30 ANS DU BIFFF

Sanctuary’s Battle en tournage

Cette 30ème édition du BIFFF sera indubitablement à marquer d’une énorme rocaille blanche. A quelques encablures de cet événement incontournable, un collectif de jeunes - hum - cinéastes s’est monté dans le but de rendre hommage à ce festival en passe de devenir trentenaire et donc de sombrer dans la dépression, selon la tradition.

De ce collectif naîtront une série de courts-métrages fantastiques qui seront projetés avant certaines séances du festival. La machine est désormais plus que lancée et nous souhaitions mettre brièvement en lumière Sanctuary’s Battle, actuellement en tournage dans les somptueuses ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville sous la houlette d’Emre Olcayto, à qui l’on doit notamment le clip musical d’Houselellouia de Stromae.

Au programme : des anges, des démons, des succubes hyper-sexys. Le domaine abbatial risque de ne plus pouvoir tenir sa réputation de lieu sacré...

Photos exclusives pour Sanctuary’s battle

La production de Sanctuary’s Battle, le dernier film d’Emre Olcayto, réalisateur belge réputé pour ses travaux dans les domaines du clip musical (Houselellouia de Stromae) et de la publicité (récemment récompensé à Cannes), nous a fait parvenir des clichés exclusifs du film d’ores et déjà prévu pour être projeté au 30ème festival du BIFFF.

En guise d’apéritif, de splendides succubes (dont la splendide Sarah Van Calck) envoyées sur Terre par Lucifer pour quérir une entrée dans le monde des vivants.

Le film est doté du synopsis suivant : Il y a très longtemps, Lucifer était un ange de Dieu. Parce qu’il ne partageait pas les idées du Créateur, il fut banni du paradis et envoyé en enfer. Mais il a trouvé un moyen de pénétrer sur Terre et d’y vivre caché. Il est désormais en quête d’une clé capable d’ouvrir les portes de l’enfer et de créer ainsi un couloir entre la terre des hommes et les abimes infernales. C’est dans cette optique qu’il envoie ses deux filles et ses meilleurs combattants rechercher une clé cachée, enterrée parmi les hommes...

Crédits photos : Aurore Belot

EXCLUSIF - 3 nouveaux titres de la sélection du BIFFF

Merci qui ?

Alors que la conférence de presse révélant les principales informations sur cette 30ème édition du festival de Bruxelles n’aura lieu que demain en fin de matinée, des zigotos de notre rédaction sont parvenus à subtiliser la liste des films présentés au BIFFF. A l’heure où je vous parle, l’amiral von Meignant et le Führer von Taymans ont réussi à décrypter trois nouveaux noms qui viennent s’ajouter à Killer Joe de William Friedkin, lequel fera l’honneur de sa présence et sera par ailleurs acré Chevalier de l’Ordre du Corbeau.

Premier en ligne de front : La chispa de la vida, le dernier Alex de la Iglesia, seul réalisateur à avoir engrangé jusqu’ici deux Méliès d’Or (avec Le jour de la bête et Balada triste de trompeta). Le pitch est le suivant : Publicitaire sans emploi, Ancien publicitaire à succès, Roberto ne supporte plus d’être au chômage. Desespéré, il retourne avec sa femme dans l’hôtel qui fut le théâtre de leur lune de miel. Mais l’établissement a laissé place à un musée, sur le point d’être inauguré. Au cours de sa visite, il fait une grave chute et se retrouve avec une barre de fer plantée dans la tête. Devenu l’attraction numéro 1 pour les médias présents, Roberto comprend que cet accident pourrait finalement lui être très profitable...

En deuxième ligne, le non moins excitant (et en avant-première mondiale !!!) Lock-out de Stephen St. Leger et James Mather avec rien de moins que Guy Pearce et Luc Besson pas très loin aux manettes. Lock-out est un thriller de SF dont l’histoire se produit dans une prison en orbite autour de la terre où 500 des plus dangereux criminels sont gardés en vie inanimés jusqu’à ce qu’ils se réveillent tous soudainement...

Enfin, si nos décryptages sont corrects (saleté de codes), il semblerait (conditionnel de rigueur) qu’une histoire de méga-blockbuster sous forme de touché-coulé soit projeté au festival. Mais si, voyons, le truc de Peter Berg... Battleship... dans lequel un officier de la marine aidé de son frère, va devoir sauver le monde d’une force mystérieuse (avec Alexander Skarsgård et Liam Neeson).

Rendez-vous demain après-midi ici même. D’ici là, nous serons certainement venus à bout de ce satané code et nous vous fournirons l’entièreté de la liste. Allez, amiral, on y retourne...

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 5 avril, Jour 1

Le Corbeau s’invite plus vite de prévu...

Putain, 30 ans ! Cette simple phrase pourrait résumer l’état d’esprit des aficionados du BIFFF au moment où ils franchiront l’entrée de Tour & Taxis le 5 avril. La trentième édition du festival bruxellois ouvrira ses portes avec un film totalement évocateur The Raven.

Autant dire que, pour une organisation qui décerne depuis des années des corbeaux d’or et d’argent, bénéficier en ouverture d’un film doté de ce titre a déjà quelque chose de savoureux.

S’il est certain que cette nouvelle édition sera plus que jamais placée sous le signe de la fête, entre godets de Troll et films bien barrés, le tout saupoudré des oeuvres du Collectifff, qui seront servies à la régalade, The Raven constitue sans doute une rampe de lancement idéale.

Alors que Balada Triste de Trompeta avait marqué les esprits d’emblée l’année dernière, il semble plus que jamais que les organisateurs de l’événement bruxellois recherchent de la qualité pour l’ouverture du festival. A ce titre, le The Raven de l’excellent James McTeigue constitue sans aucun doute un must en matière de fantastique.

Doté de comédiens de grand talent (John Cusack, Luke Evans, Brendan Gleeson, Alice Eve), le métrage a su, au fil des mois, faire grandir son aura au-delà de celle de son réalisateur, notamment par l’entremise de trailers ultra-convaincants.

The Raven suit Edgar Allan Poe, qui, avant de passer à la postérité pour ses récits, était avant tout un pochard incurable profitant de chaque instant pour s’enfiler quelque liquide alcoolisé. La gueule de bois de notre héros prend fin lorsque le détective Fields lui demande de l’aide. Sur base d’une des histoires de Poe, un mystérieux meurtrier sévit dans les ruelles de la ville.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 6 avril, Jour 2

Du très lourd pour commencer les festivités !

Au lendemain d’une ouverture qui se sera sans doute terminée aux petites heures (comme chaque année), c’est sans doute dans les limbes de la Troll que les biffeurs les plus fidèles découvriront le superbe programme qui leur est concocté pour le lendemain.

En effet, les choses commencent très fort avec le suisse Sennentuntschi, premier film de la compétition Méliès à être présenté au public. Si cette révolte des poupées suffira à n’en point douter à réveiller les plus endormis, la suite permettra à tout le moins de les troubler puisque ce sera au tour du drame fantastique Shuffle d’entrer en scène.

Présenté en première internationale dans la compétition 7ème Parallèle, le film de Kurt Kuenne sera suivi, sur le coup de 20 heures par le très attendu The Sorcerer and the White Snake, premier film du focus sur le cinéma hongkongais qui ravira tous les amateurs d’arts-martiaux avec une action débridée.

La fin de soirée, avec l’ultra-confirmé The Divide de Xavier Gens et le zombie flick Zombie 108, aura de quoi tenir en haleine tous les fantasticophiles encore présents.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

16h00

Sennentuntschi : Curse of the Alps

Réalisateur : Michael Steiner

Pays : Suisse

Compétition Méliès 2012

Réunissant l’excellente Roxane Mesquida et Carlos Leal à son casting, Sennentuntschi : Curse of the Alps a tout du véritable OFNI. Film culte pour notre Sophie Grob internationale, l’oeuvre de Michael Steiner débarque à Bruxelles dans un anonymat tout relatif... qui pourrait bien faire de lui l’un des grands outsiders de la compétition Méliès.

Un chose est certaine, Sennentuntschi est doté d’un pitch pour le moins réjouissant : Selon une légende encore bien présente dans les montagnes grisonaises, la Sennentuschi est une poupée de paille fabriquée et utilisée par des bergers afin d’assouvir leurs pulsions sexuelles. Or, celle-ci, se réveille un beau jour, et prend vie dans le but de se venger de ceux qui ont abusé d’elle. Alors que les bergers disparaissent un à un, les villageois se demandent bien qui peut bien être cette mystérieuse femme muette venue de nulle part…


18h00

Shuffle

Réalisateur : Kurt Kuenne

Pays : Etats-Unis

Première internationale

Compétition 7ème Parallèle

Réalisateur et compositeur déjà multi-primé dans son pays d’origine pour ses courts-métrages et ses travaux documentaires, l’américain Kurt Kuenne débarque au BIFFF avec une sacrée réputation et, surtout, avec un film qui ne devrait pas passer inaperçu.

Son Shuffle est en effet présenté en première internationale dans la célèbre catégorie 7ème Parallèle qui a pour habitude de livrer, année après année, quelques pépites totalement déphasantes auxquels le métrage de Kuenne devrait émarger.

Sans doute inspiré par L’étrange Histoire de Benjamin Button, Shuffle, décrit comme étant aux croisements de La Quatrième Dimension et et de La Vie est Belle, suit Lovell Milo, un homme à la vie peu enviable. En effet, il est un voyageur spatio-temporel qui se réveille chaque jour à différents moments de sa vie. Tantôt nourrisson, tantôt vieillard grabataire, l’homme a du mal à supporter sa condition. Pourquoi le destin lui fait-il subir ses foudres ? La réponse est dans ses nombreux voyages...


20h00

The Sorcerer and the White Snake

Réalisateur : Tony Ching

Pays : Hong-Kong, Chine

Réalisateur et chorégraphe à qui l’on doit les très précis et jouissifs Chinese Ghost Story et The Swordsman, Tony Ching va, à n’en point douter, régaler l’assistance du BIFFF avec un nouveau spectacle somptueux : The Sorcerer and the White Snake.

Ce film fantastique est inspiré d’une vieille légende chinoise, déjà largement utilisée au cinéma (Green Snake de Tsui Hark en tête), et relate l’histoire d’un herboriste qui tombe amoureux d’un serpent vieux de cent ans déguisé sous les traits d’une femme. C’est alors qu’un sorcier découvre la supercherie et se bat pour sauver l’âme du vieil homme.


22h00

The Divide

Réalisateur : Xavier Gens

Pays : Allemagne, Canada, Etats-Unis

Déjà apparu dans bon nombre de festivals en Europe et objet d’une belle petite distribution aux States, le The Divide de Xavier Gens vient s’installer au BIFFF le temps d’une séance, sort de piqûre de rappel pour ceux qui l’auraient manqué ailleurs ou beau cadeau aux biffeurs aguerris.

Pour rappel, The Divide, dont nous vous avons déjà largement rabattu les oreilles est doté du pitch suivant : Pour survivre à la fin du monde, il faut déjà survivre à son prochain… Une monstrueuse explosion dévaste New-York, et huit individus se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Mickey, le concierge de l’immeuble, totalement paranoïaque, a transformé ce sous-sol en abri anti-atomique. Il n’y a que trois pièces en enfilade, et on manque de place. En revanche, ils disposent d’une réserve abondante de nourriture et d’eau. Au moins, le petit groupe n’a rien à craindre de l’horreur régnant à l’extérieur, et il décide d’attendre et de comprendre l’origine de la catastrophe qui a tué autant de gens qui leur étaient chers. Tout à coup, des homes vêtus de combinaison étanches prennent d’assaut leur abri avant d’ouvrir le feu. Les huit individus se serrent les coudes dans un effort désespéré pour résister à ce nouvel ennemi. Nul ne sait ce que cherchent les hommes en combinaison, ni pourquoi ils se montrent aussi impitoyables. Chaque camp accumule les pertes, mais les intrus battent finalement en retraite, mais pour le petit groupe, le pire reste encore à venir. La claustrophobie s’installe quand les survivants commencent à considérer leur abri non comme un refuge, mais plutôt comme un piège à rat. La peur des radiations et de l’épuisement des réserves torture les rescapés, mais la jeune et jolie Eva a d’autres problèmes beaucoup plus concrets. Sam, son fiancé, est le plus faible des hommes présents, et ces derniers régressent lentement au niveau de prédateurs violents et inhumains. La tension monte, et le sanctuaire devient un enfer. Sam est incapable de défendre Eva, aussi doit-elle s’en remettre à son intelligence pour éviter de finir comme jouet de la meute dans un final à couper le souffle.


0h00

Zombie 108

Réalisateur : Joe Chien

Pays : Taïwan, Hong-Kong

Première internationale

L’été dernier, nous avions été troublés en ces colonnes par le charme plutôt exotique de Zombie 108, zombie flick taïwanais, chose déjà assez rare que pour être soulignée. Depuis, le film de Joe Chien a fait du chemin et vient s’offrir en première internationale aux spectateurs du BIFFF dans le cadre du focus sur le cinéma hongkongais.

Cette première séance de minuit risque d’être riche en hémoglobine avec ce Zombie 108 qui, pour rappel, met en scène Taipei, capitale de Taiwan, qui doit faire face à un virus de la grippe génétiquement modifiés suite aux événements nucléaires du Japon... qui libère certains germes extrêmement contagieux. Après une opération de mise en quarantaine des lieux menée de mains de maître, les décideurs envoient la police et l’armée dans les rues de la zone isolée pour secourir quelques peones ne voulant guère quitter les lieux. Pas de chance : à leur arrivée, la population s’est transformée en hordes de zombies et c’est un véritable bain de sang qui les attend.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 7 avril, Jour 3

LA journée à ne pas manquer !

C’est désormais une tradition : le premier samedi du BIFFF est dédié aux morts-vivants à l’occasion du ZomBIFFF Day & Night, qui permet à de nombreux zombies de déambuler librement dans les rues bruxelloises, mais aussi à la Fantastic Night, grand moment de délire où les biffeurs se rassemble dans la grande salle pour bouffer de la péloche bien sanglante jusque 8 heures du mat’.

Cette année ne dérogera bien entendu pas à la règle et le 30ème BIFFF recèle même quelques nouveautés qui risquent bien de faire de cette journée un moment de rêve. Outre la parade zombiesque, les lève-tôt pour en effet (re)découvrir Les Mémés Cannibales, aka Rabid Grannies, le film troma belge qui a marqué l’histoire. Viendront ensuite toutes les oeuvres du Collectifff, dont nous vous avons déjà souvent parlé en ces colonnes.

Ces courts-métrages, dévoilés les uns après les autres, seront sans aucun doute la rampe de lancement idéale à une journée de folie qui verra ensuite débarquer le tant attendu Himizu de l’excellent Sion Sono sur le coup de 16 heures.

Cette mise en jambe continuera dans la soirée avec, successivement, les premières mondiales de l’américano-italien The Butterfly Room et de Lock Out, nouvelle production Besson (pour laquelle nous vous suggérons de commander vos tickets au plus vite) et de l’anglais Truth or Dare.

Trois premières mondiales en une seule soirée ? Il n’y a sans doute qu’au BIFFF que l’on peut voir cela... ce qui mettra les spectateurs dans les meilleurs dispositions pour la Fantasti Night, mais ça, c’est une autre histoire... (et donc un autre article !)

PRÉSENTATION DES OEUVRES

12h00

Rabid Grannies

Réalisateur : Emmanuel Kervyn

Pays : Belgique, France, Pays-Bas

Dans le cadre du focus 30 ans de fantastique belge, les organisateurs du BIFFF ont décidé de revenir sur quelques pans de l’art horrifique ou fantastique made in Belgium. Dès lors, il était hautement recommandable pour eux de programmer le génial Rabid Grannies, aka Les Mémés Cannibales, incursion belge dans le giron de la Troma.

Présence de Lloyd Kaufman oblige, cette bande aussi réjouissante qu’absurde ne manquera pas d’apporter de la bonne humeur en ce début de (très longue) journée.

Pour rappel, Les Mémés Cannibales suit Victoria et Elisabeth, qui sont deux vieilles tantes comme on les aime : adorables, attentionnées, douces et pleines aux as ! Pour leur anniversaire, elles organisent un grand repas où toute la petite famille débarque, prête à tout pour toucher le futur héritage. C’est là que les choses se compliquent et que les vieilles tantes sont victimes d’un sortilège.


13h30

Les Films du Collectifff

Après avoir exploré le cinéma belge dans ce qu’il a de plus absurde, la journée s’intéressera à ce même cinéma dans ce qu’il a de plus jeune et talentueux. Fruit du travail acharné de quelques amoureux du festival, les capsules vidéos réalisées à l’honneur de ce trentième BIFFF (qui seront souvent programmées avec les films-clés de la quinzaine) s’enchaînent ici à grande vitesse. L’occasion pour le spectateur lambda de découvrir la famille BIFFF, une grande et belle famille qui ne manquera pas d’amuser le public.


15h30

Himizu

Réalisateur : Sion Sono

Pays : Japon

Compétition : 7ème Parallèle

Déjà détenteur du prix Marcello Mastroianni de la Mostra de Venise (où il était aussi nominé pour le Lion d’Or), le Himizu de l’excellent Sion Sono fera sans aucun doute partie des grands favoris de la compétition 7ème Parallèle.

L’aura et le talent du metteur en scène de Guilty of Romance n’étant plus à prouver, il y a de fortes chances pour que cet Himizu constitue l’une des plus grandes oeuvres du festival.

Pour rappel, Himizu est basé sur le manga éponyme de Minoru Furuya et suit un jeune garçon et un adolescente confrontés à des tourments personnels alors que le terrible séisme (qui a entraîné l’accident atomique de la centrale de Fukushima - NDLR) a dévasté leur région.


18h00

The Butterfly Room

Réalisateur : Jonathan Zarantonello

Pays : Italie, Etats-Unis

Première mondiale

Film dont la production a débuté en 2010 et qui s’offre seulement maintenant, en première mondiale s’il vous plaît, au BIFFF, le Butterfly Room de Jonathan Zarantonello a tout de la bonne surprise.

Forcément précédé d’aucune review ni même du moindre petit avis, le métrage va nous plonger dans le flou le plus total... même si des visages ultra-connus des fantasticophiles peupleront la bande. On pourra ainsi y retrouver la géniale Heather Langenkamp, Barbara Steele et Joe Dante en caméo, preuve de l’importance du projet.

The Butterfly Room suit Julie, une enfant solitaire, qui fait la rencontre de sa voisine bien plus âgée, Ann. Il y a comme une connexion immédiate entre les deux femmes et bientôt naît un rapport de mère à fille. Mais, comme Ann détruit lentement la relation que Julie a avec sa propre mère, l’atmosphère devient de plus en plus pesante.


20h00

Lock Out

Réalisateurs : James Mather, Stephen St. Leger

Pays : Etats-Unis, France

Première mondiale

Compétition internationale

Énorme production de l’EuropaCorp chère à Luc Besson, le Lock Out de James Mather et Stephen St. Leger connaîtra sa première mondiale en terres bruxelloises, merveilleux cadeaux offert par les organisateurs du festival à ses aficionados.

Très attendu par la critique internationale et par de nombreux curieux, le film de SF a bénéficié d’une implacable promotion jusque là, ce qui ne manquera pas d’attirer la foule des grands soirs au BIFFF, raison pour laquelle nous vous encourageons à réserver vos places au plus tôt.

Pour rappel, Lock Out place son action dans une prison en orbite à 80 kilomètres au dessus de la Terre. Le lieu abrite 500 des plus dangereux détenus de la planète ; 500 prisonniers plongés dans un coma artificiel grâce à une technologie sophistiquée... du moins jusqu’à ce qu’ils se réveillent soudainement.


22h00

Truth or Dare

Réalisateur : Robert Heath

Pays : Angleterre

Première mondiale

Compétition Méliès

Un action ou vérité à la mode anglaise et horrifique ? Que rêvez de mieux pour débuter la soirée qui précède une Fantastic Night toujours très haute en couleurs ?

Projeté en première mondiale lui aussi, le Truth or Dare de Robert Heath n’avait jusque là laissé aucune trace en ces colonnes et cette erreur est désormais réparée grâce aux organisateurs du BIFFF qui ont décidé de programmer le métrage dans la compétition Méliès 2012.

Torture porn visiblement bien gaulé, Truth or Dare suit un groupe d’adolescents qui ont été enlevés par un psychopathe. Ils sont bientôt contraints de jouer un jeu mortel de la bouteille.

PAS DE BANDE-ANNONCE POUR L’INSTANT

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 7 avril, Fantastic Night

Une nouvelle nuit de folie à Tour & Taxis !

Rendez-vous annuel très prisé par tous les couche-tard (ou les pas-couchés-du-tout), la Fantastic Night fait partie des grands classiques du BIFFF. Avec quatre films, diffusés entre minuit et huit heures du matin le lendemain, les fantasticophiles peuvent se repaître jusqu’à plus soif de sans et de péloches hautement hystériques.

Exercice périlleux pour les personnes qui couvrent l’entièreté du festival, la Night est néanmoins l’occasion de retrouver la véritable ambiance du BIFFF, faite de cris, le lancers de papiers en tout genre, de coups de klaxons et de vannes bien graveleuses.

Au programme de cette année, du lourd puisque la Fantastic Night commencera avec Dylan Dog : Dead of Night, film attendu depuis très longtemps par les cinéphiles et, plus encore, par les fans de la série de BD créée par Tiziano Scalvi dont il est tiré.

S’ensuivront par ailleurs les Beaneath the Darkness, qui a déjà fait nos choux gras à quelques reprises, City Under Siege du hongkongais Benny Chan, présenté en première européenne et, enfin, histoire de finir en beauté, le très attendu 205 - Room of Fear de l’allemand Rainer Matsutani.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

0h00

Dylan Dog : Dead of Night

Réalisateur : Kevin Munroe

Pays : Etats-Unis

Compétition internationale

Première internationale

Pouvoir compter sur la première internationale de Dylan Dog : Dead of Night, dès le premier film de la Fantastic Night, où se rassemble un public beaucoup plus éclectique qu’à l’habitude, a quelque chose de magique.

Attendu depuis des années, cette adaptation des récits de Tiziano Scalvi par l’excellent Kevin Munroe permettra sans aucun doute au spectateur lambda de se mettre dans le bain tant la salle sera comble et réjouie à l’idée de retrouver pareil film durant la nuit.

Pour rappel, Dylan Dog : Dead of Night narre l’histoire d’un détective sans-le-sou appelé Dylan Dog. Il enquête sur les cauchemars et défie les traditions horrifiques, avec une pointe de surréalisme et une rhétorique anti-bourgeois. Et dans ses histoires, les vrais monstres sont des êtres humains.


02h00

Beneath the Darkness

Réalisateur : Martin Guigui

Pays : Etats-Unis

Première internationale

Déjà largement couverte sur notre site, la promotion de Beaneath the Darkness va prendre un tournant décisif, du moins sous nos latitudes, en étant projetée en première internationale au BIFFF.

Oeuvre de Martin Guigui, le film brille notamment par les présences de Dennis Quaid et Stephen Lunsford et si son avenir dans nos contrées se situe ensuite dans les rayonnages DTV, il y a de fortes chances pour que l’ensemble offert soit d’une grande qualité.

Pour rappel, Beneath the Darkness suit, un garçon de 16 ans, qui, suite à la mort de son meilleur ami, décide de faire la lumière sur son étrange voisin et sa maison, apparemment hantée.


04h00

City under Siege

Réalisateur : Benny Chan

Pays : Hong-Kong

Première européenne

Véritable ôde au cinéma bis hongkongais, City Under Siege risque bien d’en laisser plus d’un scotché à son... siège. Outre un spectacle de tous les instants, le métrage de Benny Chan réunit quelques uns des meilleurs comédiens nationaux : Aaron Kwok, acteur et star du cantopop, Collin Chou et la sublime Shu Qi, de quoi faire bouger une assitance décidément gâtée en cette nuit

City under Siege suit Sunny, faire-valoir et clown dans un cirque, qui rêve de reprendre le flambeau de son défunt père en tant que lanceur de couteaux et prouver à tous qu’il n’est pas un raté. La chance lui sourit après avoir découvert, lui et ses comparses de la troupe, un ancien labo de l’armée japonaise recelant de produits chimiques. Ils décuplent la force et l’agilité et rendent leurs sujets presque invincibles… Ils décident alors de lutter contre le mal qui ronge la ville…


06h00

205 - Room of Fear

Réalisateur : Rainer Matsutani

Pays : Allemagne

Hommage à l’art du slasher, le retour aux affaires du teuton Rainer Matsutani ne se fera pas sans mal pour les mirettes à moitié closes des survivants de la nuit. Moment privilégié pour les noctambules, 205 - Room of Fear étalera avec passions tous les codes du genre. Autant dire que finir la nuit par un slasher, c’est la finir en beauté... et ce n’est pas ce film qui décevra les plus courageux !

Le pitch de 205 - Room of Fear est le suivant : Que s’est-il produit dans la chambre 205 ? Pourquoi personne n’y a vécu pendant plus d’un an ? Katrin s’en moque. Cette étudiante de 19 ans cherche juste son indépendance et à se faire de nouveaux amis. Mais, des choses étranges vont très vite commencer à se produire...

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 8 avril, Jour 4

La 3D fait sa joyeuse entrée au BIFFF !

Ce dimanche 8 avril fera date dans l’histoire du BIFFF et de bien des façons. En effet, forte de son expérience de 30 ans, l’organisation bruxelloise a mis en place quelque chose de jamais vu encore à Tour & Taxis : une énorme bourse du cinéma.

De 11 heures à 18 heures, le badaud comme le collectionneur aguerri pourra déambuler gratuitement sur l’esplanade afin de faire son petit marché. Au menu du jour : affiche, autographes, DVD et compagnie agrémentés... des archives du BIFFF. 30 années d’affiches, de goodies, de guides seront en effet mis en vente, ce qui devrait donner à cette journée des allures de véritable vente aux enchères.

Outre cet événement hors du commun, la grande salle du festival accueillera nombre de petites pépites, à commencer par l’inoubliable Calvaire de Fabrice du Welz, que l’on ne présente plus et qui sera diffusé dans le cadre du cycle 30 ans de fantastique belge. Suivra Don Quixote 3D pour une séance lunettée qui sera la première de de l’histoire du festival, preuve que celui-ci sait se recycler et faire la part belle aux effets de mode.

Le multi-primé Pig fera son apparition sur le coup de 16 heures pour le plus grand bonheur des amateurs de la catégorie 7ème Parallèle qui verra là un challenger de choix pour contrecarrer les desseins du favori Himizu. A 18 heures, le détenteur d’une récompense du même acabit, Yam Laranas (qui avait été primé en 2005 pour son étonnant The Echo) reviendra en terres bruxelloises à l’occasion de son très attendu The Road, ghost story présentée en première internationale.

Un autre habitué des lieux interviendra dès 20 heures puisqu’Alex de la Iglesia, véritable amoureux du BIFFF, sera de retour avec son Chispa de la Vida s’en prenant directement à la dictature des médias sur le cerveau des téléspectateurs. De quoi motiver les spectateurs à (re)découvrir le splendide The Woman de Lucky McKee, diffusé à 22 heures et qui risque bien d’attirer la foule des grands soirs. Julia X 3D, nouvelle séance lunettée achèvera une soirée décidément riche en émotions...

PRÉSENTATION DES OEUVRES

12h00

Calvaire

Réalisateur : Fabrice du Welz

Pays : Belgique, Luxembourg, France

Programmé dans le cadre du cycle 30 ans de fantastique belge, Calvaire fait office de chef-d’oeuvre incontournable en matière de film de genre. Son réalisateur, Fabrice du Welz, grand habitué des travées bifféennes, étant sans conteste l’un des plus grands talents du cinéma belge à l’heure actuelle, il était normal que les organisateurs permettent au public de découvrir l’oeuvre sur grand écran. Un moment à ne rater sous aucun prétexte !

Calvaire a pour personnage principal Marc Stevens, un chanteur itinérant. A l’hospice, le concert est terminé. Celui-ci reprend la route, mais il tombe en panne au milieu de nulle part. M. Bartel, un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l’a quitté, le recueille. C’est alors que commence le cauchemar de Marc : M. Bartel voit en lui l’incarnation de son ex-femme et tout le village est persuadé que celle-ci est rentrée au pays.


14h00

Don Quixote 3D

Réalisateur : Ah Gan

Pays : Chine, Hong-Kong

Première européenne

Double, voire triple événement que cette projection de Don Quixote 3D. Premièrement, le métrage sera historique puisqu’il s’agira de la première séance lunettée de l’histoire du BIFFF, qui a décidé cette année de céder aux sirènes de la 3D. Secundo, il s’agit là de la première européenne d’un film asiatique qui emprunté énormément à un mythe bien occidental : Don Quichotte. Enfin, il s’agira d’une nouvelle entrée dans le très fourni focus concernant le cinéma hongkongais, ce qui devrait plaire à tous les amateurs d’asiateries.

Don Quixote 3D est la transposition du Don Quichotte de Cervantès dans la Chine du Xème siècle et constitue la toute première oeuvre chinoise à être shootée en 3D.


16h00

Pig

Réalisateur : Henry Barrial

Pays : USA

Compétition : 7ème Parallèle

Déjà récompensé dans de nombreux festivals outre-Atlantique et outre-Manche, le Pig d’Henry Barrial fera office de gros challenger dans la catégorie 7ème Parallèle.

Parfait pour un "film d’après-midi" au BIFFF (moment où l’on découvre parfois les plus belles pépites du festival), Pig est un film de science-fiction suit un homme qui se réveille ligoté dans le désert dans aucun souvenir de sa vie passée ni même de son nom. Recueilli par Isabelle, l’homme décide de mener l’enquête sur son passé avec, pour seul indice, un nom écrit sur un bout de papier. Mais ce nom est-il le sien ?


18h00

The Road

Réalisateur : Yam Laranas

Pays : Philippines

Première internationale

Yam Laranas est loin d’être un inconnu pour le publi bruxellois. Certes, l’homme émarge au méconnu cinéma philippin mais, depuis son succès au 7ème Parallèle avec The Echo en 2005, son nom est gravé en lettres d’or dans la mémoire collective des biffeurs.

Déjà largement exposé en ces colonne, The Road risque bien de marquer une nouvelle fois les esprits tant cette ghost story, malheureusement présentée hors compétition, semble prometteuse.

Pour rappel, The Road, qui bénéficie du travail du compositeur Johan Söderqvist (Morse), suit une enquête vieille de douze ans, dépoussiérée suite à la disparition de trois adolescents. Rapidement nombre d’horreurs et d’autres meurtres sont découverts par les enquêteurs. Après presque deux décennies de recherches, les secrets d’une route réputée hantée vont être révélés.


