaeffer

Avec Emma Caulfield, Michelle Borth, John Patrick Amedori

Pays : USA

Hors compétition


20h00

Giallo

Réalisé par Dario Argento

Avec Adrien Brody, Emmanuelle Seigner, Elsa Pataky

Pays : Italie, USA

Hors compétition


22h00

Heartless

Réalisé par Philip Ridley

Avec Jim Sturgess, Timothy Spall, Eddie Marsan

Pays : Angleterre

Hors compétition


00h00

Invitation only

Réalisé par Kevin Ko

Avec Kristian Brodie, Bryant Chang, Vivi Ho

Pays : Taïwan

Hors compétition

Gazette du BIFFF 12 avril 2010

Jour 5

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Cold souls
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Cargo

Mae-Nak : 0 étoiles

Comment dépenser un maximum d’argent inutilement en mêlant Matrix et Pandorum...

1

Mae-Nak : 2 étoiles

Métrage ultra-complexe et hautement philosophique qui est resté assez incompréhensible. Reste néanmoins un certain sens de la mise en scène et une photo magnifique.

Damien : 1 étoile

C’est bien joli mais on comprend rien... Du coup, je mets 1 star...

King of Thorn

Winslow Leach : 1 étoile

Un scénario complexe malheureusement illustré de manière bordélique et une animation bien trop classique (on a souvent l’impression d’être devant un anime des années 90) transforment cette adaptation d’un manga culte en long métrage incompréhensible et ennuyeux. Dommage, il y avait du potentiel.

Ondine

Damien : 1 étoile

Au fait, Ondine à quelle heure ?

Deliver us from evil

Mae-Nak : 4 étoiles

Bornedal frise la perfection en alliant une esthétique tout simplement géniale à une histoire aussi attachante que violente. Critique d’une certaine société, Deliver us from evil fait sans aucun doute partie des fleurons de ce BIFFF 2010.

Damien : 4 étoiles

Straw dogs revisité Bornedal avec un soupçon d’ironie supplémentaire.

Winslow Leach : 3 étoiles

Entre thriller, drame et critique sociale, Ole Bornedal parvient sans mal à nous captiver avec son histoire âpre et violente qui retourne les esprits.

Sartana : 5 étoiles

Ole Bornedal est un grand réalisateur quand il bosse dans son Danemark natal, loin de Hollywood et de ses mogules constipé. La preuve en est son dernier bébé, une descente aux enfers hyper réflexive et glaçante sur la peur de l’autre. Les images sont belles à en pleurer, les acteurs plus vrais que nature et le montage d’une puissance narrative rare : LA vrai claque du festival jusqu’à présent !!!

The human centipede

Mae-Nak : Non-coté

Comme lors de chaque lendemain de Fantastic Night, la dernière séance est particulièrement éprouvante et rares sont ceux qui ne déclinent pas. Néanmoins, les premières minutes du film faisaient montre d’une assez bonne qualité.

Winslow Leach : 2 étoiles

Le pitch aussi barré qu’improbable (un mille-pattes humain, imaginez un peu !) n’est malheureusement pas assez exploité pour tenir la route sur le format long. Reste un savoir-faire indéniable de la part du réalisateur Tom Six et une interprétation complètement hallucinée de Dieter Laser dans le rôle du docteur Maboule.

Sartana : 3 étoiles

Délire potnawakesque volontairement débiloïde dans son propos, Human Centipede est l’exemple type des séances bifffiennes de minuit. Malgré une image numérique assez dégueulasse lors des séquences intérieures, Tom Six parvient à rendre une copie bien emballée, au découpage assez précis et aux mouvements de caméra pas dégueulasses, sa caméra s’attardant complaisamment sur la trogne de son comédien principal, Dieter Laser, sorte de personnage de dessin animé tout droit sortit de l’imaginaire du Peter Chung de Aeon Flux. Grotesque, gratos et souvent écrit à la ramasse, le film de Six à le mérite d’être divertissant et pas trop prétentieux.


COMPTE-RENDU

Aborder le lendemain d’une Fantastic Night n’est jamais évident pour le biffeur moyen, ni pour les chroniqueurs de CinemaFantastique : l’absence de sommeil et la surabondance de boisson excitantes dans le corps ne stimulent guère leur esprits et il est donc plutôt difficile de reprendre le chemin de Tour & Taxis en début d’après-midi pour une journée de prime abord pourtant charmante avec, d’entrée de jeu, deux films en compétition.

Le brave Evil Seb ayant été rappelé à Paris pour des obligations professionnelles et notre rédac’ chef adoré, Damien, pouponnant à tour de bras (avant de nous rejoindre en bon biffeur qu’il est), c’est le zombie Mae-Nak qui se colle, dès le départ, la première séance, les yeux encore mi-clos et l’estomac ne supportant plus les multiples boudins (on parle bien entendu de nourriture) de la veille.

Tout commence par Cargo, film de SF suisse (ce qui est assez rare que pour être souligné) présenté dans la catégorie Méliès. Comme tout film concourant dans l’une des compétitions du BIFFF, le métrage a attiré pas mal de spectateurs mais les a laissés plutôt froid, l’oeuvre de Ivan Engler et Ralph Etter ne récoltant que fort peu d’applaudissements. Il en fut malheureusement de même pour le film suivant, 1, du hongrois Pater Sparrow, ensemble hautement philosophique dissertant à vollo sur le non-sens de la vie. Pourtant assez original, tant dans son traitement que par son sujet, le métrage laissa l’assistance dubitative.

Il n’en alla heureusement pas de même pour King of Thorn qui se signala aux spectateurs comme un véritable messie. Certes un peu bordélique, la bande nippone put se targuer d’être bien foutue et, surtout, d’avoir déridé le public en vue de l’un des grands événements de la soirée : Ondine, qui fut en fait un pétard mouillé, brillant surtout aux yeux des spectateurs d’un soir pour la présence Colin Farrell au générique.

Après quelques Trolls, histoire de se remettre, les spectateurs eurent l’occasion de découvrir, sur le coup de 22h, l’un des fleurons de ce BIFFF cuvée 2010 : le très attendu Deliver us from Evil de l’excellent Ole Bornedal. Couronné d’une mention spéciale il y a deux ans pour son The Substitute, le cinéaste danois pourrait vraiment réitérer l’expérience tant son oeuvre a charmé le public. Moment de grand cinéma intense et plein, Deliver us from Evil fut en tout cas gratifié d’un tonnerre d’applaudissements et peut se targuer d’avoir emmené sur une voie royale le dernier film de la soirée, The Human Centipede, qui acheva le travail en beauté.

Outre ces projections hautement cinéphiliques, il est bon de signaler que l’ambiance régnait (comme d’habitude au bar) avec des fidèles toujours accros à la Trolls (ou aux p’tits Jésus diront certains) et aux seins d’un certain homme qui était, une fois de plus, en très grande forme. Le BIFFF est décidément une grande famille et demain sera un autre jour... tout aussi riche que les précédents.


ANIMATIONS

Quelques clichés de notre ami Raymond Widawski...

Ole Bornedal (Deliver us from evil)

Pater Sparrow (1)

Body painting


PREVIEW

Production franco-américaine tournée par Sophie Barthes, réalisatrice dont c’est le premier long-métrage, en anglais et en… russe, Cold Souls, aka Ames en stock, a tout pour devenir l’une des grandes révélations de cette « journée de l’absurde » qui sévira lors de ce 28ème BIFFF ce mardi 13 avril 2010.

Placée sous le signe de la détente et du déphasement le plus total, cette journée donnera lieu à de grands moments d’humour noir, toujours teintés bien entendu de la touche fantastique chère aux biffeurs ou simples curieux de l’événement bruxellois. A ce titre, Cold Souls fera sans aucun doute office de véritable point de référence de la journée car, présentée sur le coup de 20h, l’œuvre de Sophie Barthes entrera directement dans le quotidien d’un acteur ultra-connu, Paul Giamatti, qui a notamment participé à des métrages tels que Man on the Moon, The Truman Show, Paycheck ou L’illusionniste.

A l’image du célèbre Dans la Peau de John Malkovich, Cold Souls transformera quelque peu la réalité pour suivre le quotidien de Paul Giamatti, célèbre comédien affecté par une crise existentielle, qui se voit recommander par son agent La Banque des âmes. Cette petite clinique privée propose de délester les patients de leurs âmes pour les apaiser et Paul Giamatti, d’abord sceptique, se laisse convaincre… sans mesurer les conséquences.

Doté d’un second degré très élaboré, le métrage de Sophie Barthes, déjà présenté avec succès aux festivals de Deauville et Sitgès, semble avant tout miser sur une mise en scène particulièrement sophistiquée pour tenter de dérider les zygomatiques des spectateurs tout en dépeignant un univers fait de trafics d’organes et de spéculation financière.

Si d’aucuns s’attendent à un moment d’extrême poésie, c’est néanmoins le rire (ou du moins le sourire) et la détente qui devraient avant tout primer dans la salle de projection, peu habituée à distiller des œuvres aussi légères sur le plan de l’horreur, mais aussi lourdes d’un point de vue strictement philosophique. Présenté en compétition internationale, Cold Souls pourrait dès lors surprendre son monde et s’imposer comme l’une des véritables révélations de ce BIFFF 2010.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

The bone man

Réalisé par Wolfgang Murnberger

Avec Josef Hader, Josef Bierbichler, Birgit Minichmayr

Pays : Autriche

Hors compétition


16h00

Ingrid

Réalisé par Eduard Cortes

Avec Eduard Farelo, Elena Serrano, Victoria Pagès

Pays : Espagne

Compétition 7è parallèle


18h00

Kanikosen

Réalisé par Hiroyuki Tanaka

Avec Ryuhei Matsuda, Shun Sugata, Ren Ôsugi

Pays : Japon

Compétition 7è parallèle


20h00

Cold souls

Réalisé par Sophie Barthes

Avec Paul Giamatti, Dina Korzun, Emily Watson

Pays : USA

Compétition internationale


22h00

Rampage

Réalisé par Uwe Boll

Avec Brendan Fletcher, Shaun Sipos, Michael Paré

Pays : Canada, Allemagne

Compétition Thriller


00h00

Reykjavik Whale Watching Massacre

Réalisé par Julius Kemp

Avec Pihla Viitala, Nae, Terence Anderson

Pays : Islande

Hors compétition

Gazette du BIFFF 13 avril 2010

Jour 6

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : ZMD
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Savage

Gore Sliclez : 3 étoiles

Remarquable interprétation de Darren Healy pour un énième film consacré à la violence urbaine gratuite et frustrante (ici Dublin). Mieux qu’un vigilante classique, le réal Brendan Muldowney propose une descente aux enfers émouvante et plus intelligente dans son écriture qu’un navrant Death Sentence. Un crescendo émotionnel qui trotte en tête longtemps après. Très bonne surprise !

