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Les risques de Facebook

Phénomène courant et connu de tous, les utilisateurs Facebook se laissent souvent aller, à l’instar de certains habitants de Secret Story qui se dévêtissent pour faire grimper leur propre côte de popularité, à déverser sur leur page personnelle des informations intimes voire complètement inutiles. En se mettant littéralement à nu, ces impudiques mettent en péril leur propre sphère privée et deviennent le centre des attentions d’usagers malveillants.

La Dernière Heure met ce week-end en garde sur le péril que constituent la rubrique « Evénements » de la plate-forme. En effet, depuis quelques mois, des opérations pélican se déroulent en France. Leur principe est simple : il s’agit de scruter les invitations à des événements, d’en observer tous les détails (adresse, invités, déroulement présumé) et de se rendre sur place dans le but de ruiner la soirée des convives crédules qui ont exposé la célébration aux yeux de tous.

Pour contrer ce phénomène de plus en plus courant, le quotidien prodigue quelques petits conseils importants :

1) ne pas accepter n’importe qui sur son profil Facebook

2) limiter ses informations

3) ne pas mettre des données trop personnelles sur sa page (comme son adresse ou son numéro de portable)

4) reléguer les événements au privé et ne pas mettre systématiquement tout le monde au courant

Des règles de prime abord évidentes qui pourraient devenir salutaires si le phénomène continue de grandir…

Harrison Ford règle un différend avec Chewbacca

WTF ? - Les métamorphoses de Loana

What the fake est une rubrique marginale de nos news puisqu’y sont dévoilés les (faux) dessous du show-bizz, dénudées les (fausses) vérités à propos du cinéma, rapportés les (faux) scandales qui alimentent la toile. A vous de vous faire votre opinion... WTF !!!

Le magazine Voici, jamais avare en images choc et en rumeurs people abrutissantes, publie la photo d’une Loana vachement bouffie qui "aurait pris de l’embonpoint suite à l’ingestion d’antidépresseurs". Mais l’ancienne lofteuse est loin d’être droguée, elle préparerait en réalité un rôle pour le futur "Big mamma" où elle piquera la vedette à Martin Lawrence. Étonnant, non ?

WTF ? - Les prémonitions de Peyo

What the fake est une rubrique marginale de nos news puisqu’y sont dévoilés les (faux) dessous du show-bizz, dénudées les (fausses) vérités à propos du cinéma, rapportés les (faux) scandales qui alimentent la toile. A vous de vous faire votre opinion... WTF !!!

Un matin de l’an de grâce 1958, le dessinateur belge Peyo, créateur des futurs Schtroumpfs, raconte un rêve étrange et pénétrant qu’il a fait pendant la nuit : "J’ai vu en images des bonshommes bleus à qui il arrive des aventures merveilleuses" et d’ajouter : "Je pense que ça va faire un carton."

Ce songe prémonitoire que de nombreux spécialistes (dont le sociologue Rosenberg) ont voulu attribuer à la célèbre victoire française sur les armées brésiliennes au stade de France quarante ans plus tard vient enfin d’être identifié. Peyo prévoyait, un demi-siècle à l’avance, tel un Nostradamus des temps modernes, le succès colossal des Na’vi de James Cameron. Etonnant, non ?

WTF ? - A l’aube d’une nouvelle civilisation

What the fake est une rubrique marginale de nos news puisqu’y sont dévoilés les (faux) dessous du show-bizz, dénudées les (fausses) vérités à propos du cinéma, rapportés les (faux) scandales qui alimentent la toile. A vous de vous faire votre opinion... WTF !!!

MSN affiche sur sa Une une photo qui, dans un autre temps, aurait pu paraître touchante, celle d’un petit singe allaitant au biberon un bébé tigre. Or, à la rédaction, nos émotions vis-à-vis de la race simiesque a été reléguée au placard à l’annonce de la préquelle de La planète des singes Alors, avant de vous attendrir, rappelez-vous que ce même chimpanzé peut devenir ça à l’avenir :

Si vous ne croyez pas à cette thèse, courez vérifier par vous-même dans les salles dès ce 10 août... Et juste pour appuyer mes dires, j’évoque le dieu de la web-culture et de la science cybernétique, Wikipedia, qui, dans son article consacré aux chimpanzés, déclare que "Les chimpanzés seraient aussi les premiers animaux à avoir été observés fabriquant des armes. En effet, en 2007, le primatologue Jill Pruetz, de l’Université de l’Iowa, a décrit 22 observations de chimpanzés femelles du Sénégal qui élaboraient des lances en bois qu’elles utiliseraient pour poignarder des galagos qui se réfugient dans les troncs d’arbres vides." Étonnant, non ?

Facebook dans la ligne de mire de la justice allemande

Facebook est de nouveau dans la ligne de mire de la justice allemande, extrêmement vigilante par rapport à la protection de la vie privée. La cible visée : le système de reconnaissance biométrique des visages. "Le site internet "évalue" les visages de ces personnes, en faisant appel à des critères biométriques, en les encadrant et appelle l’utilisateur à cliquer sur le nom de la personne concernée. Les données sont alors transmises au réseau social." apprend-on.

Déjà opposés à l’application Google du Street view, les Allemands demandent aux concepteurs de durcir leur politique en matière de respect de la vie privée.

GIVE ME FIVE - Best of Frankenstein #1

Frankenstein de James Whale (1931)

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait celui-là. S’il n’est pas la toute première adaptation du roman de Mary Shelley (cet honneur revient au court muet de 1910 signé J. Searle Dawley), il est en tous cas celui qui reste toujours, plus de 80 ans après sa sortie, solidement ancré dans l’imaginaire collectif. L’incroyable maquillage réalisé par Jack Pierce en reste l’image la plus emblématique, avec ce monstre au crâne plat et front proéminent arborant ses vis bien serrées dans le cou. Boris Karloff y incarne la créature, un rôle qui lui collera à la peau et dont il aura bien du mal à se détacher, même si il ne l’incarnera en tout et pour tout que trois fois (aussi dans La fiancée et Le fils de Frankenstein). Il faut dire que le rôle lui sied à merveille. It’s alive, it’s alive, IT’S ALIVE !!

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GIVE ME FIVE - M. Night Shyamalan (Diapo 1)

SIXIÈME SENS (1999)

La rumeur veut que Shyamalan, alors quasiment inconnu à Hollywood après deux long-métrages obscurs, ait déclaré à un ami qu’il savait que Bruce Willis, à qui il avait envoyé le scénario de Sixième Sens, accepterait de jouer dans son film, parce que « c’était son destin ». Le cinéaste n’a jamais caché son côté superstitieux, mais le succès monstrueux, hallucinant pour un film fantastique (680 millions de dollars de recettes, et c’était avant la 3D !) ne doit lui rien à la chance. Film de fantômes pur et dur à la mise en scène d’une implacable logique, Sixième Sens ne se résume pas qu’à son twist dévastateur et maintes fois copié depuis. C’est une histoire émouvante, enrobée de mystères mais qui ne joue jamais la carte du frisson gratuit et parvient à retranscrire avec finesse la détresse d’un garçon coincé dans un monde où « il voit des morts » plus ou moins bien lunés. Un coup de maître qui propulse instantanément le jeune (29 ans) metteur en scène sur le devant de la scène.