20h00

As luck wood have it

Réalisateur : Alex de la Iglesia

Pays : Espagne

Compétition Thriller

La première oeuvres diffusée dans la catégorie thriller de ce 30ème BIFFF ne sera pas des moindres puisqu’il s’agira ni plus ni moins du retour aux affaires d’Alex de la Iglesia, grand habitué des lieux, qui revient avec La Chispa de la Vida, aka As luck would have it.

Doté d’un casting de dingue (Salma Hayek, Carolina Bang, Santiago Segura,...), le film risque bien de faire lui aussi salle comble, histoire de fêter en beauté l’un des enfants chéris du festival.

Pour rappel, As luck would have it est une comédie noire qui suit un publicitaire qui se retrouve, suite à un accident sur le tournage d’un spot, la tête empalée sur une lance. Il survit mais ne peut pas la déplacer. Sa femme va y voir le moyen de le rendre célèbre et gagner beaucoup d’argent.


22h00

The Woman

Réalisateur : Lucky McKee

Pays : USA

Certes déjà sorti en DVD dans nos contrées, The Woman attirera pas mal de monde de par le simple fait qu’il est sans aucun doute l’un des meilleurs film de 2011.

Dès lors, les organisateurs du BIFFF n’ont pas hésité à servir ce mets d’exception sur grand écran à ses fidèles, nouveau tout gros cadeau pour tous ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de découvrir cette oeuvre hors norme dans d’autres festivals.

Pour rappel, The Woman, qui fait suite à Offspring, suit l’histoire d’une femme qui est l’unique survivante d’un clan violent ayant sévi pendant des décennies sur la côte Nord-Est. Lorsque le dernier des siens est tué dans une bataille avec la police, la Femme se retrouve seule, sévèrement blessée... et vulnérable. Malheureusement, elle est à présent une proie bien trop aisée pour le dénommé Christopher Cleek, chasseur local, un homme de loi fortuné et homme de famille sérieusement perturbé. Lequel décide de la capturer et de la civiliser, une décision qui menacera bientôt la vie de Cleek, de sa famille et de la Femme....

Découvrir notre portrait de Jack Ketchum


0h00

Julia X 3D

Réalisateur : P.J. Pettiette

Pays : USA

"Sex...Blood...Revenge", la tagline de Julia X 3D annonce déjà la couleur : la comédie horrifique de l’américain P.J. Pettiette sera la perfection incarnée pour une séance de minuit.

Certes affublés des lunettes 3D, les amateurs de ces séances trashes par excellence ne manqueront pas de crier tout leur amour pour ce style de bandes.

Julia X 3D suit un jeune fille totalement charmante qui a pour seul défaut de décimer violemment la gent masculine. Les gars, faites gaffe à vos bijoux de famille, la belle Julia arrive !

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 9 avril, Jour 5

Un début de journée placé sous le signe de la jeunesse...

Débuter une journée par Taxandria relève tout simplement de la magie et c’est exactement à cela que va correspondre ce cinquième jour de festivités biffesques.

Suivi du très attendu Lorax de Chris Renaud et Kyle Balda, le film de Raoul Servais, programmé dans le cadre du cycle 30 ans de Fantastique belge, servira de rampe de lancement idéale à une après-midi grand public qui permettra aux plus jeunes de découvrir l’ambiance du BIFFF.

Par la suite la compétition Méliès fera sa réapparition avec le suisse The Sandman de Peter Luisi, qui pourrait bien figurer au rang des très bonnes surprises de ce 30ème BIFFF.

Après un nouveau détour par Hong-Kong à l’occasion de Mr. & Mrs Incredible, qui est présenté dans le cadre de la compétition internationale, c’est The Whistleblower qui donnera du fil à retordre au jurés de la catégorie thriller au cours d’une séance de 20 heures au relents politiques.

Deux heures plus tard, la soirée sera toujours placée sous le signe des compétitions puisque le 7ème Parallèle enregistrera l’entrée en lice de l’incontournable Shinya Tsukamoto et de son très attendu Kotoko.

Cerise sur un gâteau déjà bien fourni, la fin des hostilités mettra en présence le très bon Night Fishing de Park Chan-wook et le réjouissant Invasion of Alien Bikini d’Oh Young-Doo, lui aussi concurrent du 7ème Parallèle, pour une double séance à couper le souffle.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

12h00

Taxandria

Réalisateur : Raoul Servais

Pays : Belgique, RFA, France, Pays-Bas

Présenté dans le cadre du cycle 30 ans de Fantastique belge, le fabuleux Taxandria de Raoul Servais, réalisé en 1994, s’offrira au grand public du BIFFF.

Petits et pourront donc découvrir (ou redécouvrir) sur grand écran cette oeuvre hors normes qui a demandé, à l’époque, plusieurs années d’élaboration et de peaufinages techniques.

Pour rappel, le pitch de Taxandria est le suivant : Un jeune prince, condamné à réviser ses examens dans un palace au bord de la mer sous la férule de son précepteur, s’ennuie. Il est très attiré par le phare au bout de la plage. N’y tenant plus, il fugue et rencontre Karol, le gardien misanthrope qui soigne les oiseaux blessés trouvés sur la plage. Karol va ouvrir au jeune prince les portes de l’imaginaire et du rêve en lui faisant découvrir une ville mystérieuse, hors du temps, Taxandria.


14h00

Dr. Seuss’ The Lorax 3D

Réalisateurs : Chris Renaud, Kyle Balda

Pays : Etats-Unis

Fort de son expérience sur Moi, Moche et Méchant, Chris Renaud revient aux affaires avec The Lorax, une oeuvre que nous avons déjà largement couvert en ces colonnes.

Il faut dire que les diverses bandes-annonces et autres images sorties du film incitaient à l’optimisme, ce qui laisse à penser que les organisateurs du BIFFF ont voulu récompenser les chères têtes blondes de leurs aficionados de parents. Le métrage, qui sera projeté en version française, sera l’occasion de fidéliser de très jeunes spectateurs.

Pour rappel, Lorax suit le parcours d’un gamin qui rencontre une drôle de bestiole protectrice de la forêt (le Lorax) et décide, face à un entrepreneur particulièrement malveillant, de sauvegarder ce qu’il reste de nature.


16h00

The Sandman

Réalisateur : Peter Luisi

Pays : Suisse

Compétition Méliès

Le cinéma de genre suisse est décidément en forme cette année avec quatre films présentés au BIFFF (un record !). Certes, parmi ceux-ci, The Sandman est sans doute le moins connu, mais force est d’avouer qu’il constitue un challenger tout à fait convaincant dans la course au Méliès d’argent.

Réalisé par Peter Luisi, The Sandman, comme son titre l’indique, suit l’histoire de Benno, un gars à la vie monotone, qui, du jour au lendemain, voit ses nuit peuplées de rêves étranges et ses réveils englués... dans du sable ! Tout un programme !


18h00

Mr. & Mrs Incredible

Réalisateur : Vincent Kok

Pays : Hong-Kong

Compétition internationale

Attention, événement ! A l’occasion de la compet’ internationale et du focus sur le cinéma hongkongais, le sieur Vincent Kok va nous offrir l’une des oeuvres les plus foutrement excitantes de ce 30ème BIFFF : Mr. & Mrs Incredible !

Autant dire que la séance sera endiablée et que le public aura du mal à rester en place sur son siège tant cette oeuvre mêlant fantastique et arts-martiaux, semble prometteuse.

Mr. & Mrs Incredible prend place dans la Chine ancienne où un couple de super-héros retraités est contraint de faire face au quotidien sans ses super-pouvoirs. Une résolution bien plus difficile à appliquer qu’ils ne l’auraient cru...


20h00

The Whistleblower

Réalisateur : Larysa Kondracki

Pays : Allemagne, Canada

Compétition Thriller

C’est l’une des grandes interrogations de ce festival : The Whistleblower, qui ne se targue pas vraiment d’être un film de genre, pourrait néanmoins être l’une des sensations de ce 30ème BIFFF.

En effet, tout auréolé d’une fameuse réputation, primé à de très nombreuses reprises et bénéficiant des apports non-négligeables de Monica Bellucci et Rachel Weisz, le film de Larysa Kondracki a tout pour convaincre un public très très large et peut-être même les jurés de la compétition thriller.

The Whistleblower, aussi connu sous le nom de La Dénonciation au Québec ou de Seule contre tous en France, basé sur une histoire vraie, relate l’expérience d’une femme policier du Nebraska qui fut envoyée en Bosnie après la guerre, au coeur d’un dispositif de maintien de la paix. La jeune femme assistera par la suite aux procès qui se tiendront aux Nations Unies où elle révélera le trafic sexuel dont elle a été témoin là-bas.


22h00

Kotoko

Réalisateur : Shinya Tsukamoto

Pays : Japon

Compétition 7ème Parallèle

La souffrance humaine, dans ce qu’elle a de mentalement plus profond, c’est aussi l’apanage de cette compétition 7ème Parallèle, qui, chaque année, nous sert quelques oeuvres réellement difficiles à appréhender tant elles sont infiniment abouties psychologiquement parlant.

A ce titre, le nouvel effort du grand habitué Shinya Tsukamoto a tout pour plaire. Kotoko, dont nous vous avons déjà parlé, suit en effet une mère célibataire qui souffre de diplopie (double vision) et de dépression. Suspectée de maltraitance, son bébé lui est enlevé...


0h00

Night Fishing

Réalisateur : Park Chan-wook, Park Chan-kyong

Corée du Sud

ET

Invasion of Alien Bikini

Réalisateur : Oh Young-Doo

Pays : Corée du Sud

Compétition 7ème Parallèle

Double programme de choix en cette fin de soirée du 9 avril avec, pour commencer, le court-métrage Night Fishing de Park Chan-wook et son frère Park Chan-kyong. Tourné avec un iPhone 4, Night Fishing suit un homme qui pêche au bord d’un lac isolé. Il ferre alors ce qu’il croit être une gros poisson... Il n’en est rien : une jeune femme shaman, qui sert de pont entre le monde des morts et celui des vivants, se présente à lui...

Par la suite, les spectateurs auront la chance infinie de découvrir le très prometteur Invasion of Alien Bikini, présenté dans la catégorie 7ème Parallèle et qui devrait placer la barre très haut niveau gaudriole. Le film de Oh Young-Doo met en scène un jeune homme, Young-gun, qui arpente la ville de nuit muni d’une fausse moustache pour lutter contre le crime et les incivilités de ses congénères. Une nuit, il vient au secours d’une jeune femme agressée par trois voyous. Tous les deux parviennent à se sauver chez lui, mais il s’avère que la séduisante jeune femme est en fait une alien en quête de sperme humain pour se reproduire…

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 10 avril, Jour 6

Bonne fête des pères à tous !

Ce 30ème BIFFF n’étant pas comme les autres, cette journée du 10 avril proposera un large panel de ce que le cinéma de genre peut nous offrir : émotions, frissons et action seront les maîtres mots de cet incroyable jour.

Tout commencera avec Mural, oeuvre épique nous venant d’Hong-Kong, qui sera diffusée en première internationale, ce qui ne manquera pas d’attirer pas mal de beau monde... qui devrait rester assidu pour la projection suivante, celle de Carré Blanc, collaboration européenne qui a déjà fait le tour du Monde des festivals et qui vient poser ses valises à Bruxelles en compagnie de son metteur en scène, Jean-Baptiste Léonetti. Ces deux oeuvres, qui pourraient bien être très marquantes lors des bilans seront néanmoins mises en concurrence avec le très attendu Masterclass de Lloyd Kaufman, qui aura lieu à 15 heures.

Ce dernier s’effacera sur le coup de 20 heures pour que le public puisse découvrir le très attendu Tormented 3D, nouvel effort de Takashi Shimizu, anciennement intitulé Rabbit Horror 3D, qui participera à la compétition internationale.

Concourant dans la catégorie Thriller, Eliminate : Archie Cookson, le film de Robin Holder, diffusé à 22 heures est décrit comme fort proche des oeuvres de John le Carré et pourrait donc faire revivre les amateurs de complots à grande échelle.

Father’s Day, pépite extrême de la Troma fera enfin vibrer les festivaliers, la fin de soirée s’annonçant de ce point de vue totalement épique.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

16h00

Mural

Réalisateur : Gordon Chan, Danny Ko Lam-Pau

Pays : Hong-Kong

Première internationale

Très attendu par tous les amateurs d’asiateries, qui vouent une véritable adoration à Gordon Chan, grand maître dans le domaine de l’action épique made in Hong Kong, Mural s’offrira en première internationale aux spectateurs de ce BIFFF 2012.

Le métrage, à la base prévu pour être une séquelle du Painted Skin de Chan, s’est finalement trouvé une identité propre et brille, paraît-il, par un habile mélange entre romance et fantastique.

Pour rappel, Mural suit un savant qui entre dans l’univers d’une peinture murale et qui ne tarde pas à tomber sous les charmes des nombreuses femmes qui la peuple. Servant ces dernières, il ne tarde néanmoins pas à se rendre compte que la toile est en fait un piège pour les hommes.


18h00

Carré Blanc

Réalisateur : Jean-Baptiste Léonetti

Pays : Belgique, France, Luxembourg, Suisse

Gros must dans nombre de festivals qui a notamment fait chavirer le coeur de certains critiques américain, le Carré Blanc de Jean-Baptiste Léonetti va enfin pouvoir se livrer au public belge.

D’un esthétisme assez rare, le film brille visiblement par quelques séquences plus violentes et, aussi, par la présence du toujours impeccable Sami Bouajila au casting.

Pour rappel, le pitch de Carré Blanc est le suivant : Dans un monde déshumanisé, Philippe et Marie, deux orphelins, grandissent ensemble. 20 ans plus tard, ils sont mariés. Philippe est un cadre froid et implacable. Marie assiste impuissante à ce qu’ils sont devenus l’un pour l’autre : des étrangers. Leur destin bascule lorsque Marie décide de braver le système pour préserver ce qu’il reste de leur amour. Jusqu’où iront-ils pour continuer d’exister à deux, seuls contre tous ?


20h00

Tormented 3D

Réalisateur : Takashi SHimizu

Pays : Japon, Pays-Bas

Compétition internationale

Anciennement appelé Rabbit Horror 3D, le nouveau film de Takashi Shimizu, qui s’est affublé d’un titre un peu moins excitant, risque bien de créer la sensation sur l’esplanade de Tour & Taxis.

Présenté dans le cadre de la compétition internationale, le métrage fait partie des grands favoris à l’obtention d’un Corbeau (vous me direz, cette année, il y en a beaucoup, des favoris...).

Sorte d’Alice au Pays des Merveilles version horrifique, ce Tormented 3D, qui vaudra donc de belles lunettes aux spectateurs, suit le petit Daigo, qui, depuis, qu’il a assez violemment achevé son petit lapin blanc mourant, a été pris en grippe par ses camarades de classe. Il ne va plus à l’école et passe ses journées auprès de sa grande sœur muette, Kiriko. Profondément traumatisé, il va même bientôt avoir la sensation d’être hanté…par un lapin blanc géant.


16h00

Eliminate : Archie Cookson

Réalisateur : Robin Holder

Pays : Angleterre

Compétition Thriller

Visiblement plutôt attrayant, le britannique Eliminate : Archie Cookson pourrait bien valoir son pesant de Troll en séance de 16 heures et, pourquoi pas, s’emparer de la récompense de meilleur thriller en fin de festival.

En effet, sous des airs assez sérieux et référentiels, notamment à John Le Carré et sa fameuse Taupe, Eliminate : Archie Cookson dégage un côté plus léger qui pourrait en faire le pendant correct de Johnny English. Bref, l’affaire vaudra la peine d’être suivie...

L’histoire ? Archie Cookson est un agent secret has been qui, au hasard de ses pitoyables pérégrinations, récupère par inadvertance des enregistrements secrets dérobés qui font de lui la cible d’un tueur à gage lancé à ses trousses par les pontes du MI6.


0h00

Father’s Day

Réalisateurs : Adam Brooks, Jeremy Gillespie, Matthew Kennedy, Conor Sweeney

Pays : Etats-Unis

Voici peut-être LE midnight screening du festival ! Traînant à ses basques une réputation aussi sulfureuse qu’excitante, le Father’s Day que le groupe Astron-6 a réalisé pour Troma est tout simplement une petite pépite.

Comédie horrifique totalement barrée, Father’s Day suit un violeur qui s’en prend aux pères de famille. Les victimes finissent par prendre leur revanche.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 12 avril, Jour 8

Des présences très remarquées... et remarquables !

Encore fourbus des efforts vocaux fournis la veille notamment lors de la projection totalement folle du tout aussi dingue Dead Ball, les Biffeurs n’auront guère le temps de se remettre de leurs émotions puisque débarque sur le festival la dernière création d’un des réalisateurs chéris du public bruxellois, Takashi Miike, qui revient avec Ace Attorney, adaptation d’une célèbre franchise vidéoludique.

Après ce gros départ, donné sur le coup de 15h30, le public sera invité à rendre un vibrant hommage au cinéma estonien, qui fête ses cent ans cette année avec Letters to Angel, un drame fantastique présenté en première européenne dans la catégorie Septième Parallèle.

Cet hommage sera suivi par un moment plus attendu encore puisqu’à 20 heures, dans le cadre de la projection de son Killer Joe, William Friedkin, légende vivante du fantastique qui nous fait l’honneur de sa présence en ce trentième BIFFF, sera sacré Chevalier de l’Ordre du Corbeau.

Autre invité de marque, Mick Garris viendra présenter sa mini-série télévisée Bag of Bones sur le coup de minuit, nouveau grand moment du festival qui prendra place dans une longue séance de minuit qui fera suite au film de 22 heures, le délirant Juan of the Dead, mets de choix qui concourt dans la Compétition Internationale.

PRÉSENTATION DES OEUVRES :

15h30

Ace Attorney

Réalisateur : Takashi Miike

Pays : Japon

Réalisateur des plus prolifiques, Takashi Miike a la fâcheuse tendance à bâcler ses dernières oeuvres dans le but d’augmenter sa productivité. Qu’à cela ne tienne, découvrir une péloche du réal en festival a de toute façon quelque chose de très excitant.

Cela sera encore plus le cas avec Ace Attorney, réalisation tirée d’une saga vidéoludique qui a fait le tour de la Terre et qui ne manquera pas d’attirer les gamers jusqu’à Tour & Taxis.

Avec des acteurs tels que Narimiya Hiroki, dans le rôle-titre, Kiritani Mirei et Saito Takumi au casting, Ace Attorney : Phoenix Wright, sorti le 12 février dernier au Japon, suit le personnage du même nom, un jeune avocat qui, pour ces premières affaires, doit prouver l’innocence de ses clients malgré d’énormes embûches.


18h00

Letters to Angel

Réalisateur : Sulev Keedus

Pays : Estonie, Lettonie, Finlande

Première européenne

Compétition 7ème Parallèle

Proposé dans le cadre de l’hommage aux cent ans du cinéma estonien, Letters to Angel espère bien prendre la suite de La Tentation de Saint-Antoine, film de Veiko Ounpuu primé l’année passée dans la catégorie Septième Parallèle.

Fruit d’une collaboration avec la Finlande et l’Estonie, le film de Sulev Keedus devrait en tout cas bénéficier des mêmes aspects poétiques que son prédécesseur et pourrait donc interpeller les jurés de cette catégorie nous proposant des "films autres".

Letters to Angel est doté du pitch suivant : Au début des années 80, l’Estonie envoya un contingent d’homme combattre en Afghanistan. Ce film retrace l’histoire d’un de ces soldats et de son périple pour retrouver les siens. Après s’être converti à l’Islam en Afghanistan, le voilà enfin de retour chez lui ; mais c’est un autre type de guerre qui l’y attend. Dans sa ville défraîchie, une frontière sépare L’Orient et l’Occident, les hommes et les femmes, la raison et la folie. Au milieu de ces combats d’idées, il y a sa fille, qu’il s’est juré de retrouver. Mais la ville semble avoir d’autres plans pour lui quand les femmes qui la gouverne décident de le prendre pour sauveur.


20h00

Killer Joe

Réalisateur : William Friedkin

Pays : USA

Grand invité d’honneur du festival, la légende vivante qu’est William Friedkin, qui a marqué d’une trace indélébile le cinéma de genre avec son Exorciste, viendra sur le coup de 20 heures se faire sacrer Chevalier de l’Ordre du Corbeau.

L’occasion était donc belle de proposer au public bruxellois son dernier thriller, Killer Joe, qui fera office des toutes grosses sensations du festival, même s’il est programmé hors compétition.

Pour rappel, Killer Joe suit un jeune homme et sa sœur qui complotent la mort de leur mère pour toucher l’héritage et qui finissent par engager, pour le passage à l’acte, ‘Killer Joe’, flic et tueur à gages.


22h00

Juan of the Dead

Réalisateur : Alejandro Brugues

Pays : Cuba, Espagne

Compétition Internationale

Pour tenir la comparaison avec un film de William Friedkin, les organisateurs se devaient d’envoyer du lourd au moment de la séance de 22 heures,chose qui sera faite avec Juan of the Dead.

Comédie horrifique cubaine réalisée avec des fonds espagnols, ce qui constitue une grande première dans l’histoire du cinéma, Juan of the Dead a déjà fait le tour des festivals et bénéficie d’excellentes reviews, ce qui lui permet de débarquer au BIFFF au sein de la Compétition Internationale.

Tandis que La Havane est prise d’assaut par une armée de zombies assoiffés de chair humaine, les médias officiels laissent entendre au monde entier que ce désordre est le fait d’un groupe de dissidents politiques soutenus par le gouvernement américain. La ville est prise de panique jusqu’au moment où Juan vient à la rescousse. Il a en effet découvert qu’il pouvait tuer les morts vivants en réduisant leurs cerveaux en bouillie, et il décide donc de monter sa propre affaire sous le slogan : « Nous tuons vos « chairs » et tendres ! ». Juan parvient ainsi à se faire un peu d’argent de poche en dézinguant les morts vivants.


0h00

Bag of Bones

Réalisateur : Mick Garris

Mini-série (178 minutes)

Projet mené de mains de maître par le réal le plus habitué aux adaptations des oeuvres de Stephen King, Bag of Bones, adaptation du roman Sac d’Os, a créé la sensation sur les petits écrans américains.

Cette mini-série, qui sera présentée à minuit par Mick Garris lui-même, ne manquera pas d’attirer la foule des grands soirs même si, avec près de 3 heures à son compteur, elle fera office de piège pour les couche-tôt.

Pour rappel, le pitch de Bag of Bones est le suivant : Reclus à Sara Laughs, sa maison de campagne, près d’un lac, Mike Noonan n’écrit plus. Depuis la mort brutale de sa femme Jo, enceinte, ce romancier à succès connaît l’angoisse de la page blanche. La rencontre de la petite Kyra, puis de sa mère Mattie, jeune veuve en butte à la malveillance de son richissime beau-père, amorce t-elle pour Mike un nouveau départ ? Il le croit, mais c’est compter sans les ombres qui hantent Sara Laughs. Celle notamment d’une chanteuse de blues, violée et assassinée des décennies plus tôt par les racistes du coin... En devenant l’allié de Mattie et de Kyra, Mike a bravé les forces de l’enfer. Elles vont se déchaîner contre lui.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 11 avril, Jour 7

Bon anniversaire Nikkatsu !

Quoi de mieux qu’un anniversaire pour faire la fête ? Surtout lorsqu’il s’agit de celui de Nikkatsu qui, pour l’occasion nous dévoile son très excitant Deadball, qui ne manquera pas d’émoustiller l’assistance lors de la séance de minuit.

Mais la journée aura commencé depuis bien longtemps et de fort belle manière puisque c’est le très attendu Ra.One, blockbuster indien d’Anubhav Sinha qui aura lancé les hostilités dès 15 heures, juste en même temps que le masterclass de Stéphane Bourgoin.

Le spectacle sera toujours au rendez-vous par la suite avec One Way Trip 3D, film suisse dont nous vous avons déjà bien rabattu les oreilles dernièrement, et Game of Werewolves, autre objet de fantasme, espagnol celui-là en ces colonnes.

Quant à Bloodwork, second film de l’américain Eric Wostenberg, présenté à 22 heures dans la compétition internationale, il se dit que l’ensemble vaut la peine d’être vu... ce qui justifie amplement sa mise en concours dans la catégorie reine du festival.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

15h00

Ra.One

Réalisateur : Anubhav Sinha

Pays : Inde, Etats-Unis

Doté d’un budget de près de 25 millions de dollars, Ra.One est le blockbuster indien le plus célèbre de tous les temps. Véritable phénomène dans son pays d’origine, le film d’Anubhav Sinha a fait baver pas mal d’asiatophiles à travers le Monde.

Grand moment de spectacle de ce 30ème BIFFF, le film ne manquera pas d’interpeller le public que l’on espère nombreux pour découvrir un OFNI de cette qualité.

Pour rappel, Ra.One suit Reevan, paisible époux et père de famille, qui est le créateur du jeu vidéo, Ra.One. Mais lorsque le héros malfaisant sort du jeu, Reevan n’a d’autre choix que de le supprimer en devenant G.One.


18h00

One Way Trip 3D

Réalisateur : Markus Welter

Pays : Suisse, Autriche

Première internationale

La Suisse, mon rédac’ chef et moi, on connaît bien. Sauf que, jusque là, le NIFFF, c’était juste des péloches du soir au matin... Mais voilà, One Way Trip 3D, dont nous vous avons déjà amplement parlé, nous en a appris une bonne : dans les montagnes jurassiennes existent des champignons hallucinogènes, qui, si One Way Trip 3D ne vire pas au bad trip, pourraient constituer une expérience à faire l’été prochain.

Mais bon, revenons-en à nos moutons... ou plutôt à nos lunettes puisqu’il s’agit de 3D, One Way Trip, c’est avant tout un vrai cauchemar : le film, présenté en première internationale, suit huit jeunes se rendant dans les montagnes suisses à la recherche d’un champignon hallucinogène très rare. Le soir venu, alors qu’un de leurs amis est parti chercher une bière, les sept autres jeunes le voient revenir couvert de sang et dans un sale état. Cherchant de laide alors qu’un terrible tempête s’amorce, ils trouvent refuge dans une ferme voisine. Etait-ce vraiment une bonne idée ?


20h00

Game of Werewolves

Réalisateur : Juan Martínez Moreno

Pays : Espagne

Compétition internationale

Compétition Méliès

Tout gros phénomène dans la prolifique industrie cinématographique espagnole, Game of Werewolves débarque sur le BIFFF de manière particulièrement ambitieuse.

Concourant tant dans la compétition internationale que dans la course au Méliès d’Argent, le film de Juan Martínez Moreno, qui a par ailleurs connu une adaptation en comic book, a toutes les chances de repartir avec, au moins, une récompense.

Pour rappel, Game of Werewolves suit Tomas qui, après 15 ans d’une piteuse carrière d’écrivain, revient dans son village de Galice, où sa famille vient apparemment de recevoir certains honneurs. Tomas ignore toutefois la véritable raison de son retour : mettre fin à une vieille malédiction qui perturbe la vie du village depuis plus de 100 ans.


22h00

Bloodwork

Réalisateur : Eric Wostenberg

Pays : Etats-Unis

Compétition internationale

Déjà auteur de Sacrifice en 2005, Eric Wostenberg revient pour son second long-métrage dans le domaine de l’horreur avec un Bloodwork plutôt alléchant.

Sans bande-annonce pour l’instant, le film s’appuie surtout sur une intrigue qui pourrait s’avérer haletante : Greg et Rod acceptent de participer à une expérience pharmaceutique afin d’arrondir leur fin de mois. Rapidement les tests sont de plus en plus violents et Greg, à qui aucun médoc n’a vraiment été administré, commence à ressentir les effets dévastateurs de véritables tortures sans anesthésie...

PAS DE BANDE-ANNONCE DISPONIBLE


0h00

Deadball

Réalisateur : Yodai Yamaguchi

Pays : Japon

Histoire de fêter les cent ans de la vénérable Nikkatsu, les organisateurs du BIFFF se devaient de programmer les nouveautés de la firme, qui plaisent toujours autant au public de minuit.

Si Zombie Ass fait réellement office de tuerie qui attirera beaucoup de monde, le Deadball de Yamaguchi risque fort de se faire aimer tant il paraît totalement délirant.

Déjà auteur des excellents Bahut des Tordus et Battlefield Baseball, le cinéaste revient aux affaires avec une nouvelle bande totalement folle qui Jubei Vakyu, prodige du baseball qui, enfant, causa la mort de son père. Devenu l’un des délinquants juvéniles les plus redoutés du Japon, Jubei est jeté en prison et rejoint l’équipe de baseball locale pour vaincre les Black Dahlia, une équipe féminine s’étant juré de décimer chaque équipe adverse dans des torrents d’hémoglobine. Dans l’ombre, l’administration pénitentiaire concocte un plan machiavélique.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 13 avril, Jour 9

Les vampires envahissent Tour & Taxis... mais ne sont pas seuls !

Événement incontournable dans l’existence des noctambules bruxellois, le traditionnel Bal des Vampires attire chaque année des centaines de fêtards qui y côtoient bien souvent nombre de guests. On se souvient ainsi que, l’an dernier, un Yoshihiro Nishimura des grands soirs hantait les lieux, totalement hilare.

Mais cette nuit festive n’est pas le seul atout de la journée du 13 avril puisque les hostilités seront lancées dès 13 heures avec la Belgian Film Day, qui permettra à de jeunes talents nationaux de présenter leurs courts-métrages.

Cette longue séance sera suivie par le traditionnel Workshop qui laissera ensuite la place à The Incident, fruit d’une collaboration franco-belge réalisé par Alexandre Courtes. Présenté dans le cadre de la compétition internationale, le film, qui lorgne vers le torture porn, bénéficie d’une réputation assez sulfureuse, deux spectatrices s’étant évanouie lors d’un projection au TIFFF.

Autre film très attendu du festival, le fameux Extraterrestre de l’excellent Nacho Vigalondo, qui avait régalé l’assistance bruxelloise il y a quelques années avec son Timecrimes, sera projeté à la séance de 20 heures avec la ferme intention de marquer les esprits... et d’enfin choper le précieux Méliès d’Argent qui lui était passé sous le nez à Trieste.

La fin de soirée, qui sera surtout régie par les vampires débarquant par le fameux Bal, devrait valoir la peine dans la salle de projection : entre le Hindsight de Lee Hyun-seung, proposé dans la Compétition Thriller et qui fait figure de favori vu l’efficacité de ce genre en Corée du Sud, et l’argentin Zenitram, OFNI super-héroïque qui concourt dans la catégorie Septième Parallèle, les mirettes des spectateurs les plus assidus ne risquent pas de trouver de repos.

PRÉSENTATION DES OEUVRES :

18h00

The Incident

Réalisateur : Alexandre Courtes

Pays : Belgique France

Compétition Internationale

Anciennement intitulé Incident at Sans Asylum, The incident, fruit d’une collaboration franco-belge, pourrait bien figurer au panthéon de ce 30ème BIFFF.