Hellrick : 3 étoiles

Un film d’auto justice davantage intéressé par le côté psychologique et servi par une interprétation très convaincante du personnage principal.

Fish story

Hellrick : 1 étoile

L’exemple même du film japonais pénible dont la bonne idée de base se dilue dans l’ennui et la débilité. Ca aurait pu être drôle pour un court métrage, là c’est simplement pénible.

Sartana : 3 étoiles

Timer

Hellrick : 3 étoiles

Une comédie romantique originale et sympa malgré un dernier tiers un peu trop mélo et pesant pour convaincre complètement.

Giallo

Damien : 0,5 étoiles

Rendez sa came à Argento, svp !

Hellrick : 1 étoile

Le retour raté et non assumé d’Argento au genre qui fit sa gloire est une déception à la hauteur de nos attentes.

Mae-Nak : 0 étoiles

La suite non-officielle de Red is Dead est enfin connue... Elle aurait pu s’appeler Yellow is Dead...et c’est bien triste pour Argento.

Heartless

Mae-Nak : 4 étoiles

Une oeuvre pleine et particulièrement poignante qui pousse le spectateur dans ses derniers retranchements émotionnels. Une des grandes révélations du festival.

Invitation only

Hellrick : 2 étoiles

Torture porn sans autre originalité que d’être made in Taiwan.

Mae-Nak : 2 étoiles

Du cul et du gore, c’est sans doute assez pour une séance de minuit... mais force est d’avouer qu’Invitation Only est un copié-collé de Saw made in Taïwan.


COMPTE-RENDU

Après un début d’après-midi plus qu’agréable avec une première surprise, Savage, thriller vraiment agréable évoquant notamment l’excellent Eden Lake, les biffeurs se sont vus proposer, sur le coup de 16 heures, une petite curiosité nippone : Fish Story, l’un des films les plus attendus par notre cher Sartana durant l’événement bruxellois.

Si l’ensemble du public n’a pas vraiment adhérer aux principes et, plus encore, au traitement de l’oeuvre, cette dernière a néanmoins été plus ou moins bien perçue. Vint ensuite l’un des films les moins attendus du festival : Timer, comédie fantastico-romantique néanmoins appréciée par le public malgré un côté mélo extrêmement poussé.

De quoi lancer les biffeurs dans un train d’enfer vers Giallo, le dernier Argento, précédé sur l’esplanade de Tour & Taxis par une réputation peu flatteuse. Celle-ci se confirma dès les premiers instants d’une bande prouvant que le retour en force du cinéaste transalpin n’est pas pour demain. Provoquant (involontairement) l’hilarité du public, le métrage eut au moins le mérite de captiver l’assistance, cette dernière se demandant jusqu’à quelles profondeurs abyssales le cinéma d’Argento pouvait plonger.

Après le Maître déchu, ce fut au tour de Philip Ridley, réalisateur montant du cinéma de genre, de faire son entrée avec l’excellent Heartless, bande tout simplement sublime qui figurera sans aucun doute dans les petits papiers du public en vue de l’obtention du Prix Pégase. Sous le charme d’une oeuvre émotionnellement très forte, celui-ci ne s’y trompa pas en redoublant d’ardeur au moment d’applaudir l’une des oeuvres phares du festival.

Enfin, après avoir fait chanter le sympathique taïwanais Kevin Ko, les biffeurs auront eu l’occasion de découvrir la réalisation de ce dernier : Invitation Only, lors d’une séance Midnight Shivers alliant sexe (avec l’excitante actrice de films X Maria Ozawa) et gore. Si le public se prêta bien entendu au jeu, force est de constater que la bande asiatique ressemblait de bien trop près aux torture porn qui squattent depuis trop longtemps déjà nos écrans. Qu’à cela ne tienne, la journée se termina néanmoins dans la bonne humeur et les cris et le constat fut donc le même que chaque jour : vivement demain !


PREVIEW

Ingénieur du son de formation, Kevin Hamedani a toujours été attiré par le petit monde du cinéma de genre, à tel point que le jeune homme n’a pas tardé à livrer à l’Amérique une bande zombiesque décapante, ZMD : Zombie of Massacre Destruction, métrage à la réputation sulfureuse qui passe au vitriol le pouvoir mis en place aux Etats-Unis.

Plagiant allègrement le titre de la série de comic books créée par Kevin Grevioux qui a fait un véritable carton au pays de l’Oncle Sam, Zombie of Mass Destruction demeure avant tout une production indépendante à mille lieue du scénario mis en place par le scénariste d’Underworld, Kevin Hamedani préférant quant à lui livrer sa propre vision des choses, politiquement extrêmement chargée mais spectaculairement vraiment gore et savoureuse.

A l’heure où les comédies horrifiques zombiesques ont leur référence (Shaun of the Dead), le jeune cinéaste a débarqué dans un genre où nombre d’exploiteurs tentent tant bien que mal d’émerger : entre Fido et Bienvenue à Zombieland, deux des seules réussites de ce sous-genre, les amateurs de zomblards rongent en effet leur frein. Hamedani semble néanmoins vouloir régaler ceux-ci en proposant une bande réellement percutante aux relents romériens plus qu’attrayants.

Déjà bientôt pourvu d’une séquelle en pré-production outre-Atlantique, Zombie of Mass Destruction suit l’Armée américaine, qui a une fois de plus développé une technologie capable de créer des zombies, mais ils ont pour particularité de s’évaporer au soleil levant. Le but est simple, ces Zombies auront pour mission d’être parachutés derrière les lignes ennemies afin de nettoyer le terrain, puis au petit matin se volatiliser. Cependant, l’expérience se loupe quelque peu lorsque l’un des zombies se met à résister au Soleil et s’enfuit du laboratoire.

Gore et extrêmement violent, ZMD : Zombie of Mass Destruction n’en reste pas moins porteur d’un message fort aux minorités qui peuplent l’Amérique. Entre violences ethniques (la personnalité de l’héroïne semble définitivement proche de l’histoire même du cinéaste) et critique cynique du totalitarisme américain, l’œuvre du cinéaste risque bien de devenir à l’horreur ce que les films de Michael Moore sont aux documentaires… C’est tout dire !


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Under the mountain

Réalisé par Jonathan King

Avec Sam Neill, Oliver Driver, Thomas Cameron

Pays : Nouvelle-Zélande

Hors compétition


16h00

Beacon 77

Réalisé par Brad Watson

Avec Kelly Adams, Lucy Evans, Jonathan Rhodes

Pays : Angleterre

Compétition Méliès


18h00

Outcast

Réalisé par Colm McCarthy

Avec James Cosmo, Karen Gillan, Ian Whyte

Pays : Angleterre

Compétition Méliès


20h00

Thirst

Réalisé par Chan-wook Park

Avec Kang-ho Song, Ok-bin Kim, Hae-sook Kim

Pays : USA, Corée du Sud

Compétition internationale


22h00

Duress

Réalisé par Jordan Barker

Avec Martin Donovan, Sakis Rouvas, Joey Adams

Pays : USA

Compétition Thriller


00h00

Zombie of mass destruction

Réalisé par Kevin Hamedani

Avec Janette Armand, Doug Fahl, Cooper Hopkins

Pays : USA

Hors compétition

Gazette du BIFFF 14 avril 2010

Jour 7

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Possessed
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

The bone man

Mae-Nak : 3 étoiles

Une excellente comédie qui eût sans doute mérité une place plus tard dans la programmation de la journée. Des dialogues hilarants et un Josef Hader au sommet de sa forme font du film de Murnberger l’un des sommets comiques du BIFFF 2010.

Hellrick : 3 étoiles

Mélange de comédie noire et de thriller, un film autrichien aux personnages déjantés, un peu dans l’esprit des frères Cohen. Une intrigue riche en rebondissement pour une petite réussite plombée par quelques longueurs et une réalisation style téléfilm planplan.

Ingrid

Mae-Nak : 0 étoile

De belles images ne font pas pour autant un bon film, Cortès aurait du le comprendre. Personnellement, j’avais compris après une petite heure...

Sartana : 0 étoile

Prétentieux + bobo à gerber + atrocement chiant = Ingrid

Hellrick : 1 étoile

Visuellement bien ficelé et servi par une bande sonore efficace, dommage que le tout paraisse hermétique et prétentieux, pour ne pas dire incompréhensible et ennuyeux.

Kanikosen

Mae-Nak : 1 étoile

L’étoile de la politesse envers le réalisateur Sabu, dont l’iconoclastie et la critique politique n’avaient sans doute pas vraiment leur place au BIFFF.

Sartana : 1 étoile

Hyper pénible si on veut voir du bon cinoche mais génial quand le but est de pieuter un bon coup pour reprendre des forces.

Damien : 1 étoile

Une séquence sympa (celle du suicide collectif) comme seule bouée dans ce marasme gaucho.

Cold souls

Damien : 2 étoiles

Plutôt convaincant dans ses saillies verbales, le métrage s’essouffle rapidement à force de se cantonner à n’être qu’un film de dialogues, rendu volontairement théâtral. Cold souls contredit les pensées de Mauriac sur ce point : l’âme n’échappe pas forcément au temps.

Mae Nak : 3 étoiles

Pas vraiment à sa place à une telle heure, mais on ne peut que louer la richesse visuelle d’une oeuvre assez drôle dans son ensemble.

Rampage

Mae-Nak : 1 étoile

Il y a un an, après la projection de Stoic, je titrais "Coup de Boll ou Boll héros". On a la réponse : le film de l’an passé était un fameux coup de bol !

Damien : 1 étoile

Illisible de bout en bout, Rampage fout littéralement la nausée.