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GIVE ME FIVE - M. Night Shyamalan (Diapo 2)

INCASSABLE (2000)

Un an ou presque après avoir frappé un grand coup avec son suspense paranormal, Shyamalan retrouve sa star et sa cité de Philadelphie pour un nouveau film énigmatique, Incassable. Le héros est David Dunn, rescapé miraculeux d’un accident de train qui rencontre un « homme de verre » nommé Elijah, qui le persuade qu’il est, en réalité, indestructible. Sans doute le meilleur opus de son réalisateur, Incassable se révèle être une fascinante chronique de la naissance d’un super-héros, une sorte de « David Dunn begins » en même temps qu’une étude particulièrement référencée des codes et valeurs portées des comic books américains. Qu’est-ce qu’un héros, quelles sont les valeurs que celui-ci doit porter, et plus important, contre qui doit-il choisir de se battre ? Les réponses sont apportées une par une par un cinéaste mis en confiance par son succès précoce, et qui ose tout (longs plans-séquences, héros mutique, nouveau twist cette fois en forme de cliffhanger) avec une réussite insolente. Dommage, en tout cas, que nous n’ayons pas eu droit à une suite en bonne et due forme : la nature même du super-héros veut que son combat soit destiné à durer…

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GIVE ME FIVE - M. Night Shyamalan (Diapo 3)

SIGNES (2002)

Avec la sortie de Signes, une certaine forme de cohérence semble se dessiner dans la filmographie de Shyamalan, qui s’attaque à chacun de ses scénarios à un nouveau tropisme du fantastique : après les fantômes et les super-héros, place aux extraterrestres, qui semblent avoir pris le champ du révérend Graham Hess pour une future piste d’atterrissage. Effectivement, partout dans le monde, l’invasion commence, mais les « signes », que l’on croit être ces « crop circles » tracés dans des champs de blés comme autant de points de repères pour les aliens, deviennent une expression à double sens. Porté par un Mel Gibson connu pour sa ferveur religieuse, Signes est certes un film d’angoisse, ponctué de scènes de suspense encore une fois renversantes, mais qui traite aussi et avant tout de croyance, de prédétermination et de persistance de la foi. Nos envahisseurs hydrophobes (sic) représentent moins une menace tangible qu’un catalyseur narratif pour notre héros en perte de repères, amené à faire un véritable parcours spirituel jusqu’à la Révélation finale. Bondieusard, peut-être, mais le résultat est efficace et virtuose, soutenu en plus par la partition très rentre-dedans de James Newton Howard.

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GIVE ME FIVE - M. Night Shyamalan (Diapo 4)

LA JEUNE FILLE DE L’EAU (2006)

Le film de la cassure. Échec financier qui rompt la règle que Shyamalan se fixe à chaque nouveau tournage (qui considère que son job est de faire avant tout des films qui rapportent de l’argent), La jeune fille de l’eau s’éloigne, de manière plus radicale que Le Village, des formules qui ont fait le succès du réalisateur. Exercice de style assez précurseur questionnant notre rapport moderne aux contes de fées et au pouvoir « guérisseur » de la fiction, le film possède un côté naïf qui emporte parfois l’adhésion, surtout que Shyamalan reste tout de même un sacré « composeur de cadres » même dans ses mauvais jours. Mais la mythologie qu’il bâtit ici est bancale, ses personnages inconsistants, et l’habituel caméo du réalisateur, fan invétéré de Hitchcock, prend des allures de règlement de comptes par film interposé avec les critiques de cinéma, montrés littéralement comme des êtres pathétiques et dénués d’imagination, contrairement aux artistes bien sûr. La machine à succès de Shyamalan s’enraie pour la première fois nettement, et cela ne fait que commencer…

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GIVE ME FIVE - M. Night Shyamalan (Diapo 5)

LE DERNIER MAÎTRE DE L’AIR (2010)

Adaptation à gros budget d’un manga à succès, Le dernier maître de l’air faisait figure de planche de salut inattendue pour Night Shyamalan, après la catastrophe artistique que représentait le risible Phénomènes et son pollen tueur. Attiré par la mythologie très poussée du matériau original, qui aborde sous couvert d’aventures initiatiques à base d’enfants prodiges les notions de karma et d’équilibre spirituel, Shyamalan se heurte toutefois à un écueil de taille : le projet est conçu comme un blockbuster de fantasy débordant d’effets spéciaux numériques et de combats câblés. Ce terrain de jeu est nouveau pour le réalisateur, dont la mise en scène d’ordinaire si rigoureuse perd nettement de son impact : les acteurs cabotinent dans le vide quand ils ne le scrutent pas d’un œil hagard, les scènes d’action sont d’une effarante platitude, les dialogues exécrables et la 3D au rabais. Malgré un final « emmerichien » pour le moins spectaculaire, Le dernier maître de l’air est un ratage douloureux (de plus) pour la carrière de l’ex-prodige, mais les bons résultats au box-office vont lui permettre de rebondir sur un nouveau projet ambitieux nommé After Earth. Ceci est une autre histoire…

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GIVE ME FIVE - Wicked Witch # 1

The wicked witch of the West (Le magicien d’Oz, 1939)

L’incontournable méchante sorcière de l’Ouest a hanté bien des cauchemars depuis la sortie du film de Victor Fleming, y compris ceux de quelques réalisateurs aujourd’hui reconnus (dont un certain Alex de l’église). Teint vert, nez crochu, ongles acérés et pustule au menton, elle fait régner la terreur sur son pays en détruisant tout ce qui lui déplaît à l’aide de ses non moins abominables singes volants. Le seul moyen de l’éliminer est de lui verser de l’eau dessus, ce qui la fait fondre instantanément. Anecdote amusante, son interprète, Margaret Hamilton, était dans la vraie vie une autre figure redoutée de l’enfance avant de devenir actrice puisqu’elle était…institutrice !
Notons que Sam Raimi s’est quelque peu éloigné de ce look austère et peu séduisant dans son récent préquel en offrant aux spectateurs une sorcière bien plus sexy sous les traits de Mila Kunis.

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GIVE ME FIVE - Wicked Witch # 2

Princesse Asa Vajda (Le masque du démon, 1960)

Suppliciée en même temps que son amant au XVIIe, la sorcière Asa Vajda lance une terrible malédiction avant d’être enterrée avec le fameux masque de Satan accroché au visage. Deux siècles plus tard, le sang répandu sur le masque par un scientifique aussi têtu que maladroit réveille la créature qui hantera les habitants du château des Vajda dont la princesse Katia ressemble étrangement à son ancêtre maléfique. Barbara Steele endosse les deux rôles, tour à tour séduisante et terrifiante dans ce classique en noir et blanc signé Mario Bava. Troublant, culte, voire incunable !