Projeté dans le cadre de la compétition internationale, l’oeuvre d’Alexandre Courtes, premier long du génial clippeur, débarque sur Tour & Taxis avec la réputation de tombeur de ces dames : avec deux évanouissements au TIFFF, The Incident risque bien de plonger la salle bruxelloise dans l’effroi.

Tourné en langue anglaise, The Incident suit trois rockeurs en mal de reconnaissance qui payent leurs factures en cuisinant pour les patients très dangereux d’un asile psychiatrique de haute sécurité. Une nuit, alors qu’une violente tempête fait péter tous les plombs, le trio va devoir trouver un moyen de se frayer un chemin hors d’une forteresse transformée en véritable enfer sur terre...


20h00

Extraterrestre

Réalisateur : Nacho Vigalondo

Pays : Espagne

Compétition Méliès

Auteur de l’exceptionnel Timecrimes voici quelques années, Nacho Vigalondo entend bien asseoir sa réputation désormais mondiale avec son Extraterrestre.

Programmé dans de nombreux festivals, le film tarde néanmoins à convaincre, notamment au niveau européen, où il n’a toujours pas remporté un Méliès d’Argent alors qu’il avait, il y a quelques mois encore, le statut de favori inter-festival.

Les organisateurs du BIFFF tendent donc une nouvelle fois la perche à Vigalondo et à son film, mélange entre comédie et science-fiction, qui est doté du pitch suivant : Il y a seulement une bonne réponse lorsque vous vous réveillez sous un ciel rempli d’envahisseurs extraterrestres : fuir aussi vite que possible. Mais que faire quand l’invasion commence au moment même où vous rencontrez la femme de vos rêves ? Julio se réveille au peu groggy aux côtés d’une pépée méga bien roulée mais l’invasion alien qui frappe à la porte du domicile de la donzelle procure une excuse tout ce qu’il y a de plus valable pour lui de rester auprès d’elle. Bonne idée de ne pas courir se mettre à l’abri ? La question reste posée... Surtout que le mari de la dame en question doit être dans les parages...


22h00

Hindsight

Réalisateur : Lee Hyun-seung

Pays : Corée du Sud

Compétition Thriller

Aussi appelé Blue Salt, le Hindsight de Lee Hyun-seung, présenté dans la Catégorie Thriller, devrait être une nouvelle preuve du degré d’excellence de l’industrie cinématographique coréenne en la matière.

Hindsight suit l’ex-patron d’un gang, Du-Heon, qui s’inscrit à des cours de cuisine dans l’espoir de prendre un nouveau départ en ouvrant un restaurant. Il y rencontre Se-Bin, une mystérieuse et séduisante jeune femme. Du-Heon doit malgré lui revenir aux affaires et se confronter à son successeur dans le milieu. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Se-Bin est une tueuse à gages employée par le successeur de Du-Heon pour le tuer...


0h00

Zenitram

Réalisateur : Luis Barone

Pays : Argentine

Première Internationale

Compétition Septième Parallèle

Une comédie science-fictionnelle super-héroïque provenant d’Argentine, ça a tout de l’OFNI et c’est sans doute pour cela que les organisateurs du BIFFF ont choisi de faire concourir Zenitram dans la compétition Septième Parallèle.

Bénéficiant des présences des excellents Jordi Molla et Steven Bauer dans le rôle des méchants, Zenitram, présenté en première internationale, devrait ne laisser personne indifférent lors d’une séance plus clairsemée qu’à l’habitude, Bal des Vampires oblige.

Zenitram prend place à Buenos Aires où un superhéros lutte pour défendre l’accès à l’eau, bien essentiel à l’humanité, à une époque où règne l’individualisme.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 14 avril, Jour 10

Journée-clé du festival ?

Si l’entièreté de ce trentième BIFFF vaudra la peine d’être vécue, cette journée du 14 avril devrait faire office de jour J pour les amateurs de péloche de qualité et bien barrées.

En effet, les hostilités débuteront à 14h00 avec Poongsan, un thriller du coréen Juhn Jaihong concourant dans la Compétition Septième Parallèle et qui devrait être l’une des pépites des séances de 14h (les organisateurs savent chaque année récompenser les lève-tôt.

Ceux-ci auront l’occasion de découvrir par la suite Retreat de Carl Tibbetts, long-métrage qui a déjà fait le tour des festivals mais qui n’est pas encore parvenu à remporter un Méliès d’Argent, récompense-clé dans l’existence d’une production européenne.

Il sera ensuite question d’OFNI avec les projection de l’anime Children who chase lost voices from deep below, que l’on voyait plus prendre place lors de la Japanimation Day du lendemain, et de l’européen Iron Sky, qui verra les nazis fomenter un quatrième Reich depuis la face cachée de la Lune. Toux deux projetés dans le cadre des compétitions internationale, ces oeuvres devraient enregistrer des taux de fréquentation largement au-dessus de la moyenne.

Ce succès de foule devrait aussi profiter à l’américain Elevator, première expérience outre-Atlantique du réalisateur norvégien Stig Svendsen, qui sera un challenger de choix au sein de la Compétition Thriller.

La soirée se terminera de la plus belle des façons avec le huis-clos british Panic Button, qui vise un Méliès et dont les reviews sont excellentes.

PRÉSENTATION DES OEUVRES :

14h00

Poongsan

Réalisateur : Juhn Jaihong

Pays : Corée du Sud

Compétition 7ème Parallèle

Auteur de Beautiful en 2008, Juhn Jaihong revient aux affaires avec Poongsan, oeuvre basée sur un script de l’excellent Kim Ki-Duk, déjà primé au BIFFF.

Autant dire que ce Poongsan, présenté dans la catégorie Septième Parallèle, risque d’en étonner plus d’un, plongeant visiblement volontiers dans la poésie et la tragédie au moment d’aborder les relations entre le Nord et le Sud.

Pour gagner sa vie, Poongsan passe la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud afin de délivrer des messages entre familles séparées. Il est un jour chargé de ramener une femme nord-coréenne : In Ok, la femme d’un dissident nord-coréen, lui-même placé sous la protection d’agents sud-coréens. Pendant le voyage, Poongsan et In Ok tombent amoureux. Mais leur romance tourne court car Poongsan est recherché par les services de renseignement sud-coréens et In Ok ainsi que son mari sont menacés par des agents nord-coréens, bien décidés à venger leur patrie.


16h00

Retreat

Réalisateur : Carl Tibbetts

Pays : Irlande, Angleterre

Compétition Méliès

La Compétition Méliès de cette année au BIFFF sera décidément une histoire de revanchards puisque le Retreat de Carl Tibbetts, à l’instar de l’Extraterrestre de Nacho Vigalondo, aura une nouvelle chance de remporter une récompense européenne.

Déjà largement diffusée en festivals, l’oeuvre, déjà sortie en DVD, suit Kate et Martin, un couple qui tente d’échapper à une tragédie personnelle en se réfugiant sur une île. Alors qu’ils tentent de se reconstruire, leurs tentatives sont gâchées par l’arrivée d’un homme souffrant d’un mal mystérieux, qui, paraît-il, ravage l’Europe. Mais peut-on réellement faire confiance à un inconnu lorsque l’on est coupé du Monde ?


18h00

Children who chase lost voices from deep below

Réalisateur : Makoto Shinkai

Pays : Japon

Première internationale

Compétition Internationale

Un anime peut-il remporter le Corbeau d’Or ? Telle est la question que se posera l’assistance du BIFFF lors de la projection, en première internationale, de Children who chase lost voices from deep below, la nouvelle pépite de Makoto Shinkai.

Réalisateur autodidacte qui a déjà proposé deux travaux cultes (The Place Promised in our Early Days et 5 Centimeters per Second), le nippon fait office de véritable légende vivante.

Children who chase lost voices from deep below suit l’écolière Asuna qui se fait attaquer par une créature en se promenant dans les montagnes près de chez elle. Elle est sauvée par le mystérieux Shun, qui disparait aussitôt apparu, et Asuna, pour le retrouver, va s’embarquer dans la plus incroyable et la plus dangereuse aventure de sa vie…


20h00

Iron Sky

Réalisateur : Timo Vuorensola

Pays : Allemagne, Australie, Finlande

Compétition Internationale

Autre challenger de choix dans la compétition internationale, Iron Sky risque en tout cas de s’avérer être un mets de choix pour tous les amateurs de cinéma de genre.

Nazisploitation science-fictionnelle bien barrée qui a demandé près de six années de préparation, le film de l’allemand Timo Vuorensola a régalé il y a peu les spectateurs de la Berlinale, bénéficiant au passage d’excellentes reviews.

Bénéficiant de la présence de l’incontournable Udo Kier, Iron Sky est doté du pitch suivant : 1945 : Des nazis s’enfuient dans des soucoupes volantes pour créer leur base sur la face cachée de la Lune. Ainsi, ils pourront bâtir une armée plus forte, plus grande et plus puissante pour envahir de nouveau la Terre. 2018 : Ils sont de retour...


22h00

Elevator

Réalisateur : Stig Svendsen

Pays : USA

Première Internationale

Compétition Thriller

Premier effort américain du réalisateur norvégien Stig Svendsen, Elevator constituera l’une des nombreuses premières internationales de ce trentième BIFFF.

Concourant dans la catégorie thriller du festival, il se pourrait bien que le film, très peu cité dans les médias jusque là, crée la surprise tant on sait que les producteurs de l’excellent Dead Snow, aussi de la partie sur Elevator, ne font rien par hasard.

Elevator, comme son titre l’indique, place son action dans un ascenseur où 9 personnes sont coincées. L’une d’elles est porteuse d’une bombe, de quoi ajouter un peu de piment à ce huis-clos.


0h00

Panic Button

Réalisateur : Chris Crow

Pays : Angleterre

Compétition Méliès

Déjà programmé à la FrightFest ou encore au Lund Fantastisk Film Festival, Panic Button est tout auréolé d’une belle réputation auprès des critiques européens.

Dès lors, le film, prend place en séance de minuit vu son degré de vilence, concourt également dans la catégorie Méliès tant ses qualités ne sont plus à prouver.

Second long-métrage du réalisateur Chris Crow, Panic Button jouera, comme Elevator, dans la cour du huis-clos, et suivra quatre jeunes qui ont gagné un voyage pour New-York via un site de réseau social. Dans l’avion qui les y conduit, un message leur informe que des personnes qui leur sont proches sont détenues captives et qu’ils doivent se battre en eux pour survivre et sauver les leurs. Ils apprendront alors un peu tard et à leurs dépends que dévoiler sa vie sur le net peut avoir des conséquences mortelles dans la vraie vie.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 15 avril, Jour 11

Quand l’Asie s’installe à Bruxelles...

Le jour de la Japanimation Day, le spectacle est partout au BIFFF. Et cette cuvée 2012 ne fera pas défaut à cette réputation puisque le traditionnel marché du fantastique, où les fans les plus hardcores peuvent dénicher des éditions rares, des figurines ou des goodies uniques, se tiendra de 11h à 22h30.

En parallèle, le sixième concours cosplay, événement désormais très couru à Bruxelles, aura lieu sur le podium et devrait être plus spectaculaire que jamais... à l’instar des mangas projetés dans la salle. Black Butler (Saisons 3, Episodes 1 & 2), Another, Deadman Wonderland et Nisemonogatari, épisodes de séries très populaires, seront diffusés de 11h30 à 14h00, histoire de chauffer la place de Naruto Shippuuden 4 : The Lost Tower, à 16h, et de Full Metal Alchemist : The Sacred Star of Milos, à 16h, deux événement d’envergure pour tous les amateurs de mangas.

Par la suite, les fantasticophiles reprendront place dans la salle pour une séance de 18h aux allures de cadeau puisque le vainqueur du Méliès d’argent à Trieste, L’Arrivo di Wang, des Manetti Brothers, s’offrira au public.

Avec la projection de The Awakening à 20h, les organisateurs continuent à miser sur des valeurs sûres pour cette soirée, le film de Nick Murphy, présenté dans la compétition internationale, ayant la réputation d’être une ghost story très efficace. The Flying Swords of Dragon Gate 3D de Tsui Hark prendra sa suite dans la même compétition et devrait lui aussi affoler les mirettes des spectateurs.

La soirée se terminera un peu plus calmement avec Charlie Zone, un film canadien signé Michael Melski qui fera office de challenger au sein de la catégorie thriller.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

14h00

Naruto Shippuuden 4 : The lost tower

Réalisateur : Masahiko Murata

Pays : Japon

Japanimation Day

Tsunade assigne une mission à l’équipe Kakashi composé de Naruto, Sakura et Yamato de poursuivre un nukenin du nom de Mukade. Ils le poursuivent jusqu’à arrivé dans le village caché du sable dans une ville déserte. L’objectif de Mukade est de mettre à l’oeuvre un champ d’énergie appelé "le Ryûmyaku" il réussi à le faire fonctionner. Naruto fut expédié dans le passé par cette fameuse énergie et se retrouvent 20 ans en arrière. Lorsque Naruto reprend connaissance, il se retrouve dans un endroit inconnu entouré de plusieurs colonnes de pierre qui monte jusqu’au ciel. Il reprend la poursuite de Mukade et rencontre la Reine Saara dans la ville de Rôran. Une ville qui connais prospérité et paix qui est menacé de destruction par un géant du nom de Anrokuzan qui construit des armes de guerre. Ce géant n’est autre que Mukade. Le 3ème Hokage, Sandaime sentant la menace, envoie une équipe de ninja composé de Minato, Chôza, Shibi et Kakashi.


16h00

FullMetal Alchemist : The Sacred Star of Milos

Réalisateur : Kazuya Murata

Pays : Japon

Japanimation Day

Melvin, un alchimiste d’eau qui purgeait sa peine à la prison de Central City, réussit à s’échapper et s’enfuit en direction de l’Ouest. Edward et Alphonse se lance alors à sa poursuite. Cela les mène jusqu’à la ville de Table City, où ils rencontrent une mystérieuse jeune fille, qui souhaite découvrir le nom du meurtrier de son père.


18h00

L’Arrivo di Wang

Réalisateurs : Antonio Manetti, Marco Manetti

Pays : Italie

Déjà sacré Méliès d’Argent, notamment devant Extraterrestre au Festival de Trieste, L’Arrivo di Wang est certain de participer au concours Méliès d’Or en octobre prochain à Sitgès.

Mais les organisateurs du BIFFF n’ont pas voulu rater l’occasion de nous présenter ce qui constituera un challenger de choix dans quelques mois en Espagne, histoire que notre panel de visions européennes soit le plus complet possible.

Dû aux frères Manetti, L’Arrivo di Wang raconte l’histoire de Gaia, interprète chinoise convoquée pour une traduction urgente et secrète par un agent sans scrupules, Curti, qui doit interroger un fantômatique Monsieur Wang. L’interrogatoire se déroule dans le noir et Gaia ne parvient pas à tout traduire. Quand la lumière se rallume, Gaia découvre pourquoi l’identité dudit Wang était tenue secrète. Cette découverte va bouleverser sa vie à jamais, et pas seulement la sienne.


20h00

The Awakening

Réalisateur : Nick Murphy

Pays : Angleterre

Compétition Internationale

Déjà détenteur de quelques récompenses au niveau européen, notamment grâce à sa mini-série Occupation datant de 2009, Nick Murphy revient en force dans le domaine de l’horreur avec The Awakening.

Notamment déjà projeté au London Film Festival, au TIFFF et à Gerardmer, The Awakening devrait bluffer le grand public de 20 heures, précédé qu’il est par la réputation d’une ghost story totalement respectable.

The Awakening suit Florence Cathcart, une jeune romancière à succès qui s’est spécialisée dans le débusquement d’arnaques surnaturelles. Et au lendemain de la Première Guerre Mondiale, nombreux sont les charlatans qui exploitent le chagrin des familles endeuillées. D’abord réticente, la jeune femme accepte finalement d’enquêter sur une école privée dans laquelle les enfants pensent que l’un d’entre eux a été tué par un fantôme…


22h00

The Flying Swords of Dragon Gate 3D

Réalisateur : Tsui Hark

Pays : Chine, Hong-Kong

Compétition Internationale

Film qui devrait attirer un maximum de monde malgré l’heure plus ou moins tardive de son entame, le Flying Swords of Dragon Gate 3D de Tsui Hark fait sans aucun doute partie des grandes attentes du festival, et pas seulement dans le chef des asiatophiles.

En effet, outre la renommée de son metteur en scène (il est vrai pas toujours à la pointe lors de ses dernières réalisations), le grand spectacle et la 3D devraient être autant de motivations diverses pour le large public.

Pour rappel, Flying Swords of Dragon Gate est doté du pitch suivant : A l’époque des Ming, un groupe d’hommes et de femmes se retrouvent à la Passe du Dragon (Longmen). Chacun a sa raison d’y être. Les uns veulent retrouver leur ancien amour, les autres sont là pour assouvir leur vengeance, le tout sous un climat politique violent...


0h00

Charlie Zone

Réalisateur : Michael Melski

Pays : Canada

Compétition Thriller

Second long-métrage de Michael Melski, qui s’attèle cette fois à un sujet un peu plus sérieux que sa première comédie, Charlie Zone débarque tout auréolé des quatre récompenses remportées l’an dernier au méconnu Atlantic Film Festival.

Si ceci ne veut sans doute pas dire grand chose, le film fera tout de même office de challenger dans la très riche Compétition Thriller, qui recèle cette année encore pas mal de pépites.

Charlie Zone suit Avery Paul, un ancien boxeur déchu qu’une famille désespérée embauche afin d’enlever leur fille qui a fait une fugue. Ensemble, les deux personnages entreprennent un véritable périple psychologique à travers le « Charlie Zone », l’antre d’une ville moderne.

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 16 avril, Jour 12

Show Must Go On...

De bout en bout, ce trentième BIFFF se sera montré riche en péloches bien barrées et en pépites en tout genre. Ce n’est pas cette avant-dernière journée de festival, dernier gros marathon cinématographique pour les festivaliers, qui démentira ce futur état de fait.

Sûrement déjà pris de nostalgie, les plus fidèles verront leur journée commencer en beauté avec XP3D, aka Paranormal Xperience 3D, première véritable incursion espagnole dans le domaine de la 3D.

Après cette séance lunettée de 16h qui vaudra son pesant de cacahuètes au niveau spectacle, le danois Beast, forcément très attendu au vu des différentes reviews déjà présentes sur la toile et d’une bande-annonce totalement troublante, débarquera avec le statut de tout gros concurrent pour le 7ème Parallèle.

Ce Beast sera d’ailleurs l’occasion de lancer un triptyque intitulé Danish Carven puisque les séances de 20h et 22h seront elles aussi dédiées au cinéma de la presqu’île nordique. A 20h, ce sera en effet au tour du mystérieux ID:A, de l’excellent Christian E. Christiansen, de débarquer dans le cadre de la Compétition Thriller, tandis que le très attendu Ronal the Barbarian, sans doute l’un des films d’animation de l’année, sera présenté deux heures plus tard, gros challenger qu’il est dans la course au Méliès.

La soirée se finira comme il se doit avec ce qui pourrait être la meilleur projection de minuit, celle de Zombie Ass : Toilet of the Dead, comédie horrifique de Noboru Iguchi, nouvel hommage aux cent ans d’existence de la firme Nikkatsu.

PRÉSENTATION DES OEUVRES

16h00

Paranormal Xperience 3D

Réalisateur : Sergi Vizcaino

Pays : Espagne

Si la mode de la 3D en rebute plus d’un parmi les fanatiques de cinéma fantastique et d’horreur, force est de constater qu’elle constitue une fameuse industrie, souvent très rémunératrice auprès d’un large public.

Il est donc tout à fait logique que le bien portant cinéma de genre espagnol et l’une de ses firmes phares, Rodar y Rodar, qui était déjà derrière L’Orphelinat, s’intéresse à la chose et nous propose une première : Paranormal Xperience 3D.

Pour rappel, Paranormal Xperience 3D, dont nous vous avons déjà largement parlé en ces colonnes, suit deux soeurs qui, avec d’autres étudiants, visitent un village abandonné pour enquêter sur des allégations de phénomènes paranormaux...


18h00

Beast

Réalisateur : Christoffer Boe

Pays : Danemark

Compétition 7ème Parallèle

Prix du Jury lors du récent Festival de Gerardmer, le Beast de Christoffer Boe a tout pour créer l’événement durant ce BIFFF 2012 et, pourquoi pas, s’emparer de l’une ou l’autre récompense.

Ensemble qui s’annonce troublant, eu égard à ses diverses bandes-annonces, le métrage de Christoffer Boe risque d’en traumatiser plus d’un avec son ambiance anxiogène et sa violence à peine voilée.

Pour rappel, Beast, qui a déjà fait nos choux gras à quelques reprises, met en scène Bruno, un homme aime son épouse Maxine, mais son amour comme son corps subissent les effets d’une lente transformation. Quelque chose commence à bouger en lui et il ne peut rien faire pour arrêter cela...


20h00

ID:A

Réalisateur : Christian E. Christiansen

Pays : Danemark

Compétition Thriller

Récemment auteur de The Roommate et pour l’instant au travail sur la pré-prod de son futur The Occult, Christian E. Christiansen a profité de l’année 2011 pour refaire un tour du côté de son pays d’origine, le Darnemark, afin de nous offrir le thriller ID:A.

Visiblement bien mieux balancé que son premier effort américain, le métrage, en compétition dans la catégorie thriller, devrait avoir de l’impact sur le public, notamment grâce à son heure de projection.

ID:A suit une jeune femme qui se réveille au bord d’une rivière. Blessée et amnésique, elle va tenter de résoudre les mystères qui entourent son existence.


22h00

Ronal the Barbarian

Réalisateurs : Kresten Vestbjerg Andersen, Thorbjørn Christoffersen, Philip Einstein Lipski

Pays : Danemark

Compétition Méliès

Film sans doute le plus connu et le plus attendu de ce triptyque danois, Ronal the Barbarian a tout de l’OFNI et constitue même, à en croire certains, l’un des meilleurs films d’animation de l’année.

Présenté dans la compétition Méliès, le film de Kresten Vestbjerg Andersen, Thorbjørn Christoffersen et Philip Einstein Lipski fera donc office de gros poisson de ce trentième BIFFF.

Pour rappel, produit pour 18 millions de couronnes danoises (environ 2,5 millions d’euros), Ronal the Barbarian est un film d’animation qui suit un jeune guerrier doté d’une faible estime de soi, le total opposé de tous les autres guerriers de son village. Cependant le sort veut que c’est sur ses frêles épaules que tombe la survie de son peuple, quand le maléfique lord Volcazar effectue un raid sur le village et kidnappe tous les barbares... excepté Ronal, qui est alors obligé de se lancer dans une quête pour libérer son clan. Accompagné de compagnons rencontrés sur la route - l’obséquieux barde Alibert, la walkyrie bombasse Zandra et le ranger nain métrosexuel Elric -, Ronal va devoir surmonter mille épreuves périlleuses pour réaliser sa mission...


0h00

Zombie Ass : Toilet of the Dead

Réalisateur : Noboru Iguchi

Pays : Japon

Quoi de mieux qu’un petit hommage à Nikkatsu pour en finir avec la dernière journée marathon du trentième BIFFF, qui, de surcroît, comptera sans doute dans les meilleures du festival au moment des bilans ?

C’est ce que nous propose la nouvelle folie de Noboru Iguchi qui revient avec un Zombie Ass : Toilet of the Dead totalement fou. Avec un simple trailer, le film était d’ailleurs parvenu à convaincre les amateurs du genre à l’époque...

Pour rappel, Zombie Ass : Toilet of the Dead met en scène un groupe d’amis qui se fait attaquer par des zombies sortant des toilettes. Ils doivent également faire face à une mystérieuse infection avec des vers parasites...

Bandes-annonces du BIFFF 2012 : 17 avril, Jour 13

Une clôture très attendue...

Chaque année, le moment le plus éprouvant du BIFFF est sa clôture. Adieux aux copains que l’on voit une fois par an, au revoir à cette belle salle de Tour & Taxis, souvenirs émouvants et drôles des événements qui ont eu lieu durant le festival, personne n’a la coeur à la fête... mais celle-ci bat pourtant son plein.

En effet, cette clôture, qui se termine chaque année aux petites heures, ne peut que permettre aux aficionados bruxellois de se noyer dans la Troll, histoire d’oublier qu’il faudra encore attendre un an pour que le festival pointe une nouvelle fois le bout de son nez.

Qu’à cela ne tienne, Avec le mystérieux The Cabin in the Woods en film de clôture, les organisateurs ne se sont pas moqué de leurs fidèles, qui n’hésiteront pas à rester en salle jusqu’au bout tant l’oeuvre de Drew Goddard semble prometteuse.

PRÉSENTATION DE L’OEUVRE

20h00

The Cabin in the Woods

Réalisateur : Drew Goddard

Pays : USA

Après une cérémonie de clôture où la tristesse de voir l’événement bruxellois se terminer laissera place au stress des récompenses pour les personnes présentes, le BIFFF se refermera avec The Cabin in the Woods, un film particulièrement attendu du côté des fantasticophiles.

Basé sur un scénario de l’excellent Joss Whedon, le film de Drew Goddard a savamment entretenu le mystère à son endroit, son pitch restant incertain et ses différents trailers n’en dévoilant que fort peu.

Servi en avant-première aux biffeurs, The Cabin in the Woods, qui sortira le 2 mai prochain dans nos salles, suit cinq amis qui se rendent dans un petit chalet en forêt. Lorsque deux employés de bureau liés au passé mystérieux des lieux, des événements terribles surviennent.

EXCLUSIF - Le teaser du Collectifff

12 réalisateurs, 12 courts... Une anthologie d’enfer !

Le samedi 7 avril à 13h30, l’anthologie tissée par les 12 membres du Collectifff sera diffusée en primeur et dans son entièreté dans l’antre de Tour et Taxis. Tout ça pour 0 euros. Deux bonnes raisons de venir tenter l’aventure.

Et en exclusivité mondiale et inter-galactique, Cinemafantastique vous présente le teaser de cette bombe à faire frémir les p’tits gars de ABC of the Death...

EXCLUSIF - Un invité de dernière minute au BIFFF

Qui donc ? Ben faut lire...

Un invité de dernière minute (et pas des moindres) a été annoncé lors de la séance d’ouverture du BIFFF. Il viendra présenter son dernier film présenté en ouverture de The Raven... Les plus observateurs savent déjà de qui je veux parler... Il s’agit en effet de Terry Gilliam qui sera présent pour la projection de The wholly family, sa filmette, qui suit l’histoire d’un gamin américain en voyage à Naples avec ses parents, dont le comportement impossible va changer quand la famille rencontrera une personne du coin... Il est à noter que cette 30ème édition verra sacrés trois Chevaliers de l’Ordre du Corbeau : William Friedkin, Barbara Steele et Terry Gilliam...

BIFFF ON STREAM - The wholly family

Quentin Meignant

Tendre mais aussi, à certains moments, angoissant, The Wholly family est une énorme réussite... qui aurait même pu bénéficier d’un traitement plus long.

Samuël Tubez

Gilliam nous offre un court ma foi bien sympathique. A la fois étrange, inquiétant, drôle, tendre et amèrement triste. Une jolie fable qui porte indéniablement la griffe du réalisateur de Bandits Bandits.

Alan Deprez

Divertissant mais inoffensif, sauvé par quelques brillantes idées (cette maternité avec ses œufs géants !).

BIFFF ON STREAM - The Raven

Damien Taymans

Pourquoi faut-il céder à la dystopie sur-référencée lorsqu’on aborde la vie d’Edgar Allan Poe ?

Samuël Tubez

Un concept sympa mais vite usé. Malgré une certaine élégance, on finit par vite s’ennuyer dans cette enquête somme toute banale.

Sébastien Brunclair

Trop bavard, le Corbeau retournera dans sa volière sans avoir laissé un grand souvenir.

Quentin Meignant

Visuellement réussi, The Raven se perd dans les méandres d’un scénario répétitif. Trop long de 20 minutes, le film ne peut laisser qu’un goût amer.

Alan Deprez

Emballé sans grand génie, The Raven se suit avec plaisir mais, derrière sa direction photo convaincante, ce n’est guère plus qu’un succédané esthétique de From Hell.

Entre intrigue convenue et rebondissements rocambolesques, le film, qui tire sacrément en longueur, vaut surtout pour l’excellente prestation de John Cusack.

BIFFF ON STREAM - Shuffle

Damien Taymans

Un Butterfly effect-like dans noir et blanc classieux ? Vous y croyiez pas ? Moi pas, la surprise en est d’autant meilleure... Seul bémol : une tendance à la sur-explication

Quentin Meignant

Oeuvre très délicate et tellement bien construite qu’elle en devient rythmée. En un seul mot : BEAU !

BIFFF ON STREAM - Sennentutschi

Damien Taymans

Un thriller horrifique moyennement convaincant dans la mesure où le cinéaste ancre à la perfection son récit dans le paysage helvétique tout en poursuivant des chimères hollywoodiennes encore trop haut perchées. L’aspect formel reste aussi rébarbatif que celui, granuleux et glacial, des krimi télévisuels (Derrick, Le renard) de l’Allemagne voisine.

Quentin Meignant

Des poupées à vocation sexuelle qui se révoltent, c’est fun... Mais là pas ! Long et ennuyeux...

Samuël Tubez

Naïf et bien trop soft au vu du sujet, Sennentutschi est juste mauvais...

BIFFF ON STREAM - The sorcerer and the white snake

Damien Taymans

Victime d’une modernisation technique outrancière et plutôt mal foutue et d’une mise en scène navigant entre excès et paresse, The Sorcerer and the White Snake compense par son rythme prenant et son infantilisation (très Disney dans l’esprit, le manichéisme fiévreux en moins) d’une légende héritée de la Dynastie Ming. A la fois loufoque et désolant, cette énième transposition constitue un divertissement tout au moins recommandable.

Alan Deprez

La beauté affolante des actrices et une certaine forme de poésie romantique rattrape des CGI foireux et un scénario qui tire à la ligne.

Quentin Meignant

A tenu une heure...

Samuël Tubez

A tenu 45 minutes

BIFFF ON STREAM - The Divide

Samuël Tubez

Ce huis clos peu original et outrancier tourne parfois en rond. L’ensemble aurait peut être été plus efficace sur un format court.

Damien Taymans

A partir d’un échantillon des plus réduit, dans un laboratoire de fortune, Gens exprime sa vision de la déshumanisation. Minimaliste et efficace...

Quentin Meignant

Un huis clos efficace qui dépeint avec brio la plongée aux enfers de citoyens normaux. Du tout bon Gens...