Sartana : 3 étoiles

Boll est de retour avec un film pas très finaud dans son propos, mais terriblement joussif et vraiment pas mal foutu. Dommage que le teuton ait opté pour une mise en scène hyper chaotique à faire passer Greengrass pour un contemplatif, un parti prix visuel épuisant dès les premières secondes. Reste que le monsieur raconte de mieux en mieux ses histoires, à se demander si c’est bien le même qui nous présentait il y a quelques années l’affreux " Alone in the Dark".

Reykjavik Whale Watching Massacre

Mae-Nak : 3 étoiles

Plaisant de bout en bout, gore à ses heures et présentant un humour assez tranchant, Reykjavik Whale Watching Massacre a fait office de Midnight Shivers de choix...

Damien : 3 étoiles

Le film de minuit que le BIFFF attend. Plutôt ingénieux dans son détournement des codes, Reykjavik constitue un coup d’essai réussi pour Kemp.


COMPTE-RENDU

Après l’événement Heartless qui marqua la soirée de la veille, les biffeurs se retrouvèrent à 14 heures sur l’esplanade de Tour & Taxis pour une journée presque entièrement dédiée à l’humour dans le cinéma de genre. En effet, hormis le métrage d’Uwe Boll, Rampage, et celui d’Eduard Cortes, Ingrid, toutes les oeuvres présentées en ce 13 avril 2010 avait plus ou moins de quoi dérider des zygomatiques déjà bien fatigués.

Ce fut le cas avec The Bone Man, la nouvelle tuerie comique de Wolfgang Murnberger qui, après avoir présenté son Silentium il y a quelques années, était de retour à Bruxelles avec une oeuvre mieux connue sous le nom de Bienvenue à Cadavres-les-Bains. Hilarant de bout en bout malgré quelques longueurs, le film captiva l’assistance, notamment grâce à la présence du génial Josef Hader.

S’ensuivit la projection de Ingrid, le métrage de l’espagnol Eduard Cortès, cinéaste qui, parti du monde de la télévision, est parvenu, au fil des sorties, à se faire une petite place au soleil dans la grandiose industrie cinématographique ibère de notre époque. Malheureusement, son film à la photographie parfois léchée laissa froid une bonne partie du public et nombreux furent ceux qui ne tinrent pas jusqu’à la fin de la bande. Jouant bien trop sur le côté sensuel de son oeuvre, le metteur en scène omit en effet complètement de donner un véritable sens à celle-ci.

De sens, il était bien entendu question dans le dernier Sabu, Kanikosen, ouvre politisée de bout en bout qui ne captiva guère plus que son prédécesseur malgré une imagerie assez intéressante. Il en alla tout autrement sur le coup de 20 heures avec Cold Souls qui, s’il n’arait sans doute pas dû prendre place à une heure si tardive, eut le mérite d’intéresser un public assez nombreux.

C’est ce même public que l’on retrouva à la séance suivante pour l’une des projections les plus attendues de la journée : Rampage, la dernière création d’Uwe Boll. Longtemps considéré comme un véritable tâcheron, le réalisateur allemand acquit ses lettres de noblesse l’an dernier à Bruxelles avec Stoic. La déception était malheureusement au rendez-vous malgré l’enthousiasme d’une large frange du public (certains voyant même en l’oeuvre une bande exemplaire). Brouillon et ennuyeux, Rampage semble être synonyme de nouvelle plongée aux enfers pour l’ami Uwe.

Arriva ensuite le grand sauveur de la soirée : l’islandais Reykjavik Whale Watching Massacre de Julius Kemp, bande annoncée comme totalement barrée et qui tint habilement ses promesses. Si l’on est encore loin de la folie de Human Centipede, projeté il y a peu en séance de minuit, l’humour et le caractère sanguinolent de l’ensemble laisseront sans doute une trace indélébile dans l’esprit de biffeurs amateurs d’extrême.

A demain pour de nouvelles aventures...


ANIMATIONS

De nouveaux clichés de Raymond Widawski...


PREVIEW

Après l’événement Thirst qui aura secoué l’assistance de Tour & Taxis lors du septième jour du BIFFF 2010, la Corée du Sud sera une nouvelle fois mise à l’honneur par l’entremise d’un métrage retentissant, Possessed, de Lee Yong-joo, ancien assistant de Bong Joon-ho sur Memories of murder.

Premier long-métrage du réalisateur, Bool-sin-ji-ok, de son titre original, s’est distingué il y a peu par l’obtention d’un Prix du Jury Jeunes lors du dernier festival de Gerardmer. Fort de cette récompense, la bande sud-coréenne débarque donc sur le site de Tour & Taxis avec la ferme intention de bousculer la hiérarchie et, pourquoi pas, de s’imposer comme l’un des chouchous du jury international ou des spectateurs.

Possessed suit Hee-jin, une jeune étudiante, qui reçoit un appel de sa mère lui apprenant la disparition soudaine de sa soeur cadette So-jin. Un inspecteur se rend à leur domicile et conclut à une banale fugue. Mais Hee-jin est convaincue que la disparition de sa soeur est liée à la recrudescence des décès dans le quartier. Elle décide alors de mener sa propre enquête.

Fortement inspiré par le style de Bong Joon-ho et par la structure du métrage du cinéaste auquel il avait participé en tant qu’assistant, Lee Yong-yoo semble vouloir assurer, avec son Possessed, la jonction parfaite entre deux genres particulièrement en vogue au pays du Matin Calme : le polar à la The Chaser teinté d’une ghost story à la mode asiatique, genre particulièrement important aux yeux du public, habitué depuis plus de dix ans à suivre les pérégrinations de quelque héros malheureux face à un spectre vengeur.

Ancré dans le carcan habituel des productions asiatiques à succès, Possessed devrait néanmoins se distinguer de ses pairs par un traitement un peu plus nerveux tout en évitant le piège du spectacle à tout prix, dans lequel est notamment tombé il y a peu le film japonais pourtant très prometteur Appartement 1303. Sans pour autant s’attendre à un pur chef-d’œuvre du genre, les spectateurs devraient donc pouvoir se rendre sereins à une projection pourtant pas évidente à appréhender, dans le sillage de l’inoubliable Thirst.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

Slice

Réalisé par Kongkiat Komesiri

Avec Chatchai Plengpanich, Arak Amornsupastri, Sontaya Chitmanee

Pays : Thaïlande

Compétition Thriller


16h00

The Eclipse

Réalisé par Conor McPherson

Avec Ciaran Hinds, Iben Hjejle, Aidan Quinn

Pays : Irlande

Hors compétition


18h00

Valhalla rising

Réalisé par Nicolas Winding

Avec Mads Milkkelsen, Gary Lewis, Jamie Sives

Pays : Danemark, Angleterre

Compétition 7è parallèle


20h00

Esther

Réalisé par Jaume Collet-Serra

Avec Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Isabelle Fuhrman

Pays : USA, Canada, Allemagne, France

Compétition internationale


22h00

Possessed

Réalisé par UYong-joo Lee

Avec Eun-kyung Shim, Young-nam Jang, Bo-yeon Kim

Pays : Corée du Sud

Compétition internationale


00h00

Life and Death of a Porno gang

Réalisé par Mladen Djordjevic

Avec Mihajlo Jovanovic, Ana Jovanovic, Predrag Damnjanovic

Pays : Serbie

Hors compétition

Gazette du BIFFF 15 avril 2010

Jour 8

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : The killer inside me
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Under the mountain

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting : 2 étoiles

Les deux étoiles c’est pour les effets spéciaux, pour le reste que d’ennui (du déjà-vu et archi vu) et quelle naïveté ! À oublier !

Damien : 1 étoile

Des jumeaux roux qui sauvent l’humanité, vous y croyez vous ?

Hellrick : 2 étoiles

Une riche mythologie inspirée de Lovecraft, hélas plutôt nébuleuse et à peine exploitée pour un métrage avant tout destiné aux adolescents. Ca se laisse voir sans déplaisir ni passion, il y a de l’action, des effets visuels spectaculaires et des acteurs convaincants...l’exemple même du produit correct, sitôt vu et sitôt oublié.

Mae-Nak : 3 étoiles

De très bons effets spéciaux au service d’une bande s’approchant assez bien de Goonies. Cela n’a certes pas le cachet de l’oeuvre de Richard Donner mais cela reste plaisant de bout en bout...

Winslow Leach : 2 étoiles

Du fantastique lorgnant vers de la petite épouvante pour kids. Ca devrait plaire à votre petit frère de 8 ans. Au-delà, vous risquez de vous ennuyer.

Beacon 77

Hellrick : 0 étoile

5 personnes hackent les secrets du Vatican et discutent théologie et sixième dimension dans une seule pièce durant 90 minutes. Un délire de geeks conspirationnistes pour un résultat complètement hermétique, prétentieux, bourré de clichés et d’une pesanteur insupportable. A fuir.

Outcast

Mae-Nak : 1 étoile

Peu de gens ont tenu face à cette relecture pseudo-horrifique de Roméo et Juliette et, franchement, ça se comprend !

Damien : 2 étoiles

Quelques bonnes idées anéantis par une répétition plombante (l’envolée des oiseaux, copiée collée une dizaine de fois).

Sartana : 1 étoile

J’ai l’impression d’avoir déjà vu ça 100 fois depuis le début du festoche, et en mieux, alors c’est simple : j’me casse.

Winslow Leach : 2 étoiles

Un film de sorcellerie urbaine qui prend son temps à s’installer, non sans faire preuve de certaines répétitions et qui n’évite pas certains clichés. Heureusement, une ou deux scènes gore ainsi qu’une créature qui se dévoile de plus en plus nous sortent in-extremis de la torpeur.

Thirst

Evil Seb : 3 étoiles

Une excellente histoire d’amour et de sexe traitée de manière originale mais Park se regarde filmer et la deuxième partie est un peu longuette.

Damien : 3 étoiles

Ca tombe parfois dans l’effet de style rébarbatif au détriment du développement des personnages et de l’intrigue. He’s a vampire and that’s ok ?