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GIVE ME FIVE - Wicked Witch # 3

Mater Suspiriorum / Helena Markos (Suspiria, 1977)

On ne pouvait réaliser ce court panorama sans la présence de l’une des trois mères issue de la célèbre trilogie du maestro Dario Argento. Sans nul doute possible, la plus marquante mais aussi la plus effrayante demeure la toute première qui fut mise en scène par le réalisateur transalpin, la mère des soupirs, Mater Suspiriorum. La doyenne (il s’agit en effet de la plus vieille) est pourtant la plus sage des trois, ayant fondé une école de danse et de sciences occultes en Allemagne. Accusée de sorcellerie, elle simulera sa propre mort dans un incendie au début du XXe siècle et continuera d’hanter les couloirs de l’académie de sa présence démoniaque…
La Mère des Ténèbres (Mater Tenebrarum) mise en scène dans Inferno a quant à elle la particularité d’être la plus jeune et cruelle tandis que La Mère des Larmes (Mater Lachrymarum) présente dans Mother of Tears est censée être la plus belle et puissante mais le résultat à l’écran s’avéra là par contre plus que décevant !

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GIVE ME FIVE - Wicked Witch # 4

Miss Eva Ernst / Grand High Witch (Les sorcières, 1990)

A la vision de cette ignoble créature, il est difficile de croire que l’on est en présence d’une adaptation de Roald Dahl avant tout destinée aux têtes blondes. Pourtant, si l’on s’intéresse aux personnes derrière la caméra, on comprend mieux un tel parti pris esthétique : le réalisateur (Nicolas Roeg) ainsi que le scénariste (Allan Scott) de Ne vous retournez pas, Stephen Norrington (Blade, Feast) au maquillage et l’impressionnante Anjelica Huston à l’interprétation donnent vie à cette monstrueuse Sorcière Supérieure. Crâne chauve, nez incroyablement crochu, pustules en pagaille, doigts et ongles exagérément longs, peaux pendouillantes,…on est bien en présence de la sorcière la plus immonde de l’Histoire du cinéma ! Plus d’un gamin a dû cauchemarder suite à cette vision d’épouvante d’autant que son plan est des plus diaboliques : vendre avec l’aide de ses semblables des friandises empoisonnées qui transforment les enfants en souris dans le but d’éradiquer de l’Angleterre de toute trace juvénile, rien de moins !

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GIVE ME FIVE - Wicked Witch # 5

Mrs Ganush (Jusqu’en enfer, 2009)

Sam Raimi aime les sorcières. Entre sa « Pit Witch » et autres deadites sautillants présents dans L’armée des ténèbres et sa version de la Méchante Sorcière de l’Ouest dans Le monde fantastique d’Oz, le réalisateur nous offrait en 2009 l’une des plus redoutables adeptes de magie noire en la personne de Mrs. Ganush. Cette gitane lance une terrible malédiction sur l’employée qui lui refusa un crédit immobilier, la mettant ainsi à la rue. Invoquant l’esprit du Lamia, elle condamne ainsi la pauvre jeune femme qui aurait mieux fait de ne pas écouter ses supérieurs. Si elle n’est pas une sorcière à proprement parler, Mrs Ganush est en tous cas une dangereuse invocatrice et sa déliquescence physique n’est pas sans rappeler les plus illustres figures de la sorcellerie.

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GIVE ME FIVE - Best of Frankenstein #2

La Fiancée de Frankenstein de James Whale (Bride of Frankenstein,1935)

Cette suite du classique précité sortie quatre ans plus tard a réalisé l’exploit d’être qualitativement supérieure à son modèle. Avec toujours James Whale aux manettes et Boris Karloff en créature dégingandée, cet opus développe l’idée de donner une compagne au monstre de Frankenstein qui se sent bien seul (« Alone : bad. Friend : good ! »). Le docteur se voit ainsi contraint par le savant (forcément un peu fou) Pretorius de créer cette fiancée qui, hélas, ne tombera pas sous le charme des cicatrices de son alter ego masculin. Le côté pathétique et profondément humain de la créature en font une œuvre dramatique incontournable, en réalité bien plus poignante et marquante que son prédécesseur, mais aussi non dénué d’humour noir.

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GIVE ME FIVE - Best of Frankenstein #3

Frankenstein s’est échappé ! de Terence Fisher (The Curse of Frankenstein, 1957)

A contre-courant des films de James Whale (dont deux éléments seulement sont repris de manière timorée avec l’enfant au bord de l’eau et l’aveugle incapable de distinguer l’horrible aspect de la créature), Frankenstein s’est échappé ! octroie le rôle principal au baron Victor Frankenstein (Peter Cushing), savant fou qui s’attribue les pouvoirs du démiurge et soumet ses principes moraux à des intérêts pseudo-scientifiques. Frankenstein s’est échappé ! marque d’une pierre deux coups puisqu’il signe le premier pas d’une revisite originale du mythe de Frankenstein (dont la créature est ici interprétée par Christopher Lee) autant qu’il atteste de la naissance d’un énorme réalisateur, pourtant déjà auteur d’une trentaine de films, le génial Terence Fisher.

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GIVE ME FIVE - Best of Frankenstein #4

Le retour de Frankenstein de Terence Fisher (Frankenstein Must Be Destroyed, 1969)

Le baron Frankenstein (Peter Cushing, parfaitement rôdé au rôle) poursuit ses macabres expériences et cette fois, avec l’aide de son assistant Karl, il va tenter une dangereuse transplantation de cerveau sur un homme mentalement malade.
Si l’approche diffère des autres films par le biais de cette greffe, l’intérêt et la véritable vedette du film est bel et bien le docteur Frankenstein qui nous est ici présenté comme l’un des êtres les plus immoraux qui puisse exister. Assassinat, viol ou trahison, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Quant à la créature, elle incarne ici plus que jamais l’éternelle figure pathétique, notamment au travers de scènes atteignant une beauté inédite. Un véritable must !