Alan Deprez

De loin le meilleur film de Xavier Gens : un huis clos anxiogène post-9/11, enjolivé de la belle direction photo de Laurent Barès.
Mais The Divide se révèle beaucoup trop long et convenu, exacerbant la petitesse humaine dans ce qu’elle a de plus vil en chaussant ses gros sabots.
Y émergent la talentueuse Lauren German et le vieux briscard Michael Biehn, se faisant trop rare actuellement sur les écrans.

BIFFF ON STREAM - Zombie 108

Damien Taymans

Sans être bégueule, on vous prévient de suite : R.A.S. pour le cas de ce zombie-flick taïwanais. Rien à Sauver...

Quentin Meignant

Prometteur les cinq premières minutes et puis le vide intégrale hormis quelques poitrines agréables...

BIFFF ON STREAM - Himizu

Samuël Tubez

Sion Sono continue de gratter le vernis sociétal nippon avec cette chronique familiale psychologiquement éprouvante qui débouche dans sa seconde partie sur un film de sociopathe(s). Ambigu et sans nul autre pareil. Mais c’est un peu long tout de même.

Damien Taymans

Sous ses allures de drame mélancolique, Himizu cache un nouvelle uppercut signé Sono Sion à l’encontre de son Japon natal. Une quête de la normalité prodigieuse...

BIFFF ON STREAM - The Butterfly room

Quentin Meignant

Film sans saveur qui brille simplement par la présence d’une Barbara Steele diabolique. Si le tout est prévisible, il est tout de même appréciable de revoir cette grande dame du cinéma de genre sur grand écran.

Samuël Tubez

Cheminement pénible et dénouement prévisible pour ce suspense aux allers-retours incessants entre passé et présent. Heureusement, il y a Barbara Steele, impériale.

BIFFF ON STREAM - Lockout

Damien Taymans

Il n’y a dans les prods Besson que deux tendances : le plan-plan lancinant ou l’ultra-cut shaky illisible. Sinon, Lockout se veut spécialiste des punchlines décapantes et les aligne jusqu’à l’écœurement. Il est tellement loin le temps du Dernier combat...

Quentin Meignant

De la SF comme on ne l’aime pas. Bête et déjà vu 100 fois au moins, Lock Out est un divertissement qui vaut la peine d’être vu pour la seule performance de Guy Pierce, une nouvelle fois excellent.

Alan Deprez

Bêtifiant et doublé d’un scénario d’une ineptie totale. La patte des productions Europa ?
Sauvé ponctuellement par quelques punchlines qui font mouche et la gouaille "badass" de Guy Pearce.

BIFFF ON STREAM - Truth or dare

Quentin Meignant

Un thriller pas vraiment convaincant dans sa première partie qui convainc néanmoins par quelques séquences finales plus impressionnantes. Si le jeu des acteurs est bon, celui des actrices est tout simplement imbuvable.

Damien Taymans

BIFFF ON STREAM - Dylan Dog

Alan Deprez

Très loin de la maestria du Dellamorte Dellamore de Soavi, l’œuvre de Tiziano Sclavi est desservie par une réalisation paresseuse et des péripéties au point mort. Encéphalogramme désespérément plat pour ce qui s’apparente à un sous-épisode de la série Angel...

BIFFF ON STREAM - Beneath the darkness

Damien Taymans

Le tandem Wilkinson-Guigui doit se tarauder pas mal en constatant l’étendue des dégâts de leur "thriller psychologique à la manière de Polanski et de Palma". De séduisantes références pour une pellicule loin d’être aussi convaincante que les mètres-étalons des maîtres-étalons pré-cités...

BIFFF ON STREAM - City under siege

Seb Lecocq

La déchéance du cinéma hongkongais à son meilleur. Désormais à Hong Kong, non seulement on n’a pas d’argent, mais on n’a pas d’idées...

BIFFF ON STREAM - 205-Room of fear

Damien Taymans

Si, visuellement, 205 - Room of fear montre quelques jolies choses (quelques raccords particulièrement soignés et inventifs), l’œuvre s’égare dans sa quête identitaire, quelque part entre la J-horror et le modèle américain, et ne livre au final qu’un concentré bâtard de ce que le cinéma horrifique draine depuis une dizaine d’années.

BIFFF ON STREAM - Don Quixote

Quentin Meignant

La première séance 3D de l’histoire du BIFFF est une pleine réussite. Drôle, doté d’un rythme endiablé, Don Quixote est une merveilleuse relecture de Cervantès. Vivement le DVD !

BIFFF ON STREAM - Pig

Quentin Meignant

Pénible de bout en bout. Doté d’une construction étrange qui aurait pu un instant friser le génie, le film ressemble finalement à une publicité... avant de se vautrer lors d’un générique incompréhensible.

BIFFF ON STREAM - The Road

Damien Taymans

C’est lent, c’est long, c’est convenu. Mais au moins c’est immersif et vachement bien filmé...

Quentin Meignant

Visuellement magnifique mais totalement morne...

Alan Deprez

Plastiquement sublime (lumière, cadrages, décors, beauté des actrices, ...), The Road est un choc esthétique intense.
Yam Laranas est très fort ! Surtout quand on considère qu’en plus de la réalisation (+ scénario), il s’est chargé du montage et de la direction photo ! Sans un scénario ténu et de nombreuses longueurs, c’aurait été un 5 étoiles, direct !

BIFFF ON STREAM - As Luck would have it

Samuël Tubez

Alex de la Iglesia fustige les médias et le monde de la pub dans cette comédie caustique et amère. Exploitant à merveille une seule unité de lieu, il nous démontre une fois de plus sa maestria et parvient à nous clouer le bec lors d’un dénouement sidérant.

Quentin Meignant

Un tout grand de la Iglesia qui fusille littéralement la malhonnêteté des médias et l’impersonnalité de notre époque. Drame bénéficiant de l’humour noir bien connu du réal, La Chispa de la Vida brille aussi par la présence de l’étincelante Salma Hayek.

Damien Taymans

A partir d’une situation absurde, de la Iglesia trousse une œuvre haletante et décapante. Une leçon de cinéma

Seb Lecocq

De La Iglesia en pilotage automatique livre une comédie qui, avec ses gros sabots, enfonce tout un tas de portes ouvertes. Trop long et pas très bien rythm,é le film est en partie sauvé par une interprétation solide et quelques gags faisant mouche.

BIFFF ON STREAM - The Woman

Damien Taymans

The woman embarque le spectateur dans l’horreur, la vraie, celle redoutable et tangible qui menace de s’inviter chez vous à tout moment. Ne cherchez plus, c’est le film d’horreur le plus viscéral de la décennie.

Samuël Tubez

Non dépourvu de défauts (comédiens imparfaits, prépondérance de fondus, final un peu trop grand-guignolesque), Lucky McKee nous assène une vraie petite claque qui nous montre que l’horreur, la vraie, est bel et bien humaine.

Quentin Meignant

L’horreur bien réelle est la plus insupportable de toutes et Lucky McKee le prouve en quelques instants. Difficilement supportable moralement, The Woman brille aussi par quelques effets sanguinolents réussis et des séquences à couper le souffle. Un vrai bonheur !

Seb Lecocq

McKee déconstruit le rêve américain et signe un pamphlet jeté à la face de l’Oncle Sam. Sur papier c’est très bien, dans les faits, beaucoup moins. Très long, ennuyeux et plat avant un final qui vire au grand guignol. N’est pas Todd Solondz ou Sono Sion qui veut.

BIFFF ON STREAM - Julia X

Samuël Tubez

La 3D est naze. Et tout le reste aussi d’ailleurs.

Quentin Meignant

Si quelques séquences demeurent sympathiques, Julia X est globalement trop frileux. Doté de surcroît d’un scénar de court-métrage, le film se transforme en jeu du chat et de la souris un brin ridicule. Mais le pire est... la 3D !

Damien Taymans

Entre deux scènes de chiotte super sympas, Petiette aurait mieux fait de tirer la chasse

BIFFF ON STREAM - The Lorax

Damien Taymans

Supra-moralisateur et naïf et uniquement destiné aux moins de 10 ans. Les autres risquent la lobotomie...

Samuël Tubez

Une adaptation du dr Seuss pour les plus petits. Prévisible et peu inventif, sur un sujet similaire, on préfère de loin Wall-E.

Quentin Meignant

A tenu 20 minutes

BIFFF ON STREAM - The Sandman

Damien Taymans

Construit sur deux tons (le Tango Plagööri et la 9ème du grand Ludwig van) et en autant de temps, The Sandman est une opérette surréelle totalement envoûtante.

Seb Lecocq

Un petit film que personne n’attendait et qui s’avère être une excellente surprise. Fin et bien écrit...

Quentin Meignant

Un film très fin qui ne lésine pas sur l’humour.

Samuël Tubez

Une belle et drôle de métaphore sur l’affirmation de soi et de ses sentiments. Une bonne surprise...

BIFFF ON STREAM - Mr and Mrs Incredible

Damien Taymans

What the fuck ? Une version Indestructibles hong-kongaise fun sur le départ qui s’émousse dès ses premières variations burlesques...

Samuël Tubez

Du grand n’importe quoi à prendre au 2000ème degré. Pas pour moi, merci !

Quentin Meignant

Un mauvais film de minuit pas à minuit, ça fait forcément mal

Alan Deprez

Loufoque, pétillant et léger comme une bulle de savon, l’œuvre de Vincent Kok est un plaisir qu’il serait bête de refuser.
Dommage dès lors que ça manque d’action et de souffle martial. Comme l’a si bien dit Seb Lecocq, c’est plaisant comme un Stephen Chow, en moins transcendant.

Seb Lecocq

L’aspect d’un Stephen Chow, la forme d’un Stephen Chow, la couleur d’un Stephen Chow mais pas le goût d’un Stephen Chow. Un film sympathique porté par un duo Louis Koo - Sandra Ng mais qui manque malgré tout de folie et/ou de génie.

Seb Brunclair

Une mignonne, naïve et attachante histoire d’amour sur fond de super
héroïsme, portée par un duo d’acteurs impeccable. Pas inoubliable,
mais agréablement léger

BIFFF ON STREAM - The Whistleblower

Damien Taymans

La sobriété de la mise en scène et le classicisme de sa narration confèrent à The whistleblower une désagréable impression de "déjà-vu" tout autant qu’ils participent à rendre l’œuvre particulièrement efficace. A mesure que le personnage principal gagne en épaisseur, l’intrigue se solidifie et propose une tension qui va croissante jusqu’à la dernière bobine.

BIFFF ON STREAM - Kotoko

Damien Taymans

Malgré une facture minimaliste et peu soignée, Kotoko immerge le spectateur dans la folie tantôt dévastatrice tantôt douce d’une jeune mère. L’un des plus beaux portraits de la maternité trouble (avec We need to talk about Kevin). Pas de doute, t’as le look, Cocco.

Quentin Meignant

Pas un bon Tsuka mais l’oeuvre demeure plaisante, notamment grâce à la superbe prestation de la chanteuse Cocco.

Alan Deprez

Le syndrome Dario Argento s’étendrait-il à nos héros japonais ? Le dernier né enfanté par Tsukamoto fait peur, dans le mauvais sens du terme. Techniquement sale et peu maîtrisé, Kotoko étale sa vanité tout du long, pour ce qui s’avère un film beaucoup trop calibré pour les festivals européens. Y émergent quelques fulgurances (ces séquences au montage et à la caméra portée épileptiques - un des gimmicks du réalisateur, l’héroïne dansant sous la pluie, etc.), qui lui valent cette étoile. Maigre butin... Grande déception...

Seb Lecocq

Les seuls frissons que procure ce dernier Tsukamoto sont ceux de la honte. Visuellement horrible et parsemé de passages chantés insupportables, seule la séquence d’ouverture rappelle que c’est bien le réalisateur de Tetsuo derrière la camera.

Samuël Tubez

A l’instar de son "héroïne", il semblerait que Tsukamoto ait complétement pété un plomb.

BIFFF ON STREAM - Night Fishing

Damien Taymans

A la fois plus sage que sa trilogie vengeresse et moins bancal que son odyssée mystico-vampirique, Night fishing se trouve à l’exact confluent de ces deux voies empruntées par le cinéaste jusqu’ici.Teinté de poésie, remarquablement monté, Night fishing vaut davantage pour son traitement narratif que pour l’anecdote technologique à la base du buzz qu’il alimente sur la toile.

Alan Deprez

L’expérimentation technique de Park Chan-wook vaut le détour (tournage entièrement assuré à l’iPhone 4) mais est desservie par une intrigue brouillonne et une durée inadaptée à pareil OFNI (plus de 30 minutes !).

Quentin Meignant

Une expérience plaisante et pleine de bizarrerie qui, malheureusement, dure bien trop longtemps. La prouesse démeure tout de même remarquable !

BIFFF ON STREAM - Invasion of Alien Bikini

Damien Taymans

Invasion of alien bikini est un incroyable jeu de dupes, un mirage pelliculé qui n’a strictement rien à montrer ni à dire mais le fait avec une certaine élégance...

Seb Lecocq

Un titre hyper prometteur pour un résultat proche du néant...

Seb Brunclair

Affiche trompeuse pour un film inclassable, loin d’être la farce que
son titre laissait entendre. Invasion of Alien Bikini est déroutant,
voire repoussant, mais reste relativement recommandable pour les
curieux avertis.

BIFFF ON STREAM - Mural

Damien Taymans

Une nouvelle fable naïve sur l’Amour avec un grand A. Aussi chiant qu’un Derrick avec un grand D.

Samuël Tubez

Ne pas se fier à la bande annonce. Hormis trois très petites scènes d’action à grands renforts d’effets numériques et de créatures, Mural n’est qu’une bluette banale et sans intérêt.

Alan Deprez

J’ai tenu une heure. Après le fabuleux pré-générique, Mural dévoile sa vraie nature de guimauve boursoufflée.

Quentin Meignant

Visuellement très joli, Mural n’en demeure pas moins une arnaque complète : la bande-annonce augurait au moins un peu d’action...

Seb Lecocq

Une fantaisie romanesque qui manque de souffle, de folie et de talent. Interminable et très mal rythmé, le film qui démarrait sur de bonnes bases s’enlise et ne décolle jamais vraiment. Reste un superbe générique, de jolis costumes et un casting féminin plus que charmant

Seb Brunclair

Avec ses jolies images et sa bande-son efficace, Mural offre 10
minutes rythmées et épiques. Bon courage pour survivre aux 90 minutes
restantes.

BIFFF ON STREAM - Carré blanc

Damien Taymans

Carré blanc séduit par sa polysémie autant qu’il frustre par sa constante obstination à ne faire qu’effleurer la foule de thématiques qu’il brasse. Néanmoins, il constitue un objet singulier dans le panorama cinématographique français...

Samuël Tubez

Fable futuriste sur notre déshumanisation, Carré blanc est constamment déconcertant, parfois bancal, voire même à plusieurs reprises lassant. Mais l’on accroche toutefois à la proposition de Leonetti de nous servir un cinéma hors des sentiers battus, même s’il ne tient évidemment pas la comparaison avec ces autres films d’anticipation « fous » que sont Soleil vert, Brazil ou encore THX 1138.

Quentin Meignant

Une oeuvre glaciale, critique d’une société qui nous transforme petit à petit en véritables soldats, Carré Blanc brille par quelques fulgurances au niveau de la violence mais aussi par l’interprétation poignante de Julie Gayet et Sami Bouajila.

BIFFF ON STREAM - Tormented

Alan Deprez

Un univers intéressant et un étonnant croquemitaine aux atours de lapin de Pâques, torpillés par des conditions de projection désastreuses (ou serait-ce la post-conversion du film de Shimizu ?). J’en ai encore les yeux qui brûlent...

Samuël Tubez

Y a-t-il un projectionniste dans la salle ?!

Quentin Meignant

La projection était floue... mais l’histoire aussi ! Il a bien changé Shimizu...

Seb Lecocq

Un film pas inintéressant mais une projection gâchée par une 3D effroyable. Ce n’est pas parce qu’on diffuse en 3D qu’on doit se dispenser de faire le point.

Seb Brunclair

Cette rencontre entre Alice au Pays des Merveilles et les fantômes
chevelus du cinéma d’horreur asiatique aurait pu être une bonne
surprise. Malheureusement, si la 3D reste honnête, le scénario dévoile
trop vite ses cartes et s’essouffle dans une seconde partie qui joue
péniblement les prolongations.

BIFFF ON STREAM - Eliminate : Archie Cookson

Samuël Tubez

Sacrément mou du genou, ce film d’espionnage, qui n’en est pas vraiment un, se la joue humour décalé sans jamais véritablement parvenir à faire mouche.

Quentin Meignant

Oeuvrette qui peut se targuer d’être un honnête divertissement, Eliminate : Archie Cookson souffre malheureusement d’une sévère arythmie et d’un manque d’humour assez important. Dommage !

BIFFF ON STREAM - Father’s Day

Samuël Tubez

Un bon (film !) Troma, outrancier et bien con comme il faut. Les prochains travaux de son réal, Jeremy Gillepsie, seront à suivre du coin de l’œil.

Quentin Meignant

Un Troma très estimable qui brille notamment par quelques séquences gores réussies et, surtout, par la puissance de sa bêtise. Sans un final très long, il aurait pu constituer le film de minuit parfait.

Alan Deprez

Extrêmement bavard et long, la dernière production Troma se révèle indigeste et d’un vide sidéral, si ce n’est quelques visions gratinées (effets gores volontairement cheap, nudités généreuses, etc.) - c’est le strict minimum venant d’eux ! 1 étoile pour cette excellente BO synthétique au parfum 80’s, rappelant par moments du Carpenter (en mode mineur).

Damien Taymans

Entre de longs tunnels de dialogues, on perçoit quelques fulgurances qui rappellent les meilleures heures de la Troma. C’est bien... mais c’est violent... mais c’est bien

Seb Lecocq

Un Troma dans la moyenne partagé entre purs moments de folie déviante et ennui poli. Le film aurait été beaucoup plus efficace amputé d’une bonne vingtaine de minutes et monté de façon plus énergique. Il s’en dégage une belle ambiance old school portée par une bande son eighties.

Seb Brunclair

Hyper-violent,gore, crade,déjanté… Pas de doute, on est chez Troma.
Malgré un final qui tire en longueur, c’est bête, méchant, jouissif et
ça fait foutrement du bien par où ça passe (pour le spectateur, pas
pour les pauvres victimes du Fuchman).

BIFFF ON STREAM - Ra.One

Damien Taymans

Un prodigieux voyage en Absurdie en même temps qu’un périple sur des terres bollywoodiennes aux allures d’Hollywood.

Seb Lecocq

25ans de blockbusters américains avalés, digérés et regurgités avec l’éternelle naïveté du cinéma indien. Du fun en barre, de l’action en pagaille , de la danse en masse. Un film qui colle la banane pour la journée.

Seb Brunclair

Quand Bollywood décide de sortir le pognon et de s’attaquer aux films
d’action américains, ça donne Ra.One, un concentré de fun, de rythme
et d’effets spéciaux détonants. Ajoutez à cela des scènes de danse qui
donnent la patate (voila ce qu’il manque à vos film,monsieur
Bay,pensez-y !) et on obtient tout ce qu’un blockbuster devrait être.
Et pas de crainte : à l’image de son héros, les 2H36 que dure le film
filent comme l’éclair.

BIFFF ON STREAM - One Way Trip

Damien Taymans

Faisant fi du folklore suisse et de la température locale, One way trip s’enfonce dans le Jura comme s’il s’agissait d’une quelconque étendue sylvestre américaine, autant pour prétendre décrocher quelques sésames à l’international que pour se montrer clairement in-Humains. C’est bien là qu’est l’os dans cet ersatz trop académique : même dans sa quête hallucinogène, qu’elle touche à son identité ou s’insinue dans le récit, la bande se transforme au mieux en un very bad trip...

Quentin Meignant NC

J’ai capitulé après deux grosses minutes : la 3D était trop foireuse pour un film tourné presque exclusivement dans le noir...

Seb Brunclair

Honteux. Voilà le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier
cette chose. On se retrouve devant une copie quasi conforme (au twist
près) de Shrooms, slasher très mauvais qui pompait déjà Haute Tension.
Une repompe d’une repompe donc, où il n’y a absolument rien à sauver.
Et qu’on ne me parle surtout pas de la 3D, ridicule et absente durant
plus de la moitié du film (j’ai vérifié)
.

BIFFF ON STREAM - Game of werewolves

Samuël Tubez

Sur le modèle du Loup-garou de Londres, Game of Werewolves tente de mêler humour et horreur, mais ne parvient qu’à nous amuser sans le moindre frisson. N’empêche, malgré des dialogues un peu long, on s’amuse franchement et les créatures ont vraiment de la gueule.

Alan Deprez

Excessivement bavard. Après environ une heure de palabres et gags moyennement drôles, Lobos de Arga expose enfin quelque chose de concret, dévoilant des "gloumoutes" de toute beauté (saluons les superbes costumes et prothèses des loups-garous). Le public semble s’y être retrouvé, vu l’ovation réservée au film...

Seb Lecocq

Un hommage au film de John Landis respectueux, drôle et pas mal troussé malgré un rythme inégal. L’effet festival joue un grand rôle pour ce genre de film, mais de mon côté j’ai marché et été pris par l’ambiance générale de la séance. Ce sera surement moins bien en le revoyant tout seul à la maison mais en l’était c’était plutôt cool

Quentin Meignant

Bavard et inégal, tant au niveau de l’humour que de l’action, Game of Werewolves demeure une petite comédie assez sympathique, qui aurait sans doute mérité un traitement plus "bis" au niveau de l’image. L’hommage à l’oeuvre de Landis est par contre totalement réussi.

Seb Brunclair

Drôle, bien foutu et doté d’un casting au poil, cet hommage à John
Landis est taillé pour les festivals et les soirées entre potes.
Dommage qu’il traîne autant la patte à coup de trop longs dialogues
durant sa première partie.

BIFFF ON STREAM - Bloodwork

Damien Taymans

Un DTV en devenir pas plus honteux qu’Insanitarium...

Quentin Meignant

Une modeste production à l’histoire déjà vue mille fois qui nous sert néanmoins un spectacle de qualité... jusqu’à un dernier quart d’heure inutile et exploitant d’un coup d’autres ficelles. Dommage que le script n’ait pas tenu la longueur !

BIFFF ON STREAM - Dead Ball

Damien Taymans

Suffisamment déjanté et riche que pour entraîner l’adhésion d’un public chauffé à bloc, Deadball réussit là où Helldriver, Karate Robo Zaborgar et Mutant girls squad avaient échoué avant lui. C’est con, c’est bon, c’est Sushi Typhoon...

Alan Deprez

Mon manque de sommeil avancé n’était certes pas l’idéal pour apprécier le dernier méfait de Yûdai Yamaguchi.
En l’état, Dead Ball manque de rythme, mais ses fréquents accès de folie et cette tendance au "portnawak" réjouissant m’auraient contenté, si j’avais été de meilleure constitution à cet instant de la journée... Sinon, Tak Sakaguchi défonce et ne manquera pas d’émoustiller les nanas !

Seb Lecocq

Un Sushi Typhoon à base de baseball et de nazis. C’est gore, rigolo, gras, outrancier et Z comme du Sushi Typhoon. Mais c’est aussi trop long et cheap comme du Sushi Typhoon. C’est aussi pour ça qu’on les aimes ces tarés.

BIFFF ON STREAM - Ace Attorney

Damien Taymans

Malgré une durée excessive, Ace Attorney se garde bien de provoquer l’intoxication élémentaire propre à ce genre d’œuvre-synthèse en variant habilement les séquences d’enquête et de procès et en multipliant les rebondissements les plus improbables. Basé sur un scénario modèle qui évite les ornières habituelles de la transition jeu vidéo-cinéma, Ace attorney mériterait amplement de devenir le mètre-étalon de ce genre d’entreprise au sein de la Gazette des scénaristes et pourrait s’offrir une place de luxe en ouverture du Journal de Miike.

Samuël Tubez

Une adaptation improbable d’un jeu vidéo tout aussi improbable, il n’y avait que Miike pour relever le défi... et il le réussit !

Seb Lecocq

Miike réussit l’impensable en faisant un bon film tiré d’un jeu totalement improbable. Les scènes de procès sont réalisées comme Dragon Ball Z, dommage que les scènes hors tribunal tombent un peu à plat...

Quentin Meignant

Les gamers n’en reviendront sans doute pas de pareille prouesse : donner de l’action à une intrigue pareille, c’est tout de même très fort...

Seb Brunclair

Avec un univers, une ambiance et des personnages très fidèles à la
source, Takashi Miike donne un exemple parfait de ce qu’une adaptation
de jeux vidéo devrait toujours être : un hommage respectueux à une
œuvre qui a fait vibrer des tas de joueurs. Malgré quelques sérieuses
chutes de rythme, les fans et les curieux peuvent foncer sans
hésitation sur ce combat d’avocats à la sauce japonaise.

BIFFF ON STREAM - Killer Joe

Samuël Tubez

Ou quand Friedkin livre un portrait de famille adapté d’une pièce de Tracy Letts (déjà à l’origine de Bug), ça fait forcément mal par où ça passe. Bavard et déconcertant, Killer Joe déçois cependant quelque peu...mais reste un sacré film !

Damien Taymans

Vu il y a trois ans ; ça s’appelait The killer inside me... Malgré tout, la majorité des répliques fait mouche et les situations amusent autant qu’elles font grincer les dents.

Quentin Meignant

Un Killer Inside Me sans la superbe photo de Marcel Zyskind, une oeuvre s’approchant de celle des frères Coen sans la constance au niveau de l’humour, bref, un Friedkin tout à fait acceptable !

Alan Deprez

Friedkin dévoile son petit théâtre cruel, où les humains se débattent dans l’univers de ploucs du fin fond du Texas.
Un brin trop ampoulé - d’une forme plutôt figée, héritière de l’origine théâtrale du script - mais immoral, "Killer Joe" offre une poignée de séquences "borderline" (telle cette scène de pipe sur chicken wing !) et un Matthew McConaughey impérial et glaçant. Le rôle d’une vie ! Mention spéciale aux nudités généreuses parsemant l’œuvre et au charme juvénile de Juno Temple.

Seb Lecocq

Une télénovelas même shootée par William Friedkin, ça reste toujours une télénovelas. Bavard, téléphoné et à l’esthétique de téléfilm made in W9, Friedkin donne dans le théâtre filmé plus que dans le cinéma. Heureusement qu’il reste la scène du pilon de poulet pour sauver le film du naufrage total.

Seb Brunclair

Durant un certain temps, cette dernière œuvre de Friedkin parvient à
créer l’illusion et à donner envie au spectateur de connaître les
tenants et aboutissants d’un scénario pas forcément repoussant au
départ. C’est pourtant peine perdue : l’histoire ne mène nulle part,
les personnages sont transparents et le fond est atteint lors de la
scène finale du film, se voulant malsaine mais ne provoquant rien
d’autre que l’ennui le plus profond. Restent un humour qui fait
parfois mouche et les vannes du très en forme public du BIFFF, seule
véritable raison de rester jusqu’à la fin de la séance. Bref, un film
dérangeant, dans le mauvais sens du terme.

BIFFF ON STREAM - Juan of the Dead

Quentin Meignant

Comédie zombiesque très bien foutue qui aurait mérité un script un peu plus innovant. Le sosie de Smaïn et ses compères étant très funs, on ne s’ennuie néanmoins pas une seconde.

Alan Deprez

Ras le bol des "zombie flicks", un genre en bout de course, déjà accommodé à toutes les sauces, voire complètement exsangue... Ça vous excite vous, un sous Shaun of the Dead cubain avec un (presque) sosie de Smaïn ?
"Juan of the Dead" émerge l’espace de quelques effets de make-up bien sentis. C’est peu et sans cela, c’aurait été un zéro pointé...

Damien Taymans

Juan of the Dead joue les Shaun, multiplie les références politico-sociales sans la moindre finesse et situe la plupart de ses gags en-dessous de la ceinture. En l’état, c’est juste fun, sans plus...

Seb Lecocq

Un zombie flick des plus classique mais malgré tout très sympathique. L’histoire enchaine tous les passages obligés du "petit film de zombies en 10 leçons". Le film comporte malgré tout quelques bonnes idées et un attachant duo de loosers pour personnages principaux. Correct mais rien de transcendant et un petit gout de déjà vu rehaussé par l’exotisme cubain.

Seb Brunclair

Une comédie zombiesque fun, convenue mais menée tambour battant par un
casting en pleine forme. Rien de bien original, mais l’ambiance
cubaine donne au film une touche personnelle qui le sort un peu de la
masse.

BIFFF ON STREAM - Bag of Bones

Damien Taymans

Après La Tempête du siècle version Baxley (autre transposeur patenté de King), Garris est à deux phalanges de tisser le naufrage du siècle... Affligeant !

Samuël Tubez

La première partie (1h30) n’augurait qu’un téléfilm sans relief et forcément calibré nous rappelant quelque peu la mauvaise expérience que fut Le Fléau (déjà de Garris) à son époque. Du coup, j’ai fait l’impasse sur la seconde partie.

BIFFF ON STREAM - The Incident

Samuël Tubez

Un thriller en milieu carcéral visuellement très soigné qui tourne au cauchemar gore. Et après ?

Quentin Meignant

Alexandre Courtès signe un très bon premier film. Plein de tension, visuellement abouti et scénaristiquement très convaincant, The Incident constitue un thriller horrifique de grande qualité.

Alan Deprez

Bien shooté mais ce n’est guère plus qu’un énième avatar de film de couloirs. 2 étoiles pour notre mascotte poilue Damien Marchal et un étonnant Pierre Nisse, très crédible en patient psychotique.

Seb Lecocq

Un film de couloir qui n’a pas grand chose à dire ni à raconter mais qui le fait très bien. Par contre j’ai rien bité à là fin...

BIFFF ON STREAM - Extraterrestre

Samuël Tubez

Une invasion extraterrestre sert de prétexte à Vigalondo pour livrer un vaudeville plutôt classique mais par ailleurs très bien interprété. Mignon et par moment amusant, mais aussi très fragile.

Alan Deprez

Le dernier né de Vigalondo se cache derrière une singularité de façade mais n’est rien de plus qu’un vaudeville des familles. Le rythme languissant n’arrange rien. Une vraie déception !

Quentin Meignant

La SF n’aura servi que de prétexte, on était au courant, mais force est de constater que la comédie dramatique de Vigalondo est arythmique et sans beaucoup de relief.

Seb Lecocq

Une première heure drôle, rythmée, enlevée et réglée comme du papier à musique. Le dernier acte est plus brouillon, plus confus et beaucoup moins convaincant dommage parce qu’on tenait une belle petite comédie.

Damien Taymans

Vigalondo re-distribue les cartes et crée les mêmes conditions que pour son Timecrimes : Extraterrestre est une nouvelle variation SF pour peau d’balles qui s’égare parfois dans de très longs bavardages inutiles...