Sartana : 3 étoiles

Bourré d’idées géniales et réalisé par un vrai réalisateur( ça a l’air con mais c’est tellement rare), Thirst déçoit pourtant dans l’ensemble. Trop long, répétitif et complaisamment mis en scène, le dernier film de Park Chan-Wook est une sorte de péché mignon cinématographique. Le réalisateur coréen se regarde filmer pendant plus de deux heures et plonge les spectateurs dans une torpeur dont ils ne sortiront que dans les dix dernières minutes du métrage.

Mae-Nak : 3 étoiles

Comme à son habitude, Park Chan-wook nous régale avec une oeuvre quasiment inclassable... Dommage qu’elle soit trop longue d’une trentaine de minutes...

Duress

Zombies of mass destruction

Damien : 3 étoiles

Arme de distraction massive, ZMD n’a d’autre prétention que celle d’amuser son public en épousant à la lettre un carcan désormais connu.

Hellrick : 2 étoiles

Entre comédie irrévérencieuse politiquement incorrecte et gore pur jus, ZMD trouve difficilement sa voie et s’essouffle à mi-parcours. Dommage.

Gore Sliclez : 2 étoiles

Satire potache de l’Amérique républicaine, ZMD trouve souvent le ton juste pour nous faire rire et se moquer des travers de l’Oncle Sam. Homos, gosses et musulmans, personne n’y échappe. Pour finir en beauté la soirée rien de tel !

Sartana : 0 étoile

D’une laideur à faire gerber un Olaf Ittenbach pourtant peu regardant sur la marchandise, ZMD est ce qu’on appelle une foutue purge. Monté par un enfant méduse de Tchernobyl, shooté par un élève de première année de l’IAD, et écrit par mon chat un soir de déprime, le film de Kevin Hamedani ne se contente pas d’être craspec et con comme la lune, non, il flingue la seule possibilité de se rendre attachant en jouant humblement la carte du fun décomplexé, en tentant lamentablement d’insuffler à son métrage un aspect critique. Dégage !!!!

Winslow Leach : 2 étoiles

Les scènes joyeusement gore jaillissent au cœur de cette comédie parodiant et critiquant les comportements homophobes et xénophobes de l’Amérique républicaine. Pas subtil pour un sou mais néanmoins très amusant.


COMPTE-RENDU

10h dans les travées sombres chez Tour & Taxis pour la projo presse de Valhalla rising. Autant vous le dire tout de suite, ce film danois marquera les esprits à n’en pas douter. Déjà aperçu dans d’autres festivals et nanti d’avis très positifs, la presse belge pouvait enfin découvrir l’œuvre de Nicolas Winding Refn qui nous entraîne sur les pas d’un guerrier silencieux, véritable bête de guerre. Visuellement sublime, sombre, sauvage, le film renoue avec les grands classiques du genre allant du western (superbe Mads Mikkelsen en Clint Eastwood viking), au film d’époque (on lorgne vers Rob Roy) tout en gardant un petit côté très Terrence Malick. Grande sensation au sein de la rédaction et nous y reviendrons assurément.

Le temps de reprendre ses esprits et nous voilà replongés dans les séances publiques. Les bifffeurs ne sont pas rassasiés mais on sent quand même des inquiétudes grandissantes. La journée d’hier fut laborieuse et quelque peu sauvée du désastre avec Reykjavik Whale Watching Massacre, c’est dire ! Il faudra quelques locomotives pour relancer la machine et pourquoi pas commencer avec Under the Mountain ?

Le métrage de Jonathan King (réal du décevant Black Sheep), en première Européenne, était fort attendu en raison de la présence au générique de Sam Neill omniprésent cette année dans la programmation du BIFFF. Oui mais voilà, le film fut d’un ennui abyssal, d’un classicisme navrant et maladroit malgré des effets spéciaux virevoltants et des acteurs étonnamment impliqués dans le fiasco. La faute sans doute à un scénario trop faible ! Pas de quoi lancer la folie dans la salle du festival mais plutôt d’échauffer les sarcasmes les plus exotiques.

Enfin, et pour finir sur une touche légère (peut-être faudrait-il envisager le contraire pour le futur), Zombies of mass destruction relancera les zygomatiques des festivaliers épuisés dans une ambiance survoltée. Ouf, tout n’est pas perdu...


ANIMATIONS

Le body painting et le Q&A de Uwe Boll vus par l’objectif de Raymond Widawski


PREVIEW

Présenté en premier mondiale au dernier festival de Sundance, The Killer inside me, nouvelle adaptation du roman éponyme de Jim Thompson, avait créé la sensation, mais surtout la polémique par son traitement très cru et sa mise en scène extrêmement violente.

Heurtant pour le public américain, le métrage de l’anglais Michael Winterbottom le fut aussi pour les spectateurs de la dernière berlinale où la projection du film s’est achevée sous les huées d’une partie du public. C’est donc avec un énorme plaisir et un brin d’appréhension que le très chaud public bruxellois accueillera une œuvre d’ores déjà classé dans les inclassables, à mille lieue de la précédente adaptation signée Burt Kennedy en 1976.

Dans une société suintant désormais la violence, Winterbottom n’a en effet pas hésité à mettre les bouchées doubles pour présenter un spectacle marquant qui devrait régaler l’assistance du BIFFF 2010. Souvent jugé comme faisant preuve d’une violence gratuite, The Killer inside me est avant tout un récit présenté à la première personne, sorte d’introspection profonde d’un être torturé.

L’histoire du film se déroule donc à travers la vision de Lou Ford, adjoint du sheriff dans une petite ville du Texas. Sympa, beau gosse et apprécié de tous, il mène une vie aux apparences tranquilles avec sa petite amie, Amy. Celles-ci sont néanmoins trompeuses puisque, hormis une relation extraconjugale et sadomasochiste, Lou est en fait un serial-killer de la pire espèce agissant sous le coup de pulsions incontrôlables.

Doté d’un casting tout simplement énorme regroupant tout de même Jessica Alba, Kate Hudson et Bill Pullman, The Killer inside me fera sans aucun doute partie des énormes gourmandises drôles et violentes à souhait présentées lors de ce BIFFF 2010. Michael Winterbottom a visiblement réussi à laisser transparaître au mieux ce que Stanley Kubrick appelait en son temps « l’histoire à la première personne la plus brutale et la plus crédible d’un criminel à l’esprit pervers », laissant voguer son œuvre entre une violence, une perversité et un humour plus prégnants que jamais…


LE PROGRAMME DE DEMAIN

18h00

Glenn 3948

Réalisé par Marc Goldstein

Avec Billy Boyd, Dominic Gould, Patrick Bauchau, Gérard Depardieu

Pays : Belgique

Compétition Méliès


20h00

The killer inside me

Réalisé par Michael Winterbottom

Avec Jessica Alba, Kate Hudson, Elias Koteas

Pays : USA

Hors compétition


22h00

Ink

Réalisé par Jamin Winans

Avec Chris Kelly, Quinn Hunchar, Jessica Duffy

Pays : USA

Compétition internationale


00h00

A serbian film

Réalisé par Srdjan Spasojevic

Avec Sergej Trifunovic, Srdjan Todorovic, Katarina Zutic

Pays : Serbie

Compétition Thriller

Gazette du BIFFF 16 avril 2010

Jour 9

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Vampires
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Slice

Hellrick : 3 étoiles

Thriller plutôt bien mené en dépit de gros problèmes de scénario (l’enquête bâclée est complètement invraisemblable) mais l’intrigue est suffisamment glauque pour susciter l’intérêt, d’autant que le twist final s’avère bien couillu.

Damien : 3 étoiles

The film macabre par excellence. Pas sa place à 14h00...

Mae-Nak : 4 étoiles

Une des grandes surprises du festival : poétique et malsain à la fois, Slice a tout pour être comparé au génial The Chaser !

The eclipse

Hellrick : 2 étoiles

Drame romantique excessivement lent avec un petit élément fantastique en prime. Pas fondamentalement désagréable mais du niveau d’un téléfilm correct, sans plus ni moins.

Valhalla rising

Gore Sliclez : 5 étoiles

Assurément LE film du BIFFF 2010 avec cette œuvre visuelle superbe et son interprétation remarquable de l’omniprésent Mads Mikkelsen. Un film brut, contemplatif et sauvage qui renoue avec les grands classiques du cinéma. Allez oui, un chef d’œuvre !

Sartana : 5 étoiles

Le dernier Refn, un viking chambara spaghetti art, n’est pas seulement un grand film, c’est un foutu chef d’oeuvre, une claque dont il est difficile de se remettre. Maman, quand je serai grand je voudrai faire Nicolas Winding Refn !!!!

Mae-Nak : 4 étoiles

Film tout bonnement incroyable qui eût sans doute mérité d’être moins chahuté. Mais, bon sang, quelle photo !

Evil Seb : 5 étoiles

Un chef-d’œuvre, un vrai. Un bloc de celluloïd hermétique et minéral mais d’une puissance évocatrice jamais vue. Refn s’inspire de Tarkovski, de Boorman et du chambara pour signer une œuvre intemporelle et hallucinée portée par un Mads Mikkelsen dans la rôle de sa vie. Le trip ultime du festival.

Winslow Leach : 4 étoiles

Presque entièrement muet, le film de Nicolas Winding Refn offre une expérience brutale et métaphysique sans nul autre pareil. A découvrir impérativement en salle.

Esther

Evil Seb : 2 étoiles

Une bonne première heure à la mise en scène soignée mais la deuxième heure capilotractée et bourrée d’incohérences scénaristiques vire au grand-guignol.

Sartana : 2 étoiles

Sympa mais fourré jusqu’à l’indigestion de clichés, Esther se laisse suivre sans déplaisir, mais loupe trop souvent le coche pour être considéré comme une réussite. La production Castle type quoi.

Gore Sliclez : 3 étoiles

Après un "House of Wax" très intéressant il y a cinq ans, Jaume Collet-Serra nous offre cette fois une œuvre aboutie, dérangeante et surtout un des rôles les plus détestables de ces dernière années avec cette Esther qu’il aurait fallu abandonné aux geeks affamés du BIFFF hier soir. Suspens garanti !

Damien : 2 étoiles

Là où Joshua provoquait un feu d’artifice, Esther ne parvient qu’à réveiller de rares étincelles.