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GIVE ME FIVE - Best of Frankenstein #5

Frankenstein junior de Mel Brooks (Young Frankenstein, 1974)

Cette parodie signée Mel Brooks, non contente d’être irrésistiblement drôle, s’avère être aussi un véritable hommage aux Universal Classics. Les clins d’œil aux deux premiers Frankenstein de Whale sont légion, certains éléments sont empruntés au Fils de Frankenstein et même le tournage s’est en grande partie déroulé dans le château où fut tourné le film de 1931. Dans un noir et blanc splendide, Mel Brooks met en scène le petit-fils de Victor Frankenstein (Gene Wilder, parfait) qui doit revenir sur les terres familiales en dépit d’une certaine aversion envers ses ancêtres. Mais la folie va vite le rattraper et il crée un monstre (le rondouillet Peter Boyle) qui lui donnera bien du fil à retordre. L’improbable tronche de Marty Feldman, qui incarne Igor, ainsi que les belles de l’époque Madeline Kahn et Teri Garr complètent le casting irrésistible de ce qui reste le chef d’œuvre humoristique de Mel Brooks. Ce qui est loin d’être le cas de Dracula, mort et heureux de l’être, autre parodie d’un "classic monster". Mais là, c’est une autre histoire…

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GIVE ME FIVE - Best of Godzilla # 1

1. GMK : GIANT MONSTERS ALL OUT ATTACK (2001)

Après avoir assuré un boulot exemplaire sur le reboot de la franchise Gamera, la tortue géante crée par la Daiei, Shûsuke Kaneko est engagé pour la Toho pour livrer le Godzilla ultime. Et le bougre réussit son pari en se conformant à son titre plein de promesses et en multipliant les monstres : Baragon, King Ghidorah, Mothra et Godzilla sont donc au programme. Les trois premiers cités, assimilés aux Gardiens de la Terre, sont éveillés afin de neutraliser notre Godzilla redevenu symbole de destruction et de puissance pure.

A l’instar des autres films de la saga millenium, GMK : Giant Monsters All Out Attack fait table rase du passé : le monstre retrouve son aspect terrifiant, piétine des foules et désintègre ses victimes sous le feu nucléaire. Bye bye l’ami des enfants et le gentil Casimir ! Adroitement équilibré entre l’intimiste et le spectaculaire, le film se clôt sur un combat anthologique, point d’orgue du long-métrage et, par extension, de toute la saga. Le Kaiju Eiga ultime !

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GIVE ME FIVE - Best of Godzilla # 2

2.GODZILLA (1954)

Le premier Godzilla lance un sous-genre qui deviendra rapidement aussi populaire que prolifique pour le public nippon : le Kaiju Eiga (littéralement « film de monstres géants »). Si de nombreuses créatures géantes (Gamera, Mothra, etc.) viendront, à intervalles réguliers, détruire le Japon, aucune n’attendra cependant la célébrité du Roi des Monstres initial.

Très différent de ses épigones, ce long-métrage liminaire propose un climat de sérieux et d’angoisse qui disparaitra presque totalement dès lors que le monstre géant deviendra l’ami des tout-petits. Lancé dans le sillage des réussites américaines comme Le monstre des temps perdus, Le monstre vient de la mer, Des monstres attaquent la ville ou Tarantula, le film d’Inoshiro Honda exploite donc la crainte d’une apocalypse nucléaire au travers d’un scénario alarmiste qui traite également des dérives possibles d’une science privée de tout repère éthique. Rythmé par une bande originale martiale et emblématique, Godzilla demeure un incontournable du Kaiju Eiga et une vision indispensable pour les fans.

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GIVE ME FIVE - Best of Godzilla # 3

3. INVASION PLANETE X (1965)

Sorti en 1965, Invasion planète X demeure l’archétype du Kaiju Eiga délirant dont il constitue un des exemples les plus divertissants qui soit : foule de figurants paniqués, monstres en tout genre, extraterrestres belliqueux, jolies maquettes, belles demoiselles et pyrotechnie en folie. La science-fiction fantaisiste dans toute sa splendeur et toutes ses outrances au service d’un scénario prétexte : pour contrer l’invasion venue de la mystérieuse planète X, la Terre compte sur Godzilla et son allié Rodan mais les rusés Aliens expédient vers notre monde le redoutable dragon tricéphale Ghidorah. Le choc des titans débute !

Humour plus ou moins volontaire, effets spéciaux de qualité (selon les standards de l’époque) et maquettes réussies donnent à ce métrage un soin appréciable. Inventif, coloré et sacrément divertissant, Invasion Planète X quoique délicieusement suranné donne la patate et c’est bien là l’essentiel !

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GIVE ME FIVE - Best of Godzilla # 4

4. GODZILLA Vs KING GHIDORAH (1991)

Construit sur un complexe scénario de voyages temporels, cet épisode se déplace du XXIIIème siècle à 1944 en passant par 1992 où des visiteurs du futur tentent d’empêcher la destruction du Japon par un Godzilla devenu incontrôlable. Seule solution : remonter le cours du temps pour empêcher l’existence même du roi des Monstres. Hélas, si le projet réussi, il entraine l’apparition d’un être encore plus redoutable, King Ghidorah !

En dépit d’un rythme parfois assoupi dans sa première moitié, ce volet se rattrape lors de la seconde et propose de magnifiques séquences de destructions massives qui comptent parmi les plus réussies de toute la saga. Le film impose également King Ghidorah comme un favori des fans et la Némésis ultime de Godzilla ce qui ne manque pas d’ironie : la Toho souhaitait, au départ, réutiliser King Kong et seules de basses considérations monétaires ont empêché le retour du gorille géant. Le meilleur épisode des années ’90 !

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GIVE ME FIVE - Best of Godzilla # 5

5. KING KONG CONTRE GODZILLA (1962)

Basé sur une idée du magicien des effets spéciaux Willis O’Brien, responsable des animations images par images de King Kong de 1933, ce troisième long-métrage voit le retour triomphal de Godzilla après sept ans d’absence. Délivré de sa prison glaciaire par des sous-marins militaires, le monstre débarque au Japon où King Kong est également convoyé avant, bien sûr, de s’échapper. Pour lutter contre ces deux menaces, un scientifique imagine tout simplement de les faire s’affronter sur le Mont Fuji, devenu le repaire de Godzilla.

Loin des aspects sérieux et de la mise en garde contre les dangers du nucléaire des deux précédents volets, ce troisième épisode se transforme en simple divertissement fantaisiste dans lequel les monstres s’affrontent à la manière de catcheurs émérites. Un pur plaisir régressif et l’unique opportunité de voir les deux plus grands kaiju de tous les temps partager l’écran.

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Très Court International Film Festival 2015

17ème édition du festival dédié aux (très) courts-métrages

Après une cuvée 2014 couronnée de succès (plus de 30.000 spectateurs, dont 10.000 dans l’Hexagone), le Très Court International Film Festival remet le couvert.

L’événement aura lieu du 5 au 14 juin sur l’ensemble du territoire français (Paris, Marseille, Montpellier, La Rochelle, Montargis… faites votre choix !) et du 12 au 14 juin au Forum des Images de Paris. Et ce n’est pas tout, puisque le festival se veut cosmopolite, s’étendant dans d’autres pays tels le Brésil, la Chine, les Pays-Bas, la Suisse, le Niger ou encore l’Ukraine. Au final, le Très Court International Film Festival sera présent dans 30 pays et 110 villes (plus d’infos sur le site officiel).

Le désopilant "Les Feuilles Mortes Origins".