BIFFF ON STREAM - Hindsight

Damien Taymans

Sorte de Top Chef asiat’ entremêlé de fausses séquences d’imbroglios mafieux, Hindsight constitue le contre-exemple du polar sud-coréen en verve depuis quelques années.

Quentin Meignant NC

Saviez-vous qu’un concombre contient énormément d’alcaline, ce qui l’empêche d’être mélangé à beaucoup d’autres aliments ? Voilà voilà...

Seb Lecocq

Un film qui rappelle les plus belles heure du mélo-polar hongkongais. On pense beaucoup au Beyond Bypothermia de Patrick Leung mais avec cette touche et cette esthétique typiquement coréenne. Le couple joué par Song Kang-ho et Sin Se-kyeong est parfait. Un beau polar sur le fil qui joue avec les émotions et qui évite de sombrer dans le pathos. Dommage que les deux dernières minutes viennnent gâcher tout ça. Un polar pour ceux qui ont aussi un cœur.

BIFFF ON STREAM - Poongsan

Damien Taymans

Poongsan, tantôt diablement poétique, tantôt divinement corrosif, finit par s’essouffler, dans son dernier tiers, en s’entêtant à reproduire à l’infini la même mécanique jusqu’à un dénouement ... renversant. Mais d’ici à là, le chemin est semé de multiples ornières et circonvolutions qui plombent l’ensemble...

Seb Lecocq

Un mix entre The murderer et Adresse inconnue. Un ersatz de Kim Ki Duk. Les qualités du cinéma coréen sont parasitées par quelques lourdeurs d’écriture...

BIFFF ON STREAM - Retreat

Damien Taymans

L’intrigue trop classique et balisée, développée entre deux points d’orgue trop précoces ou trop tardifs, soutire quelques bâillements difficiles à réprimer...

Seb Lecocq

Retreat n’est pas un navet mais un film qui, passé la première demi-heure, ne trouve jamais vraiment sa voie ni son ton ni son style. L’œuvre est, au final, trop impersonnelle que pour vraiment convaincre et emporter l’adhésion du spectateur. On ne va cependant pas jeter la pierre à Tibbetts qui, pour son premier effort, commet pas mal d’erreurs mais laisse poindre un bon potentiel de directeur d’acteurs qu’il faudra à l’avenir creuser pour livrer un second métrage plus abouti et convaincant que celui-ci.

Alan Deprez

Huis clos convenu et prévisible, Retreat passionne peu et ne vaut que pour la prestation fiévreuse de Jamie Bell.
Pour le reste, le film se maintient dans les eaux tièdes du "home invasion" lambda, où un couple en crise (Cillian Murphy & Thandie Newton, tous deux en petite forme) voit sa mise au vert perturbée par l’apparition d’un corps étranger (le bidasse Jamie Bell). La sauce ne prend jamais et on cherchera désespérément un regain de suspense ou de tension dans les rapports de force entre ces trois protagonistes, sur fond de pandémie supposée.

BIFFF ON STREAM - Iron Sky

Damien Taymans

Un concept bandant qui s’émousse trop rapidement. Il reste une sorte de malaise avec le nazisme qui empêche certains réas de s’avancer plus avant dans le politiquement incorrect...

Quentin Meignant

Ma plus grosse déception du festival:jamais réellement délirant, Iron Sky essaie de se la jouer politiquement incorrect sans jamais vraiment convaincre. Doté de bons effets spéciaux, le film de Vuorensola fait partie de ces oeuvres lambda dont le côté dérangeant a été volontairement étouffé. Triste...

Alan Deprez

Sur papier, c’est une tuerie, mais "Iron Sky" ne tient qu’à moitié ses promesses, manquant sérieusement d’un scénario solide et de péripéties un brin plus inspirées. Cela reste une bonne série B de luxe (au vu de son imposant budget), mais souffrant de l’absence du grain de folie qui aurait changé la donne. Heureusement, l’univers déployé (superbe production design, fabuleux costumes, CGI réussis, ...) emporte l’adhésion ; il faut avouer que des nazis sur la Lune, ça a de quoi exciter les fanboys ! Dommage dès lors que le film se soit bassement cantonné à son pitch... Service minimum donc !

Seb Brunclair

Nouvelle preuve qu’une bonne idée ne fait pas forcément un bon film. Iron Sky est un bon film de festival, divertissant mais sans grand génie...

BIFFF ON STREAM - Elevator

Damien Taymans

Elevator gagne a contrario en tension et en légèreté sitôt que, dans l’ascenseur en pleine inertie, règne le chaos et avec lui l’affaiblissement des luttes intestines au profit du bien commun. En clarifiant leur démarche, les auteurs évitent l’écueil de la fausse tension paranoïaque et livrent une œuvre au climax tangible.

Quentin Meignant

Faire tenir les protagonistes aussi longtemps dans un ascenceur, c’est bien, mais le manque de tensions entre eux et le côté un peu bavard de l’ensemble ont fini par saper les espoirs de voir un véritable climax s’installer...

BIFFF ON STREAM - Panic Button

Damien Taymans

N’oubliez pas d’observer les consignes de sécurité car le voyage risque d’être traversé de secousses... Panic button, version au climax étouffant de Y a-t-il un pilote dans l’avion ?, soutient aisément la comparaison avec n’importe quelle séquelle de la saga Saw et opère un vrai tour de force en confrontant le spectateur à son rapport propre aux réseaux sociaux. Posez-vous donc la question : et si votre historique de navigation tombait dans de mauvaises mains ?

Quentin Meignant

Une tension de tous les instants pour ce film au sujet original et aux scènes de violence très convaincantes. Un très bon moment !

BIFFF ON STREAM - L’arrivo di Wang

Quentin Meignant

Le néant le plus total pendant 1h10 avant... 10 minutes d’un final aussi insupportable que prévisible...

Alan Deprez

Ou "Au théâtre ce soir" par les frères Manetti. L’interrogatoire musclé d’un alien échoué sur notre chère planète (à Rome... mamma mia !) n’aboutit à rien, sinon à une mise en scène d’une fixité confondante, qui annihile toute montée de tension. Trop bavard, mais évitant le naufrage par l’originalité de son postulat de base et le design de son envahisseur "poulpesque". C’est peu...

Damien Taymans

Une méthode Assimil avec un alien ? Passé l’effet de surprise, L’Arrivo di Wang se distingue surtout par le goût douteux de sa morale...

Seb Lecocq

Un petit film malin au concept hyper-intéressant bâti sur une idée simplissime mais puissante. Le traitement est inégal et le dernier acte montre les limites de son budget et de son sujet mais un film qui sort des sentiers battus et dit des choses. Dommage que le traitement ne suive pas toujours.

Seb Brunclair

Etrange spécimen que ce film des frères Manetti. Partant d’une idée
intéressante et doté d’une ambiance tendue et prenante durant ses
scènes d’interrogatoire, The Arrival of Wang se plante dans une
deuxième partie ridicule et mal fichue, appuyant trop lourdement son
propos (les allusions à Amnesty International auront bien fait rire le
public). Malgré cela, il s’en dégage quelque chose d’intéressant, et
le budget réduit est remarquablement utilisé. On est donc face à une
œuvre en demi-teinte, qui a le mérite d’être originale ; et au vu de
la tendance actuelle au recyclage, on ne pourra pas s’en plaindre.

BIFFF ON STREAM - The Awakening

Damien Taymans

Très inspiré des films de fantômes ibères, The Awakening compense la vacuité de son scénario par quelques très belles prouesses techniques...

Alan Deprez NC

C’est bien beau de singer le cinéma fantastique ibère, mais encore faudrait-il proposer quelque chose de neuf...
The Awakening se révèle prévisible dans ses effets de manche et balisé dans son déroulement. On sent venir les "jump scares" à 100 mètres et le public anticipe continuellement les moindre soubresauts de l’intrigue. Heureusement, le film se pare d’une esthétique léchée (dédicace à Quentin "hétéro curieux" Meignant) et Rebecca Hall est épatante.

Seb Lecocq

Un ghost movie vu, revu et déja vu. Hyper classique tant sur la forme que sur le fond, ça aurait pu fonctionner il y a 15ans mais pas en 2012.

Samuël Tubez

Rebecca Hall a beau être parfaite dans ce rôle de chasseuse de fantômes, cela ne suffit pas à sauver du naufrage ce film qui aligne les lieux communs avec une mollesse qui finit par nous achever. Sans intérêt.

Seb Brunclair

Quand un Anglais se met en tête de réaliser un film d’horreur à
l’espagnole, ça donne The Awakening. Très classique et prévisible, cet
énième film de fantômes à twist vaut surtout pour la prestation de la
charismatique Rebecca Hall. Pas atroce, mais déjà vu ailleurs, et en
mieux.

BIFFF ON STREAM - The Flying Swords of Dragon Gate

Seb Lecocq

Un bon film, les premières et dernières demies heures sont très fortes, enlevées et maitrisées mais entre les deux c’est plus mou et fouillis. Le tout est correctement réalisé mais àa manque de la folie créatrice de Tsui Hark et c’est rythmiquement très anarchique et le déroulement est parfois brouillon. Reste de belles scènes d’actions et enfin un cinéaste capable de commencer une ébauche d’exploitation correcte des possibilités de la 3D.

Samuël Tubez

Un peu long, parfois trop bavard et très brouillon par moments, le nouveau Tsui Hark comprend néanmoins sa dose d’épique et de combats impressionnants (quoique parfois trop numérisés), ainsi que de personnages marquants. Du tout bon Wu Xia !

Alan Deprez

La dernière livraison du grand Tsui Hark est fidèle au maître. Au-délà de la 3D qui pique aux yeux, le tout est shooté avec classe, style et un souffle épique entraînant. Dommage que le ventre mou en milieu de métrage (il ne s’y passe rien) et un certain abus de CGI empêchent le film d’empocher la note maximale. Sinon, Jet Li est impérial et la belle Lunmei Kwai est une vraie découverte, dans le rôle de cette princesse tribale au tempérament de feu.

BIFFF ON STREAM - XP

Quentin Meignant

Mettez tous les clichés horrifiques à la suite les uns des autres, une 3D dispensable et un twist prévisible au possible et vous obtenez un résultat catastrophique.

Damien Taymans

Au vu du résultat final, on comprend mieux pourquoi cette production a été autant nimbée de mystère...

Sébastien Brunclair

Un slasher prévisible, rempli de clichés et de jump scares bidons, qui
n’apporte strictement rien de neuf au genre. Et la 3D, dans tout ça
 ? Comme d’habitude : elle fait bien ressortir les sous-titres. A part
ça…

BIFFF ON STREAM - Beast

Quentin Meignant

Une oeuvre viscérale et poignante. Froid et à la fois tellement humain, Beast met en scène avec brio une véritable plongée dans la folie...

Alan Deprez N.C.

Peu convaincu par la posture auteurisante de Boe et son sous-texte de marivaudage amoureux (femme infidèle, amant et mari cocufié), j’ai quitté la séance dès ce petit problème technique à la projection.

Samuël Tubez

Une œuvre qui prend le biais de l’étrange pour ne finalement raconter "que" l’histoire d’une liaison destructrice. On aurait voulu davantage de folie mais Boe prouve qu’il peut maintenir une tension avec bien peu de chose.

BIFFF ON STREAM - ID:A

Damien Taymans

Une nouvelle version Assimil du danois avec peine...

BIFFF ON STREAM - Ronal the Barbarian

Quentin Meignant

Un film d’animation très plaisant qui ne fait pas vraiment défaut à sa réputation. Totalement fou, Ronal the Barbarian est un mets de très grande qualité.

Alan Deprez

Beaucoup plus timoré que ce que son trailer augurait, "Ronal The Barbarian" se suit sans déplaisir, mais aurait mérité plus de folie et d’irrévérence. C’est un peu léger pour une séance de 22h00...

Samuël Tubez

Ronal the Barbarian compense son animation et ses textures plus que perfectibles par un humour situé systématiquement en dessous de la ceinture et des détournements plus ou moins heureux de classiques du genre (Conan et Le Seigneur des Anneaux en tête). Amusant mais guère inoubliable (si ce n’est la poursuite "couilles au vent").

Sébastien Brunclair

Sous ses airs de film animé pour adultes, ce mélange(quelqu’un a dit
pompage ?) entre le Dragons de Dreamworks et le jeu vidéo Brütal Legend
se montre en vérité beaucoup trop sage. Exposant à la fois un humour
bas du front et un déroulement classique de film d’animation pour
enfants (allant même jusqu’à dévoiler une espèce de message niais du
style « dans la vie, il faut affronter les obstacles, pas les
contourner »), Ronal the Barbarian semble douter de son identité et de
son public, sans jamais vraiment parvenir à les définir. Au final,
hors quelques scènes assez poilantes, on n’en retiendra pas
grand-chose, si ce n’est une belle occasion manquée.

BIFFF ON STREAM - Zombie Ass : Toilet of the Dead

Quentin Meignant

LE film de minuit de ce trentième BIFFF est donc arrivé en ce dernier soir ! Dans une ambiance totalement dingue, les pérégrinations délirantes et très gazeuses de nos héros ont constitué le moment le plus fou du festival. Et comme on dit chez nous : VIVEMENT LE 2 !!!

Alan Deprez

Le film de minuit idéal et tout simplement l’œuvre la plus "chtarbée" du festival. Noboru Iguchi est dingue !
Aidé par ses compères habituels (Jun Tsugita au scénario, Yoshihiro Nishimura aux make-up SFX, la divine Asami dans un des rôles principaux), il saute à pieds joints dans le mauvais goût et l’exubérance généralisés, engendrant un nouveau méfait que l’on pourrait qualifier d’ero guro absurdo-scato, rehaussé de nudités généreuses. Rien de moins qu’un des films les plus réjouissants du festival !

Samuël Tubez

Le genre de film tellement portnawak et outrageux qu’il en devient instantanément culte. Noboru Iguchi et ses potes sont complètement tarés, mais ça, on le savait déjà !

Sébastien Brunclair

Pour moi, une des plus grosses claques du festival. Pourtant pas
friand des productions Sushi Typhoon et délires japonais en général,
cet énorme concentré de n’importe quoi dégueulasse m’a scotché du
début à la fin. Une fois la machine (à pets) lancée, le rythme ne
faiblit jamais et les trouvailles démentes se multiplient pour donner
naissance à une magnifique déclaration d’amour au mauvais goût,
maîtrisée de bout en bout. C’est bête, c’est méchant, c’est crade,
mais qu’est-ce que c’est bon !

BIFFF ON STREAM - The Cabin in the woods

Samuël Tubez

Inégal, fun, malin, jusqu’au-boutiste, saignant, généreux et ultra-référentiel (parfois même jusqu’à en perdre sa propre identité), "Cabin in the Woods" débouche sur une orgie horrifique inespérée. Une excellente série B aux succulents relents 80/90’s et qui n’est pas sans nous rappeler la saveur d’un "Waxwork" et de sa suite, "Perdu dans le temps", encore plus déjantée.

Alan Deprez

Déconstruction en règle du survival à l’américaine - où des adolescents se retrouvent traqués au fond des bois, le film de Drew Goddard est une réflexion "méta" sur le genre, prétexte à une mise en abîme vertigineuse, portant nettement la patte du démiurge Joss Whedon (producteur et co-scénariste de la chose). Il ne ment pas lorsqu’il présente l’œuvre comme l’équivalent en son temps de Scream pour le slasher (bien que "The Cabin in the Woods" soit plus percutant que le film de Wes Craven, un brin trop cynique). Les deux hommes développent un concept brillant, qui tient en haleine tout du long et - pour ne rien gâcher - se montre d’une générosité totale envers le spectateur. Je n’en dis pas plus, sous peine de verser dans les spoilers. C’est tout simplement grandiose !

Damien Taymans

Un postulat de départ très malin qui vire à l’orgie monstrueuse dans son final. Une sorte de mix entre Le culb des monstres et Waxwork qui ressemble parfois - aïe - au Thirteen ghosts de Steve Beck. Inégal mais fun !

Quentin Meignant

Un scénario incroyable au service d’un spectacle de tous les instants. Démarrant comme un survival classique, The Cabin in the Woods parvient à surprendre par la suite en sortant des chemins balisés. Et quel final !

BIFFF ON STREAM - La Cinemafantastik team

Préparation des chroniqueurs

Damien Taymans

Les caisses de Cinemagfantastique, check. Le beau T-shirt pour parader dans Tour et Taxis, check. De la Trolls à profusion dans le frigo, check. Ça y est, suis prêt. Reste plus qu’à sortir le carnet d’check...

Quentin Meignant

Au vu des films présentés durant le festival mais aussi de la passion qui a animé le Collectifff de ce 30ème BIFFF, plus que jamais l’événement bruxellois vaudra la peine d’être vécu. Ce sentiment, que je partage avec le reste de l’équipe, est encore renforcé par la sortie de notre beau CineMag Fantastique sur les terres de Tour & Taxis. Entre pression, excès trollesques et films bien barrés, le plaisir autant que la fatigue risque bien d’être au rendez-vous. Avec une cure de vitamines commencées il y a un mois et un biberon de Troll à chaque réveil, j’espère être prêt à temps !

Alan Deprez

Après être sorti de ma dépression consécutive à la non-présence du stand de Gino Van Hecke durant cette édition (il sera néanmoins sur place le 08 avril, pour le Movie Market), je m’apprête à enchaîner 13 jours de folie, rythmés par le matage "cinévore" de péloches barrées/singulières, de nanars atomiques et - je l’espère - d’œuvres dont la beauté formelle aura raison de moi. Sans oublier les interviews de pointures du genre, qui feront palpiter mon petit cœur de fanboy (Barbara Steele, William Friedkin, Lloyd Kaufman, ...). Promis, cette année, je relève le challenge d’écluser plus de pintes de Cuvée des Trolls que Quentin Meignant ! Sacré défi, quand on se rappelle qu’il est carolo... Après tout, soyons francs, on espère aussi pouvoir admirer sur grand écran de sublimes donzelles dévêtues (sous la douche, courant à perdre haleine dans les bois, violentées, à la source d’une mise en scène BDSM, ... - biffer la mention inutile), à la cambrure joliment rebondie. Et puis, j’attends avec impatience que les habitués découvrent mon dernier bébé, Erotomania, réalisé à l’occasion des 30 ans du festoche dans le cadre du Collectifff (projection gratuite le 07 avril à 13h30 et le 08 avril à 22h00, en avant-programme de l’excellent "The Woman")...

Seb Lecocq

Cette année, je change de technique. D’habitude, je me sèvre de toute fiction horrifique, fantastique ou policière un mois avant le Bifff. Mais pour fêter le trentième anniversaire du Bifff, j’ai choisi la préparation intensive. Donc j’irai me chauffer les rétines du côté de Lyon et des Hallucinations Collectives, un bel échauffement de trois jours avant de passer au match à proprement parler. 10 jours de Bifff intensifs. 10 jours de films à la qualité fluctuante. 10 jours de films en 3D. 10 jours en compagnie d’ivrognes de la pire espèce. 10 jours à subir les blagues de Damien peté au Maitrank. 10 jours à écouter les analyses philosophico-anthropologiques d’Alan qui essaiera de me prouver que « L’Arrière-Train Sifflera Trois Fois » est le 2001 du film de fesses. 10 jours à être épié par la camera de Max. 10 jours à résister à la tentation de dévaliser la boutique de Gino en compagnie de Quentin qui t’explique que tous ses films sont géniaux. Bref, 10 jours de joie, de bonheur, de fête et de cinéma. Parce que le Bifff c’est tout ça à la fois et beaucoup d’autres choses aussi. Joyeux Anniversaire le Bifff !

Fred Pizzoferrato

Cette année l’objectif sera de ne pas s’endormir devant les séries Z japonaises des séances de minuit et, en vrai geek, de parvenir à me photographier aux côtés de William Friedkin dans mon beau T-Shirt de L’Exorciste. Mais je ne sais pas ce qui sera le plus facile des deux

Samuël Tubez

Gonflé à bloc pour fêter les 30 ans du BIFFF, je me suis promis cette année de ne louper aucun jour de festival. La demande d’accréd’ est envoyée, les titres sur le programme sont entourés, la batterie du compact est chargée et les jaquettes sont prêtes à être dédicacées. CinémagFantastique flambant neuf sous le bras, je suis fin prêt à mettre la chemise pour les galas, à m’imbiber de bière pour les midnight screenings et à m’humecter les yeux de collyre pour mieux appréhender la 3D. C’est sûr, cette année on va rire, on va vibrer et on va s’éclater. Quoi de plus normal pour un annif’ !

Seb Brunclair

Ca y est, le moment tant attendu approche. Dernière petite
préparation mentale avant le jour J afin d’affronter sereinement les
cheeseburgers au wasabi (une expérience culinaire vraiment à part),
les magnifiques comédies fantastico-romantiques au pouvoir somnifère
et les cris de doux dingues qui résonneront dans les allées de Tour &
Taxis. C’est bon, je suis paré : 30e BIFFF, me voilà !


Les attentes des chroniqueurs

Damien Taymans

1. Himizu

2. Ace Attorney

3. Ronal the Barbarian

4. Tormented

5. Kotoko

Quentin Meignant

1. Iron Sky

2. Himizu

3. Zombie Ass

4. Beast

5. As Luck Would Have It

Alan Deprez

1. Kotoko

2. The cabin in the woods

3. Dead Ball & Zombie Ass : Toilet of the Dead

4. Killer Joe

5. Father’s Day

Seb Lecocq

1. Kotoko

2. The flyign swords of Dragon Gate

3. Father’s Day

4. Mural

5. Hindsight

Fred Pizzoferrato

1. The Raven

2. The Cabin in the woods

3. Killer Joe

4. Iron Sky

5. Flying Swords of Dragon Gate

Samuël Tubez

1. Killer Joe

2. La chispa de la vida

3. Ace Attorney

4. Himizu

5. Iron Sky

Seb Brunclair

1. Ace attorney

2. Iron Sky

3. The Woman

4. Ronal the Barbarian

5. Juan of the Dead

BIFFF ON STREAM

Suivez l’actualité du festival en live

Vous ne pouvez vous rendre au festival de Bruxelles ? Ou vous y êtes en ce moment-même ? BIFFF ON STREAM est taillé pour vous !

Tous les jours, via nos capsules BIFFF ON STREAM, vous trouverez en direct :

- les notes de notre équipe séance après séance

- des interviews de personnalités présentes au festival

- des news fraîches puisées à la source

- des scream queens ’achement sexy qui dandinent de la croupe dans les films de la journée

- et bien d’autres choses encore...

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 1

Jeudi 5 avril ou date synonyme de grand bonheur pour tous les bifffeurs : le festival bruxellois ouvre ses portes pour la trentième fois pour une session longue de 13 jours, riche en émotions comme à l’habitude.

Et pour souffler ces trente bougies, les organisateurs ont su y faire pour attirer le gratin du cinéma : outre la légendaire Barbara Steele, Terry Gilliam faisait son apparition sur scène pour rendre hommage au festival et offrir aux spectateurs son nouveau court-métrage The Wholly Family (dont vous pouvez retrouver les notes dans notre BIFFF ON STREAM). L’instant, placé entre féérie, angoisse et tendresse a véritablement enchanté l’assistance qui a réservé une standing ovation intense au réalisateur.

Déjà chaud dès ce premier jour, le public (qui, en majeure partie, n’est pas réellement constitué d’habitués durant l’ouverture) a bien entendu réclamé une chanson à l’ancien Monty Python, qui s’est exécuté sans trop rechigner... avant de faire place à John Carpenter ! Pas présent physiquement, le réalisateur, adulé des aficionados du BIFFF, a tenu à leur laisser un message vidéo pour fêter ces trente belles années et pour balancer au final un "Tuer encore...", qui a bien entendu trouvé écho du côté du public ("JAMAIS PLUS !!!", avec quelques décibels de plus).

Mais l’autre événement de la soirée était bien sûr la projection de The Raven, le film très attendu de James McTeigue (dont vous pouvez retrouver les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Si les spectateurs sont restés relativement calmes durant la séance, c’était pour mieux se lâcher après : le bar, bondé pour le verre de l’amitié, ne désemplissait que quelques heures plus tard et accueillait notamment deux ou trois anniversaires (big up Jé !).

Une chose est certaine : le BIFFF est bel et bien lancé et détient les promesses d’un festival une nouvelle fois inoubliable.

BIFFF ON STREAM - Nouveau projet pour Jean-Jacques Rousseau !

Le Cinéaste de l’Absurde revient en force...

Aperçu hier lors de l’ouverture du BIFFF, Jean-Jacques Rousseau, qui sera par ailleurs en séance de dédicace lundi de 16 à 18h à Tour & Taxis à l’occasion de la sortie DVD de son Karminsky-Grad, a un nouveau projet.

Intitulé Le 1er Juillet Chez Olga, le film, qui bénéficie déjà d’une affiche présentée ci-dessous, suit la tenancière d’un café de clients piednickelés qui refuse de se conformer à la loi antitabac (il est interdit de fumer dans les lieux publics fermés depuis le 1er juillet 2011). Ce jour-là, un clients, Tony Belzébuth, est en défaut de paiement. Olga refuse de lui servir une autre bière tant qu’il n’a pas payé. Furieux, il avertit le REF - la Recherche Equitable de la Fraude - de tous les méfaits commis par la patronne et qui se trament dans ce café sordide. Deux inspecteurs-cyclistes sont envoyés sur les lieux pour enquêter. Perspicace, Olga les démasque, les attache à une bonbonne de gaz et les fait exploser. Aussitôt, elle emmène ses clients manifester sur le vieux Marché contre la loi inique antitabac. Mais, recherchée par la police, elle se débarrasse de son fidèle serveur en salle en le tuant par balle et tente de s’échapper le plus loin possible ...

Voilà un pitch qui devrait permettre à JJR de laisser libre court à sa folie surréaliste.

BIFFF ON STREAM - Photos de l’ouverture

Voici quelques photos des animations signées Raymond Widawski...

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 2

Premier véritable jour de festival pour tous les biffeurs, venus nombreux sur le coup de 16 heures pour découvrir Sennentutschi, un film suisse allemand qu’est venu présenter Michael Sauter, scénariste de la chose. Malgré un sujet ultra-fun (des poupées employées par les montagnards pour assouvir leurs pulsions sexuelles prennent vie et se révoltent), le film évolue rapidement en un ensemble fantastico-naïf qui n’a pas permis au nombreux public de se repaître de séquences gores (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). La projection s’est donc déroulée dans un silence plutôt inhabituel et poli.

Il en a été de même pour le Shuffle de l’américain Kurt Kuenne, présenté en première internationale dans la catégorie Septième Parallèle. Mais, cette fois, il n’est nullement question d’oeuvre bancale mais bien d’un métrage dont la poésie s’est emparée de la salle. Cette première très bonne surprise du BIFFF 2012, souffrant un peu d’un dernier quart d’heure moins inspiré (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), a en tout cas été mené de mains de maître par un réal à la voix de ténor qui, le temps d’une chanson fort réussie, a fait vibrer l’assistance avant de l’émerveiller.

Public de 20 heures oblige (la salle était presque comble), c’est une toute autre ambiance qui régnait lors de la séance suivante qui accueillait la projection de The Sorcerer and the White Snake du très célèbre Tony Ching, lui aussi présent dans les travées bruxelloises. Ayant habilement éludé la question de la chanson d’avant film, bien aidé par Stéphane ’Quel talent !’ Everaert, le Monsieur a laissé le public circonspect avec son film. Si certains louaient l’esprit très manga live de la chose, d’autres se demandaient comment le cinéaste avait pu commettre un film aussi inégal et visuellement inabouti (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Xavier Gens, débarqué à Bruxelles dans l’après-midi, faisait quant à lui mouche par deux fois lors de la séance de 22 heures : outre le fait qu’il ait entonné son "Bali Balo" avec bonne humeur comme il y a quatre ans, son The Divide permettait au public de découvrir un huis-clos claustrophobique un peu dingue qui a mis presque tout le monde d’accord (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Ponctué de quelques belles vannes émanant du public, la projection a sans doute constitué l’un des tout gros moments de la journée.

Autre gros moment : Zombie 108, que l’on peut qualifier de moment de solitude face à une péloche à la bizarrerie indescriptible et au scénario totalement incompréhensible. Ahurissant au niveau de sa construction, le film a tout de même déballé son lot de tripes... mais aussi de paires de seins, les esclaves sexuelles hongkongaises plaisant visiblement bien à ce très large public de minuit (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). La salle étant encore bien remplie à cette heure tardive, la soirée s’est terminée aux petites heures et il ne serait pas très étonnant de croiser certains fidèles dans un état de décomposition avancé en ce samedi. Ils épauleront donc les participants à la Zombie Walk.

A noter que durant cette belle soirée, deux premiers films du COLLECTIFFF sont passés sur les écrans : avant la séance de 20 heures, le Sanctuary’s Battle d’Emre Olcayto exposait ses magnifiques effets spéciaux (qui n’avaient rien à envier à ceux de Tony Ching) tandis que, sur le coup de 22 heures, le Collector de Sébastien Briédis prenait place dans un univers post-apocalyptique du plus bel effet et montrait de fort belles dispositions au niveau des combats proposés. Rendez-vous aujourd’hui à 13h30 pour découvrir tous les films du COLLECTIFFF lors d’une séance gratuite et sans doute extraordinaire.

BIFFF ON STREAM - Photos Jour 2

Les photos de notre Raymond à nous...

Body painting

Animations

Invités

Michel Sauter, réalisateur de Sennentutschi

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 3

Hier, Tour & Taxis était plus que jamais le place to be à Bruxelles. Outre la traditionnelle Zombie Parade, qui, une fois de plus, regroupait des centaines de ghoules déchaînés, les événements cinématographiques étaient nombreux... très nombreux.

Tout commençait sur le coup de midi avec Rabid Grannies, présenté dans le cadre du cycle 30 ans de fantastique belge, qui permettait au très drôle Emmanuel Kervyn de revenir sur le film distribué par Troma, véritable petite pépite de la firme gérée par Lloyd Kaufman et, pour l’occasion, de présenter une édition DVD remasterisée de la chose.

Après une séance de dédicace du même Emmanuel Kervyn, tout le gratin du cinéma bruxellois avait rendez-vous dans la salle pour la projection des films du Collectifff. L’assistance incroyable (il y avait plus de gens que de sièges), l’ambiance totalement biffeuse et la qualité des courts-métrages présentés ont rendu cet instant quasi magique, telle une déclaration d’amour au festival chéri par des milliers de personnes.

Pas le temps de prendre le pouls de cette séance par la suite car Himizu débarquait avec grand fracas sur le coup de 15h30 dans une salle malheureusement pas remplie pour admirer le génie de Sion Sono. Qu’à cela ne tienne, les spectateurs présents, envoûtés par la poésie brute du cinéaste, ont apprécié à sa juste valeur un véritable petit bijou (voir nos notes dans le BIFFF ON STREAM).