Possessed

Evil Seb : 3 étoiles

L’ancien assistant de Bong Joon ho délaisse les fantômes chevelus pour aller trainer sa camera du côté des fanatiques religieux et des sectes mal intentionnées. Mise en scène soignée, jolie esthétique mais n’est pas Bong qui veut.

Life and Death of a porno gang

Sartana : 0 étoile

Du jonc, d’la queue, des pines, zobs et autres monsieur Zi, mais pas de porno et surtout pas l’ombre d’un film l’horizon. C’est dur la vie des fois !!!!

Mae-Nak : 1 étoile

Une étoile pour l’excellent somnifère qu’a été Life and Death of a porno gang. Dommage qu’il faille reprendre la route après cela...


COMPTE-RENDU

En commençant avec l’excellent Slice, véritable surprise de cette seconde partie de festival, la journée d’hier débutait sous les meilleurs auspices. Audacieux, visuellement irréprochable, le métrage de Kongkiat Khomsiri a prouvé que la Thaïlande était plus que jamais l’eldorado des bandes asiatiques de genre.

Les spectateurs, encore sous le choc du twist final de Slice se rendirent ensuite pleins d’espoir à la projection de The Eclipse, film de l’irlandais
Conor McPherson, qui est déjà en lice pour l’obtention du Méliès d’Or en fin d’année après avoir triomphé il y a quelques mois à Sitgès. Avec de telles références, il y avait donc de fortes chances pour que The Eclipse constitue l’une des sensations de l’événement bruxellois... mais il n’en fut finalement rien, la bande paraissant excessivement longue et mal torchée.

Vint ensuite le grand événement de la journée : Valhalla Rising, la nouvelle création de l’excellent Nicolas Winding Refn, grand moment de cinéma hélas mis à mal par quelques spectateurs ne s’étant visiblement pas bien renseigné quant à la teneur et au traitement du film. Là où quelques personnes s’attendirent durant de longues minutes à des combats épiques en bonne et due forme, le cinéaste proposa un film d’ambiance tout simplement énorme à la photographie incroyable.

Tout le contraire d’Esther, film correct et un peu plus grand public qui, sur le coup de 20 heures, obtint les faveurs de spectateurs enfin tous intéressés. Malgré un niveau assez faible, le succès fut donc au rendez-vous pour la bande de Jaume Collet-Serra... à l’inverse de celle de Lee Yong-Joo, Possessed, qui endormit son assistance à grande vitesse. Pourtant doté d’excellentes intentions et d’une esthétique assez bien travaillée, l’oeuvre ne captiva jamais véritablement.

La soirée (et presque la nuit) s’acheva alors avec le très attendu Life and Death of a porno gang du serbe Mladen Djordjevic, venu lui-même présenter son oeuvre en arguant que le cinéma trash commençait réellement à poindre le bout de son nez en ex-Yougoslavie. On est pourtant loin du compte avec Life and Death of a Porno gang, qui n’est rien de plus qu’un puissant somnifère agrémenté çà et là de quelques séquences à peine plus piquantes que la normale. C’est sur cette note décevante que s’achève une journée riche en émotions...


ANIMATIONS

Les photos du Body painting signées Raymond Widawski


PREVIEW

Alors que personne ne l’attendait, Vincent Lannoo est là, prêt à nous servir sa dernière création, Vampires, qui vient tout juste d’être réalisé et dont nous ne savons bien entendu pas encore vous proposer de bande-annonce.

Et pourtant ce n’eût pas été du luxe car ce film, présenté en première mondiale à l’occasion de ce BIFFF 2010 (bien que déjà diffusé en vidéo à la demande sur Belgacom TV), demeure jusque-là assez énigmatique pour un grand public (et même pour un public plus averti) qui, espérons-le, se rendra nombreux dans la salle de projection, ne fût-ce que par curiosité.

Car, en effet, Vampires pourrait constituer l’une des excellentes surprises de ce festival, dans lequel il concourt dans la compétition 7ème Parallèle, preuve s’il en est que le traitement apporté par Lannoo à son oeuvre tranchera carrément avec les standards du mythe vampirique.

Dans un style très docu-fiction, Vampires suit une équipe de reporters, emmenée par Lannoo en personne, s’insinue dans une communauté de sangsues, en filmant leurs comportements au quotidien : outre les verres de sang et le plantage de dents traditionnels (ce qui nous vaut une scène très drôle, où une vieille prof apprend à un élève maladroit à maîtriser son sujet), on apprend que les vampires sont de très bons coups sexuels, qu’ils pratiquent l’amour libre de façon totalement décomplexée et épanouie, mais aussi qu’il y a des communautés de vampires très différentes, anarchique en Belgique, fleur bleue au Québec.

De quoi faire mourir de rire l’assistance de Tour & Taxis... Déjà vainqueur d’un Silver Scream Award à l’Amsterdam Fantastic Film Festival en 2006 pour son fameux Ordinary Man, Vincent Lannoo compte en tout cas remuer l’assemblée, marquer les esprits et, pourquoi pas, s’emparer d’une récompense (le 7ème parallèle) jamais encore glanée par une production belge…


LE PROGRAMME DE DEMAIN

14h00

20th Century boys 2 : The last hope

Réalisé par Yukihiko Tsutsumi

Avec Teruyuki Kagawa, Etsushi Toyokawa, Takako Tokiwa

Pays : Japon

Hors compétition


16h00

Metropia

Réalisé par Tarik Saleh

Avec Vincent Gallo, Juliette Lewis, Udo Kier

Pays : Suède

Compétition 7è parallèle


18h00

Vampires

Réalisé par Vincent Lannoo

Avec Paul Ahmarani, Julien Doré, Carlo Ferrante

Pays : Belgique

Compétition 7è parallèle


20h00

The crazies

Réalisé par Breck Eisner

Avec Timothy Olyphant, Radha Mitchell, Joe Anderson

Pays : USA

Hors compétition


22h00

5150 rue des ormes

Réalisé par Eric Tessier

Avec Marc-André Grondin, Normand D’Amour, Sonia Vachon

Pays : Canada

Compétition internationale


00h00

Evil - In the time of heroes

Réalisé par Yorgos Noussias

Avec Dinos Avgoustidis, Orfeas Avgoustidis, Hristos Biros

Pays : Grèce

Hors compétition

Gazette du BIFFF 17 avril 2010

Jour 10

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Cell 211
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Glenn 3948

Damien : 0 étoile

Un film de robots belge, fallait même pas rêver.

Mae-Nak : 0 étoile

Ce qu’il est dit ci-dessus résume parfaitement la qualité du film. Mais, à ce point-là, ça devient cauchemardesque !

Gore Sliclez : 2 étoiles

Une idée scénaristique ambitieuse des plus intéressantes pour une œuvre qui ne l’est pas toujours. La faute à de nombreuses digressions et scènes inutiles qui appauvrissent le rythme et alourdissent parfois la mise en scène. Encourageant comme premier film !

The killer inside me

Damien : 3 étoiles

Un thriller méga bien ficelé qui aboutit inéluctablement à un final de génie.

Mae-Nak : 4 étoiles

Un petit air de Fargo a plané sur le BIFFF un court instant. Winterbottom parvient à émouvoir et faire sourire tout en privilégiant une mise en forme d’une extrême qualité.

Ink

Damien & Mae Nak

N’ont pas vu, étaient au bar...

A serbian film

Damien : 3 étoiles

Perturbant lors de certaines séquences, A serbian film est avant tout une vision intéressante de l’évolution du porno de l’Est.

Mae-Nak : 3 étoiles

Bon, OK, le final est génial, Ok, on a sans aucun doute de la violence plein les mirettes... mais bon, est-ce pour autant que A Serbian Film a tenu ses engagements largement communiqués par le biais d’une bande-annonce incroyable ?


COMPTE-RENDU DE LA JOURNEE

Hier, focus sur le cinéma belge avec pour commencer le BELGIAN SHORTS COMPETITION reprenant ce qui se fait de mieux en courts métrages de genre en Belgique. L’occasion chaque année pour les jeunes réals de nous présenter leurs œuvres minimalistes "torturées" avec souvent leurs lots de phobies, de musique monotone et de longs moments de silence. Mais aussi quelques films prometteurs qui mettent en lumière la qualité évidente de leur réalisateur.

Hier la compétition fut assez inégale. On commença avec le sympathique et vampirique Ab Aeterno d’Alan Deprez. Un exercice de style réussi, très "eighties" qui en demande d’autres pour confirmation. S’ensuivit le déroutant Alice de Céline Pourveur qui démontre un sens du montage évident mais un poil trop long. Pour se réveiller un peu rien de tel que le Abused de l’habitué Jonas Govaert, une nouvelle fois primé, qui nous offre un court de 4 min absolument gore et jouissif puisqu’il raconte l’histoire d’une épouse maltraitée et rabaissée imaginant les pires supplices à son homme. Un grand moment d’humour répulsif.

Un longueur d’avance de Pascale Brischoux nous offre une œuvre émouvante sur la vieillesse et la différence d’âge dans un couple. Classique dans sa mise en scène et trop minimaliste mais un scénario original. Les deux moments d’humour nous seront offerts d’une part par Christian Bureau pour son film La Chasse est ouverte où des chasseurs beaufs et machistes traquent le couple d’amoureux dans les bois avant de de venir eux-mêmes gibier. Hilarant ! Et d’autre part avec le jouissif La Terrible Malédiction de Stéphane Papet dans un volte-face du genre dont on vous parlera plus longuement dans notre célèbre rubrique "Ose Court". Un rendez-vous à ne pas manquer !!

Mais le coup de cœur de la soirée fut sans aucun doute l’excellent L’abri d’Antoine Duquesne, un court métrage apocalyptique avec ce un couple qui prend conscience qu’il vit ses derniers instants et tente de se barricader. Émouvant, magnifiquement réalisé et interprété, le film mériterait assurément un développement plus long.

N’oublions pas non plus les films d’animation comme le très réussi Paix sur la Terre de Christophe Gérard avec son invasion de "méduses", Awaking Blue, qui utilise en partie l’animation pour un être machiavélique qui remplace le batteur de l’orchestre, et va envoûter son public, les embarquant dans une transe diabolique. Très réussi !

Impossible de tous les citer, mais la compétition fut assurément plaisante et démontre d’évidentes promesses d’artistes. Oo attend d’ailleurs toujours un long métrage pour l’ami Jonas Govaert...