L’identité du festival est de privilégier le format très court (environ 3 minutes), plutôt raccord avec notre époque où tout va très (trop ?) vite, afin d’éveiller la curiosité et les sens des spectateurs au contact d’œuvres singulières. Les films sont répartis dans trois compétitions et quelques sélections annexes (Music‘n’Dance, Animation, Trash and Glam, …). La compétition internationale sera présidée par Pascale Ferran (réalisatrice du sublime Lady Chatterley, porté par une Marina Hands sensuelle en diable), épaulée pour l’occasion par des personnalités comme les DJ/producteurs de musique électronique Para One et Rubin Steiner.

Mais l’originalité et les propositions fortes affleureront sans doute aussi au détour des compétitions Paroles de femmes et Travelling34, dont les œuvres s’inscrivent dans la thématique du handicap. Cette dernière abrite par exemple l’attachant Et hop(e) ! (2015) de Séverine Robic, centré sur deux copines un peu fofolles.

"Asshole" de Conor Finnegan.

À me lire, vous vous dites certainement qu’une manifestation ciné de cet acabit n’a rien à faire sur Cinémafantastique. Eh bien, détrompez-vous, car le panel de courts-métrages choisis par les organisateurs recèle nombre d’œuvres décalées et iconoclastes.

Parmi celles-ci, on retiendra surtout, au sein de la sélection Trash and Glam, l’animé Asshole (2013) de l’Irlandais Conor Finnegan et son trou-du-cul vorace (oui, vous m’avez bien lu !), ainsi que le faux trailer à l’hollywoodienne Les Feuilles Mortes Origins (Nicolas Hauser, 2014) qui, dans le même esprit que l’hilarant Treevenge (Jason Eisener, 2008), orchestre une vengeance sanglante tout ce qu’il y a de plus végétale. Pas dit que Jacques Prévert et Joseph Kosma avaient cela en tête lorsqu’ils ont accouché de leur célèbre chanson…

Une feuille dans le décolleté ("Les Feuilles Mortes Origins").

En vrac, citons aussi l’excellent clip du track « Torn Apart » de Bastille VS. Grades, réalisé par Keith Schofield - une sorte d’ode à la mixité (relayée par du morphing), avec des couples disparates et deux superbes aliens -, ainsi que les courts Wilson (Thomas Scohy, 2015) - un hommage énamouré à Wes Anderson -, Heritage (Damien Kazan, 2015) - qui triture la notion d’hérédité sous l’influence formelle de Terrence Malick (on songe beaucoup à The Tree of Life) -, This Is It (Alexander Engel, 2013) - décrivant avec humour les joies de la colocation - et J’aime… pas (Arthur Molinier, 2015) - où un couple règle ses comptes en un crescendo émotionnel des plus jouissif -, qui devraient faire leur effet en compét’ officielle.

Le somptueux "Heritage" de Damien Kazan.

Si vous ne savez pas quoi faire durant la première quinzaine du mois de juin, rendez-vous au Très Court International Film Festival. On vous l’aura assez dit !

GIVE ME FIVE - Quand les dinos ont les crocs #5

Le Rhedosaurus du Monstre des temps perdus (The Beast from 20,000 Fathoms) de Eugène Lourié / 1953

Réveillé une petite année avant Godzilla par une explosion nucléaire, le Rhedosaurus de The Beast from 20,000 Fathoms sème le chaos à Manhattan, écrasant tout ce qui se trouve sur son passage. La bête contamine même la population en lâchant un germe préhistorique, mais la preuve irréfutable de son régime à base de viande nous est dévoilée lorsqu’elle avale un pauvre policier lui faisant face dans un élan d’héroïsme totalement dérisoire.
Symbole de la revanche de la nature sur la technologie dévastatrice des hommes, le monstre est animé par Ray Harryhausen et a tellement marqué sa génération que le nostalgique Joe Dante lui a rendu plus d’un hommage. Dans Panic sur Florida Beach bien sûr, mais aussi dans Gremlins 2 où l’on peut en apercevoir un extrait.

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GIVE ME FIVE - Quand les dinos ont les crocs #4

L’Allosaure d’Un million d’années avant J.C. (One Million Years B.C.) de Don Chaffey / 1966

Dans ce film préhistorique, un allosaure animé de main de maître par Ray Harryhausen s’en prend à une tribu qui, pressée de s’abriter dans leur caverne, oublient une petite fille coincée sur la branche d’un arbre. Le dino s’en pourlèche les babines d’avance mais l’héroïque Tumak (John Richardson) l’empêchera de se régaler en l’empalant de façon spectaculaire. Avant de trépasser, le théropode aura néanmoins eu le temps de déguster un baigneur et de croquer un pauvre hère venu prêter main forte.

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GIVE ME FIVE - Quand les dinos ont les crocs #3

Le Vastatosaurus Rex de King Kong de Peter Jackson / 2005

Ennemi juré du roi Kong sur Skull Island, le vastatosaurus Rex ou V-Rex rêve de dévorer Ann Darrow, ici interprétée par Naomi Watts. Inéluctablement un met de choix, donc, que Kong compte bien préserver non pas pour se remplir l’estomac mais plutôt pour se vider les c… oups, pardon ! Nous savons que ce n’est pas son genre, le gorille géant étant plutôt un romantique préférant valser devant sa belle sur la glace d’un lac gelé. Bref, le V-Rex, lui, a la dalle et a ramené deux de ses congénères pour le dîner. Hélas, ils ne pourront que dévorer du regard leur repas, le singe leur mettant la pâtée dans un combat homérique. Tout juste auront-ils pu mâchouiller le bras de Kong dans leur rixe…

Cette scène énooorme s’inspire évidemment de celle du King Kong original de 1933, beaucoup plus courte, où un tyrannosaure tente également de dévorer la jeune comédienne, faisant face au gorille géant animé en stop-motion par l’un des pionniers de la méthode, Willis O’Brien. L’issue du combat est toujours la même : le roi des dinosaures aura la mâchoire brisée par le roi des singes.

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GIVE ME FIVE - Quand les dinos ont les crocs #2

Les T-Rex du Monde perdu (The Lost World : Jurassic Park) de Steven Spielberg / 1997

Plus nombreux et plus affamés que dans le premier film, les T-Rex du Monde perdu font des ravages dans cette suite. Ainsi, Monsieur et Madame T se partagent l’expert en équipements Eddie Carr tel la Belle et le Clochard devant un plat de spaghettis. En moins romantique tout de même : le mâle saisit le pauvre homme par les pieds pour ensuite le jeter dans sa gueule tête la première tandis que madame vient déchirer le bas du corps…miam !
Un peu plus tard dans le film, le neveu de John Hammond découvrira quant à lui les méfaits de la filiation : papa T-Rex aide ainsi sa progéniture à déguster son tout premier humain. Il est peut-être petit mais il a de l’appétit ! Ajoutons également le passage à trépas d’un homme parmi la foule en panique à San Diego et même un pauvre chien dans sa niche ! La grosse dalle, on vous dit ! A croire que le budget cantine était restreint pour les T-Rex sur le tournage !