Le public est par la suite revenu en masse pour assister aux deux projections suivantes : Butterfly Room (voir nos notes dans le BIFFF ON STREAM), avec une Barbara Steele gratifiée pour l’occasion du titre de Chevalier de l’Ordre du Corbeau, et Lock Out, film SF présenté en première mondiale. Si, de l’avis de tous, Butterfly Room n’est pas un ratage complet, force est de constater que sa gaucherie, notamment scénaristique, a failli faire très mal. Quant à Lock Out, qui est pour rappel une production Besson, il a tenu en haleine une bonne grosse moitié du public (la salle était bien entendu comble), tandis que l’autre partie se demandait tout haut comment il était possible d’être si convenu (voir nos notes dans le BIFFF ON STREAM).

De conventions, il en a aussi été question à 22 heures lors le prometteur Truth or Dare a débarqué sur l’écran (voir nos notes dans le BIFFF ON STREAM). Très classique dans sa construction, le vigilante a tout de même donné lieu à quelques séquences plus trash sans pour autant réellement convaincre. Néanmoins, les quelques effets gores étaient enclins à faire hurler de plaisir un public qui lorgnait déjà sur la nuit qui s’annonçait.

Celle-ci fut comme à l’habitude : haute en couleurs et en cris et, si les films n’étaient pas toujours très inspirés, le public bruxellois a une nouvelle fois prouvé qu’il suffisait de fort peu de choses pour transformer une oeuvre moyenne en outil de délire.

BIFFF ON STREAM - Nouvelle édition DVD pour Rabid Grannies

N’hésitez pas à venir la chercher !

Hier, sur le coup de midi, Rabid Grannies faisait son petit effet sur les écrans du BIFFF dans le cadre du cycle 30 ans de fantastique belge. Présenté par son réalisateur Emmanuel Kervyn, l’un des films les plus mythiques de la Troma, bénéficie d’une nouvelle édition DVD.

Si, hier, pour la modique somme de 10 euros, les biffeurs pouvaient obtenir cette nouvelle édition dédicacée, elle sera aujourd’hui encore présente sur le stand de Gino Van Hecke, patron de Zeno Pictures (site officiel), qui est de retour avec un stand bien garni à l’occasion du marché du fantastique, une initiative qui devrait permettre aux bifffeurs de dénicher pas mal de goodies concernant leur festival adoré.

Le DVD Rabid Grannies est notamment doté d’une version remasterisée (celle projetée hier à l’écran) ainsi que de la version classique. Un must à petit prix donc !

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 4

Moments historiques hier à Tour & Taxis : pour la première fois de son existence, le BIFFF déballait ses archives lors d’un marché du film, dont nous vous reparlons dans ce BIFFF ON STREAM, et donnait lieu à la projection d’un film en 3D : Don Quixote, du hongkongais Ah Gan. Si cet événement n’attirait pas réellement la foule (les sceptiques sont encore nombreux), le film, réellement plaisant (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), a été suivi avec passion par les spectateurs.

Après cet instant de décompression un peu foutraque, toujours bénéfique en début d’après-midi, le public se rendait bien plus nombreux à la séance de Pig, sorte de Strayed à l’américaine, sélectionné dans la catégorie Septième Parallèle. Avec une construction un brin bancale (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), le film laissait les spectateurs perplexes et silencieux malgré les habituelles vannes savoureuses fusant çà et là.

Arrivait alors l’incident du jour : la non-projection de The Road (qui sera diffusé aujourd’hui sur le coup de midi) à cause d’une copie sécurisée, bloquée par des codes victimes du décalage horaire. Si cette première dans l’histoire du festival n’a pas été la plus agréable, force est de constater que les biffeurs gardaient leur bonne humeur habituelle en se rendant au bar afin d’y déguster quelques Trolls (bref, j’étais pas bien) en attendant la séance de 20 heures.

Et celle-ci fut haute en couleur : si Alex de la Iglesia était malheureusement pour une fois absent des travées bruxelloises, son producteur permit aux spectateurs de lui adresser un petit message vocale façon salle en délire juste avant un film tout simplement bluffant. La Chispa de la Vida, placé sous le signe du drame, recelait, tout au long de son déroulement, la folie qui a fait le succès du cinéaste ibère (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

De folie, il est était question aussi sur le coup de 22 heures quand débarquait The Woman, le film polémique de Lucky McKee. Difficilement supportable moralement (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), l’oeuvre justifiait en quelques instants la réputation qu’on lui avait fait et finit par conquérir une large partie du public. Si certains rechignaient à entrer dans cette expérience particulière, The Woman a néanmoins constitué l’un des tout grands moments de la soirée.

Histoire de finir en beauté, la séance de minuit proposait Julia X 3D aux spectateurs pour une nouvelle séance lunettée. Si le film en lui-même est un ratage complet (tant au niveau de l’intrigue que de la 3D), ce jeu du chat et de la souris (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM) permettait au public de minuit de s’exprimer avec humour et véhémence, chose indispensable à cette heure tardive.

BIFFF ON STREAM - Le Marché du Film - Bilan

Le détour valait la peine très tôt (enfin, à 11 heures quoi !) hier à Tour & Taxis pour le Marché du Film du BIFFF, un moment que les fidèles de l’événement bruxellois et les collectionneurs n’auraient pu manquer pour rien au monde.

En effet, sur quelques dizaines de mètres carrés étaient condensés des vendeurs de goodies et de pièces rares en tout genre. Si le stand du Gino Van Hecke, qui recelait notamment quelques pépites porno, des raretés Troma et l’édition anniversaire de Rabid Grannies dont nous vous parlions hier dans un BIFFF ON STREAM, était bien entendu incontournable, quelques autres stands valaient la peine d’être visités.

En effet, ne payant pas de mine, l’un de ceux-ci proposait les archives du BIFFF, très riches, allant des tous premiers guides du festival aux affiches de la première édition (parfaitement conservées depuis 1983) en passant par des photos dédicacées et des affiches très rares.

La librairie The Skull ayant aussi augmenté sa superficie pour l’occasion, de véritables pans de l’histoire du cinéma étaient présents à cette bourse et une telle concentration de produits d’exception était tout simplement incroyable.

BIFFF ON STREAM - Une avalanche de photos

Nouvelles photos signées Raymond Widawski...

Ambiance

Invités

Body painting

BIFFF ON STREAM - Photos

Quelques clichés signés Samuël Tubez

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 5

Toute grosse journée pour les organisateurs du BIFFF, le 9 avril débutait très tôt avec la projection en 3D et en néérlandais de The Lorax, le film d’animation de Chris Renaud et Kyle Balda, qui a ramené automatiquement du monde sur l’esplanade de Tour & Taxis. Le métrage, qui allait connaître une seconde diffusion en français sur le coup de 14 heures, s’adressant aux tout petits (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), les familles découvraient donc en général pour la première fois l’ambiance du BIFFF.

Intercalé entre ces deux séances, The Road, qui avait été reporté la veille suite à des problèmes indépendants de la volonté des organisateurs, était enfin proposé par Yam Laranas aux spectateurs. Venu relativement nombreux pour une projection de 14 heures, le public a littéralement été envoûté par la beauté graphique de l’oeuvre malgré un scénario pas toujours évident à cerner et une arythmie assez gênante (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Sur le coup de 16 heures, par contre, la bonne surprise de cette journée faisait mouche puisque The Sandman, film fauché du suisse Peter Luisi, scotchait littéralement les spectateurs. Surréaliste et amusant (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), le film a permis au public de vivre un excellent moment, parsemé de quelques vannes dont il a le secret.

Autre projection très drôle (du moins pour certains dont je ne fais définitivement pas partie), celle de Mr. & Mrs. Incredible s’avérait totalement délirante, s’approchant même du style des foutraques films de minuit (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Les animations battant leur plein tout près du bar (Freaks Factory rules !), la séance de 20 heures était relativement déserte pour The Whistleblower, le statut de thriller politique n’aidant pas (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM) et l’approche du très attendu Kotoko se faisant sentir. Deux heures plus tard, c’est donc avec grand plaisir que les fans de Tsukamoto se rendaient en salle pour découvrir la nouvelle folie du maître nippon. Mais, le moins que l’on puisse dire, est que les puristes ont été déçus (Seb Lecocq était au bord du suicide), tandis que les autres étaient surpris, voire agacés. Entre un Rémi ’auto-proclamé Satan’ Legrand déchaîné enchaînant les conneries et un public très en forme, Kotoko, à son insu, a donné lieu à une séance très drôle (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

La séance de minuit se prêtait elle aussi au jeu du délire puisqu’après Night Fishing, qui n’avait définitivement pas sa place à une telle heure (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), c’était au tour du bien nommé Invasion of Alien Bikini de faire son apparition et de servir d’excuse aux spectateurs pour s’adonner très volontiers à un humour bien graveleux comme il faut (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Une séance de minuit habituelle quoi...

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 6

Nouveau moment historique pour le trentième BIFFF hier : pour la première fois, le festival organisait une Masterclass dans l’espace Q&A avec rien de moins que le grand patron de la Troma, l’homme sans qui le cinéma d’exploitation ne serait pas ce qu’il est : Lloyd Kaufman. Venu pour présenter le fameux Father’s Day la nuit venue, l’homme s’est prêté au jeu de la conférence et des dédicaces avec sa bonne humeur habituelle, le public appréciant chaque instant de cette rencontre.

La rencontre a par contre été plus rude avec Mural, film très attendu de Gordon Chan, qui était doté depuis très longtemps déjà d’une bande-annonce plus qu’alléchante. Malheureusement, les attentes suscitées par la chose se réduisaient très vite à peau de chagrin et c’est dans une léthargie presque totale que la salle a suivi cette bluette en manque d’action (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Tout le contraire de Carré Blanc, projeté sur le coup de 18 heures et pour lequel Julie Gayet a mis le feu à la salle. En chantant sa chanson tout en se déshabillant (raisonnablement bien entendu), la comédienne a littéralement chamboulé l’assistance. Difficile à tenir par la suite, le public a tout de même apprécié une oeuvre à la fois glaciale et violente (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Venait ensuite Tormented 3D, le retour aux affaires de Takashi Shimizu qui, pour l’occasion, donnait lieu à une fable horrifique tendue. Malgré un pitch attrayant, l’anciennement appelé Rabbit Horror 3D, projeté dans une mauvaise 3D, étalait ses tares tant au niveau scénaristique qu’au niveau de sa post-conversion tridimensionnelle. Difficile à suivre d’emblée, le métrage a été la victime, dans sa seconde partie, des vannes (une nouvelle fois très drôles !) du public, lassé par un spectacle totalement inutile (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

A l’inverse, Eliminate : Archie Cookson, qui faisait craindre le pire à beaucoup d’habitués, a réussi à canaliser l’énergie de la salle à son endroit malgré un manque de rythme assez flagrant. Plutôt amusant, le film permettait une nouvelle fois à l’assistance de faire de l’humour et constituait surtout un petit échauffement pour la séance suivante (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Totalement déjantée, celle-ci voyait Lloyd Kaufman et Jeremy Gillespie présenter Father’s Day, la nouvelle production Troma, qui sentait bon la nostalgie mais aussi le délire total. Et il en a été question tant dans la salle que sur l’écran ! Totalement fou dans sa première partie, le film se montrait plus brouillon par la suite mais abreuvait largement les biffeurs en tripes, boyaux et dialogues débiles. Un tout grand moment... (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM)

Mais le BIFFF hier, c’était aussi : un Alan Deprez en perdition dont les yeux mi-clos, la zénitude et les répliques un brin béates impressionneraient le Dalaï Lama lui-même, un Ben ’catering’ Bette qui a fait du premier rang son dortoir, un Damien Taymans qui sème ses affaires un peu partout et, tel Zelda, part ensuite en quête de celles-ci, un photographe nommé Charles qui se fait vilipender par le premier rang, un Damien Marchal qui déambule au bar telle une scream queen en tortillant son fessier de manière bizarre, un Sacha Feiner qui est partout sauf dans la salle et bien d’autres choses encore que vous ne pourriez soupçonner...

BIFFF ON STREAM - Photos

Les photos du Body painting signées Raymond Widawski avec, en bonus, un Lloyd Kaufman déjanté et des abonnés passionnés...

BIFFF ON STREAM - Photos

Lloyd Kaufman mitraillé par Samuël Tubez et, en bonus, un hommage à Cinemagfantastique

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 7

Il en fallait une nouvelle fois du courage aux bifffeurs pour se rendre sur l’esplanade de Tour & Taxis afin d’assister au festival de leur coeur en cette journée du 11 avril : si les trams recommençaient à rouler, de nombreux bus étaient encore en grève et les bouchons étaient souvent plus imposants que jamais. Qu’à cela ne tienne, c’est un public relativement nombreux qui foulait le sol de T&T assez tôt pour assister à la Masterclass de Stéphane Bourgoin, le célèbre expert en matière de serial killer, ou au fameux Ra.One, film indien qui n’a pas manqué de surprendre le public. En effet, doté d’un spectacle quasi-hollywoodien de très bonne facture, le film enchaînait les scènes d’action pour le plus grand plaisir d’une assistance totalement conquise (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Par la suite, le suisse One Way Trip 3D débarquait sur l’écran de la salle de projection, attirant pas mal de monde, tridimensionnalité oblige. Slasher ennuyeux, le film de Markus Welter brillait néanmoins par quelques séquences transcendantes, comme, par exemple, une énucléation plutôt sympathique utilisant la 3D. Celle-ci était néanmoins totalement dispensable au vu du peu d’effets de ce style (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

La sensation du début de soirée résidait sans doute dans la projection de Game of Werewolves, film espagnol rendant un hommage appuyé au Loup-Garou de Londres de John Landis. Dans une salle presque comble, les spectateurs ont pu profiter de quelques séquences très drôles qui sauvait une oeuvre en manque de rythme (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

De rythme, il en a par contre été question sur le coup de 22 heures où Bloodwork s’est permis de créer une petit sensation. Perçu par beaucoup comme un téléfilm fauché, le film, étonnamment présenté dans le cadre de la compétition internationale, avait été vendu de main de maître par notre chère Sophie Grob(e) (ça lui va tellement mieux avec un "E" - NDLR), beaucoup de gens dans son entourage s’attendant donc à une oeuvre impressionnante. S’il n’en a finalement rien été, force est d’avouer que Bloodwork constitue tout de même un bon petit DTV qui s’appuie sur quelques séquences un peu plus gores et/ou tendues pour donner lieu à une intrigue déjà vue mille fois (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Le nombreux public ayant bien réagi à cette séance de 22 heures, c’était donc la belle ambiance pour celle de minuit qui voyait successivement le Slutterball de Jérôme Vandewattyne et de Dead Ball de Yûdai Yamaguchi projetés. Si les sluts de Jérôme permettaient à Rémy S. Legrand de s’agiter au premier rang et de distiller ses effluves pour le moins particulières à la salle entière, Dead Ball était quant à lui l’excitant idéal pour un Seb Lecocq tout à coup revigoré (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

BIFFF 2012 - Le bilan

Films Damien Quentin Seb B. Seb L. Samuel Alan
The Raven 2 2 2 - 2 2
The Wholly family - 4 - - 3 2
Sennentutschi 2 1 - - 1 -
Shuffle 3 3 - - - -
The sorcerer... 2 A fui - - A fui 3
The divide 3 3 - - 2 3
Zombie 108 0 1 - - - -

BIFFF ON STREAM - Photos

En vrac, les derniers clichés de Raymond Widawski

Animations

Bal des vampires

Body painting

Jurys et invités

Le public

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 8

Toute grosse journée hier sur le site de Tour & Taxis où le BIFFF enregistrait l’une de ses plus grosses affluences depuis le début de cette trentième édition. Tout commençait sur le coup de 15h30 avec la projection d’Ace Attorney, l’adaptation live du jeu vidéo éponyme par ce fou qu’est Takashi Miike. Le moins que l’on puisse dire est que l’ensemble a été réjouissant en tout point et que le public, très nombreux pour un jour de semaine à une telle heure, n’a pas boudé son plaisir devant le spectacle offert (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Il n’en a pas vraiment été de même face à Letters to Angel, la déclaration d’amour du festival aux cent ans du cinéma estonien. S’il fallait quelques Trolls pour se mettre en condition avant d’entrer dans la salle, le merveilleux breuvage ne suffisait pas toujours : quelques spectateurs quittaient en effet la salle sans trop avoir compris le film.

Venait ensuite le grand moment de la soirée ou l’apparition de William Friedkin sur scène, venu présenter son petit dernier, Killer Joe, un thriller relativement efficace qui ne manque pas de rappeler The Killer Inside Me ou encore certains films des frères Coen (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Couronnée de succès, la projection dans la salle ultra-comble a ensuite trouvé écho dans le pavillon face aux locaux du BIFFF où Friedkin a participé à un Q&A long de deux heures (autographes compris).

Pendant ce temps, de nombreux spectateurs étaient déjà retournés en salle pour découvrir l’une des grosses comédies horrifique de ce trentième festival : Juan of the Dead, déjà tout auréolé d’une fameuse réputation. A ce titre, le film n’a pas déçu et la salle, une nouvelle fois totalement remplie, vibrait aux séquences sanguinolentes et aux innombrables bons mots des protagonistes (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

La soirée se terminait (enfin, pour ceux qui en ont vu le bout) avec la diffusion de Bag of Bones, la nouvelle adaptation de Stephen King signée Mick Garris. Cette mini-série produite par A&E durant près de trois heures, les courageux qui ont tenu jusqu’au bout ont été plutôt rares... et sont sortis pour presque prendre leur petit déjeuner (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM) !

BIFFF ON STREAM - Ne manquez pas les courts belges !

Envie de découvrir l’éventuelle pépite de l’année au niveau des courts-métrages belges de genre ? C’est par ici que ça se passe ! Aujourd’hui, de 13 à 16 heures, la BIFFF donnera lieu à son traditionnel Belgian Film Day, qui permettra à de jeunes (et parfois moins jeunes) réalisateurs de concourir en vue du Méliès d’Argent.

Si la récompense enverra directement son détenteur au festival de Sitgès en octobre prochain, elle ne sera pas la seule à être convoitée le Prix de la Sabam (1000€), le Prix Fedex (un bon d’une valeur de 2500€) et le Grand Prix seront remis aux meilleurs courts par le jury présidé par Michel Devillers.

N’hésitez pas à venir nombreux soutenir ces espoirs du fantastique belge.

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 9

Très attendue, cette journée du 13 avril a rendu les premiers verdicts du festival : en effet, la Belgian Film Day, qui comptait 14 films en compétition, a décerné les premiers trophées du festival et envoyé un jeune veinard à Sitgès au mois d’octobre prochain grâce à un Méliès d’Argent (que vous pouvez découvrir en intégralité ICI). Mais le grand événement de la journée, ou plutôt de la soirée, résidait bien entendu dans Le Bal des Vampires, sur lequel nous reviendrons en images d’ici quelques jours.

Mais, niveau films, les plus cinéphiles des biffeurs, qui ne cédaient pas aux sirènes de La Cuvée des Trolls, ont pu se délecter devant The Incident, co-production belge réalisée par Alexandre Courtès. Le schéma plutôt classique de ce que l’on pourrait qualifier de "film de zonzon", les superbes images proposées et le dénouement de l’histoire ont conquis un public très important (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Il en a plus ou moins été de même avec Extraterrestre, le retour de Nacho Vigalondo sur les écrans du BIFFF. Celui qui avait ravi l’assistance bruxelloise en 2008 avec son excellent Timecrimes attirait donc une sacrée foule dans la salle pour sa... comédie dramatique. En effet, la SF ne servant que d’alibi à une fable plus ou moins comique, le public s’est pris à rire à quelques reprises là où certains s’attendaient à frémir. Qu’à cela ne tienne, bien balancé et bénéficiant de la présence de la charmante Michelle Jenner (notre SCREAM QUEEN d’hier), Extraterrestre a constitué un très honnête divertissement pour l’ensemble des spectateurs (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Arrivaient ensuite Hindsight et Zenitram, deux oeuvres qui passaient presque inaperçu vu l’effervescence vampirique qui régnait en dehors de la salle. Sorte de Top Chef coréen sur fond de thriller, Hindsight est tout de même parvenu à captiver son public (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), tandis que Zenitram ne pouvait compter que sur une cinquantaine de spectateurs, la soirée la plus folle de l’année ayant vraiment commencé juste à côté. Énorme succès de foule comme à l’habitude, le Bal des Vampires donnait lieu à son traditionnel déballage de maquillages exubérants, de gothiques en goguette, de dinguos (big up Charles !) se prenant pour des singes hurleurs ou de rédac’ chef (celle-là, je n’ai pas besoin de vous expliquer pour qui elle est...) noyé dans des litres de bière à la cerise et coursant presque involontairement toute personne n’ayant pas encore acheté le premier numéro de notre magazine.

BIFFF ON STREAM - Premier Méliès d’Argent décerné !

Le court est en intégralité ICI !

Hier se tenait le huitième Belgian Film Day du BIFFF ou l’occasion pour les jeunes cinéaste du pays de se distinguer et remporter une foule de prix. Si nous reviendrons plus en détail sur les grands moments de cette compétition, notamment par le biais du palmarès officiel mardi ou encore par l’un ou l’autre OSE COURT dans les semaines qui viennent, il était surtout intéressant de savoir qui empocherait le Méliès d’Argent et, donc, un billet pour la course au Méliès d’Or qui se tiendra à Sitgès en octobre prochain.

Cette année, c’est le Karkas du tout jeune Maxim Stollenwerk, qui était présenté en première mondiale au festival, qui l’a emporté logiquement. Ce qui peut être qualifié de grand moment de cette projection mène donc le cinéaste tout droit en Espagne.

Karkas suit, comme son titre l’indique, une carcasse qui, séparée de son compagnon, se venge sur le boucher d’une façon bien particulière.

VOIR KARKAS

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Le Q&A de William Friedkin vu par Samuël Tubez

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Le portfolio de Raymond Widawski

BIFFF ON STREAM - Tweet again

Quel monde ! Tout ça pour des nazis scandinaves !

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 10

Profitant de ce début de week-end pour à nouveau procéder à une farandoles d’oeuvres aux spectateurs, le BIFFF débutait hier sur le coup de 14 heures avec Poongsan, un thriller coréen très attendu par tous les asiatophiles, qui espéraient y retrouver quelques réminiscences des derniers chefs-d’oeuvre du Pays du Matin Calme en la matière. Si la qualité de l’oeuvre n’est pas à remettre en doute, le film de Juhn Jaihong, présenté dans le cadre de la compétition Septième Parallèle, s’est tout de même situé à mille lieues de ses glorieux exemples (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), tandis que la salle peinait à se remplir, dédicaces de Maxime Chattam obligent.

En effet, pas mal de monde s’était massé au Q&A où le célèbre écrivain tenait une mini-masterclass suivi d’autographes, ce qui rendait totalement heureuse l’une de ses groupies, Roxane du service presse. Heureux, les spectateurs l’étaient tout autant au moment de découvrir Retreat, film très classique déjà projeté dans d’autres festivals (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM) mais qui attirait tout de même du monde dans la salle. Cette même foule s’est ensuite rendue à la projection de Children who chase lost voices from deep below, la nouvelle folie animée de Makoto Shinkai.

C’est néanmoins la séance de 20 heures qui retenait l’attention puisque, sold out depuis de nombreux jours, Iron Sky débarquait sur le BIFFF tout auréolé d’une sacrée réputation mais aussi d’un pitch qui, à lui seul, a permis de remplir la salle. Dans une ambiance surchauffée, le public découvrait le film de Timo Vuorensola qui, hélas, ne parvenait pas réellement à le faire vibrer. Loin d’être mauvais, le métrage ne parvenait pas à tomber dans le délire assumé tellement désiré par les spectateurs (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). C’est néanmoins avec le sourire que ceux-ci ont rejoint le bar après la projection... histoire de s’échauffer à grands coups de Trolls avant Elevator.

Réalisé par le norvégien Stig Svendsen, ce huis-clos américain présenté en première internationale dans la catégorie Thriller s’avérait plutôt calme pour prendre la suite d’Iron Sky mais son efficacité faisait rapidement oublier le côté bavard de sa première partie (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Dès lors, si certains n’ont pas hésité à huer le film (ils devaient être 5 ou 6), le film a tout de même plu à la plupart des spectateurs.

Ceux-ci prenaient bien plus de plaisir à découvrir le film de minuit, toujours bien barré en général, qui, encore une fois, n’a pas fait défaut à sa réputation. Foutrement bien tendu, Panic Button insufflait la dose de tension à une soirée qui en avait un peu besoin. Sorte de version de Saw dans les airs, le film de Chris Crow faisait en tout cas l’unanimité voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

BIFFF ON STREAM - Photos

Le portfolio de Raymond Widawski

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu, Jour 12

Un grand vent de nostalgie soufflait déjà hier sur Tour & Taxis, nostalgie de ce trentième festival déjà presque écoulé, nostalgie des délires et des cris qui pullulaient en salles, nostalgie de la belle ambiance qui a régné tout au long de l’aventure au service presse (Sophie, Roxane, Elli, Laura, Alex, John, merci à vous tous), nostalgie, même, des pains-boudin et des vannes pourries de Charles Six. Comme le disait très justement notre ami Sacha Feiner, qui a noyé sa mélancolie dans quelques litres de Troll (et qui ne s’est pas montré violent, rassurez-vous), une petite chape de plomb s’est abattue sur cette fin de BIFFF.

Mais, qu’à cela ne tienne, cette journée du 16 avril a sans doute été la meilleure qualitativement parlant au niveau des projections. Après l’anecdotique XP 3D (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), qui ne parvenait pas vraiment à captiver si ce n’est par l’un ou l’autre effet gore réussi, le public découvrait Beast, challenger de choix dans l’obtention du prix du Septième Parallèle. Plongée dans une folie viscérale et particulièrement humaine, le film de Christoffer Boe laissait le public pantois et étonnamment silencieux (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). La magnifique Marijana Jankovic ayant précédemment étalé ses talents de rappeuse sur la scène, la séance de 18 heures fut donc couronnée de succès.

Par la suite, ID:A, présenté sur le coup de 20 heures ne pouvait pas réellement se targuer d’être du même acabit, les spectateurs se lassant rapidement et laissant libre court à quelques railleries comiques dont il a le secret (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). Il en allait tout autrement avec le troisième film de ce triptyque danois qui nous emmenait sur les traces de Ronal the Barbarian, un héros d’animation qui, à n’en point douter, sera l’un des personnages en vue cette année. Totalement délirant, le film de Kresten Vestbjerg Andersen, Thorbjørn Christoffersen et Philip Einstein Lipski a été acclamé durant tout son déroulement (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Arrivait enfin LA séance de minuit du festival : la projection de Zombie Ass : Toilet of the Dead, film dont le titre en disait long quant aux dispositions prises par son réalisateur, Noboru Iguchi. A oeuvre d’exception, ambiance d’exception, le public l’a compris dès les premières minutes de la séance et a réservé un accueil jubilatoire à cet OFNI nippon qui, contrairement à nombre de ses prédécesseur, brillait par une action de tous les instants. L’assistance, rendue folle par le spectacle qui lui était offert, rendait un vibrant hommage à Zombie Ass avec une belle standing ovation à la fin de la projection (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Cette belle journée, riche en oeuvres de qualité et en ambiance, a été l’un des plus beaux cadeaux de cette trentième édition et un argument supplémentaire à la nostalgie ambiante...

BIFFF ON STREAM - Bilan BIFFF 2012

La grande lessive. 13 jours de visionnages intensifs plus tard, le corps ne tient plus, les paupières déclinent, le ventre est barbouillé, les jambes ankylosées, les mirettes gonflées. C’est qu’ils ont souffert les yeux devant cette avalanche de péloches venues de tous horizons et qu’ils continuent de souffrir, inondés par d’intarissables reflux lacrymaux. Le cœur battait la chamade à l’ouverture des portes le 5 avril, il est désormais brisé en mille morceaux au lendemain d’une rupture douloureuse. Un mal de l’âme qui vous déchire à l’intérieur, une plaie qui ne se cautérisera progressivement que lors de la prochaine édition.

Les sens sont en totale perdition : le nez réclame le fumet des hamburgers cramés à 4 euros et des poussières, les esgourdes exigent leur quota de hululements de festivaliers, bouche et foie se désaccordent dans le sevrage de la Cuvée des Trolls, les fesses même regretteraient les sièges inconfortables de la grande salle. Maso jusqu’au bout des ongles, je me damnerais pour vivre quelques heures encore ce tourbillon des sensations apte à faire virer à l’anecdote les premières caresses qu’échangèrent, dans une pommeraie célèbre, les braves Adam et Ève. On ne peut se faire une vraie idée du paradis que si l’on a goûté "une heure seulement", comme serinait Brel, une séance au BIFFF.

Alors, pour faire passer le temps et nourrir la nostalgie, on se contente d’enclencher le décompte pour la prochaine édition. Et on tait son chagrin, sa détresse. Dans l’espoir que ce papier ait des vertus thérapeutiques, je déverse à qui veut lire les bleus à l’âme qui perdureront longtemps encore. Les multiples hommages à notre bien-aimé Alain Deprez. Les louvoiements raisonnables (plein de films, de la bouffe digeste et à peine quelques bières) de Quentin. Les ténors de la scène que furent Stéphane Everaert, Terry Gilliam et Mick Garris. Les hurlements de mes compères du premier rang qui rendent chaque séance aussi insupportable que jubilatoire. Les heures vécues en compagnie de l’équipe presse qui a atteint un niveau de sympathie et de professionnalisme difficilement égalable. Jonathan et ses vannes foireuses. Elli et Roxane et leurs cassages en règle. Sophie, la reine des traductions, divine en hôtesse d’accueil. Laura et son charme vénéneux. Alex aux yeux renversants et aux goûts sociaux douteux (le Cosplay quoi !) mais aux penchants cinématographiques irréprochables.

Adios le BIFFF. Encore joyeux anniversaire, vieux, et à l’année prochaine !

BIFFF 2012 - Le Top 5 des chroniqueurs

Avec une cinquantaine de films vus en 13 jours à peine, dresser un top 5 n’a rien d’évident, mais les chroniqueurs de CinemaFantastique tentent une nouvelle fois l’expérience pour vous.