Sur le coup de 18h, les bifffeurs furent invités à découvrir le premier film belge avec... des robots ! Glenn 3948 de Marc Goldstein avec Billy Boyd et Patrick Bauchau. Un combat entre la machine et l’homme dans le monde fermé des maîtres de la musique classique ! Une idée scénaristique ambitieuse des plus intéressantes pour une œuvre qui ne l’est pas toujours. La faute à de nombreuses digressions et scènes inutiles qui appauvrissent le rythme et alourdissent parfois la mise en scène. Pour une première œuvre, Goldstein, enfin un belge qui voit grand, s’en sort plutôt bien. Nous y reviendrons évidement...

Passé 20h, le véritable programme reprend avec le très convaincant The killer inside me. Thriller old-school incroyablement léché (ça, c’est pour Alan) flanqué de quelques petits passages plutôt coriaces (ceux-là même qui ont provoqué la fuite de quelques spectateurs à Cannes et Berlin). L’excellent Casey Affleck y incarne un policier névrosé qui expurge par la violence ses problèmes avec les femmes et avec son passé.

Plus tard, A serbian film offrait également son lot de séquences choquantes. Pour la première fois dans l’histoire du festival, un avertissement prévenait les spectateurs de la dureté de certaines images. On ne pouvait donner tort aux organisateurs tant le métrage serbe va loin, très loin dans la violence sexuelle, compilant sodomisations homosexuelles, nécrophilie et fourrages d’enfants avec une gratuité qui fait peine à voir. Gratuite, la bande de Srdjan Spasojevic ? Pas tout à fait puisqu’en filigrane se dessine un constat intéressant sur les écueils du commerce pornographique, nettement plus incisif que l’immonde 8mm de Schumacher...


ANIMATIONS

Le body painting et le face painting vus par Raymond Widawski...


PREVIEW

Vainqueur de huit récompenses aux très prisés Goya Awards, dont celles de Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario Adapté, Meilleur Acteur Masculin et Meilleurs seconds rôles masculins et féminins, Cell 211, du réalisateur espagnol assez peu prolifique Daniel Monzon, a d’ores et déjà réussi une sacrée performance.

Néanmoins, il manque une récompense internationale à la bande pour réellement acquérir ses lettres de noblesse hors des frontières ibères et se multiplier par la suite sur le front des festivals. Le BIFFF 2010 fait dès lors office de véritable chance offerte à un cinéaste ayant déjà acquis une certaine renommée auprès des amateurs de genre avec des œuvres telles que The Kovak Box ou Heart of the Warrior, qui s’était déjà signalé aux biffeurs lors de l’édition 2000 de leur festival fétiche.

Faisant par ailleurs la nique au Agora d’Amenabar lors de la cérémonie des Goya, Cell 211, de son titre original Celda 211, devrait procurer un tout autre plaisir au public bruxellois que ne l’avait fait en son temps le premier long-métrage de Monzon. Le métrage, qui concourt dans la Compétition Thriller, suit Juan, un jeune maton. Par zèle, il visite la prison un jour avant son affectation. Sa bonne volonté ne sera par récompensée : c’est justement ce jour-là que les prisonniers du Quartier de Haute Sécurité ont choisi pour organiser une mutinerie. Une seule chance de survie s’offre à lui : se faire passer pour un prisonnier nouvellement incarcéré.

Scénarisé par le très coté Jorge Guerricaechevarria, qui a fait les beaux jours du public bruxellois à de nombreuses reprises, notamment lorsqu’il s’est attelé à l’écriture des différentes œuvres d’Alex de la Iglesia, Cell 211 a tout les cartes en mains pour repartir de Tour & Taxis avec un ou plusieurs trophées et risque de fortement émouvoir un public toujours friand du génie hispanique.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

16h00

Higanjima

Réalisé par Tae-gyun Kim

Avec Dai Watanabe, Asami Mizukawa, Koji Yamamoto

Pays : Corée du Sud

Hors compétition


18h00

Summer wars

Réalisé par Mamoru Hosoda

Avec Sumiko Fuji, Ryunosuke Kamiki, Ayumu Saito

Pays : Japon

Hors compétition


20h00

Cell 211

Réalisé par Daniel Monzon

Avec Carlos Bardem, Luis Tosar, Alberto Ammann

Pays : Espagne

Compétition Thriller


22h00

Détour

Réalisé par Severin Eskeland

Avec Marte Germaine Christensen, Sondre Krogtoft Larsen

Pays : Norvège

Compétition Méliès


00h00

Les 7 jours du Talion

Réalisé par Daniel Grou

Avec Claude Legault, Rémy Girard, Martin Dubreuil

Pays : Canada

Hors compétition

Gazette du BIFFF 18 avril 2010

Jour 11

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Symbol
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

20th Century boys 2

Evil Seb : 2 étoiles

Gros budget mais petites idées. Préférez la lecture du manga.

Mae-Nak : 2 étoiles

Quelques gags hilarants mais une mythologie assez mal déployée qui rend difficile la compréhension du spectateur impie.

Metropia

Mae-Nak : 3 étoiles

Visuellement excellent mais doté d’un scénario assez convenu, Metropia demeure tout de même l’une des bonnes surprises du festival.

Vampires

Winslow Leach : 0 étoile

Ou quand le docu-fiction tourne à la private-joke potache.

Damien : 2 étoiles

Quelques scènes sympas et des répliques assez drôles. En revanche, qu’est-ce que c’est long...

Mae-Nak : 3 étoiles

Ou quand le BIFFF vibre à nouveau pour une oeuvre belge. Les spectateurs ne s’y sont pas trompé : malgré quelques longueurs, le film de Vincent Lannoo s’avère être une oeuvre aussi sympathique qu’originale.

The crazies

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting : 4 étoiles

Merveilleux hommage à l’œuvre originelle du maître de Pittsburgh et jamais ersatz naÏf, The Crazies, version 2010 signée par l’inconnu Breck Eisner, reste fidèle à cette atmosphère apocalyptique caractéristique de Romero. Tout y est (maquillage et mise en scène essentiellement) pour faire de ce film une des grandes sorties de l’année. Espoir assouvi

Hellrick : 3 étoiles

Un remake efficace et bien ficelé qui revisite intelligemment l’oeuvre de Romero en dépit de quelques scories.

Damien : 1 étoile

Le pétard mouillé du festival. Ce remake ne présente absolument aucun intérêt sinon celui de remplir les poches de Romero...

Mae-Nak : 0 étoile

Comment est-il possible de donner autant de budget à des tâcherons du genre d’Eisner. The Crazies est sa&ns doute le pire film vu lors de ce BIFFF 2010.

5150 rue des ormes

Damien : 3 étoiles

Plutôt maladroit dans son entame, le métrage se montre par la suite brillamment orchestré. Echec et... presque mat...

Mae Nak : 5 étoiles

Un des chocs de l’année 2010. Plein, rythmé, poignant. Eric Tessier déverse sur nous un ensemble d’horreur pure.

Gore Sliclez : 3 étoiles

Une sorte de Mum & Dad plus subtil dans son écriture, un regard neuf sur le film de serial killer et des interprétations sans faille font de ce film une agréable rencontre et semble marquer un renouveau du cinéma fantastique canadien. On regrettera néanmoins quelques digressions inutiles...

Evil - In the time of heroes

Mae-Nak : Non coté

La fatigue aidant, il fut très simple de s’endormir devant ce zombie flick tantôt humoristique tantôt clichéesque. Dommage car l’idée de départ était excellente.


LE COMPTE-RENDU

Ca sent la fin du BIFFF à plein nez. Les yeux ont bien du mal à rester ouverts, la Trolls à rester en place dans l’estomac. Chaque nouveau film moyen devient instantanément une purge devant laquelle il est difficile de ne pas roupiller. Ma journée a commencé avec le Vampires de Vincent Lannoo qui a même pas été foutu d’être là en raison d’un soi-disant volcan islandais qui aurait recraché ses cendres dans le ciel et empêché toute liaison aérienne. Peu importe, quelques acteurs étaient présents pour présenter de manière enjouée la comédie vampirique dont l’humour belge, paraît-il, s’exporte merveilleusement. Que faut-il en retenir ? Quelques répliques plutôt drôles teintées d’irrévérence, l’une ou l’autre scène sympathique qui ravivent cet ensemble plutôt pataud et longuet. Mix entre Les Deschiens et C’est arrivé près de chez vous, Vampires a le mérite d’amuser, de temps en temps, ce qui est déjà pas si mal, convenons-en...

The crazies, remake de La nuit des fous vivants de papy Romero, s’est avéré, quant à lui, être la purge de la soirée. Une enfilade de clichés, la recherche du sursaut toutes les vingt secondes, un désintérêt total des personnages, réduits à l’état d’ectoplasmes, et un manque total de tension font de cette bande pourtant attendue l’une des plus superflues de l’année. Suivit le québécois 5150 rue des ormes, qui ne suscita pas, loin s’en faut, l’adhésion de tout le monde. Pourtant, le film d’Eric Tessier possède d’indéniables qualités et ménage le suspense avec brio. Avec Pontypool, 5150 constitue le meilleur film claustro de l’année et rappelle qu’il ne suffit pas de capitaliser uniquement sur les effets spéciaux et la terreur facile.

A la séance de minuit était projeté le film grec Evil in the time of heroes qui, selon les échos, valait le détour (plus que le film du même nom présenté aujourd’hui ?). Pour ma part, je me suis borné à errer sur le site de Tour et Taxis à la recherche de la créature de mes rêves, brebis égarée au sein de l’assistance déguisée. Et bien, suis reparti brocouille comme on dit. Du coup, je repars à la chasse ce soir. J’en profite d’ailleurs pour lancer un appel aux femelles avides de sensations fortes. Si tu aimes les expériences extrêmes et que tu es prête à expérimenter des positions serbes, fais-moi signe. J’aurai une chemise à carreaux en flanelle, des sabots orange fluo et une rose dans les cheveux. A bon entendeur...