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GIVE ME FIVE - Quand les dinos ont les crocs #1

Le T-Rex de Jurassic Park de Steven Spielberg / 1993

Une scène devenue culte pour un massacre aussi drôle qu’horrible. Pour se cacher du Tyrannosaurus rex fraîchement échappé de son enclos, l’avocat Donald Gennaro (Martin Ferrero) abandonne lâchement ses comparses pour se réfugier dans une toilette à proximité. Un piège qui s’écroulera autour de lui avant que l’homme ne se fasse sérieusement secouer puis dévorer par les puissantes mâchoires de la bête. Gnap !

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GIVE ME FIVE - Chérie, j’ai rétréci les héros ! #1

L’homme qui rétrécit (The Incredible Shrinking Man) de Jack Arnold / 1957

Adapté du roman de Richard Matheson (également ici auteur du scénario), L’homme qui rétrécit est un authentique chef d’œuvre du genre. A la suite d’une contamination radioactive, un homme voit sa structure moléculaire bouleversée et assiste à la diminution progressive de son corps. Impossible à enrayer, le processus le réduit à la taille d’un enfant, puis d’une poupée, et enfin d’un soldat de plomb. Une nouvelle existence parsemée d’embûches débute alors pour lui, le pauvre hère devant lutter pour sa survie, notamment face au chat domestique et à une araignée pugnace.
Porté par une concision narrative remarquable, le film de Jack Arnold illustre à merveille les vertiges de l’infiniment petit tout en s’avérant être une satire de la middle class avec son héros déjà minable avant sa miniaturisation qui, pour le coup, le fera accéder au statut d’être unique au monde. Un conte cruel et adulte qui, presque 60 ans après, n’a rien perdu de sa force initiale.

A noter que l’indécrottable Joel Schumacher livra en 1981 une version féminine avec la comédie (forcément poussive) La femme qui rétrécit (The Incredible Shrinking Woman).

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GIVE ME FIVE - Chérie, j’ai rétréci les héros ! #2

Les aventures de Tom Pouce (Tom Thumb) de George Pal / 1958

Librement adapté du conte des frères Grimm, cette œuvre signée George Pal est une comédie musicale « so fifties » mettant en scène les aventures d’un minuscule petit garçon né suite à un vœu exaucé par un couple auprès de la reine de la forêt. Les parents entourent d’affection le microscopique Tom qui compense sa taille par une jovialité et une belle vivacité d’esprit. Il passe d’ailleurs son temps à danser et chanter au milieu de jouets souvent plus grands que lui et est capable de murmurer carrément dans l’oreille des chevaux ! Néanmoins, contrairement aux autres héros rapetissés de ce panel, sa taille ne varie pas, Tom ne bougeant pas d’un pouce.

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GIVE ME FIVE - Chérie, j’ai rétréci les héros ! #3

Le Voyage fantastique (Fantastic Voyage) de Richard Fleischer / 1966

L’auteur du 20.000 Lieues sous les Mers avec Kirk Douglas livre ce petit classique de la science-fiction aussi visionnaire que kitsch qui déroule une intrigue d’espionnage en pleine guerre froide. Un chercheur y découvre une méthode permettant de miniaturiser les objets mais ce dernier est victime d’un attentat qui le plonge dans le coma. Un groupe de scientifiques américains dans un sous-marin miniaturisé (le Proteus) pénètrent alors dans son corps pour tenter de le soigner de l’intérieur. Un film plein de naïveté au charme suranné que ce voyage intérieur où les artères du corps humain sont aussi psychédéliques que les discothèques de l’époque et où Raquel Welch revêt son bikini pour affronter des enzymes gloutons (!).

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GIVE ME FIVE - Chérie, j’ai rétréci les héros ! #4

L’Aventure intérieure (Innerspace) de Joe Dante / 1987

Reprenant l’idée du vaisseau miniaturisé injecté dans un corps humain provenant du film de Fleischer, Joe Dante s’avère plus inventif en optant pour une burlesque histoire d’amour mettant en scène un triangle formé par Dennis Quaid, Martin Short et Meg Ryan. Le premier, forte tête de la marine américaine porté sur la bouteille, est injecté dans la fesse du second, un caissier hypocondriaque qui va tomber amoureux de l’ex fiancée du pilote, le ménage à trois ayant en sus des espions à leurs trousses. Le ton est irrésistiblement cartoonesque (Chuck Jones forever) et les effets spéciaux impressionnent pour l’époque à tel point que l’équipe SFX menée par Dennis Murren (L’empire contre-attaque, Le Secret de la pyramide) reçoit un oscar bien mérité pour son travail en 1988.

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GIVE ME FIVE - Chérie, j’ai rétréci les héros ! #5

Chérie, j’ai rétréci les gosses (Honey, I Shrunk the Kids) de Joe Johnston / 1989

En 1989 Disney produit Chérie, j’ai rétréci les gosses qui remportera un vif succès à travers le monde, entraînant deux suites de qualité dégressive (Chérie, j’ai agrandi le bébé et Chérie, nous avons été rétrécis), une série télé totalement stupide et même une attraction tridimensionnelle, Chérie, j’ai rétréci le public, à destination des parcs Disney.
Le premier film, qui est également le premier long métrage du futur réalisateur de (Captain America) part d’une idée des très lovecraftiens Stuart Gordon et Brian Yuzna pour aboutir à cette comédie familiale aussi inoffensive que sympathique. L’excentrique professeur Wayne Szalinski (Rick Moranis) y crée un rayon laser permettant de miniaturiser les objets. Tenant son invention secrète, ses enfants la déclenchent malencontreusement et se retrouvent par accident réduit à la taille d’un Minipouce. Perdus dans leur propre jardin, ils essayent de rejoindre leur maison en tentant d’attirer l’attention de leur père afin de retrouver une taille raisonnable. Un mélange réussi de comédie et d’aventures bénéficiant de décors fabuleux où les objets et les animaux du quotidien (un bol de céréales, un balai, un Lego, une fourmi, une abeille,...) se transforment en éléments gigantesques. De quoi se sentir tout petit petit dans ses propres pantoufles !

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GIVE ME FIVE - Ces machines qui se retournent contre leur créateur #1

# 1 Le T-800 de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron (1991)

S’il apparait dans le premier Terminator (de James Cameron, 1984) comme le prototype même de la machine destructrice, lancée à la poursuite de Sarah Connor, c’est dans cette suite que le célèbre T-800 (Arnold Schwarzenegger) prend les armes… contre l’intelligence artificielle qui l’a créé, afin de protéger les hommes !