Quentin Meignant

1. The Sandman

2. Beast

3. The Cabin in the Woods

4. La Chispa de la Vida

5. Zombie Ass : Toilet of the Dead

Damien Taymans

1. The Sandman

2. The woman

3. Ra.One

4. Himizu

5. Tormented

Alan Deprez

1. The cabin in the woods

2. Zombie Ass : Toilet of the Dead

3. The woman

4. Killer Joe

5. The Flying Swords of Dragon Gate

Seb Lecocq

1. Ra.One

2. Hindsight

3. The Sandman

4. The Flying Swords of Dragon Gate

5. Ace Attorney

Seb Brunclair

1. Ra.One

2. The Sandman

3. The Woman

4. Zombie Ass : Toilet of the Dead

5. Ace Attorney

Samuël Tubez

1. Killer Joe

2. La Chispa de la vida

3. The Sandman

4. The Woman

5. The Cabin in the woods

BIFFF ON STREAM - Compte-rendu de la clôture

Moment émotion hier à Tour & Taxis puisque c’était déjà l’heure des adieux avec notre festival chéri. Venus en masse pour souffler une dernière fois les 30 bougies de l’événement fantastique le plus démentiel d’Europe, les spectateurs ont pris place sans retard pour découvrir le palmarès de cette riche cuvée 2012. Avec son lot de surprise, celui-ci est détaillé ICI.

Par la suite, l’assistance a pu découvrir en avant-première le fameux The Cabin in the Woods de Drew Goddard qui, tout au long de sa promotion, a entretenu un mystère total quant à son intrigue. Le moins que l’on puisse dire est que le public a été surpris et que, plus que jamais, ce film de clôture a tenu toutes ses promesses (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).

Mais l’essentiel n’était pas là : cette dernière soirée, arrosée comme il se doit a permis aux bifffeurs de se quitter en bonne et due forme autour des quelques verres de Troll mais aussi de Jameson. La tristesse et la nostalgie étant forcément au rendez-vous, les habitués ont tout fait pour que la soirée dure le plus longtemps possible... jusqu’aux petites heures, comme chaque année. La dépression post-BIFFF a donc véritablement commencé et ne devrait cesser que dans quelques semaines... voire dans 1 an pour les plus accros.

BIFFF 2012 - Le Palmarès

Le Jury International :

Mick Garris, Marijana Jankovic, Eric Valette, Guillaume Malandrin, Paco Cabezas

Un Corbeau d’Argent est attribué à

Juan of the Dead (Alejandro Bruguès)

pour sa mise en scène inventive, son sens de l’humour et plus particulièrement pour la prestation de son acteur principal.

Un Second Corbeau a été attribué à

Tormented (Takashi Shimizu)

pour son originalité et son point de vue unique sur l’enfance à travers les yeux de son personnage.

Le Corbeau d’Or est attribué à

The Awakening (Nick Murphy)

Le Jury Européen :

Jean-Paul Bertin, Philippe Blasband, Pierre Dejemeppe, David Hainaut, Matyas Veress, Serge Dero, Kenan Gorgun.

Le Jury Européen attribue

Une mention spéciale à

The Sandman (Peter Luisi)

pour avoir apporté un peu d’amour au BIFFF.

Le Méliès d’Argent est attribué à

Iron Sky (Timo Vuorensola)

Le Jury Thriller :

Maxime Chattam, Stéphane Bourgoin, Gigi Etienne, Philippe Dumont attribue

Une mention spéciale

à Paul Rhys pour sa performance exceptionnelle dans
Eliminate Archie Cookson (Rob Holder)

Le Prix Thriller est attribué à

The Whistleblower (Larysa Kondracki)

Le Jury du 7e Parallèle :

Bruce Ellison, Pat Cronenberg, François Marache, Daph Nobody attribue

Une mention spéciale à

Shuffle (Kurt Kuenne)

Le Prix du 7e Parallèle est attribué à

Himizu (Shion Sono)

Le Prix du Public :

Le Pégase est attribué à

Iron Sky (Timo Vuorensola)

BIFFF 2012 - Synthèse photos

Récapitulatif des photos de Raymond Widawski

30 ANS DU BIFFF - Tournage de Slutterball

Du gore, des zombies, des roulettes et du sex-appeal !

Go Sluts ! - Photo : Mondiani Joli

Slutterball, réalisé par Jérôme Vandewattyne, sera une des capsules vidéo conçues à l’occasion des 30 ans du BIFFF et donc diffusée lors de l’édition 2012 du festival. Jérôme « beau comme l’inceste » Vandewattyne s’était auparavant illustré avec le Trailer Offf (pour l’interview « Ose Court », c’est par ici !), fausse bande-annonce grindhouse férocement réussie et projetée en avant-programme des séances de minuit du BIFFF 2011 (lien vers le film).

Slutterball est, comme son titre l’indique, une référence limpide au Rollerball (1975) de Norman Jewison, bien qu’il s’inscrira sensiblement plus dans une mouvance Bis et « exploitative ». Je suis un spectateur privilégié du tournage, vu que j’y participe activement comme assistant-réalisateur et ai épaulé Jéjé dès l’étape du scénario.

En effet, Mr. Vdw est de ces réalisateurs en qui je crois, une tête brûlée comme on les aime, éduqué dès le berceau à coup de péloches déviantes et autres films d’exploitation. Mais c’est avant tout un mec remarquable, d’une incommensurable sympathie, doublée d’une franchise et d’une spontanéité que beaucoup de gens du métier ont perdues depuis bien longtemps… A fortiori dans le microcosme de l’audiovisuel belge… D’ailleurs, Jéjé m’aidera à son tour sur ma propre capsule pour le 30ème anniversaire du BIFFF, Erotomania, aux douces effluves d’érotisme trouble, de gore et de « pink violence ». Mais ceci est une autre histoire…

Instantané de tournage - Photo : Mondiani Joli

Alors à ce stade, vous devez vous demander de quoi peut parler ce mystérieux Slutterball… Je vais tâcher d’être bref ; le film se propose de lâcher un pédophile multirécidiviste dans un parc d’attraction désaffecté, rapidement traqué par les Sluts, harpies assoiffées de sang et montées sur patins à roulettes. En somme, une version « belgian trash » des jeux du cirque, sous les yeux de personnages plus azimutés les uns que les autres. En dire plus serait criminel… Néanmoins, pour vous faire baver un peu, j’ajouterai que Jéjé devrait bénéficier, sur mes conseils d’érotomane avisé, de la présence de l’ex-hardeuse Lavandra May (à l’affiche du film Echap) et de la porno star Jasmine Arabia (remarquée chez John B. Root), pour des rôles pas piqués des hannetons !

Jour 1

De très bon matin, les mines défaites de l’équipe, en sérieux manque de sommeil, se retrouvent au « Dadipark », parc d’attraction délabré sis dans les environs de Courtrai. Emaillé d’un drame - le décès d’un enfant grièvement blessé par un manège -, l’endroit dégage une impression irréelle et étrange, à la vision de ces manèges « fantômes » laissés à l’abandon. Tel un lieu où l’activité humaine se serait arrêtée pour laisser la nature reprendre ses droits. Une atmosphère farouchement « cinégénique » dont l’équipe a saisi la pleine mesure durant cette journée.

Photo : Mondiani Joli

Après un important travail de make-up, coordonné par le maestro ès SFX Jean-Michel Degoedt, nous nous retrouvons face à une bande de « pom pom girls zombies » mutines et à l’impayable Rémy Legrand (l’homme aux seins connus de nos services, esclave sexuel d’habitués notoires du BIFFF) dans la défroque d’un individu pas très net… qui en aurait douté ?

Ce qui se dégage le plus de cette journée, en sus de l’ambiance chaleureuse et de la bonne humeur de l’équipe, est surtout cette grande humilité des techniciens, entièrement dévolus à la réussite de l’ensemble et aux intentions du réalisateur. J’ai assisté à tellement de tournages pourris par les egos et le mauvais esprit de certains, que c’en serait même rafraichissant ! Réalisé avec du matériel léger, Slutterball exhale une ambiance de tournage à la Henenlotter (Basket Case) ou John Waters (Pink Flamingos), où la débrouille et le système D ont perpétuellement droit de cité. Un certain sens du « DIY » (Do It Yourself) poussé à l’extrême, encourageant l’équipe à utiliser idéalement les infrastructures du lieu pour pallier au manque de machinerie.

Jean-Michel Degoedt donne de sa personne, dans la peau d'un zombie adepte de la tronçonneuse ! - Photo : Mondiani Joli

A la fin de la journée, le sourire se lit sur les visages et, à l’heure des comptes, on remarque le nombre indécent de plans mis en boîte : plus d’une cinquantaine ! L’effet Vandewattyne ?

Jour 2

Levés une fois de plus de bon matin pour une journée qui s’avérera plutôt sportive, nous sommes vite rejoints par de charmantes demoiselles, membres d’un club carolo - le « Blackland Rockin’ K-Rollers » - de « patinage extrême » (roller derby), Aline Decat saute magistralement au-dessus de notre Gilles Maret national ! - Photo : Mondiani Joli qui incarneront avec force les Sluts, amazones démoniaques et sanguinaires, avec en tête de proue la ravissante Aline Decat. Son aisance sur patins en rendrait ses mouvements hypnotiques…

En un déferlement de couleurs et de « trash attitude », ces sportives nous ont régalé par leur maîtrise, leur style affirmé et leurs allures terriblement sexys. Il fallait se lever tôt pour les suivre et votre humble serviteur s’y colla une bonne partie du temps, l’espace de quelques « arrachés », plans débullés et autres prises sur le vif, suppléant un instant au cadreur Gilles Maret.

Vivement la suite !

Team de choc ! - Photo : Gilles Maret - Retouche : Jean-Michel Degoedt

30 ANS DU BIFFF - Tournage de Slutterball (Jour 3)

Quelques photos de tournage

Le Slutterball de Jérôme Vandewattyne s’illustre à nouveau avec une poignée de photos plateau, issues de la troisième journée de tournage.

L’occasion idéale pour un focus sur la "team make-up" du film, ne s’arrêtant pas aux œuvres sanglantes de Jean-Michel Degoedt, qui avait jadis élaboré, de concert avec Jérôme, le look bien particulier des zombies du Trailer Offf, que l’on retrouve dans leur dernier méfait cinématographique.

Mr. Vdw a la chance d’être solidement épaulé par les talentueuses Sarah Guinand et Aurélie Beeckman. En effet, Sarah a longtemps travaillé avec le réalisateur en amont du projet, pour définir l’allure générale et le "design" des nombreux make-up (croquis à l’appui), tandis qu’Aurélie apporte sa touche personnelle autant que son savoir-faire aux créatures qui "hantent" le Slutterball.

Deux drôles de dames pour Jéjé Vandewattyne, un homme (à femmes ? - NDLR) qui sait décidément s’entourer !

Aurélie Beeckman en pleine action - Photo : Gilles Maret

La team make-up s'attaque aux acteurs du jour - Photo : Gilles Maret

Sarah Guinand l'aide à faire la grimace ! - Photo : Gilles Maret

Jean-Michel Degoedt dans ses œuvres - Photo : Gilles Maret

Hommage à "The Funhouse" ? Seul l'avenir nous le dira... - Photo : Gilles Maret

30 ANS DU BIFFF - Trapped

La poooorte !

Après les hydres SM de Villers-la-ville (Sanctuary’s Battle) et les harpies foraines extrêmement jouettes de Courtrai (Slutterball), c’est à Uccle qu’a été donné le premier tour de manivelle du troisième court-métrage du Collectifff.

Nous ne nommerons pas le réalisateur pour des raisons plus qu’évidentes de conflit d’intérêts avec le BIFFF (sachez seulement que son nom commence par Youssef et se termine par Seniora), mais ce dernier affirme d’emblée ses intentions dès que nous arrivons sur le plateau : "Avec « Trapped », j’ai voulu aller à l’encontre de tous les autres projets du Collectifff. La plupart des réalisateurs du groupe ont décidé de verser dans l’hommage aux classiques, avec zombies, serial-killers etc... sans aborder l’humour en tant que tel dans le genre. Alors, je me suis mis un défi personnel : mon angle d’attaque sera purement humoristique et tout se déroulera dans un cagibi reconstruit de A à Z ! ". Paraîtrait qu’en coulisse, l’équipe le surnommerait Youssef Carpenter ou encore Joseph le charpentier, mais ça, c’est de la cuisine interne : cela ne nous regarde pas.

Sans trop entrer dans les détails, Trapped est un huis-clos qui relatera les mésaventures surréalistes de deux branquignols pourchassés par un meurtrier, à première vue aussi couillon que ses victimes potentielles. Et, sur le plateau – composé d’un lino en damier, d’une porte griffée par un Yéti (en tout cas, c’est l’impression que ça donne) et de faux murs tâchés de sang – la maquilleuse s’active autour de Katia Olivier (réalisatrice du court Méliès d’argent 2008 Virtual Dating) qui, pour le coup, joue le rôle de Sandy : un cadavre encore tiède habillé comme une pute sur le retour. Eventrée pour les besoins du tournage, elle supporte sans broncher un mélange de ouate, de latex, de colorant et de haché – qui n’est pas halal ! Précise le réalisateur – et se laisse même aller à des confidences : ça gratte, mais le sang sur la peau, c’est tellement agréable ! C’est normal que ça m’excite autant ? (rires).

Surgissent alors les deux acteurs principaux, Lorenzo Morello et Stéphane Everaert (oui, oui : le présentateur adoré du BIFFF) qui prennent place dans le décor pour les derniers réglages techniques : si Lorenzo semble prêt pour enchaîner directement avec une soirée au Louise Gallery, Stéphane, affublé d’un t-shirt Sperman et victime – dirait-on – d’une éjac’ faciale sanguinolente, semble plus atteint par le tournage. Mais le moral est toujours au beau fixe car tout se passe avec une spontanéité et une sympathie qui semble décidément être une marque de fabrique dans le microcosme de l’audiovisuel belge. Il suffit de voir les deux acteurs dévorer Sandy/Katia des yeux en s’échangeant des joutes aussi fleuries que « tiens, j’ai envie d’un spaghetti bolognaise » ou encore « Y a un rejet mammaire du côté de la panse, on dirait » pour s’en persuader.

Et finalement l’on quitte le tournage en ne pouvant s’empêcher de repenser à cette ligne du dialogue, répétée à l’envi pendant notre présence et qui revient tel un mantra, « Putain, c’est trop con de mourir puceau...  » tandis qu’on entend au loin d’autres membres de l’équipe beugler leur slogan mystique : « attention aux chats, merde !! ». Bref, des minous et des puceaux... Vivement la défloraison au BIFFF !

30 ANS DU BIFFF - Slutterball (1ère affiche teaser)

La Saint-Nicolas en patins !

Ce 6 décembre, plutôt que de vous proposer la vue repoussante d’un vieillard barbu attifé de rouge et porté sur les enfants en bas âge, Jérôme Vandewattyne a décidé de vous offrir une première affiche teaser de son "Slutterball" tant attendu. De quoi contenter la horde de nymphettes en chaleur et de jeunes éphèbes qui campent devant son paillasson !

Ce "teaser poster" résulte des efforts conjugués de Gilles Maret (photo) et Jean-Michelle Degoedt (retouche).

Et la photo d’illustration de l’article, que vous aurez brièvement pu découvrir en page d’accueil du site (diaporama) est issue du travail du photographe Mondiani Joli.

30 ANS DU BIFFF - Happy birthday, Mr Zombie

Et ça continue, en gore et en gore...

Et hop, une petite mandarine offerte par le Patron des écoliers avant d’aller griller sous les mandarines du patron des écorchés, David Leclercq, réalisateur du quatrième court-métrage du Collectifff !

La première impression en arrivant sur le plateau est frappante : l’endroit est glauque à souhaits ! Des murs verdâtres tirant vers le mickey gluant du tarin, des crucifix renversés (si, si, si !), des cotillons datant certainement du pot de départ de Wilfried Martens, le tout lardé de traces de frein, de sang, de foutre et probablement de crème fouettée (les Pasque rôdent aux alentours). Au centre, une table sur laquelle se dresse un gâteau d’anniversaire à moitié entamé et un mélange de quiche gastrique ressemblant farouchement aux restes d’un lépreux vietnamien qui se serait malencontreusement mis au banjo. Néanmoins, le plus inquiétant se trouve plutôt autour de ce « festin » : des zomblards à l’œil pendant, aux pustules méphitiques et aux mâchoires rabattues trépignent sur place comme s’ils attendaient un arrêt pipi depuis le siècle dernier. Soudain, le réalisateur débarque sur le plateau et son bestiaire fouettant le ragondin fermenté se met à hurler :
« Gnnoyeux gnanngniverfaiiir !! »

Parce que, oui, ce 7 décembre, David Leclercq est l’heureux papa de 365 jours en moins sur cette terre ! Mais, est-ce que cette coïncidence l’aide à transcender son scénario ? "Non, c’est un pur hasard, mais l’analogie est intéressante, cela dit !" sourit David avant d’en revenir à la genèse du projet : "à la base, le thème général était l’anniversaire du BIFFF. Tout le monde est parti dans des directions différentes mais moi, je suis resté braqué comme un couillon sur l’anniversaire. Alors j’ai imaginé un zombie dans un monde post-apocalyptique qui fête son anniversaire et qui essaye tant bien que mal de souffler le doigt-bougie (sic) alors qu’il n’a plus de lèvres ! Et c’est parti pour cinq minutes délirantes où il va tenter avec ses potes d’éteindre cette foutue bougie." La paraffine équipe, en somme.

Point d’ego pourri ou de mauvais esprit durant ces trois jours de tournage (le cameraman Nicolas Savary est même passé faire quelques plans en steadycam), alors que la logistique était relativement lourde et le travail en amont particulièrement conséquent. "Ma trouille première, continue David, c’était le maquillage et les effets spéciaux : je ne voulais pas d’un effet cheap avec un bête bout de latex. On a donc fabriqué des moules et des prothèses avec Michael Loncin que l’on peut directement appliquer sur les comédiens. Ça complique le plan de tournage mais, au moins, ça a de la gueule ! "

Et, effectivement, lorsqu’on retrouve le comédien Marc De Roy au cathering, l’effet est saisissant : on dirait un croisement improbable entre Darth Maul et Toxic Avenger. Mais, si les prothèses facilitent le travail du réalisateur, qu’en est-il des comédiens ? "C’est simple, répond Marc, je bois à la paille et je bouffe en avalant mes fausses dents, le tout devant un miroir pour être sûr de viser le bon orifice."
Bon, d’accord, on laisse la belle de jour au cathering (Deneuve) et on retourne sur le plateau, où on surprend une discussion entre David et son directeur photo, Sammy Hermand. "Bon, on va faire éclater une tête maintenant, fait le réalisateur. On le fait en direct ou en post-prod ?" Sammy Hermand, l’œil encore gourmand alors qu’il vient de s’enfiler des boulettes de lapin sauce gibier à la pause, rétorque d’une voix placide : "En direct, c’est mieux…" Et là, on se dit qu’il est plus que temps de se carapater en douce pour ne pas terminer en stoemp sur les murs, et de filer en voiture avec Youssef Seniora, qui s’occupe de l’intendance sur le tournage avec un sens inné du DIY (Do it Youssef) !

Crédits photo : Christelle

30 ANS DU BIFFF - Rorschach

Ça va pas dans ta tête ??

C’est par un froid mordant de décembre que nous arrivons aux confins de la commune d’Uccle, à la lisière de la frontière linguistique où les rues commencent à avoir des noms à consonance batave, telles que Kriekenput, Lindenlaan en zo voort… On avance avec prudence, comme si l’on se trouvait dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, et l’on finit par accéder enfin à la grande bâtisse où se tourne le cinquième court-métrage du Collectifff, « Rorschach » de Stéphane Everaert.

Alors, de deux choses l’une : « Rorschach » n’est pas le nouveau parfum d’Yves Rocher mais un outil d’évaluation psychologique de type projectif (grosso merdo, on dit ce qui nous passe par la tête en voyant des tâches dessinées sur des planches). Ensuite, Stéphane Everaert démontre une fois de plus qu’il a plusieurs cordes (bon, déjà à son cou, puisqu’il est marié à la ravissante Stella) à son arc : présentateur du BIFFF adoubé par le public, prestitidigit… enfin, magicien quoi, et maintenant réalisateur !

On arrive en catimini sur le plateau – qui semble sorti tout droit du dernier film de Cronenberg, La Méthode, traitant justement de Freud -, et l’on surprend Stéphane Everaert donner des consignes sibyllines à l’une de ses actrices, Naila Ma : "Tu es le genre beauté italienne, capable de mettre un coup de genou dans les couilles sans ciller, tu vois ?" S’apercevant alors que la presse est présente, il se montre plus évasif et tout sourire. Un parfum de suspicion se met à flotter dans l’air… à peine avons-nous le temps d’assister aux préparatifs d’une scène que l’impensable se produit ! Sous le couvert d’une pénurie de figurants, on boute la presse hors du plateau pour qu’elle aille folâtrer en blouse blanche dans le jardin afin de densifier l’arrière-plan !Y a pas à dire, une aura de secret digne d’un embargo sur le tournage de Twilight 26 semble planer sur le tournage. La paranoïa monte d’un cran, tandis que l’on se retrouve dans le jardin à discuter phoques et écologie avec Vincent, l’électro (a-t-il lui aussi signé une clause de confidentialité ? Nous n’en saurons rien).

Une fois la quarantaine levée, Stéphane Everaert se montre plus volubile et propose de tailler le bout de gras sur le divan (décidément, l’ombre freudienne ne cesse de planer sur ce tournage) : "Il y a vraiment une superbe synergie dans le Collectifff : j’étais le producteur du court de David Leclercq (Happy Birthday Mr Zombie) et David est maintenant l’un des acteurs de mon court. Quant à Youssef Seniora, j’étais acteur dans son court (Trapped) et il est assistant réalisateur sur celui-ci !" À noter que Youssef est à Stéphane ce qu’une bouche est aux Frizzy Pazzy : un catalyseur. Oui, je sais, j’ai tendance à partir dans tous les sens, avoue Stéphane. Et quand on lui pose la question fatidique, puisqu’il est l’instigateur du Collectifff, il se penche, prêt à livrer un scoop comme un méchant de cinéma qui explique son plan diabolique avant de zigouiller le héros. On frisonne imperceptiblement : "L’idée du Collectifff est née à la présentation du dernier film du BIFFF 2011. Je suis descendu de scène et j’ai aperçu, à l’une des tables, une bande de réalisateurs en herbe. Et là, ça a fait tilt ! J’ai été trouver Youssef pour lui en faire part et les premières réunions ont débuté à peine un mois plus tard ! "

Mis à part cela, toujours makache sur le scénario de « Rorschach », si ce n’est qu’il est question d’une rencontre entre un paranoïaque (joué par Michel Nabokov) et un psy dont le rôle a été attribué à un invité mystère ! Ce dernier, en mode furtif, est difficile à alpaguer mais, quand on met la main dessus pour lui demander ses premières impressions sur le tournage, il répond, aussi sérieux qu’une porte de prison : "Rien. Pourquoi ça devrait me faire quelque chose ? C’est un jeu, non ? Si j’avais pas autant d’humour, tu crois franchement que je me laisserais maquiller comme un ancien nazi ? "

Haha, ça vous titille, hein ? Mais, comme on tient à notre vie, on ne vous révèlera pas son identité. De plus, la surdose de paranoïa nous rend extrêmement fébrile et l’on quitte l’endroit à reculons avant de prendre la poudre d’escampette, de peur de se faire allumer par un sniper du TAK engagé par Stéphane Everaert !

30 ANS DU BIFFF - L’affiche officielle du festival

Putain 30 ans ! L’exclamation n’est pas assez forte encore. C’est que les dinosaures du festival en ont vu passer des événements, en ont projeté des films (plus de 2000 !), en ont accueilli des visiteurs (plus de 2 millions !) et des invités prestigieux (plus de 2000 !). Première chandelle allumée sur cette pièce montée fabuleuse que constituera cette 30ème édition, l’affiche dessinée par Hugo Pratt, le créateur de Corto Maltese.

30 ANS DU BIFFF - L’affiche teaser de L’enfer du décor

Nous reparlerons sous peu de L’enfer du décor, le court-métrage de Jonathan Lenaerts qui sera présenté en avant-première mondiale, internationale et intercontinentale au BIFFF 2012 (pour rappel, c’est du 5 au 17 avril et y faut donc que vous veniez !). En attendant, juste pour faire mariner un peu, voici l’affiche teaser avec l’un des pensionnaires du festival reconverti en boucher sanglant. Allez, un Mars au premier qui le reconnaît !!!!

30 ANS DU BIFFF - L’enfer du décor

Mise en abyme : dans les coulisses de l’enfer du décor

Approchez, pressez-vous pour découvrir l’enfer du décor... Enfin, vous parlez d’un décor : les bureaux de Peymey à Bruxelles frappés par un cataclysme. Le nom de cette catastrophe : Jonathan Lenaerts, bûcheron d’origine finlandaise qui découpait, enfant, les photos de Renny Harlin dans les revues spécialisées pour se palucher à l’abri des regards. Le cuistre, tombé dans la marmite du cinéma avant même de voir émerger ses premiers poils, officie depuis dans un nombre illimité de domaines (il est l’auteur notamment du Bréviaire d’Hannibal Lecteur) et met, depuis un peu plus de deux ans, à contribution sa petite gueule d’ange pour décocher d’irrésistibles sourires aux journalistes se pressant annuellement au BIFFF.

Bourreau de travail, l’homme preste quantité d’heures supp’ et n’hésite pas à squatter les locaux de son boulot pour apporter sa pierre à l’édifice déjà vertigineux du Collectifff. Pour rappel, L’enfer du décor constitue le sixième effort (après Sanctuary’s Battle, Slutterball, Trapped, Happy birthday, mr Zombie et Rorschach) de cette bande d’allumés, fervents adorateurs du festival, qui s’est confié comme mission d’apporter leur propre Chantilly sur le gâteau astronomique et gastronomique que sera cette 30ème édition. Pour l’occasion, Jonathan montre enfin les lieux mythiques - on dénombre une soixantaine de pèlerins effectuant des quatre coins de l’Europe le voyage en car pour poser devant le bâtiment en arrière-plan - où sont prises les décisions les plus importantes de la Belgique fantastique. "Et si on invitait de nouveau Gilles Daoust, juste pour se marrer ?", "La Troll, ça se sert à combien de degrés ?" ou encore le traditionnel "Pourquoi sont-ils si méchants ?" sont autant de sujets de discordes et de débats internes qui animent les quatre mousquetaires dominant depuis bientôt trente années cette forteresse imprenable. Évidemment, leur quotidien n’est pas exempt d’accidents. Il arrive, racontent les mauvaises langues, que le quatuor aménage le lieu en donjon SM pour y flageller les prétendus cinéphiles qui restent encore persuadés que Hooper, Carpenter et Landis sont des remplaçants de la Mannschaft. Pire, des on-dit tenaces circulent à propos des sièges de la grande salle cousus main par Annie à partir des anciens lauréats de la section 7ème parallèle. Quand rira-t-on de ce qu’en dira-t-on ? Probablement jamais. Puisque désormais, l’œuvre de Jonathan dévoile une réalité bien plus atroce encore...

L’enfer du décor fait, dans ce contexte, office de document historique. Pour la première fois, une œuvre ose montrer avec une certaine froideur - mais non sans humour - les conditions de vie austères des bénévoles, chair à pâtée interchangeable et jouet favori des organisateurs de festivals. Lenaerts est un guerrier qui n’a peur de rien. Chaussant le casque à corne hérité de ses ancêtres, grimpant à bord de son fier drakkar, il anéantit les croyances vaines, dézingue les mythomanes et donne à voir la vérité nue de trente années d’exploitation, de soumission, d’humiliation, de meurtre même. Impitoyable, L’enfer du décor vous fera indéniablement changer d’avis à propos de ceux que vous vénérez depuis des décennies. A des kilomètres de l’arène où ils gesticulent pour abreuver le peuple du sang et des jeux qu’il réclame, dans l’obscurité des coulisses, de véritables monstres se tapissent. Vous ne pourrez plus dire qu’on vous a pas prévenus...

30 ANS DU BIFFF - Affiche pour Erotomania

Un superbe visuel de l’illustratrice manga Bangela Sama...

Nouveau titre à ajouter à notre très belle liste de courts du 30ème BIFFF, l’Erotomania d’Alan Deprez connaîtra sa principale journée de tournage ce lundi 23 janvier.

Outre cet événement qui ne manquera pas d’être "hot", Erotomania se distingue d’ores et déjà par une magnifique affiche réalisée par l’illustratrice manga Bangela Sama.

Ce visuel, qui nous annonce un ensemble forcément très sensuel, surtout connaissant Alan, est la première contribution à ce film qui regroupera bon nombre de fidèles du jeune cinéaste.

Outre Nicolaos Zafiriou, le directeur photo, Benjamin Liberda, le cadreur, et Benoît Cantillana, maquilleur SFX qui a notamment oeuvré sur Ab Aeterno, on notera la présence de Damien Marchal, acteur récurrent d’Alan mais aussi véritable chouchou du public du BIFFF.

De quoi saliver à la simple évocation de cet Erotomania...

30 ANS DU BIFFF - Belgian Psycho

C’est un bon film !

Premier tournage de l’an neuf pour le Collectifff ! Cette fois, nous retrouvons Katia Olivier (Virtual Dating) à l’Espace Magh, à deux jets de pierre du ket incontinent le plus célèbre du plat pays. L’équipe a investi la salle de spectacle et patiente tranquillement afin qu’il y ait un retard digne de ce nom pour le premier clap (que voulez-vous : le cinéma a ses codes, à l’instar du m…superstitieux du théâtre). Au milieu de cet essaim, la réalisatrice gère son quatrième ulcère avec sa bonhomie proverbiale, en lâchant autant de vannes que de reflux gastriques.

Mais attention ! Si son sourire candide et son regard attendrissant donnent envie de lui donner le bon dieu sans confession (de toute façon, l’hostie aurait du mal à passer, vu l’agnosticisme forcené de Katia) ou font croire qu’elle réalise un spin-off de Bonne Nuit les Petits, la réalité est tout autre… Avec un titre comme Belgian Psycho, référence directe au bouquin culte de Bret Easton Ellis (initiales BE, gambergez là-dessus : c’est un signe !), Katia n’y va pas par quatre chemins et dégaine sa rhétorique engagée avec la ferveur d’une érection présidentielle italienne : "A chaque fois qu’on va à l’étranger défendre nos films belges, la réaction c’est « oui, la Belgique : les frères Dardenne, les frites et Dutroux. » Mais ça ne va pas, ça ! J’avais envie de montrer un autre aspect : on va tourner sur la Grand-Place, on va avoir des accessoires très bruxellois – comme des reproductions du Manneken-Pis -, et le titre est là pour rappeler que même les Belges peuvent être des fous furieux psychopathes !"