ANIMATIONS

Rendez-vous quotidien, les photos de Raymond Widawski


PREVIEW

Assez négligé jusque là dans les divers festivals qu’il a fréquenté (la section asiatique du Festival de Deauville et les Asian Film Awards de Hong Kong), Symbol, alias Shinboru, pourrait être l’une des toutes grosses surprises de ce BIFFF 2010. Présenté lors de l’avant-dernier jour de l’événement bruxellois dans les catégories Compétition Internationale et 7ème Parallèle, le métrage du cinéaste japonais Hitoshi Matsumoto semble en tout cas taillé pour mettre à mal les productions plus connues.

Doté d’une bande-annonce surréaliste totalement déjantée, Symbol, de l’aveu même de l’un des programmateurs du 28ème BIFFF, sera l’un des films à ne pas manquer, sous peine de passer à côté d’un véritable chef-d’œuvre de drôlerie et de bizarrerie. Fort de son expérience sur son premier long-métrage, Big Ma Japan, Hitoshi Matsumoto a en tout cas déjà prouvé qu’il aimait et savait faire rire les geeks de tout poil et, mieux, qu’il parvenait à moindres frais à offrir des bandes véritablement attrayantes et rythmées.

Cela devrait donc être le cas avec Symbol dont le héros est d’ailleurs incarné par le metteur en scène lui-même. Ce dernier se réveillera un jour dans une pièce totalement blanche sans porte de sortie. Il est piégé, retenu prisonnier sans même comprendre la situation ni le pourquoi des choses. Il aperçoit alors un petit pénis poindre le bout de son gland au mur et, lorsqu’il le touche, des milliers d’anges apparaissent. Toujours prisonnier, le personnage se voit projeter des choses à chaque fois qu’il touche le mur. Mais, dans le fond, pourquoi est-il là ?

Remplir la majeure partie de son film par des scènes se déroulant dans une pièce au look totalement épuré, c’est visiblement le challenge que s’est lancé Hitoshi Matsumoto, tout en alternant ces séquences avec celles, tout aussi délirantes, suivant une bonne sœur qui roule sur une route mexicaine déserte. Elle a un rendez-vous avec avec Escargotman, un catcheur, qu’elle doit conduire à son match.

Complètement mystérieuse avant sa projection, la bande d’Hitoshi Matsumoto risque donc bel et bien de surprendre son monde si, du moins, elle évite un certain intellectualisme à l’asiatique au niveau formel auquel les biffeurs aguerris sont plutôt réfractaires.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

18h00

20th Century Boys 3 : Redemption

Réalisé par Yukihiko Tsutsumi

Avec Teruyuki Kagawa, Etsushi Toyokawa, Takako Tokiwa

Pays : Japon

Hors compétition


20h00

Symbol

Réalisé par Hitoshi Matsumoto

Avec Carlos Torres, Edgae Bernal, Kurt K.C. Common

Pays : Japon

Compétition internationale et 7e parallèle


22h00

Give Em Hell Malone

Réalisé par Russell Mulcahy

Avec Doug Hutchison, Thomas Jane, Ving Rhames

Pays : USA

Compétition Thriller


00h00

The revenant

Réalisé par D. Kerry Prior

Avec David Anders, Cathy Shim, Senyo Amoaku

Pays : USA

Hors compétition

Gazette du BIFFF 19 avril 2010

Jour 12

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs
  • Preview : Kick-Ass
  • Le programme de demain

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Summer wars

Sartana : 2 étoiles

Guimauve nipponne un peu old school sur les bords, Summer Wars commence plutôt bien avant de s’enliser lentement dans le portnawak le plus complet. Le film est cependant sauvé du naufrage par un chouette design, une galerie de personnages attachant et à la conception graphique convaincante de OZ, monde virtuel où lévitent les avatars de la population mondiale. Sympa.

Cell 211

Damien : 3 étoiles

Un très bon thriller hispanique dont l’essentiel de l’action se déroule en milieu carcéral.

Sartana : 4 étoiles

Rarement un film carcéral n’aura été aussi immersif, prenant et juste. Celda 211 est une réussite, intelligemment mise en scène, au casting irréprochable et au scénar pas convenu pour un sous. Juste la preuve que le cinoche de genre ibérique a encore le feu sacré !!!

Détour

Sartana : 0 étoile

Si vous voulez voir un condensé de tout ce qui a déjà été fait, et bien fait, en sentant que le réal à l’impression de révolutionner le cinéma de flippe(haaa le pauvre, on lui dit ?), Detour est la pelloche qu’il vous faut. Sinon….FUYEEEZZZZZZ !!!!!!!

Les sept jours du talion

Damien : 3 étoiles

Plutôt fastidieuse, cette deuxième bande québécoise, à nouveau adaptée du romancier Senecal, fait intelligemment le tour de la question concernant la vengeance.

Sartana : 4 étoiles

Réflexion hyper intéressante sur la vengeance de sang, Les 7 jours du talion nous pose les bonnes questions, jusqu’à son dialogue final, nihiliste et déprimant à souhait. Jamais tape à l’oeil mais efficace de la première seconde à la dernière, le film de Daniel Grou explose l’autre bande québécoise du festival et s’impose comme le film le plus perturbant de la quinzaine.


COMPTE-RENDU

19 avril 2010 : on entre largement dans la dernière phase du BIFFF, celle de la déprime en vue de la clôture d’un festival qui se sera une nouvelle fois avéré particulièrement plein et intense. Néanmoins, comme chaque dernier dimanche des festivités annuelles bruxelloises, le lendemain du fameux Bal des Vampires (qui a encore connu un franc succès cette année, c’est le jour du Cosplay Contest, véritable événement en soi.

Une nouvelle fois, les aficionados avaient fait preuve d’une énorme imagination au niveau des déguisements et, outre les spectacles décalés et géniaux, un énorme manga market (où l’on pouvait aussi trouver de véritables raretés cinématographiques et des collectors à foison) prenait aussi place sur l’esplanade.

De quoi passer une journée riche en émotions, d’autant que les amateurs de nipponeries en tout genre étaient à la fête avec la projection de divers anime japonais, allant d’épisodes inédits de séries en vogue à celle de Summer Wars, manga old school particulièrement rafraichissant. La surprise de cette journée vint de Cell 211, film de prison hispanique produit par Frank Ribière et Vérane Frediani de La Fabrique de films. Intelligemment conduit, ce quatrième film de Daniel Monzon (The Kovak Box) ménage parfaitement le suspense, plaçant le spectateur en position de démiurge et le confortant ainsi dans l’angoisse. Enfin, la soirée s’est clôturée par le deuxième film québécois de la sélection... et la deuxième adaptation du romancier Patrick Senecal avec Les 7 jours du talion, vigilante qui renvoie ad patres tous les derniers essais conformistes et moralisateurs traitant de la vengeance (The brave one) en mettant un point d’honneur à faire complètement le tour de la question.


ANIMATIONS

Takashi Shimizu et son actrice, Tomoni Miyashita, chantant la traditionnelle chanson liminaire à la séance partageaient la vedette des monstres grimés du Bal des vampires... Des photos signées Raymond Widawski


PREVIEW

Avoir la première mondiale des Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec était certes déjà bien joli, mais, histoire de ramener une dernière la foule des grands soirs sur le site de Tour & Taxis, les organisateurs se devaient de programmer, en clôture, une oeuvre très attendue du grand public.

C’est chose faite puisque c’est le génial Kick-Ass de Matthew Vaughn qui clôturera les festivités qui se seront étalées sur les 13 jours d’un événement qui, comme à son habitude, sera passé trop vite.
Juste après la proclamation des résultats des différentes compétitions, c’est donc la bande de Matthew Vaughn qui régalera une dernière fois des biffeurs déjà extrêmement nostalgiques, certains n’hésitant d’ailleurs pas à rester dans la salle jusqu’à l’extinction définitive de tous les éclairages bien après la séance...

Sa réputation, Kick-Ass, la nouvelle création de Matthew Vaughn, la doit essentiellement à l’excellente série de comic books éponymes de Mark Millar qui ont eu tôt fait de conquérir les lecteurs du monde entier. Dès lors, un passage au Septième Art était tout naturel et même fortement souhaité.

Présenté en première mondiale le 12 mars dernier au South by Southwest Film Festival, où il a rencontré un énorme succès tant public que critique, Kick-Ass s’apprête à réitérer l’expérience dans nos contrées, la veille de sa sortie en salles lors d’une clôture toujours très savoureuse du BIFFF...

Kick-Ass narre l’histoire suit les aventures d’un jeune lycéen sans histoire, Dave Lizewski, qui décide du jour au lendemain de devenir un super-héros, comme ses idoles de comics... alors qu’il n’a aucune de leur particularités. Alors qu’il s’est lié d’amitié avec Red Mist, les choses vont se compliquer lorsque leurs routes croisera celle de deux vigilantes, Big Daddy et sa fille Hit-Girl , jeune tueuse redoutable désirant faire tomber un baron de la drogue.


LE PROGRAMME DE DEMAIN

20h30

Kick Ass

Réalisé par Matthew Vaughn

Avec Nicolas Cage, Mark Strong, Chloe Moretz

Pays : USA, Angleterre

Hors compétition


Gazette du BIFFF 20 avril 2010

Jour 13

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

20th Century Boys 3

Sartana : 2 étoiles

Dernier épisode de la saga la plus chère de l’histoire du cinoche japonais, 20th Century Boys 3 déçoit et fatigue même les plus motivés. Normal quand le réal décide de nous inondé de flash-back provenant des épisodes précédents, de fausses pistes pas nécessaires pour un sou et de scènes chialeuses plutôt embarrassantes. Dommage.

Mae-Nak : 2 étoiles

Dans la lignée du second opus, 20th Century Boys 3 continue à creuser une mythologie qui restera mystérieuse pour la plupart de impies mais bougrement fidèle pour les amateurs du manga d’origine.

Symbol

Mae-Nak : 3 étoiles

Véritable OVNI de ce BIFFF 2010, Symbol est resté totalement incompréhensible de bout en bout mais bénéficie d’une photo irréprochable et d’un humour particulièrement savoureux. Le film sera sans doute aussi à l’origine de l’un des nouveaux cris de biffeurs, ce qui n’est pas négligeable...

Winslow Leach : 1 étoile

What-the-fuck ??!!

Damien : 4 étoiles

En un mot comme en cent, splendide !