Le T-800, c’est le gars Bad to the bone : il débarque à poil dans un bar de cow-boys, et il repart 2 minutes plus tard tout vêtu de cuir, sur une moto rugissante. C’est l’arme de guerre qui te sort d’un immeuble entouré par des dizaines de flics, en mitraillant à tout-va, mais sans tuer quiconque (bon par contre, les genoux vont être un peu douloureux). C’est le robot qui apprend à se fondre parmi les hommes à coup de « Reste cool, sac à merde ». C’est, enfin, la machine qui s’humanise un peu (mais pas trop) et qui te ferait bien verser une petite larme au moment du générique. Ce n’est pas un robot, c’est un dieu !

L’être cybernétique incarné par Schwarzenegger trahira à nouveau les siens dans Terminator 3 : Le Soulèvement des machines (dans une version légèrement améliorée : le T-850) et dans Terminator : Genisys, sans jamais retrouver l’aura du Jugement dernier.

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GIVE ME FIVE - Ces machines qui se retournent contre leur créateur #2

#2 HAL 9000 (Carl) dans 2001, L’Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick (1968)

On ne présente plus cet ordinateur, doté d’une intelligence artificielle, qui s’empare du Discovery 1 (Explorteur 1), sous prétexte que l’équipage met en péril la mission. L’I.A. qui veut se débarrasser de l’Homme, c’est la base de beaucoup de films de science-fiction, le dernier exemple en date étant Ultron, grand vilain du 2e Avengers. Sauf que Stanley Kubrick est bien plus nuancé et qu’il ne tombe pas dans le discours type : « Vous êtes méchants les hommes, vous détruisez tout ce que vous touchez ». Si la réflexion derrière cet agissement est donc différent, le résultat est le même pour l’équipage du vaisseau : l’annihilation.

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GIVE ME FIVE - Ces machines qui se retournent contre leur créateur #3

#3 L’Architecte de la trilogie Matrix, de Larry et Andy Wachowski (1999-2003)

Matrix met en scène la plus terrifiante de toutes les rebellions des machines : celles-ci ne se contentent pas de détruire l’espèce humaine, elles la réduisent à l’état de batterie pour alimenter leurs besoins énergétiques ! L’esclavage mis en place est d’une subtilité démoniaque ! Le concepteur de la matrice, l’ « Architecte », apparaît à Néo sous la forme d’un bonhomme barbu. Qu’est-il en réalité ? Une seule machine, ou cette espèce d’agglomérat que Néo rencontre dans leur ville ? Peu importe, il incarne cet ennemi, et ce caractère indéfinissable le rend encore plus effrayant !

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GIVE ME FIVE - Ces machines qui se retournent contre leur créateur #4

#4 Roy Batty et les réplicants en fuite, dans Blade runner de Ridley Scott (1982)

Autre film culte, Blade runner est librement inspiré de la nouvelle Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick. Les réplicants (des androïdes) que pourchassent le Rick Deckard (Harrison Ford) ont la particularité d’avoir une durée de vie de 4 ans. Leur objectif n’est pas de dominer le monde ou de détruire l’espèce humaine, mais simplement de vivre plus longtemps. Ce qui les amène à rencontrer leur créateur, Eldon Tyrell, dans une optique pacifique (au début, en tout cas). Le questionnement de Roy Batty en fait l’une des machines les plus intrigantes du cinéma. « Machines » est à mettre entre guillemets, puisque la génération de réplicants dont il fait partie n’a plus rien de « mécanique » ou « robotique » : il s’agit plutôt d’êtres vivants créés artificiellement, mais entièrement biologiques et « programmés » génétiquement.

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GIVE ME FIVE - Ces machines qui se retournent contre leur créateur #5

#5 Johnny 5 dans Short-Circuit de John Badham (1986)

Et voici l’invité surprise de ce « Give me Five » : Johnny… Five !

Blasée de risquer sa peau sur le champ de bataille, l’armée conçoit une série de robots sur chenille et armés d’un laser. Manque de bol, le jour de la présentation officielle de ce nouveau fleuron technologique, l’une de ces machines est court-circuitée par un éclair. Sorte de monstre de Frankenstein électronique, elle se voit ainsi doter d’une âme et part à la découverte du monde, sous le nom de Johnny 5 ! Gentil robot, fan des de sketches comiques, Johnny s’oppose à ces vilains soldats qui veulent le reprogrammer. Dans Appelez-moi Johnny 5, il remplacera même son laser par une sorte de boite à outils dans laquelle il range… ses livres.

Le sympathique Johnny est devenu une icône, à laquelle de nombreux réalisateurs ont rendu hommage. Son physique particulier ne passe pas inaperçu : on peut voir voir en lui l’ancêtre de Wall-E par exemple.

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GIVE ME FIVE - Oh my God #1

Lauréat d’un Oscar et d’un Golden Globe pour son rôle dans The Sunshine Boys, George Burns ne s’attendait sans doute pas à passer d’acteur mythique à ... Dieu. Pourtant, le petit bonhomme qui s’est fait connaître au théâtre avec sa partenaire Gracie Allen avant de devenir une trombine populaire du grand et du petit écran ne semblait pas être taillé pour incarner le Bon Dieu avec sa silhouette chétive. Mais c’est qu’il est comme ça le Tout-Puissant, quand il apparaît devant des mortels, c’est dans les frusques de Monsieur Tout le Monde. Et le tout pour une sainte trinité puisqu’après Oh, God ! en 1977, Burns réinvestit deux fois le personnage dans les suites Oh, God ! Book 2 (1980) et Oh, God ! You Devil (1984) dans lequel il incarne même... le Diable. A la fois divin et démoniaque, Burns reste un interprète de Dieu incroyablement mémorable.

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GIVE ME FIVE - Oh my God #2

Avant que Benoît Poelvoorde ne livre son Tout Nouveau Testament, une autre production belge faisait intervenir le Créateur : Les Sept péchés capitaux n’entretient aucune correspondance avec le Se7en de David Fincher et s’apparente plutôt à une gaudriole purement surréaliste sous forme de film à sketches réalisés entre autres par Frédéric Fonteyne (Tango Libre), Pierre-Paul Renders (Thomas est amoureux) ou encore Olivier Smolders (Nuit noire). Une belle brochette de cinéastes pour une œuvre complètement autre dans laquelle Dieu prend la forme de ... Robert Mitchum alors septuagénaire qui accepte d’intervenir dans cette minuscule production destinée à lancer de nouveaux réalisateurs. Ah Dieu et sa légendaire charité...

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GIVE ME FIVE - Oh my God #3

"Parce que Dieu se fout bien de vos petits tourments

Avec ses anges blancs dans son blanc firmament

Dieu est tellement belle, c’est une femme généreuse !

Mais ne vous y fiez pas, ça n’est qu’une allumeuse !"