L’idée de base de notre charmante dégénérée, qui doit probablement se repasser en boucle la scène du crucifix de L’Exorciste pour s’endormir, était d’imaginer une tueuse en série – pulpeuse et fatale – qui décide d’allumer à la chevrotine tous les collets montés du prêt-à-penser consensuel. "Je donne de la violence, un peu de nudité et un point de vue féminin sur le trash et le gore". Chez Katia, donc, « consensuel » s’écrit en deux mots brûlants. Et, là où la connexion neuronale primaire du mâle aurait transformé le pitch en gloubi-boulga mi-vigilante mi-rampage, le raffinement typiquement féminin permet de monter la charge critique d’un cran : le féminisme revendiqué – façon mi-chiennes mi-soumises ou putes de garde qui comme le vin se bonifient avec l’âge (excusez d’emblée la dyslexie machiste) – est dès lors utilisé comme vecteur transgressif pour stigmatiser encore plus la censure systématique. Vous avez une tante catho en ligne de mire en lisant ces lignes ? Ça tombe bien : l’Eglise catholique est également dans le viseur de Katia. "J’ai été baptisée de force par mes parents mais, moi, je suis complètement agnostique et ça m’embête beaucoup de ne pas être excommuniée. Donc, je cherche la merde avec le Vatican. Pour ce film d’ailleurs, je n’ai pas de droits pour la photo du Pape qui va servir d’insert pendant une scène de viol (c’est une femme qui viole un homme) : j’espère que ça va amuser les gens intelligents et choquer les gens moins intelligents. "

Au niveau logistique, la production fut un tel casse-tête qu’elle a bien fait de tourner maintenant : vingt ans plus tard, et elle était bonne pour un triple pontage coronarien. Heureusement pour Katia, la Ville de Bruxelles s’est montrée tout à fait ouverte au projet et a même mis à sa disposition l’Hôtel de Ville pour quelques plans d’intérieur. Au niveau de l’équipe, la réalisatrice s’est aussi étonnée du réseau solidaire qui s’est mis en place : "J’ai réussi à rassembler des gens extraordinaires, notamment Jacques-Olivier Molon pour les effets spéciaux et les explosifs sur les corps (responsable FX d’Amélie Poulain, A l’intérieur, Livide – un habitué du BIFFF) et Olivier Merckx au steadycam (Mon Pire Cauchemar, Notre Jour Viendra, Tout ce qui brille)." Des armes factices, d’autres démilitarisées ont également dû être achetées pour le court-métrage, promettant un tournage extrêmement physique pour l’actrice principale, Naila Ma qui, pour l’occasion, a dû apprendre à tirer des coups et se familiariser avec les impacts de pénétration.

Une belle promesse pour le BIFFF, festival cher au cœur de la réalisatrice : "Le BIFFF, pour moi, c’est l’endroit où la censure n’existe pas. Et j’avais envie de rendre hommage à la liberté d’expression qu’apporte le BIFFF." D’autant plus qu’elle a prévu de gâter les spectateurs avec les apparitions de Guy Delmote et Freddy Bozzo, deux des membres fondateurs du festival. Mais ce n’est pas tout ! Et là, c’est une exclusivité pour Cinémafantastique : "Nous avons la scène du « c’est un bon film » : une star mystérieuse qui vient nous rejoindre, pour nous prêter une partie intime de son corps." En espérant qu’il y ait du monde à la projection, nous sommes d’ores et déjà assurés d’avoir du monde au balcon ! Les paris sont ouverts, et n’allez pas nous dire que ça ne vous fait nichons ni froid, hein !

30 ANS DU BIFFF - Erotomania

Just a submission story...

Lundi 25 janvier, début d’après-midi,… sous la Place Royale. Nous voilà dans le fameux Coudenberg, lieu hautement historique de Bruxelles, dans le cadre du tournage d’Erotomania d’Alan Deprez, contribution du jeune cinéaste au Collectifff qui se décarcasse depuis quelques mois pour faire du 30ème BIFFF une cuvée unique en son genre.

Après avoir été accueilli au musée BELvue par un concierge communiquant un code interminable censé ouvrir une imposante porte, la plongée dans les tréfonds de la capitale ne se fait pas sans une certaine appréhension. Lieu aussi magnifique que sombre, doté de pentes raides et de lumières incertaines, le Coudenberg recèle cette atmosphère authentiquement spéciale qui peut faire chavirer la destinée de toute production cinéphilique. Et, à ce titre, à l’approche du plateau, les gémissements lointains du supplicié de la journée, l’excellent comédien Bertrand Leplae, déjà vu dans Ab Aeterno où il tenait le rôle de William, confère encore au lieu une aura horrifique plus poussée.

Au détour de quelques colonnes se tient le tournage d’Erotomania, création qui, dès le premier abord, semble faire preuve d’excellentes dispositions, les efforts au niveau lumières et effets collant parfaitement au style d’Alan. Porte-étendard d’un cinéma « léché », comme il se plaît à le rappeler de nombreuses fois en festivals, le jeune metteur en scène est assisté d’une sympathique équipe, fidèles entièrement à sa disposition et qui se donnent à 100%

Outre le méritant Bertrand Leplae, frigorifié, attaché qu’il est à une colonne par des chaînes sous l’œil attentif de toute l’assemblée, les efforts se multiplient de la part de chaque intervenant pour coller à l’univers très riche envisagé par Alan. Ce dernier, se plaisant à dire « que tout metteur en scène ne serait rien sans ses assistants et que lui ne serait sans doute rien sans ses fidèles amis », prend en compte les avis aiguisés des différentes personnalités en place. Ainsi, en tant qu’assistant-réal, Jérôme Vandewattyne, qui offrira au 30ème BIFFF son Slutterball, rend la pareille à Alan en jouant tantôt les électros, tantôt les conseillers. Il en va bien entendu de même pour Nicolaos Zafiriou, dont les qualités de directeur photo ne sont plus à prouver depuis bien longtemps et qui semble plus que jamais investi pour faire de cet Erotomania un des moments marquants du festival bruxellois. L’œil plus vif que jamais, l’homme voit tout : le moindre détail est étudié afin d’amener sur le film la dose d’esthétisme si parfait qui sied au cinéma d’Alan. N’hésitant pas à faire rejouer certaines séquences un grand nombre de fois, Nicolaos a sans doute été le plus grand bourreau de la journée de Bertrand Leplae… toujours enchaîné à sa colonne pour le bien du film.

Mais le grand moment de la journée intervient sans aucun doute par la suite avec l’entrée en scène de la splendide Ting, une actrice chinoise au physique incroyable et à la bonne humeur communicative, et de Damien Marchal, sans doute l’acteur le plus apprécié des spectateurs du BIFFF. En effet, l’ancien Bob le Zombie risque une nouvelle fois de créer la sensation dans la salle, affublé qu’il est d’un superbe moustache et d’un look digne de sa « folie » habituelle. Plus en forme que jamais, le comédien fit bien entendu rire l’assistance autant que faire se peut tandis que le corps de Ting se révélait à la caméra de la plus belle des manières qui soit.

Ayant pris du retard, le tournage continue néanmoins jusqu’à la deadline, fixée à 17 heures par les propriétaires du Coudenberg, dans une bonne humeur et un professionnalisme jamais démentis. Cette équipe, qui a remis le couvert durant la journée de jeudi, est un peu comme une famille, liée par l’envie de proposer un ensemble de qualité, et qui a pu compter sur Taty Benika pour se sustenter de mets exquis. Autant dire que, pour ce BIFFF 2012, toutes les forces vives et les habitués se sont donné rendez-vous et comptent bien faire de l’événement un moment inoubliable pour tout un chacun…

GALERIE PHOTOS


Crédits photos :

Photos 2, 7 et 8 : Letizia Camboni

Photos 1, 3, 4, 5, 6 : Charles Six

30 ANS DU BIFFF - Des photos pour Erotomania

Le film d’Alan Deprez se signale une dernière fois avant le BIFFF...

Après un tournage riche en émotions, qui a même été épique sur sa fin eu égard au climat bien sibérien qui nous frappe en ce moment (la fête de fin de tournage a notamment été victime des chutes de neige de vendredi), Alan Deprez et sa petite équipe ont bouclé Erotomania.

Bouclé ? Non, pas totalement bien sûr : le tournage a laissé sa place à une phase de post-prod qui s’avèrera tout aussi importante et dans laquelle Alan s’est déjà plongé.

Voici donc l’occasion pour nous de revenir une dernière fois en images sur cet Erotomania qui figurera parmi les capsules spéciales du 30ème BIFFF et sera donc bientôt visible sur les écrans de notre festival chéri.

Crédit photo : Letizia Camboni

Crédit photo : Letizia Camboni

Crédit photo : Letizia Camboni

Crédit photo : Letizia Camboni

Crédit photo : Aurore Giesbers

Crédit photo : Aurore Giesbers

Crédit photo : Benjamin Liberda

Crédit Photo : Elisa Rossignol

Crédit photo : Aurore Giesbers

Crédit photo : Aurore Giesbers

30 ANS DU BIFFF - Halloween, la colocation

MAIS POURQUOI SONT-ILS TOUS SI MECHANTS ??!!!

Par Lexxon Valdès

Chais pas si vous étiez au jus les petits cocos, mais paraitrait qu’une tripotée de zigouilleurs patentés squatteraient une coloc aux abords de Charleroi. A Goutroux qu’on me dit dans mon oreillette (Merci Roger !). Et j’vous cause pas d’éventuels potzo au Marco hein, mais de fines lames ayant essentiellement fait les beaux jours du cinoche de genre eighties. Des Myers, des Carrie, des Leatherface et autres joyeusetés psychotiques. Pas d’la pisse de chat quoi !

Excité comme pas deux par la chose (Alan Deprez, sors de ce corps !), votre serviteur plongea dans la première diligence reliant la capitale au pays noir, bravant le blizzard qui s’était abattu sur nos contrées, pour voir d’un peu plus près de quoi il en retournait.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je tombais nez à nez avec une équipe de tournage totalement frigorifiée. Enfin une équipe… on se comprend. J’veux pas dire hein, mais les gus avaient plus des mouilles de calipos à peine éjectées du congélo que de techniciens professionnels. A noter qu’il est étonnant de voir à quel point le froid peut resserrer illico les liens entre les êtres humains, et plus précisément dans un périmètre de 3 mètres carrés autour d’un canon à chaleur, d’un radiateur électrique, ou, plus insolite, d’une machine à croque-monsieur.

Pas refroidi par l’accueil polaire, je tentais d’entamer un semblant de dialogue avec un duo d’électros. Après que ceux-ci m’ont répondu par une série de borborygmes s’échappant péniblement aux travers des mailles serrées de leurs épaisses écharpes, je décidais de pénétrer (Alan Deprez, sors de ce corps ! ) dans l’antre du mal, dans cette sorte d’Haddonfield carolorégien.

Comme on est pas des couilles molles à la rédac, je pris mon courage à deux mains (Alan Deprez, sors de ce corps ! ) en descendant à la cave, histoire d’y retrouver l’instigateur de ce joyeux bordel. Après y avoir croisé une nana à moitié à poil et un Leatherface se trimballant à même le râble un péquenaud totalement désapé, je me retrouvais à côté du combo et par la même occasion du sieur Lowyck, réalisateur de ce Halloween : la colocation. Profitant d’une pause entre deux plans, je me lançais dans un véritable interrogatoire, ne laissant pas une minute de répit aux pauvres petites lèvres gercées du bonhomme. " A la base c’était un hommage total au Halloween de John Carpenter. Une sorte de fan-film ultra-référentiel où j’avais remplacé le personnage de Laurie Strode par la Carrie de Brian De Palma. C’était très proche de la trame originale d’Halloween et, en lisant le scénario, Emre Olcayto réal de Sanctuary’s Battle, ndlr) m’a conseillé de développer le concept en poussant le délire au maximum. C’est là que m’est venue l’idée de créer une sorte de colocation un peu particulière et essentiellement composée de sérial killers mythiques". Michael décide donc de se lancer dans la rédaction d’une comédie parodique en jonglant avec des références apparemment bien digérées. " J’ai maté une flopée de slashers et je me refais régulièrement des franchises complètes. Ça va des Halloween aux Vendredi 13, en passant par la saga des Freddy, les Chucky, Omen, Carrie et autres Massacre à la tronçonneuse. Ces personnages sont devenu de véritables icônes et sont désormais rentrés dans l’inconscient collectif d’énormément de spectateurs."

A peine avait-il terminé de me dresser la liste complète de ses références que le réalisateur appelait Olivier Bonjour et Helena Coppejans, les acteurs interprétant respectivement Michael Myers et Carrie, afin de les placer pour le plan à venir. Ayant terminé de briefer ses interprètes, Michael revint à la charge en me faisant part des difficultés et challenges ayant égrainé le tournage de son premier court métrage. " Le plus gros challenge fut pour moi de gérer à la fois la production et la réalisation de mon premier court. C’était pas de la tarte, mais je suis content de voir qu’on s’en sort bien et que l’ambiance sur le plateau est super bonne malgré le froid et le fait qu’on shoot de nuit. Je suis super bien entouré et mon chef op, Guillaume Simonin, fait des miracles dans des conditions pas évidentes. Bon c’est pas facile tous les jours, surtout que la neige m’a fait changer mes plans. Je me suis retrouvé à devoir réécrire toute la fin de mon histoire à trois heures du tournage. Le plus intéressant dans cette expérience, c’est qu’au final, j’ai bien l’impression que la scène fonctionnera mieux dans sa nouvelle mouture." M’apprêtant à prendre congé du réalisateur et à repartir pour un périple à la fois long et périlleux vers la capitale, je lui posais une dernière question concernant son avenir. " Je suis maintenant certain que la réalisation, c’est ce que je veux faire. J’espère être capable de monter d’autres projets mais je préfère d’abord terminer celui-ci avant de faire des plans sur la comète. Après on verra. Ce qui est certain c’est que je ne compte pas en rester là".

30 ANS DU BIFFF - Collector

Le Bien contre le Mâle

Passé l’entrée du parking de Tour et Taxis, il faut s’enfoncer plus avant encore dans les steppes enneigées pour dénicher les derniers résistants qui bravent les recommandations pourtant salutaires de Nora Berra (qui rappelait bien à propos aux SDF de ne pas quitter leur domicile par ce froid mordant). Agglutinés autour d’un brasero de fortune dans lequel crépitent quelques planchettes trouvées çà et là, les membres de l’équipe se les gèlent grave, c’est un fait. Mais, ce n’est pas par pur plaisir qu’ils sacrifient leur corps au dieu Ull, c’est avant tout pour l’amour du cinéma. "Les conditions de tournage sont plutôt difficiles et rudes", raconte Sébastien Briedis, réalisateur de ce Collector, qui a dû composer avec une température ambiante de moins 10 degrés depuis le début de la semaine. "Le cinéma, comme je dis toujours, ce n’est pas que de la rigolade. Donc souvent, il faut suer pour avoir les images. On a une nouvelle fois la preuve qu’il ne s’agit pas d’une partie de plaisir mais d’un vrai métier." Et ses comédiens, frigorifiés, d’opiner du chef devant leur chef reprenant bientôt place dans son bastion, derrière le combo.

De cette place de choix, surplombant l’arène où s’activent ses comédiens et toute son équipe technique (oh, des trognes connues... t’es encore là, Guillaume ?), il dirige les opérations, entouré d’un spécialiste en cascades et don son fidèle assistant réa. Satisfaits de la dernière prise (une putain de paire de mandales distribuées par une Emilie Guillaume habitée, au ralenti, ça fouette !), ils rechargent les batteries de l’équipe, vont féliciter les acteurs, prodiguent quelques conseils et discutent le bout de gras durant les pauses. Moment choisi pour interroger le géniteur de ce court sur son scénario : "Le film parlera de deux personnages qui se battent jusqu’à la mort pour un objet quelconque, c’est le combat pour l’absurdité." Sa référence ? Le dernier combat de Luc Besson (sacré d’ailleurs lors de la première édition du BIFFF). Son genre ? Le combat jusqu’à la mort dans un décor post-apocalyptique. Ses clins d’œil au festival ? Ils sont légion, d’autant que les lieux ont été apprêtés pour simuler un BIFFF post-apo (l’édition 2013 ?). L’équipe a reconstitué avec minutie ce à quoi devrait ressembler le hangar après passage d’un tsunami ou d’une horde d’amateurs de Cuvée des Trolls incapables de se soumettre à la loi de la file indienne : des fûts gisent sur le sol poussiéreux, à côté de sièges éventrés, vestiges de la salle de cinéma où nos contemporains mataient autrefois, sans la moindre pudeur, des pellicules plus déviantes et port’nawak les unes que les autres.

Une arène sur mesure pour le combat de titans orchestré et quasi entièrement auto-produit par Seb. "C’est moi qui produis le film à 90% et quand même derrière, on a l’ASBL Clara production qui nous file un gros coup de main pour la post-prod, qui nous donne le studio de montage, qui nous rajoute un monteur et qui rajoute un peu de budget si jamais on a besoin de liquidités." Cela rajoute encore du cachet à cette bande financée grâce aux deniers personnels et à l’investissement d’une équipe de choc comptant des acteurs hallucinants. "Emilie Guillaume a fait de l’acrobatie et du tricks et l’acteur, c’est Sharky - je dois avouer que je suis incapable de prononcer son nom." (Kyambikwa - ndla). "Je les ai rencontrés par hasard en visionnant une vidéo sur Internet et j’ai tout de suite été charmé par Emilie qui est vraiment un personnage à part. L’idée était de développer son peps, son agressivité et surtout le contraste entre les deux combattants, un grand fort et une toute petite et j’avais envie de faire gagner la toute petite pour une fois."

Alors, si vous en avez assez de ne voir David (Emilie Guillaume, dans le coin gauche, catégorie poids plume, autant d’énergie qu’une palette de Red Bull) terrasser Goliath (Sharky, dans le coin droit, poids indéterminé, facteur peur + 8000) que dans Joséphine, ange gardien, il faudra venir au BIFFF pour assister sur grand écran à un combat apte à faire trembler les amateurs du Wrestlemania...

30 ANS DU BIFFF - Deux gros morceaux !

Deux énormes invités pour le festival du BIFFF

Il est de notoriété publique que cette 30ième édition du festival de Bruxelles risque de ressembler à une méga-teuf de cinoche fantastique. En apéritif, on vous offre déjà deux grands noms qui viendront fouler le sol bruxellois durant le mois d’avril :

* Lloyd Kaufman, le légendaire tenancier de l’industrie Troma viendra tenir une masterclass

* William Friedkin (L’exorciste, Bug) ramènera quant à lui sa frimousse pour être sacré en 3D chevalier de l’ordre du corbeau...

Comment on achète les tickets ? Ben, y faut encore patienter mais c’est pour bientôt...

30 ANS DU BIFFF - Résistance

Hollywood débarque à Bruxelles

Par Le Suédois

Lorsqu’on est un fan de John Carpenter, qu’on a un bureau qui rivalise avec la chambre de Tarantino, et que – cerise sur le sundae – on est steadicameur avec plus de 20 ans d’expérience dans le métier, il ne faut jamais donner la possibilité à ce genre d’olibrius de réaliser un film. Sinon vous risqueriez de créer un gros buzz dans le monde du cinéma belge dit "dardennesque", selon nos homonymes américains. Je dirais même plus que vous commenceriez à faire douter le potentiel sous-estimé des Belges qui seraient incapables de faire des films d’action, avec des explosions, des poursuites de voitures, des cascades de motos, des SWAT à la sauce bicky qui tirent dans tous les sens, et pour couronner le tout des aliens qui ne parlent même pas la langue de Vondel. La seule vraie touche américaine est Steve Tartalia, l’acteur principal du Résistance d’Olivier Merckx. Cascadeur et acteur américain, Tartalia a commencé dans les films de Jackie Chan tels que Opération Condor, mais a aussi été la doublure de Spike dans Buffy ou de Michael "Vaughn" Vartan dans Alias de J.J. Abrams, sans compter un passage dans les gros blockbusters tels que le deuxième volet de Zorro, ou Pirates des Caraibes 3.

« Mon film est un hommage à They Live de John Carpenter et aux films des années 80 comme Terminator. J’ai tenu à ce que le film ait un coté B movie et je tenais aussi à ce qu’il y ait beaucoup d’humour. » affirme Olivier. L’histoire est très simple. Comme dirait Carpenter, en néerlandais : Zij Leven ! Ce qui veut dire qu’ils vivent. Mais de qui parlent-ils ? Ben, des aliens qui apparemment seraient parmi nous mais camouflés en êtres humains. Seule une paire de lunettes noires nous permettrait de les voir. D’ailleurs, il suffit de les mettre pour se rendre compte que tout ce qu’on lit fait l’objet de textes subliminaux : "OBEY à ta mère. EAT ce durum. ». Mais lorsque John "Steve" Nobody débarque en ville, on va vite sentir le côté « lunettes noires pour nuits blanches », et les plus hardis sont prêts à en découdre avec ces salopards d’aliens ! Olivier n’oublie pas d’y rajouter une action girl, histoire de respecter les codes des années 80 : ce n’est autre que Naila "Rorschach/Belgian Psycho/Resistance" Ma qui incarnera une Sarah Connor russe, sauf qu’elle cause pas un foutu mot de russe et qu’elle a tendance à tout faire péter sur son chemin. Il y aura aussi Jean-Michel Vovk (Amer) qui incarnera Cameron Bifff, chef de la résistance, ainsi que Chris Briant (le réal et acteur de Hunters) et notre Hughes « L’Enfer du Décor/Belgian Psycho » Hausman national (Taxi 4 et surtout membre du Jury Thriller au BIFFF 2011) est venu aussi faire un petit rôle.

Olivier, avec son âme d’enfant, se confie : « J’ai sauté sur l’occasion que nous donne cette initiative du collectif pour réaliser un film de SF bourré d’action, et en même temps rendre hommage aux réals et aux films que j’ai adoré ces 30 dernières années. Je suis plus attiré par l’action, l’humour et la SF que par des hordes de zombies qui se font exploser la tronche. J’ai essayé aussi de le réaliser dans le style année 80 en évitant les « shaky cams » et les plans à l’épaule. J’avais envie de travailler avec des cascadeurs et de la pyrotechnie et de faire des choses que l’on fait jamais ou rarement en Belgique. »

Au niveau technique, Olivier n’a pas lésiné sur les moyens :

- Gilles Conseil (Dobermann, Rush Hour 3, Taken , Transporter) et ses gars pour les cascades motos. « J’avais fait plein de films avec lui et il est venu aussi avec son super quad équipé pour le Steadicam.  »

- Pour les SWAT, l’équipe de Stephane Lagoute (Colombiana), ‘GITC’, qui se spécialise dans tout ce qui est interventions policières et militaires pour le cinéma.

- Aux effets spéciaux de plateau, l’équipe d’Olivier de Lavelaye. « Ils nous ont fait quelques explosions et nous ont fourni des supers armes et ont a tiré des centaines de cartouches. J’ai pété mon budget cartouches, mais quel pied. »

- Pour les effets de make –up, Pascal Berger qui s’est occupé des masques d’aliens et du drone.

« Le froid et la neige m’ont forcé à changer beaucoup de choses, c’était très dur pour mon équipe. Ensuite avec le manque de prépa, vu l’ambition du projet, il aurait fallu trois mois de prépa, mais j’en ai eu qu’un.  » Olivier, fan du BIFFF depuis ses 8 ans (quel b-oli-menteur, ce mec), ne pouvait que saisir cette opportunité pour montrer au public tout ce qu’il adore : un film punchy, style années 80 avec de l’action et de bonnes vannes, comme Oli a l’habitude de faire. Nous les avons nommées : les « Olivannes », tellement elles deviennent cultes (un livre serait d’ailleurs bientôt en préparation, dans la droite ligne des « Amuse-Bush » et des « Evangélismes »). D’ailleurs, dès le premier jour de tournage, voyant qu’il n’aurait pas assez de temps pour à la fois gérer le premier clap et mettre du sucre dans son café, Olivier nous dit : « Bon ben, je pense qu’on va sucrer des plans aujourd’hui. »

Tourné avec la nouvelle Panavision, la Genesis (Captain America, Superman returns, Spartacus, Predators , CSI Miami....), Olivier Merckx risque de tous nous surprendre lors de sa projection au BIFFF de cette année. Hâte d’y être.

PHOTOS DU TOURNAGE

Crédits photos : Vlad vdk et Sylvain Nouveau

30 ANS DU BIFFF - Du neuf pour la sélection

Nous vous annoncions voici deux jours la présence de deux immenses figures du cinéma au festival du BIFFF, Lloyd Kaufman et William Friedkin. Nous dévoilons aujourd’hui un premier titre qui prendra place dans la sélection du festival : Killer Joe de William Friedkin himself qui sera, à l’ouverture de cette séance, sacré de l’Ordre du Corbeau.

William Friedkin (né le 29 août 1935 à Chicago) est un réalisateur, producteur et scénariste. Célèbre pour avoir réalisé coup sur coup deux très gros succès commerciaux maintenant considérés comme des classiques du cinéma américain : le drame policier FRENCH CONNECTION en 1971 et le drame fantastique L’EXORCISTE en 1973. La suite de sa filmographie sera plus riche en réussites artistiques qu’au Box Office, telles Le Convoi de la Peur, remake étonnant du Salaire de la Peur d’Henri-Georges Clouzot, La Chasse (1980) avec Al Pacino, Police fédérale Los Angeles, ou le plus récent Bug (2006), plongée cauchemardesque au cœur de la schizophrénie.

KILLER JOE a été présenté au festival de Venise et a reçu un accueil enthousiaste.

« Un vrai plaisir de cinéma, mis en scène avec une inspiration et une jubilation communicatives, servi par un Matthew McConaughey bluffant, Killer Joe est la claque de cette Mostra » - LE VIF

« Un délicieux mélange, lubrique et sombre, où l’humour l’emporte sur l’horreur  » - FOCUS KNACK

« Un film noir, où s’entrecroisent les situations hilarantes, les scènes violentes et les dialogues incisifs. On y passe d’une extrême à l’autre de manière si naturel que l’on ressent un certain malaise » DEREDACTIE.BE

Le film sortira le 13 juin au cinéma et sera présenté en avant-première au BIFFF (5 au 17 avril 2012)


30 ANS DU BIFFF - Bowling killers

Comme un Français dans un jeu de quilles...

Par Katia Olivier

C’est frigorifiés et les pieds dans la boue, que nous assistons au tournage du court-métrage Bowling Killers de Sébastien Petit (Le Petit Chaperon Rouge, Chaos, Luneville). Lorsque les deux acteurs Gérald Wauthia (Le Petit Chaperon Rouge) et Steve Driesen (Chaos), deux habitués des planches de théâtre, apparaissent en chapeaux de cow-boy, chemises de bowling violettes, et flingue à la main, tels Bud Spencer et Terrence Hill, version Big Lebowski, le ton est donné : ce sera kitch et violent. En effet, les deux héros, joueurs de bowling par passion, mais tueurs à gage par nécessité, doivent ce soir exécuter un homme, sans arriver en retard à leur tournoi de bowling. Mais ça ne sera pas sans difficulté…

Interrogé sur l’origine de cette idée, Sébastien Petit nous confie y avoir pensé depuis longtemps. Mais, à la recherche d’un décalage tarantinesque entre dialogues, personnages et action, il reçoit l’aide inattendue de notre légendaire Youssef « BIFFF » Seniora, qui un soir d’inhalation de vapeurs éthyliques, lui lance sous forme de blague, ce qui sera la petite touche finale, l’idée des joueurs de bowling. Si l’allusion aux frères Cohen est donc totalement non préméditée, celle à Tarantino est bien revendiquée. Pourtant, d’un point de vue plus général, c’est plutôt Spielberg qui fait rêver le réalisateur, mais aussi Georges Méliès. D’ailleurs, son projet idéal : « Ca serait un long-métrage de science-fiction, mais avec un petit côté social. Avec moi, Rosetta, on la fout sur la lune ! ».

Ce n’est donc pas par hasard que Bowling Killers est aussi émaillé d’analyse socio-culturelle. L’aspect ringard, voire « redneck » des deux anti-héros, se conjugue avec leurs dialogues belliqueux nationalistes, l’un étant flamand, l’autre wallon. Et c’est avec une grosse dose d’humour que Sébastien illustre notre « gueguerre » nationale, par des dialogues croustillants et cocasses. « C’est ce qui m’horripile le plus, c’est-à-dire qu’on est capable de bloquer un pays pendant un an et demi juste pour une histoire de nationalisme, donc les dialogues c’est sorti tout seul  ». Mais, cerise sur le gâteau, ce n’est pas n’importe quelle victime qui se cache dans le coffre de la voiture, c’est un Français qu’ils ont l’ordre d’exécuter. « Non, pas un Français ! », me corrige instantanément Sébastien, « un Parisien ! ». Et voilà que nos différences culturelles s’effacent pour laisser la place à une autre incompréhension culturelle pourtant fédératrice, et pas uniquement belge celle-ci, l’aversion pour le Parisien, celui qui ne sait même pas ce qu’est un chicon, et qui prétend avoir inventé la frite !

D’un point de vue purement technique, ce film est réalisé en seulement 9 plans, des plans séquences imposés par le concept de caméra subjective, qui nous met dans la peau de la victime. Le tournage a lieu en une nuit et en extérieur, devant les hangars de Tour et Taxis, illuminés pour l’occasion par un chef opérateur qui en fait rêver plus d’une, Monsieur Philippe Thérasse en personne, accompagné de sa caméra Epic, et d’une équipe de choc. Sébastien confirme : « J’ai vraiment eu une dream team, on a eu tout ce qu’on voulait, on aurait eu un million d’euro, ça aurait été la même chose ». Il est vrai que le film devait être à la base de moindre envergure « On prend une cam, on prend des chopes et on tourne avec des potes, et puis par la suite ça a pris beaucoup d’ampleur. Le collectif a pris de l’ampleur, une projection au BIFFF, et puis Philippe Therasse qui débarque avec une super cam, du coup on a une chance de faire un truc beaucoup plus conséquent. Donc maintenant c’est un truc de potes mais pro. C’est parfait ! ».

Pour Sébastien, le collectif du BIFFF porte bien son nom. Tout d’abord pour l’énergie qu’il a apporté au milieu du cinéma fantastique belge, l’émulation artistique et professionnelle qu’il a généré, et la solidarité entre ses membres, mais pas seulement, cette solidarité a su gagné une grosse partie des professionnels belges qui se sont impliqués avec passion. « Du coup ça m’a donné un élan, je me donne un mois pour essayer d’écrire une version longue. Ca ma refoutu la pêche ». Mais dans l’expression « collectif du BIFFF », il y a « BIFFF », et Sébastien, dont le genre de prédilection est le fantastique, en est fan depuis longtemps ; pour l’ambiance, la découverte de nouveaux films, mais aussi pour les rencontres professionnels, car le BIFFF rassemble et fédère, ce qui pour Sébastien sont des concepts primordiaux. Gageons en tout cas, qu’au BIFFF son film fera l’unanimité entre flamands et wallons, réunis pour l’occasion par l’humour et le fantastique… Quant aux français, gare au mordant des Bowling Killers !

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