Sartana : 5 étoiles

Séparé en deux segments distincts sans lien apparent, le film de Hitoshi Matsumoto n’est pas un simple OFNI comme on en bouffe à la pelle chaque année lors de notre festival bien aimé. Non, Symbol est un délire sur pelloche hyper conceptuel, une sorte de Lynch Natalien burlesque made in Japan, foutrement inventif et presque hilarant à chaque tentative du réalisateur. On pense à Stephen Chow, Jerry Lewis, Jacques Tati, au Jan Kounen de 99 francs, ça a une sacré gueule et les fans de Catch mexicain se délecteront des séquences de lucha libre plus belles et efficaces que jamais. Symbol se paye par la même occasion le luxe d’être sans conteste le plus beau film prenant pour sujet Dieu et la création. J’ai trouvé the masterpiece du BIFFF !!!

Give em Hell Malone

Sartana : 1 étoile

Il est loin le temps où Russel Mulcahy shootait ses bandes avec énergie et envie de bien faire. Aujourd’hui il n’est plus que l’ombre de lui-même, un pauvre tâcheron se contentant de faire son job, rien de plus. La preuve en est ce laborieux sous-sous-sous-sous-Dick Tracy mâtiné de Franck Miller.

The revenant

Sartana : 4 étoiles

La surprise du jour !!! Alors que nous nous étions tous juré de quitter la salle après 5 minutes de test rétinien, nous nous sommes très vite ravisé, littéralement scotché par cette comédie potacho-zomblarde sacrément bien écrite, aux dialogues percutant, joliment shootée et surprenante de scène en scène. En plus les acteurs déchirent et les maquillages cartonnent. Seul petit bémol : la zik torchée au Casio par un rescapé du Boulard amateur californien. Reste que The Revenant est une bombe à découvrir très vite(je dis ça à tous les petits joueurs de la rédac qui étaient au pieu depuis belle lurette quand les courageux que nous sommes avons passé la porte de la salle…mais je vous aime quand même).


COMPTE-RENDU

La vie réelle a repris ses droits en ce lundi 19 avril 2010 et de nombreux biffeurs s’en ressentent : outre le fait, pour la plupart d’entre eux, d’avoir retrouvé leurs habitudes professionnelles, la programmation de quatre métrages et la fin imminente des festivités viennent tarir petit à petit l’enthousiasme.

Fatigués mais toujours motivés, les spectateurs bruxellois ont néanmoins pu découvrir, sur le coup de 17h30, 20th Century Boys 3, seulement deux jours après le second opus. De quoi, sans aucun doute possible, faire oublier le véritable trouble qui sévit dans l’esprit des biffeurs, entre contentement de retrouver leur foyer mais, surtout, tristesse de se séparer pour un an des deux semaines de bonheur que représente le BIFFF.

Amusant mais aussi poignant, 20th Century Boys 3 aura donc particulièrement bien rempli sa mission de distraction en attente de Symbol, véritable OVNI surréaliste totalement incompréhensible mais bougrement efficace. Drôle à souhait, esthétiquement parfait, le film est la preuve que Hitoshi Matsumoto est capable de bien mieux que son décevant Big Man Japan.

S’ensuivirent le décevant Give em Hell Malone, nouvelle tache dans la filmographie d’un Russell Mulcahy peu inventif, et The Revenant, spécialiste des effets visuels qui en est seulement à sa seconde réalisation. Totalement anecdotiques par rapport au fabuleux panorama de cinéma de genre offert par le BIFFF durant près de deux semaines, les deux films constituèrent surtout une excuse pour rester un peu plus tôt sur une esplanade qui, demain, sur le coup de minuit, semblera bien vide, et cela, pour un an...


ANIMATIONS

Des photos du Cosplay signées Raymond Widawski

Gazette du BIFFF 21 avril 2010

Dernière édition

Sommaire :

  • Reviews : les notes des chroniqueurs

REVIEWS : LES NOTES DES CHRONIQUEURS

Kick Ass

Mae Nak : 5 étoiles

Un véritable chef-d’oeuvre. Peut-être même le film de l’année.

Sartana : 5 étoiles

Quelle bombe, mais quelle bombe !!! Vaughn nous offre le film de Geek par excellence, le tout shooté de façon virtuose et toujours lisible, même sur les séquences de baston, frôlant par moment la grâce d’un John Woo lors des gunfights et de Sam Peckinpah dans ses magnifiques ralentis. On se marre, on gueule, on s’éclate…KICK AAAAAASSSSSS !!!!!


LE COMPTE-RENDU

19h00. Une centaine de personnes trépignent devant les portes closes du site de Tour et Taxis, tandis que nous lambinons un peu à l’écart, balayant avec nostalgie le programme de cette 28ème édition. La larme à l’oeil, nous nous apprêtons à pénétrer également dans la sacro-sainte enceinte et d’apprécier le film de clôture, Kick-Ass, en rêvant déjà à ce que sera le BIFFF prochain.

Quelques discussions et Trolls plus tard, nous voilà assis au premier rang à avaler (avec difficulté parfois) les résultats des différentes compétitions. Côté bonnes surprises, on pointera Symbol et The door. Côté mauvaises, Cell 211 (bon film mais nettement inférieur au Deliver us), Vampires (c’est une blague, ce prix du public ?) et Esther pour lequel je ne comprends toujours pas l’engouement. Mais la soirée n’est pas fichue pour autant : la présentation en exclusivité du court-métrage filmé en plein BIFFF ravive la fureur des festivaliers. Damien Marchal, grimé en Bob le zombie, désosse avec zèle les scouts qui osent s’aventurer à sa porte et hante le hangar de Tour et Taxis à la recherche d’éventuels amis. Délirant, ce micro-film permet surtout de revoir quelques grands moments du défunt festival et de se gausser devant quelques passages cocasses (Damien étalé sous la pompe de Trolls, un délice !).

Et puis il y eut Kick-Ass qui, de l’aveu des membres présents, fut une véritable tuerie et que je devrai pour ma part récupérer en salles dans les jours qui suivent. Ben oui, avec un moutard à la casbah, on fait pas toujours ce qu’on veut. Là-dessus, je vais changer son lange, à l’année prochaine !


LE TOP 5 DE LA REDACTION

Damien

1) The door

2) Deliver us from evil

3) Symbol

4) A Serbian film

5) Slice

Gore Sliclez begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting

1) Valhalla rising

2) The crazies

3) Savage

4) Esther

5) 5150 rue des ormes

Mae Nak

1) Kick Ass

2) 5150 rue des ormes

3) Slice

4) Heartless

5) Pontypool

Winslow Leach

1) Valhalla rising

2) Thirst

3) Kick-Ass

4) Daybreakers

5) Deliver us from evil

Sartana

1) Symbol

2) Kick Ass - Valhalla rising

3) Deliver us from evil

4) The revenant

5) Pontypool - Fish story

Hellrick

1) 5150 rue des ormes

2) The crazies

3) Adèle Blanc-Sec

4) Slice

5) Outcast


ANIMATIONS

Clichés de la conférence de presse finale du BIFFF et des animations du dernier jour par Raymond Widawski

BIFFF 2010 : L’ouverture (Vidéo)

BIFFF 2010 has begun...

L’inauguration du Drakulen Pis voici un mois et la cérémonie d’ouverture de cette 28ème cuvée sous tous leurs angles. Deux événements qu’on ne pouvait pas louper et que nos compères de Mefamo ont compilé pour nous. Enjoy !

BIFFF 2010 - La première semaine (Vidéo)

Winslow Leach fait le point sur cette semaine

Après vous avoir proposé une première vidéo sur la cérémonie d’ouverture du 28ème festival de Bruxelles, nous revenons à la charge avec une deuxième vidéo portant cette fois sur la première semaine dudit festival. Un programme chargé décrit avec minutie par Winslow Leach, le tout baigné de prises de vue du village Tour et taxis et de passages de films...

Palmarès complet du BIFFF 2010

And the winner is...

Le Jury International du 28e Brussels International Festival of Fantastic, Thriller & Science Fiction Film compose de Dee Wallace, Tommy Wirkola, Nabil Ben Yadir et Takashi Shimizu a attribué

• Le Corbeau d’Or 2010, Grand Prix du 28e Brussels International Fantastic Film Festival à Orphan de Jaume Collet-Serra

• Le Corbeau d’Argent 2010, Prix spécial du Jury à Thirst de Park Chan-Wook.

• Le Corbeau d’Argent 2010, Prix spécial du Jury à Symbol de Hitoshi Matsumoto.

Le Jury du 7e parallèle, composé de Muriel Andrin, Brigitte Segers, Kris Dewitte et Bert Lesaffer a attribué

• Le prix du 7e parallèle à Symbol de Hitoshi Matsumoto.

Le Jury Thriller, composé de Jacques Campens, Patrick Van Hauwaert, Michel Angely, Jean Dufaux et Anaïs Emery a attribué

• Le Prix du Meilleur Thriller 2010 à Cell 211 de Daniel Monzon.

• Une Mention spéciale à la scène du bingo dans Rampage de Uwe Boll.

Le Jury Européen composé de Lai Kin Chang, Laurence Morel, Olivier Merckx, Patrick Hella, Christian Monheim, Carlo Levy et Gery Brusselmans a attribué

• Le Méliès d’Argent 2010 à The Door de Anno Saul.

• Une mention spéciale à Cargo de Ivan Engler et Ralph Etter.

Le prix du public du 28e Brussels International Fantastic Film Festival a été attribué à Vampires de Vincent Lannoo.

BIFFF 2010 - La deuxième semaine (Vidéo)

Val... Allah rising

Troisième et avant-dernière vidéo réalisée par nos compères de Mefamo sur le site de Tour et Taxis à l’occasion du BIFFF 2010. Avec entrain et en chanson (applause, please), notre bel adonis Winslow Leach passe en détails cette seconde semaine...

BIFFF 2010 - Les photos

Récapitulatif des clichés pris par Raymond Widawski au BIFFF 2010. Ceux-ci sont classés en différentes catégories : Animations, Bal des vampires, Body et Face painting, Cosplay et Invités.

ANIMATIONS

BAL DES VAMPIRES

BODY ET FACE PAINTING

COSPLAY

INVITES

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