Dans son Eternel Féminin, Juliette Nourredine avait peut-être visé juste. Et si le Grand Barbu n’était autre qu’une femme ? L’une de ces magnifiques créatures prétendument composées de la côte d’Adam et qui depuis dirigent le monde en sourdine ? Une folie qu’imagine Kevin Smith dans son Dogma (1999), comédie fantastique des plus impies qui prête la silhouette de la chanteuse Alanis Morissette à Dieu tandis que Matt Damon et Ben Affleck jouent des anges déchus. Et l’actrice, si à l’aise dans la peau du Créateur, remet le couvert dans Jay et Bob contre-attaquent l’année suivante. Même Dieu succombe à la tentation...

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GIVE ME FIVE - Oh my God #4

Après avoir échangé ses cojones pour des ovaires, Dieu se veut polychrome et change de couleur de peau. Cette "œuvre au noir" réalisée par Tom Shadyac n’est autre que la comédie Bruce Tout-Puissant dans laquelle un modeste journaleux incarné par Jim Carrey reçoit la possibilité d’acquérir les pouvoirs de Dieu pour une période déterminée. Le dieu omnipotent incarné par Morgan Freeman dans un magnifique costume immaculé règle tout le chaos de la Terre depuis son petit bureau à la manière de Poelvoorde mais s’amuse ici de déléguer pour un temps ses responsabilités à un mécréant pour profiter d’une période de vacances bien méritées. Farceur invétéré, il récidive dans la suite Evan Tout-Puissant et joue cette fois à faire tourner en bourrique Steve Carell destiné à bâtir une arche comme Noé.

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GIVE ME FIVE - Oh my God #5

Ils ont osé. Aucune limite ne peut plus être repoussée, le bon goût a définitivement disparu d’Hollywood, cette usine d’agnostiques anéantissant d’œuvre en œuvre tout respect de la bienséance. Dieu en femme, passe encore. Dieu en black, pourquoi pas... Mais mêler les deux ? C’est ce que propose A Little Bit of Heaven (2011) en offrant le rôle de Dieu à l’une des nonnes les plus célèbres du septième Art, Whoopi Goldberg. Dans cette comédie romantique où Kate Hudson incarne une jeune femme cancéreuse qui tombe amoureuse de son médecin, l’héroïne croise la route de Whoopi qui lui permet de réaliser trois vœux. Généreuse, Dieu est devenue un simple génie ? Le génie des scénaristes lui ne recule visiblement devant rien...

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GIVE ME FIVE - Ces épées peu orthodoxes #1

L’épée laser de Kylo Ren dans Le Réveil de la Force de J.J. Abrams (2015).

Assurément l’une des images les plus discutées du teaser, ce sabre a créé l’émoi par sa « garde », jusqu’alors jamais vue dans l’univers (canonique ?) de Star Wars. On se souviendra des nombreux détournements apparus peu après, que l’on retrouve même sous forme de vidéo (en voici une très bien faite : Star Wars : Modern Lightsaber Battle).

Enseignement n°1 des épées bizarres : même au milieu de vaisseaux spatiaux et de robots, le style médiéval en jette !

Une épée qui prête à sourire, mais qui n’apparaît pas si insensée que cela et qui est en tout cas fonctionnelle, contrairement à certaines étrangetés décrites aux pages suivantes…

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GIVE ME FIVE - Ces épées peu orthodoxes #2

La triple épée du Prince Tralon dans L’Epée sauvage de Albert Pyun (1982).

Non non, vous ne rêvez pas : trois épées en une ! Ca ne rigole pas dans la famille du Prince Talon ! Passé le choc initial, on se demande bien vite comment le garnement parvient à manipuler à une main un bazar dont le pommeau est aussi large que « l’épée » de Rocco. Ah ça, il faut un sacré poignet ! Cette caractéristique suffirait à faire de cette arme un sérieux prétendant au trône de ce Give me Five, mais le meilleur est à venir : qu’est-ce qui est mieux qu’une triple épée ? Une triplée épée dont les lames peuvent être projetées indépendamment les unes des autres !!

Aussi impressionnante soit cette arme (elle peut trancher cinq lames ennemies d’un seul coup !), elle finira par être brisée lors d’un duel ridiculement épique. Inutile désormais, pensez-vous ? Que nenni ! D’un geste élégant, Talon retire le pommeau de l’épée et dévoile sa botte secrète : un poignard caché dans la lame centrale ! Plus qu’une épée, un couteau suisse magique, capable de mille et un tours de force. On ne vous le cachera pas, toutes les épées du monde paraissent bien pâles à côté de cette « merveille »…

Enseignement n°2 : toujours privilégier le multifonction !

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GIVE ME FIVE - Ces épées peu orthodoxes #3

L’épée-lasso de Jean-François de Morangias dans Le Pacte des Loups de Christophe Gans (2001).

On peut dire que Jean-François de Morangias (Vincent Cassel), vilain de ce récit inspiré de la légende de la Bête du Gévaudan, soigne ses interventions. Lorsqu’il va à la chasse, il aime abattre ses proies (animales et humaines) d’une balle en argent. Alors, vous pensez bien que lors de son duel final contre Grégoire de Fronsac (Samuel Le Bihan), il a une réputation à défendre !
Au cours d’une folle soirée, « Kung Fu » Grégoire rosse les sbires de Jean-François avant que celui-ci ne révèle que son bras amputé est en réalité attaché dans son dos. Les deux opposants s’engagent alors dans un duel équilibré… jusqu’au moment où Morangias active le mécanisme (?) secret de son arme : la lame est constituée de plusieurs morceaux reliés par une chaine, ce qui lui permet de s’en servir comme d’un lasso ! Une surprise qui coûtera presque sa tête au sire de Fronsac !

Enseignement n°3 : soyez souples !

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GIVE ME FIVE - Ces épées peu orthodoxes #4

Les épées en dents de scie dans Le Justicier contre la Reine des crocodiles, de Ratno Timoer (1984).

L’épée qui nous intéresse ici n’est pas celle du titre international (The Devil’s Sword). Elle existe même en plusieurs exemplaires : après tout, une lame dont les tranchants sont en dents de scie, ce n’est pas si rare que ça. Mais tous ses utilisateurs sont-ils des hommes-crocodiles ? Ca non !

Le Justicier contre la Reine des Crocodiles est donc porteur de notre enseignement N°4 : une épée pas si bizarre peut devenir une légende si elle est mise entre les bonnes mains !

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GIVE ME FIVE - Ces épées peu orthodoxes #5

L’épée- bateau du jaeger de Raleigh et Mako dans Pacific Rim de Guillermo del Toro (2013).

Il n’aurait pas été juste de clore cette chronique sans rendre hommage à tous ces objets détournés et utilisés comme épées. On aurait pu citer bien d’autres films, mais les affrontements entre kaiju et jaeger de Pacific Rim permettent de terminer sur une note titanesque.

Enseignement n°5 : tout objet plus long que large est susceptible de devenir une épée (et plus c’est gros, plus c’est bon).

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